Aída Bortnik

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Aída Bortnik

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Aída Bortnik photographiée en 1970 par Sara Facio pour la Revista Argentina Literaria.

Naissance
Buenos Aires
Nationalité Drapeau de l’Argentine Argentine
Décès (à 75 ans)
Buenos Aires
Profession Scénariste, journaliste, écrivain
Films notables La tregua
L'Histoire officielle

Aída Beatriz Bortnik, née le à Buenos Aires et décédée le dans la même ville, est une dramaturge et scénariste argentine, révélée à la critique mondiale par le scénario du film L'Histoire officielle.

Biographie[modifier | modifier le code]

La persécution en héritage (1938-1978)[modifier | modifier le code]

Formation

Fille unique[1] élevée au milieu de ses cousins germains, tous garçons, qui la surnomment « Électre », par un père devenu à dix-sept ans soutien de famille de sa mère et de ses sœurs, toutes veuves[2], Aída Bortnik est la petite-fille d'un chanteur folklorique[3] juif[4] émigré d'Ukraine[5]. À l'exemple d'un millier d'immigrés qui, accueillis par la Jewish Colonization Association, s'assimilèrent aux gauchos[6] sous l'impulsion du baron de Hirsch, mais non sans conflits avec les « jinete (es) » locaux[7], il avait gagné la pampa[3] pour fuir les pogroms cosaques[6].

Elle a dix-sept ans quand un coup d'État militaire exile le président Juan Perón et instaure la dictature de la « Révolution libératrice ». Pendant des études de droit à l’Université de Buenos Aires, elle s'inscrit au Centre de recherche de l'Institut du théâtre qu'abrite l'établissement puis à un séminaire de la Société des Auteurs (es). De 1958 à 1962, à la suite d'un accident intervenu près de la lagune (es) de Chascomús[2] lors d'un voyage, elle doit interrompre ses études. Prisonnière d'un plâtre descendant depuis sous les épaules, elle donne des slogans pour la campagne de contestation Laica o libre (es)[2]. Elle s'évade dans l'écriture[8], retrouvant un plaisir qu'elle partageait enfant avec son père, et reçoit les encouragements déterminants de Julián Delgado (es)[2]. Elle obtient le diplôme d'histoire de l'art de la faculté de philosophie et lettres de l’UBS et renonce pour des raisons financières à devenir actrice[9].

Dramaturge journaliste

En 1967, durant le régime dictatorial de la Révolution argentine, Julián Delgado (es), l'éditeur de Mafalda, lui trouve un poste de secrétaire à l’hebdomadaire Primera Plana (es)[2]. Trilingue, elle se voit confier la rubrique Arts et spectacles[2]. Rare femme journaliste[2], elle y publie jusqu'en 1972 ses critiques, apprenant la rapidité dans l'écriture[2]. Elle en donne également à Siete Días ou Panorama y Semanario et s'introduit peu à peu dans le milieu de la production audiovisuelle. Après une brève année au quotidien La Opinion, elle prend en 1973 la direction de la rubrique Arts et médias du mensuel Cuestionario.

Passionnée de Bakounine et de Camus[10], elle s'engage dans les suites du Cordobazo pour le théâtre et crée en 1972 sa première pièce, Soldats et petits soldats, dans laquelle cinq rôle sont tenus pas le même acteur. En 1973, Sergio Renán lui commande pour Canal 7[2] une adaptation d'un roman de Mario Benedetti[2], La tregua, dont le réalisateur s'empare pour en faire un film, qui sort en 1975 et est sélectionné pour concourir à un Oscar. La scénariste n'a pas même les moyens de se rendre à Hollywood.

L'exil

Inscrite cette même année, où elle perd son père, sur une liste noire la privant de tout travail, elle est un des derniers civils sinon la dernière à voir Haroldo Conti vivant[2], la veille de sa « disparition (es) ». Comme le font quelques trente mil de ses compatriotes, elle fuit le « golpe » du 24 mars 1976 conduit par le général Videla et se fait embarquée en août[2], avec mil quatre cent dollars en poche, sur un cargo en partance pour Le Havre, où vient l'accueillir une amie d'enfance, le peintre Delia Cugat (es)[2].

