Aïd al-Adha

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Aïd al-Adha
Sur une enluminure ottomane, Gabriel arrête le bras d'Ibrahim prêt à sacrifier son fils que la tradition islamique apparente à Ismaël.
Sur une enluminure ottomane, Gabriel arrête le bras d'Ibrahim prêt à sacrifier son fils que la tradition islamique apparente à Ismaël.

Nom officiel arabe : عيد الأضحى (`Aïd al-Adhâ, Fête du sacrifice)
Autre(s) nom(s) `Aid el-Kebir (La Grande Fête)
Observé par Le sunnisme et le chiisme
Type Coranique et tradition islamique (historique/religieux)
Signification Marque la fin du Hajj et commémore la volonté d'Ibrahim de sacrifier son fils Ismaël ainsi que l'acception d'Ismaël à ce commandement.
Commence Le 10 dhou al-hijja
Finit Le 13 dhou al-hijja
Date 2014 4 octobre
Célébrations Une prière particulière a lieu le matin.
Observances La prière, le sacrifice d'un animal, le plus souvent un mouton, dont un tiers doit être donné en charité à des nécessiteux.
Lié à Hajj (Pèlerinage à la Mecque)

L'Aïd al-Adha (en arabe عيد الأضحى, « fête du sacrifice ») ou Aīd al-Kabīr (العيد الكبير « la grande fête » par opposition avec l'Aïd el-Fitr appelé aïd el-seghir, ou petit aïd), est la fête la plus importante de l'islam. Elle est appelée Tabaski dans les pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique Centrale (Tchad, Cameroun) ayant une importante communauté mulsumane. Elle a lieu le 10 du mois de dhou al-hijja, le dernier mois du calendrier musulman, après waqfat Arafa, ou station sur le mont Arafat et marque chaque année la fin du hajj.

Cette fête commémore la soumission d'Ibrahim (Abraham dans la tradition juive) à son Dieu, symbolisée par l'épisode où il accepte d'égorger son alors unique fils Ismaël[1] sur l'ordre de Dieu. Après son acceptation de l'ordre divin, le Dieu envoie l'archange Gabriel qui substitue au dernier moment l'enfant par un mouton qui servira d'offrande sacrificielle. En souvenir de cette soumission totale d'Ibrahim à son Dieu, les familles musulmanes sacrifient un animal selon les règles en vigueur.

Appellations[modifier | modifier le code]

L’Aïd el-Kebir est nommé la Tabaski au Sénégal[2](mot wolof) et dans les autres pays d'Afrique de l'Ouest francophone (Guinée, Mali, Côte d'Ivoire, Bénin, Burkina Faso, Togo, Niger, Cameroun) et par exemple au Nigeria. En Afrique du Nord, il est appelé Tafaska chez les maghrébins de tradition Amazigh tandis que les autres Berbères, arabophones, utilisent le nom arabe. En Turquie, il est appelé Kurban Bayramı[3] et dans les Balkans, Kurban Bajram. En Éthiopie, il est appelé Arefa.

En langue française, s'utilise également le terme fête du mouton[réf. souhaitée].

Origines historiques du rite[modifier | modifier le code]

Avant l'Islam[modifier | modifier le code]

Dans le Coran[modifier | modifier le code]

Cette tradition s'appuie en partie sur la sourate « Le Pèlerinage de La Mecque », XXII, 27–30.

Rites et traditions islamiques[modifier | modifier le code]

Tabaski à Kounkané (Sénégal)

Le jour de Aïd el-Kebir constitue un jour de célébration dans la tradition prophétique musulmane. En effet, dès l'annonce de la vision de la nouvelle lune, les musulmans glorifient la grandeur de Dieu par le takbir.

Il est également fortement recommandé de multiplier les aumônes et les cadeaux ce jour-là.

Dates dans le calendrier grégorien[modifier | modifier le code]

Les dates du calendrier musulman varient en fonction des phases de la lune observées localement, le jour de la célébration de l'Aïd el-Kebir varie donc géographiquement en fonction du moment où la pleine lune est observée.

Aspects socioculturels[modifier | modifier le code]

La pratique de ce sacrifice à domicile est controversée dans certains pays occidentaux. Cependant, certains pays européens (Belgique, France…) essaient d'organiser des abattages dans des abattoirs ou des abattoirs mobiles afin de permettre d'assurer les meilleures conditions sanitaires d'abattage[4].

En Belgique, durant 2007, l’agence Bruxelles-Propreté a ainsi édité un fascicule distribué dans les communes et les mosquées de la région bruxelloise. Publié en quatre langues (français, arabe, turc et néerlandais), il indique les coordonnées de quatre abattoirs communaux et quatre abattoirs privés de la région de Bruxelles[5]. La France publie chaque année une liste des sites autorisés disponible via les services des directions départementales de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) et des préfectures [6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]