Aït Yafelman

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Aït Yafelman[1] (en tamazight ⴰⵢⵜ ⵢⴼⴻⵍⵎⴰⵏ ) « ceux qui ont trouvé la paix » est une confédération berbère vivant dans des zones au centre-sud et sud-est de l'Atlas marocain. Leur langue est le tamazight. La confédération des Ait Yafelman comprend quatre grandes tribus, Aït Hdiddou, Aït Merghad, Aït Izdeg et Aït Yahia[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Ait Yafelmane vivaient avant le XVI siècle au sud du Haut Atlas Oriental, dans le Todgha, le Ghriss, le Dadès, l’Imedghass et le Haut Ziz.

À partir du XVI siècle ils ont dépassé les cols de Jbel El Ayachi et de Jbel Maaskar pour occuper le vaste pays qu’ils habitent aujourd’hui et que M.Peyron a limité comme suit : « tout le Haut Atlas entre Tounfite, Midelt et le Tizi N’Telghoumt au Nord, et Msemrir, guélmima, Errachidia et Boudnib, au Sud ; avec comme ligne de démarcation, à l’est de la vallée de l’Oued Ait Aissa, et à l’Ouest le cours supérieur de l’Oued El Abid, l’Assif Melloul et le Dadès. » [3].

Ce vaste territoire est, par conséquent, en contact direct avec les Ait Atta au Sud-Ouest, Ait Soukhman à l’Ouest, Ait Myeld au Nord, Ait Youssi et Ait El Haj au Nord Est et Ait Saghrouchen à l’Est. Les pays Ait Yafelmane est une zone montagneuse où Jbel El Ayachi culmine à 3737 mètres.

Fondation de l’alliance Ait Yafelman[modifier | modifier le code]

Les Ait Izdeg, Ait Merghad, Ait Hdidou et les Ait Yahya signaient en 1645-1646, dans la Zaouia d’Assoul, un pacte de l’Entente Ait Yafelmane. Il s’agit d’une alliance par laquelle les tribus suscitées accordaient la protection aux Chorfas d’Assoul descendants de Sidi Bouyaacoub. Ce document, selon Laarbi Mezzine, donne les Ait hdiddou en tête de liste de tribus de cette confédération.

La bataille de Tazizaoute[modifier | modifier le code]

Après l’entrée des troupes coloniales à Tounfit un millier de combattants Ait Sidi Yahya Ou Youssef, Ait Sidi Ali, Ichequiren, Ait Ihand, Ait Amer, Ait Sidi Hsain (Aghbala), Ait Hnini (Tikajouine), Ait Hamou les Ait Icha, des Ait Yahya, des Ait Soukhmane et des Ait Hdidouconduits par le marabout Sidi El Mekki Amhaouch se déploie sur le flanc ouest du Jbel Tazigzaout (tin tzizawt) à la fin août 1932 dans une zone boisée de cèdres. Les combats acharnés vont durer trois semaines et la résistance héroïque des berbères rebelles cessera le 13 septembre 1932 après la bataille de Tazizaoute avec la reddition de Sidi El Mekki. Il semble, sous réserve de recoupement, que la troupe coloniale ait bénéficié lors de ces combats de l'aide de tribus rivales « de la plaine[4] » .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michaël Peyron, « Contribution à l'histoire du Haut-Atlas Oriental : les Ayt Yafelman », dans Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, 1984, Vol. 38, pp. 117-135 [lire en ligne (page consultée le 31 janvier 2010)]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation : yafelmane
  2. André Bertand, Tribus berbères du Haut-Atlas, Edita, Lausanne, 1977.
  3. Michaël Peyron, Contribution à l'histoire du Haut-Atlas Oriental : les Ayt Yafelman », dans "Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée",1984, Vol. 38
  4. la journée d’étude sur la bataille de Tazizaout:, « Revue de La Bataille de Tazizaoute », La Revue des Arts de l’Oralité, 2008