Après une nuit[2] à Paris[11] puis un bref séjour à Louvain[2], où l'héberge un collègue de Primera Plana (es) doctorant en sociologie, elle arrive à Madrid. Entourés d'amis réfugiés politiques, tels Sergio De Cecco (es), Haydée Padilla (es), Federico Luppi (es)[12], subissant l'ostracisme espagnol[1], elle y mène pendant presque trois années la vie précaire de l'exil, guidée et soutenue par Juan Carlos Frugone, le codirecteur du Festival de Valladolid. Dans le « désert culturel » madrilène[1], elle s'efforce avec ce dernier de réunir des cinéastes, tels Fernando Fernán Gómez, Mario Camus[1], tout en travaillant comme traductrice[13].

La parole résistante (1979-1982)[modifier | modifier le code]

« […] chacun est tenu responsable de toute liberté, de la solidarité envers chacun, de la dignité de chacun, de la justice pour tous et de tout l'amour du monde. »

— Le chœur des fils dans la pièce créée en 1981 Cher papa[14].

Le 11 février 1979, elle atterrit à Buenos Aires, appelée par Alejandro Doria (es) pour réaliser L'Île (es). Son scénario est une critique de l'enfermement et de la folie de la société argentine dépeinte en hôpital psychiatrique. Sa métaphore d'un camp d'internement réussit à berner la censure. Elle trouve à travailler comme éditorialiste-novelliste[15] pour le journal satirique Humor (es), instrument de résistance[16] à la novlangue de la dictature[17], tout en enseignant dans une école de cinématographie, l'Escuela Grupo Profesionales de Cine. En 1981, elle abandonne celle ci pour l'École supérieure des arts cinématographique.

C'est l'année où, en compagnie de vingt[18] auteurs engagés contre le « Processus de Réorganisation Nationale »[19], elle participe à la fondation du Teatro Abierto (es), scène expérimentale et lieu de résistance[20] à la censure soutenu par Sábato, Pérez Esquivel et Borges[18]. Les personnages de sa pièce Cher papa, allégorie du machisme du régime de Juan Perón[21], y dénoncent l'attentisme des argentins face à la dictature[22]. Pour obtenir un effet de mobilisation, elle réinvente, d'une manière subversive[23] à l'opposé de la technique de la distanciation, le procédé d'identification propre au théâtre de la quotidienneté portègne et à la tradition costumbriste[22]. L'ensemble de la programmation[24], commencée le mardi 28 juillet[25], est interrompue le jeudi 6 août à cause d'un incendie provoqué[26] à cinq heures du matin[25] par une bombe[27] mais reprend dès le 17 dans un théâtre deux fois plus grand avec deux fois plus de soutien du public[28].

Simultanément, Aída Bortnik anime avec Fernando Castets (es)[2] l'Atelier des Auteurs de Théâtre et de Cinématographie et reste occasionnellement sollicitée par la presse étrangère, diverses universités, des revues spécialisées et même des anthologies. La suite télévisée Ruggero lui vaut un harcèlement téléphonique quotidien[2].

Catharsis (1983-1986)[modifier | modifier le code]

Vivre aux bords de ce marais d'impunité, qui submerge, qui fait des vagues et balaie la vie, qui engloutit tout édifice et la jeunesse en pleine floraison, c'est vivre dans le déshonneur.

C'est vivre comme si la vie n'en valait pas la peine. Et elle en vaut la peine.

Elle la vaut si cette peine est reconnue, est hurlée, si en son nom est revendiquée et faite justice.

Divisés, les hommes sont plus faibles que les éléphants, plus démunis que les entreprises. Ensemble et en marche, ils renversent les cités. Ou les construisent.
Poème d'Aida Bortnik[29].

En 1983, la Guerre sale terminée, elle cesse d'enseigner pour se consacrer pleinement à la création. Elle continue de publier des textes courts[30], dont deux nouvelles, Jules Montagne d'Or, qui est une réponse optimiste à Stefan Zweig[31], et Dix-huit ans, dans laquelle elle dénonce le sacrifice rituel de la nouvelle génération[32] qu'est la guerre des Malouines[33], puis abandonne dès l'année suivante sa collaboration à Humor (es). Son travail de scénariste la conduit à Madrid de nouveau[1], à la rencontre de producteurs espagnols, à Londres[1], sur les traces des réalisateurs du Cinéma libre[34], à Rome[1], sur celles de Roberto Rossellini, qui lui est un modèle[34].

