Aéroport du Touquet-Côte-d'Opale

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Le Touquet-Paris-Plage
Le Touquet Côte d’Opale
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Département Pas-de-Calais
Ville Le Touquet-Paris-Plage
Date d'ouverture 3 juillet 1936
Coordonnées 50° 30′ 53″ N 1° 37′ 39″ E / 50.51472, 1.6275 ()50° 30′ 53″ Nord 1° 37′ 39″ Est / 50.51472, 1.6275 ()  
Superficie 55 ha
Altitude 6 m (20 ft)

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Le Touquet-Paris-PlageLe Touquet Côte d’Opale

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Le Touquet-Paris-PlageLe Touquet Côte d’Opale
Pistes
Direction Longueur Surface
14/32 1 850 m (6 070 ft) Revêtue
Informations aéronautiques
Code AITA LTQ
Code OACI LFAT
Nom cartographique LE TOUQUET
Type d'aéroport Civil, ouvert à la CAP
Gestionnaire Société d’économie mixte de l’aéroport du Touquet
Site web aéroport Consulter
Cartes SIA VAC - IAC - ARR/DEP

L’aéroport du Touquet-Paris-Plage (code AITA : LTQ • code OACI : LFAT) également dénommé commercialement Aéroport Le Touquet Côte d’Opale, est un aéroport ouvert à la circulation aérienne publique (CAP)[1], situé à 2,9 km à l’est-sud-est du Touquet-Paris-Plage dans le Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais en France).

Il est utilisé pour le transport aérien (national et international) et pour la pratique d’activités de loisirs et de tourisme (aviation légère et hélicoptère).

Cet aéroport fut en 1953, le troisième aéroport de France (en nombre de mouvements) derrière Orly-Le Bourget et Marseille[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Dès 1922, nombreux étaient les appareils anglais à chercher à se poser au Touquet. Ils se posaient alors sur l'aérodrome de Berck-Merlimont. Gaston Sainsart, ami de Blériot, commissaire de l'Aéro-Club de France, réussit à convaincre la Société des Casinos du Touquet d'organiser une navette automobile entre Le Touquet et l'aérodrome de Berck-Merlimont.

Compte tenu de la vétusté des installations de cet aérodrome et du trafic grandissant, la municipalité du Touquet vote en 1934 l'étude de la construction d'un aérodrome au Touquet. Les travaux démarrent en février 1936 et l'inauguration a lieu, moins de 4 mois après, le 3 juillet. La municipalité a fait appel au grand architecte touquettois Louis Quételart pour l'aérogare. La piste n'est pas encore bitumée. Comme fondateurs de cet aéroport, on peut citer aussi Jules Guez français d'origine tunisienne, aviateur militaire volontaire durant la guerre 14-18 et le Docteur Poujet maire du Touquet jusqu'à la deuxième guerre mondiale.

Sous la direction de Maurice Seneschal[3], premier commandant de l'aéroport, la cérémonie d'inauguration fut grandiose et dura trois jours. Une fête aérienne rassembla 276 avions dont 183 se sont posés sur la piste détrempée à raison d'un par minute sans discontinuer. 650 personnes feront un tour en avion à cette occasion.

Dès le départ, le succès est au rendez-vous : 3 400 mouvements en 1936, 7 000 en 1937, année où l'Aéro-Club de France décerne à cet aérodrome la coupe du meilleur accueil.

Liaison régulière le Touquet - Lydd[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1940, l'avion Bristol 170 Freighter est spécialement conçu pour faire traverser la Manche à des voitures. Dans sa soute il peut transporter trois véhicules et une dizaine de passagers. Cet étrange appareil est choisi par la Silver City Airways pour assurer un pont aérien entre les aéroports du Touquet et de Lydd[4]. La compagnie britannique assure le premier vol le 15 juin 1948[5] et assurera de 1948 à 1958, une trentaine de vols par jour dans les deux sens, d'une durée de 20 minutes. La compagnie française Air Transport lui succéda. Durant l'exploitation de cette ligne, 125 000 liaisons furent effectuées et 759 000 passagers transportés[6].

