Aïn Béïda (Oum El Bouaghi)

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Aïn Béïda
Noms
Nom algérien عين البيضاء
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Aurès
Wilaya Oum El Bouaghi
Daïra Ain Beida
Président de l'APC Rabah Kadri (FLN)
2007-2012
Code postal 04201
Code ONS 0402
Démographie
Population 118 662 hab. (2008[1])
Densité 2 208 hab./km2
Géographie
Coordonnées 35° 47′ 47″ N 7° 23′ 34″ E / 35.7964, 7.392835° 47′ 47″ Nord 7° 23′ 34″ Est / 35.7964, 7.3928  
Altitude 891 m (min. : 940 m) (max. : 1 120 m)
Superficie 53,73 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya d'Oum El Bouaghi.
Localisation de la commune dans la wilaya d'Oum El Bouaghi.

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Aïn Béïda

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Aïn Béïda

Aïn Béïda (nom latin : Marcimeni)[2] est une commune de la wilaya d'Oum El Bouaghi en Algérie.La ville est constituée d'un centre ville colonial autour duquel les quatre grands boulevards : route de Sedrata (nord), route de Khenchela (sud), route de Constantine (ouest) et route de Meskiana (est).

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à 26 km à l'est d'Oum-El-Bouaghi et 48 km au nord de Khenchela. Elle se trouve sur les hauts plateaux des Sebkhas (1 000 m d'altitude) et elle est la plus grande ville de cette wilaya. Quatre routes relient la ville aux Sedrata et Guelma au nord, Khenchela au sud, Meskiana et Tebessa à l'est, Oum El Bouaghi et Constantine à l'ouest.

Communes limitrophes de Aïn Beida
Berriche Berriche Zorg
Aïn Beida Zorg
Fkirina Fkirina

Transports[modifier | modifier le code]

La ville est traversée d'est en ouest par la RN10 et du sud au nord par la RN88.

Localités de la commune[modifier | modifier le code]

La commune de Aïn Béïda est composée de 8 localités[3] :

  • Ain Beida ville
  • Ain Beidha Seghira
  • Smalil
  • Bir Ounas
  • Bir Dahmane
  • Oum El Guemel
  • Ensaf El Beida
  • Koudiet Bouakouz

Toponymie[modifier | modifier le code]

En arabe, « Aïn Béïda » signifie la source blanche, en raison d'une source présente dans la région.

« Aïn Béïda » est parfois nommé Daoud [4] ou Aïn el Beida [5]

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque romaine, la ville forte de Marcimeni était une ville étape entre Cirta et Theveste. Vers 439, elle tombe aux mains des Vandales et le reste jusqu'en 533. Lorsque les conquêtes arabes atteignent la région, la population appartenait à la tribu berbère des Houaras, les Arabes de la tribu des Beni Suleim s'y mélangeront et seront connus depuis sous le nom de Haraktas du nom de leur chef, Harkat.

À l'époque ottomane, le chef des Haraktas prend le titre de caïd el Aouissi et siégeait à Constantine.

Après avoir repoussé une première attaque française menée par le général François de Négrier en 1838, la ville tombe le 23 mars 1848. Deux bordjs seront érigés en 1849 et 1852, qui serviront de résidence à Si Ali Ba Ahmed, puis au capitaine Bonvalet appelés successivement à la tête de la confédération des Hraktas et du cercle militaire d'Aïn Beida.

En 1853, la localité ne compte que six habitations, le village sera crée en 1855 et 96 maisons furent construites[pas clair]. Elle est élevée au rang de commune de plein exercice le 10 décembre 1868 incluant trois agglomérations, Ain Beida Kebira (chef-lieu), La Meskiana et Aïn Krenchela.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les principaux habitants de la ville sont les Haraktas qui font partie de l'ensemble berbère chaouis. Les Haraktas sont assimilés à la tribu chaoui des Houaras.

Évolution démographique
1987 1998 2008
67 281 92 197 118 662


Économie[modifier | modifier le code]

Le commerce est la principale activité économique. On compte le commerce des légumes et fruits, des vêtements et des biens. Malgré l’existence d'une zone industrielle, l'industrie demeure très faible à cause de la fermeture des entreprises industrielles durant les années 1990.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya d'Oum El Bouaghi : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. Philippe Thiriez, en flanant dans les Aures, chap. 3 (« Batna »), p. 55
  3. Journal officiel de la République Algérienne, 19 décembre 1984. Décret n° 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriale des communes. Wilaya d`oum El Bouaghi, p. 1478.
  4. Nouvel Atlas mondial, éd Stauffacher, Zürich 1970
  5. Le grand Atlas de géographie,Encyclopedia Universalis, 1984

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]