La sortie en 1985 de L'Histoire officielle, dont elle a écrit le scénario à la demande de Luis Puenzo durant les derniers mois de la dictature[2], connait, un an avant le témoignage de La nuit des crayons (es), un retentissement international qui confronte, dans le miroir du cas d'un « enfant disparu », l'opinion publique argentine à la complicité de son silence[35]. En 1986, l'Académie du cinéma italien la sélectionne avec Luis Puenzo pour concourir au Donatello du meilleur scénario étranger et l'AMPAS au Prix du meilleur scénario original. Réalisé dans une Argentine culturellement isolée, sans la créativité du cinématographe américain ou européen, le film est reçu par des encouragements bienveillants voire condescendants[36]. Pour prix de consolation, Hollywood élit la scénariste membre permanent de son Académie.

Dans Pauvre papillon, qui sort presqu'au même moment, elle et le réalisateur Raul de la Torre explicitent, à travers des scènes inspirées de son autobiographie et illustrées de documents d'archives, la collusion originelle du régime militaire péroniste avec le régime nazi[37]. Elle participe au premier congrès consacré en Argentine au Juif dans la littérature latino américaine[38], adhère à l'Association Internationale des Écrivains Juifs de Langue Espagnole et Portugaise qui se crée alors et contribue à la revue de celle ci, Noaj[39].

Écriture et culture de masse (1987-2013)[modifier | modifier le code]

Désormais célébre, elle continue d'animer des ateliers d'écriture[40], rejointe dans cette activité par Juan José Campanella, qui fut son élève en 1979[2], et écrit pour la télévision argentine ou espagnole aussi bien des téléfilms que des feuilletons ou des mini-séries sans se départir d'un style mélodramatique se revendiquant de la critique sociale de Tchekhov[35]. En 1989, elle tient son propre rôle dans une création donnée au Teatro Abierto, Pays fermé, et le film Old Gringo de Luis Puenzo, pour lequel elle a adapté un roman de Carlos Fuentes sur la Révolution mexicaine évoquant le rôle ambigu de la démocratie américaine, est présenté en avant première du festival de Cannes.

L'année suivante, elle est nommée aux côtés d'Alain Robbe-Grillet et Jean-Claude Carrière assesseur à l'Université du Ciné (es) de Buenos Aires. En 1993, le Festival du film de Sundance en fait un invité permanent de son laboratoire d'écriture cinématographique. Tango féroce, la légende de Tanguito, fiction dont elle a écrit le scénario à partir de notes biographiques de Marcelo Piñeyro et Juan Carlos Muñiz[41], est vu rien qu'en Argentine par un million sept cent mil spectateurs. À travers la figure d'un Tanguito réinventé, elle y dénonce le capitalisme sauvage sur le thème « tout ne s'achète pas, tout ne se vend pas »[41].

Les succès s'enchaînent, Caballos Salvajes en 1995, Cenizas del paraíso en 1997. Toutefois, elle perd de sept voix l'élection à la vice-présidence de Société des Auteurs (es) sur un programme de défense du service public[42] face à une équipe à laquelle il est reproché, sans qu'il n'y ait eu de condamnation, de s'être compromise avec la dictature[43] et d'être impliquée dans une vaste affaire d'« évaporation »[44] des fonds liés aux droits d'auteurs[45]. En 1998, c'est au tour de la Faculté d'Architecture, Dessin et Urbanisme de l’Université de Buenos Aires de lui confier un enseignement, puis en 1999 à celui de l'Université du Ciné (es). En 2001, la liste qu'elle soutient aux élections de la Société des Auteurs (es) est de nouveau battue.

En mars 2009, accompagnée au Festival de Guadalajara par son mari, Manuel Ferreira, elle remet[46] l'adaptation du Journal d'un enlèvement à Gabriel García Márquez, qui l'en avait chargée. Elle meurt d'un cancer quatre ans plus tard à l'âge de soixante quinze ans alors qu'elle est devenue une figure jouissant d'une reconnaissance nationale[47] pour avoir maintenu, au-delà de son engagement, une exigence littéraire dans l'art cinématographique et télévisuel[48]. Elle est enterrée dans la localité d'Acevedo.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Hormis la plupart des articles de presse.