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1953 : création d'une seconde piste. Son tracé dans la forêt amène à modifier de façon importante certaines voies, puisque la rue du Château est interrompue par la nouvelle piste. cette seconde piste est perpendiculaire à la première, parallèle à la Canche.
  • 1954 : Le 18 juillet entre 7 h et 21 h, l'aéroport reçoit 195 avions qui transportent 2 122 passagers, 501 voitures, 267 motos et 119 bicyclettes. Un avion atterrissait ou décollait toutes les 4 minutes[7].
  • 1955 : l'aérogare de Louis Quételart est agrandie.
  • 1956 : la tour de contrôle est surélevée.
  • 1957 : la piste 14/32 est allongée.
  • 1959 : création d'une nouvelle aérogare[8]
  • 1959 : la piste 14/32 est de nouveau allongée (à 1 500 m)
  • 1961 : la piste 14/32 est de nouveau allongée (à 1 800 m)
  • 1965 : arrivée de la première Caravelle
  • 1966 : la piste 14/32 est de nouveau allongée (à 2 000 m)[9]

[...]

  • 1981 : L'aéroport est sous les feux de l'actualité en mai 1981 lors d'un détournement d'avion, qui heureusement se termine bien grâce à l'intervention du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale qui a pu libérer les otages. Le pirate de l'air, qui voulait obliger le pape à révéler le troisième secret de Fatima, est maîtrisé à mains nues lors d'un assaut-surprise.
  • 2004 : la petite piste est fermée, l'espace « nouveau siècle » est créé à son emplacement : il comprend un collège, une salle de sport, des logements accessibles aux résidents à l'année...

L'aéroport en 2010[modifier | modifier le code]

La tour de contrôle et l'aérogare, photo prise le 16 juillet 2006

Après qu'une compagnie aérienne a tenté, mais en vain, de développer des vols réguliers vers l'Angleterre, cet aéroport est essentiellement utilisé par des avions de tourisme et des avions-taxi.

L'aéroport fait partie du « Groupe aéronautique du Littoral », regroupant l'aérodrome d'Alpech au Portel, l'aérodrome de Saint-Inglevert - Les deux Caps, l'aéroport international Calais - Dunkerque, l'aérodrome de Dunkerque - Les Moëres, l'aérodrome de Berck-sur-Mer et l'aérodrome de Saint-Omer - Wizernes.

Une école de pilotage d'hélicoptère, le « Rotor Club de la Côte d'Opale » s'y est également installée. Cette école, sous la responsabilité du pilote-instructeur Philippe Cotrel, ancien maire du Touquet-Paris-Plage, assure la formation de pilote privé PPL (H) FCL-2, les vols d'initiation et les vols touristiques.

Le Rotor Club de la Côte d'Opale donne également la possibilité de découvrir - durant des vols de 20 minutes - le YAK 52, avion de légende ayant servi à la formation des pilotes de chasse russes, et largement utilisé par les pilotes de voltige.

Sur le site de l'aéroport, a été créé le « Centre d'affaires du Touquet-Paris-Plage », situé au premier étage du bâtiment principal de l'aérogare. Il s'agit d'un lieu spécifique regroupant des entreprises existantes et offrant des services divers. Il est également ouvert à toute entreprise souhaitant s'installer, domicilier son siège social ou organiser des réunions au Touquet-Paris-Plage. Jouxtant ce centre, a été créée la « Pépinière d'entreprises » qui est une structure pour accueillir, héberger, domicilier, appuyer les porteurs de projet et les créateurs d'entreprises. Un partenariat a été établi avec la chambre de commerce et d'industrie de Boulogne-sur-mer Côte d'Opale.

Équipements électroniques[modifier | modifier le code]

Le radar du Touquet fut l'un des premiers installés sur un aérodrome français

Dans les années 1960, compte tenu de l'importance du trafic géré, cet aérodrome est l'un des premiers aérodromes français à être équipé d'un radar d'approche par la Direction générale de l'aviation civile. La technologie de cette époque imposait des radars installés au ras du sol.

La piste est équipée d'un système d'atterrissage ILS.

L'aéroport offre une capacité IFR/VFR de nuit.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des aérodromes dont la création et la mise en service ont été autorisées, liste no 1 : Aérodromes ouverts à la circulation aérienne publique (Journal officiel du 27 mai 2010, p. 9575)
  2. M. Cahuzac, 50 ans de politique radar dans le contrôle aérien français, revue technique de la DSNA/DGAC, vol.52, no 207.
  3. Journal municipal Le Touquet Magazine, mars 1997, p. 14
  4. « Air France - une Histoire d'Amour », sur memoireairfrance.canalblog.com,‎ (consulté le 23 août 2010).
  5. « The Air Ferry Emerges », sur silvercityairways.com (consulté le 16 janvier 2012).
  6. « Bristol 170 Freighter », sur jn.passieux.free.fr (consulté le 23 août 2010).
  7. journal municipal Le Touquet Magazine, juillet 200, p. 11
  8. journal municipal "Paris-Plage", juillet 1996, p. 10
  9. journal municipal Le Touquet Magazine, mai 1996, p. 11