Œuvre cinématographique[modifier | modifier le code]

Scénarios pour Sergio Renán 
Scénarios pour Luis Puenzo 
Scénarios pour Marcelo Piñeyro 
Autres scénarios de films
Scénarios pour la télévision

Œuvre dramatique[modifier | modifier le code]

in Capitulo - Biblioteca argentina fundamental nº 96, Centro Editor de América Latina, Buenos Aires, 1981.
  • Papa Querido,
in Teatro Abierto 1981 - 21 estrenos argentinos, t. II, Ed. du Teatro Abierto, 1981,
réed. in Teatro Breve Contemporáneo Argentino, Éditions Colihue, 1982,
réed. in M.A. Giella, Teatro Abierto 1981, vol.II, Ediciones Corregidor, Buenos Aires, 1992.
  • Domesticados, représentée aux saisons 1981 et 1982,
Argentores (es) éd., 1988, ISBN 950-99100-1-5.
  • De a uno, représentée à la saison 1983,
Hispamérica éd., 1986.
  • Primaveras, représentée aux saisons 1984 et 1985,
vol. IX, Ed. du Théâtre Municipal General San Martín, Buenos Aires, 1985,
réed. in Teatro Argentino Contemporaneo - Antología, Fondo de Cultura Económica, 1992.
ed. bilingue L'Histoire officielle, L´Avant Scène Cinéma, 1986.

Œuvre narrative[modifier | modifier le code]

Nouvelles
Histoires courtes
Liste non exhaustive
Autres écrits
  • Avec A. Goldstein, préf. A. Bortnik, Gente En Su Casa - People At Home, La Marca Editora, 2011, 92 photo., 132 pp., ISBN 9508892005 & 9789508892003.

Œuvre critique[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive

Prix[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Moncalvillo (es), Reportaje - Aida Bortnik, in Humor (es) no 31, Buenos Aires, avril 1980, 7 p.
  • G. Bonnaud & S. Moscoso, Argentine, une culture interdite: pièces à conviction, 1976-1981, Maspero pour Association internationale de défense des artistes victimes de la répression dans le monde, Paris, 1981.
  • A. Margulis, Teatro: Teatro Abierto 83, in Clarín Domingo, Buenos Aires, 11 septembre 1983.
  • J. Alcira Arancibia & Z. Mirkin, Teatro Argentino Durante el Proceso, 1976-1983: Ensayos Críticos, Entrevistas., Vinciguerra, Buenos Aires, janvier 1992, 266 pp.
  • C. España & G. Fabbro, Cine argentino en democracia, 1983-1993, Fondo Nacional de las Artes, Buenos Aires, 1994.
  • A. Witte, Guiding the Plot Politics and Feminism in the Work of Women Playwrights from Spain and Argentina, 1960-1990, Peter Lang, Perles (Canton de Berne), 1996, ISBN 9780820428598.
  • A. Bortnik, Testimonio de Aída Bortnik, in A. Gómez, Exilios (por qué volvieron), Homo Sapiens - Tea, Rosario (Argentine), 1999.
  • E. Cortes & M. Barrea-Marlys, Encyclopedia of Latin American theater, p. 15, Greenwood, 2003, ISBN 0313290415.
  • M. Navarro & V. Palermo, La Dictadura militar 1976-1983 - Del golpe de Estado a la restauracion democrática, Ed. Paidós, Buenos Aires, 2003.
  • J. Nielsen, H. F. Vega, La magia de la televisión argentina: 1981-1985 cierta historia documentada, vol. IV, Ediciones del Jilguero, Buenos Aires, 2004.
  • A. Cascioli (es), Revista Humor Registrado y la dictadura, 1978-1983, Musimundo (es), Villa Devoto, janvier 2005, 479 pp.
  • J. Nielsen, H. F. Vega, La magia de la televisión argentina no 3: 1971-1980 cierta historia documentada, vol. III, Ediciones del Jilguero, Buenos Aires, 2006.
  • A. H. Levine, Cry For Me, Argentina : The Performance of Trauma in the Short Narratives of Aida Bortnik, Griselda Gambaro, and Tununa Mercado, Fairleigh Dickinson University Press, Madison (New Jersey), 2008, ISBN 1611473713.
  • M. Ruiz Guiñazú, Aída Bornik: "Le dije a Gabo que él es el único dios vivo", in Diario Perfil - Suplemento Domingo, Buenos Aires, 12 avril 2009.
  • A. H. Levine, Translating Between the Lines: Aida Bortnik’s Cuentitos, NEMLA (en), Boston, 24 mars 2013.

Entretiens filmés avec Aida Bortnik[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g A. Bortnik, Murió mi amigo, in Página/12, Buenos Aires, 8 juillet 2009.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t M. Enrique, Aida Bortnik, in Ciclo Entrevistas, Campo Cine - Canal Encuentro (es), Buenos Aires, décembre 2011.
  3. a et b V. Bondaruk & L. Gómez Vidal, Diálogamos con Aída Bortnik, in Netward, p. 17, Grupal viajes educativos, Buenos Aires, 2006.
  4. N. Glickman, Discovering Self in History: Aida Bortnik and Gerardo Mario Goloboff., in D. Sheinin & L. Baer Barr, The Jewish Diaspora in Latin America: New Studies on History and Literature, p. 61-73, Garland, New York, 1996.
  5. E. Cortes & M. Barrea-Marlys, Encyclopedia of Latin American theater, p. 15, Greenwood, 2003, ISBN 0313290415.
  6. a et b A. Gerchunoff, Los Gauchos Judíos, J. Sesé, Buenos Aires, 1910.
  7. A. Huberman, Jewish Immigration to Latin America at the Turn of the NineteenthCentury, in Latin American Jewish Studies, vol. 32.2, p. 38, Collège des arts libéraux de l'Université du Texas, Austin (Texas), juin 2013, ESSN 0738-1379.
  8. F. López, Aída Bortnik: murió una de las mejores guionistas y dramaturgas, in La Nación, Buenos Aires, 20 avril 2013.
  9. A. H. Levine, Cry For Me, Argentina : The Performance of Trauma in the Short Narratives of Aida Bortnik, Griselda Gambaro, and Tununa Mercado, p. 20, Fairleigh Dickinson University Press, Madison (New Jersey), 2008, ISBN 1611473713.
  10. A. Bortnik, Los Amigos, in Humor (es) no 513 à 519, Éditions de la Urraca, Buenos Aires, 1997.
  11. A. H. Levine, Cry For Me, Argentina : The Performance of Trauma in the Short Narratives of Aida Bortnik, Griselda Gambaro, and Tununa Mercado, p. 31, Fairleigh Dickinson University Press, Madison (New Jersey), 2008, ISBN 1611473713.
  12. Aída Bornik: "Mi película preferida es La tregua", in Diario Perfil, Buenos Aires, 26 février 2007.
  13. A. Gómez, Recordando a Aída Bortnik, in La Nación, Buenos Aires, 10 mai 2013.
  14. Aída Bortnik, Papá querido, p. 20, in Teatro Abierto 1981, Ed. Teatro Abierto, Buenos Aires, 1981.
  15. A. Bortnik, Aída Bortnik viene a contarnos un cuentito, in Humor (es), La Urraca, Buenos Aires, 1979-1984.
  16. D. Wassner, Accounting for Terror in Post-1983 Argentina: Art and Argument in the Works of Jewish Women, in Latin American Jewish Studies, vol. 32.2, p. 30, Collège des Arts Libéraux de l'Université du Texas, Austin (Texas), juin 2013, ESSN 0738-1379.
  17. M. Feitlowitz, A Lexicon of Terror: Argentina and the Legacies of Torture, Oxford University Press, Oxford, avril 1998.
  18. a et b O. Dragún, Cómo lo hicimos, Teatro del Pueblo & la Fondation Carlos Somigliana SOMI, Buenos Aires, 2013.
  19. P. Esteve, La Prehistoria de Teatro Abierto, in Latin American Theatre Review, vol. 24, no 2, Departement of Spanish and Portuguese of the University of Kansas, Lawrence (Kansas), 1991, ISSN 0023-8813.
  20. L. Chesney Lawrence, El Teatro Abierto Argentino: un caso de teatro popular de resistencia cultural, Fundacite Dramateatro, Caracas (Venezuela), 2000.
  21. N. Glickman, Pobre mariposa (Poor Butterfly): Presenting an Argentine Film to a Latin American Jewish Literature and Cinema Class, in Latin American Jewish Studies, vol. 32.2, p. 34, Collège des arts libéraux de l'Université du Texas, Austin (Texas), juin 2013, ESSN 0738-1379.
  22. a et b M. Arrigoni, Se mobiliser en régime autoritaire. Le cas de Teatro Abierto en Argentine en 1981, p. 92, Sciences Po., Paris, 22 juin 2010.
  23. M. Arrigoni, Se mobiliser en régime autoritaire. Le cas de Teatro Abierto en Argentine en 1981, p. 108 et sq., Sciences Po., Paris, 22 juin 2010.
  24. Teatro Abierto 1981 - Obras y elencos - Teatro del Picadero, Teatro del Pueblo & la Fondation Carlos Somigliana SOMI, Buenos Aires, 2013.
  25. a et b M. Arrigoni, Se mobiliser en régime autoritaire. Le cas de Teatro Abierto en Argentine en 1981, p. 102, Sciences Po., Paris, 22 juin 2010.
  26. R. Cossa, Tiempos de silencio, Teatro del Pueblo & la Fondation Carlos Somigliana SOMI, Buenos Aires, 2013.
  27. M. Arrigoni, Se mobiliser en régime autoritaire. Le cas de Teatro Abierto en Argentine en 1981, p. 104, Sciences Po., Paris, 22 juin 2010.
  28. M. Arrigoni, Se mobiliser en régime autoritaire. Le cas de Teatro Abierto en Argentine en 1981, p. 106, Sciences Po., Paris, 22 juin 2010.
  29. F. A. Wilhelm, in Radio La Ventana - Diario Digital de Azul, Buenos Aires, 10 mai 2013.
  30. V.g. A. Bortnik, El corazón de Celeste, Humor (es) no 84, Buenos Aires, juin 1982.
  31. D. Wassner, Accounting for Terror in Post-1983 Argentina: Art and Argument in the Works of Jewish Women, in Latin American Jewish Studies, vol. 32.2, p. 31, Collège des Arts Libéraux de l'Université du Texas, Austin (Texas), juin 2013, ESSN 0738-1379.
  32. A. Bortnik, in Revista Veintitrés (es) no 339, 6 janvier 2005.
  33. A. H. Levine, Cry For Me, Argentina : The Performance of Trauma in the Short Narratives of Aida Bortnik, Griselda Gambaro, and Tununa Mercado, Fairleigh Dickinson University Press, Madison (New Jersey), 2008, ISBN 1611473713.
  34. a et b F. Ferreira, Aída Bortnik: una voz propia dentro del cine argentino, in Télam (es), Buenos Aires, 28 avril 2013.
  35. a et b P. A. Paranagua, Aida Bortnik, scénariste argentine du film oscarisé « l’Histoire officielle », est morte, in América Latina (VO), Le Monde, Paris, 28 avril 2013.
  36. L. Ghariani, Revoir La Historia oficial, vingt ans après., in E. Ramos Izquierdo, Séminaire 6 - Voies de la littérature hispano-américaine I, p. 94-95, ADEHL, Paris, (ISBN 978-970-94583-7-4).
  37. N. Glickman, Pobre mariposa (Poor Butterfly): Presenting an Argentine Film to a Latin American Jewish Literature and Cinema Class, in Latin American Jewish Studies, vol. 32.2, p. 33, Collège des Arts Libéraux de l'Université du Texas, Austin (Texas), juin 2013, ESSN 0738-1379.
  38. A. Bortnik, Reflexiones de una sobreviviente, in col., Pluralismo e identidad: lo judío en la literatura latinoamericana, Centro Cultural General San Martín - Area Cultura Judía - Asociación Mutual Israelita Argentina - Departamento Cultura y Esclarecimiento, Milá, Buenos Aires, janvier 1986.
  39. F. F. Goldberg, Literatura judía latinoamericana: modelos para armar., in Revista Iberoamericana, vol. LXVI, no 191, p. 313, juin 2000.
  40. Mariana Mactas, Esa magia eterna del guión, in Página/12, Buenos Aires, 26 décembre 2010.
  41. a et b B. Lazzaro & D. Maniowicz, La historia oculta de Tango feroz - La polémica es mas fuerte, in Revista Veintitrés (es), Buenos Aires, 17 janvier 2013.
  42. Presentan una lista - Elecciones en Argentores (es), Clarín, Buenos Aires, 8 avril 1998.
  43. A. Montes, Antecedentes de Argentores, 22 février 2012.
  44. G. Young, El lado oscuro del espectaculo - Argentores: denuncias por corrupción entre los autores de televisión y teatro, Clarín, Buenos Aires, 2 juillet 2006.
  45. Information spécial Argentores (es), in Montage décadent no 21, Buenos Aires, novembre 2012, ISSN 2314-0755.
  46. El diálogo entre Aída Bortnik y García Márquez sobre el guion de "Noticia de un secuestro", in ABC guionistas, Ars Media, Barcelone, 24 mars 2009.
  47. Mort de la célèbre scénariste argentine Aida Bortnik, in Minutouno, Buenos Aires, 27 avril 2013, 21:34.
  48. J. J. Campanella cité in Murió Aída Bortnik: adiós a una guionista excepcional., in Clarín, Buenos Aires, 28 avril 2013.
  49. a et b J. Nielsen, H. F. Vega, La magia de la televisión argentina n° 3: 1971-1980 cierta historia documentada, vol. III, p. 164, Ediciones del Jilguero, Buenos Aires, 2006.
  50. Aida Bortnik primée par la Fondation Konex.