Aéroport de Nice-Côte d'Azur

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Nice Côte d’Azur
Image illustrative de l'article Aéroport de Nice-Côte d'Azur
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Nice
Coordonnées 43° 39′ 56″ N 7° 12′ 53″ E / 43.665559, 7.214606 ()43° 39′ 56″ Nord 7° 12′ 53″ Est / 43.665559, 7.214606 ()  
Altitude 3 m (10 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Nice Côte d’Azur

Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur

(Voir situation sur carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur)
Nice Côte d’Azur

Géolocalisation sur la carte : Nice

(Voir situation sur carte : Nice)
Nice Côte d’Azur
Pistes
Direction Longueur Surface
04R/22L 2 960 m (9 711 ft) Béton bitumineux
04L/22R 2 570 m (8 432 ft) Béton bitumineux
Informations aéronautiques
Code AITA NCE
Code OACI LFMN
Nom cartographique NICE
Type d'aéroport Civil
Gestionnaire Aéroports de la Côte d’Azur (ACA)
Site web gestionnaire Consulter
Site web aéroport Consulter
Cartes SIA LFMN.pdf VAC

L'aéroport de Nice-Côte d’Azur (code AITA : NCE • code OACI : LFMN), est un aéroport international français situé à Nice, dans les Alpes-Maritimes.

Il est géré par la société Aéroports de la Côte d'Azur (ACA), deuxième société aéroportuaire française après Aéroports de Paris, qui gère également l'aéroport de Cannes-Mandelieu et qui a acquis 99,9 % des actions de la société Aéroport du Golfe de Saint-Tropez (AGST) le 26 juillet 2013.

En termes de trafic passagers, il occupe la troisième place parmi les aéroports français, après les aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle et de Paris-Orly. Les quatrième et cinquième positions étant occupées par les aéroports de Lyon-Saint-Exupéry et de Marseille Provence.

Il a été construit sur une zone partiellement gagnée sur la mer située dans le prolongement de la promenade des Anglais, le long du Var dans le quartier de l'Arenas. Sa situation géographique particulière assure aux passagers un atterrissage spectaculaire longeant le littoral de la Côte d'Azur avec une vue imprenable sur les iles, les baies, les plages, les montagnes enneigées l'hiver, et l'agglomération qui offre une image féerique la nuit. L’atterrissage se termine par un vol à très faible altitude au-dessus de la mer avant de finalement toucher terre.

Le trafic commercial en 2013 a atteint 11,55 millions de passagers. Il établit ainsi un nouveau record annuel pour la plateforme.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Évolution du nombre de passagers (commercial + non-commercial)
Année Nombre de passagers Variation
2000 9 445 278
2001 9 042 575 en diminution - 4,3 %
2002 9 236 140 en augmentation + 2,1 %
2003 9 183 809 en diminution - 0,6 %
2004 9 388 120 en augmentation + 2,2 %
2005 9 798 511 en augmentation + 4,4 %
2006 10 000 918 en augmentation + 2,1 %
2007 10 454 325 en augmentation + 4,5 %
2008 10 440 310 en diminution - 0,1 %
2009 9 878 828 en diminution - 5,4 %
2010 9 651 712 en diminution - 2,3 %
2011 10 455 640 en augmentation + 8,5 %
2012 11 222 042 en augmentation + 7,3 %
2013 11 554 251 en augmentation + 3,3 %

Un nouveau record mensuel de passagers a été établi en juillet 2013 avec 1 358 697 passagers[1] ont utilisé l'aéroport. Le précédent record avait été établi en juillet 2012 avec 1 332 337 passagers (dont 1 325 937 passagers commerciaux).

Un nouveau record hebdomadaire de passagers a été établi durant la semaine 26 de l'année 2013 avec 312 910 passagers commerciaux. Le précédent record datait de la semaine 28 de l'année 2012 avec 303 899 passagers commerciaux.

Un nouveau record journalier de passagers a été établi le dimanche 30 juin 2013 avec 50 497 passagers commerciaux. Le précédent record remontait au dimanche 15 juillet 2012 avec 49 094 passagers commerciaux.

Évolution du nombre de mouvements (commercial + non-commercial)
Année Nombre de mouvements Variation
2000 217 366
2001 204 224 en diminution - 6,0 %
2002 188 512 en diminution - 7,7 %
2003 181 303 en diminution - 3,8 %
2004 165 715 en diminution - 8,6 %
2005 169 368 en augmentation + 2,2 %
2006 178 861 en augmentation + 5,6 %
2007 190 078 en augmentation + 6,3 %
2008 183 612 en diminution - 3,4 %
2009 162 826 en diminution - 11,3 %
2010 161 355 en diminution - 0,9 %
2011 170 576 en augmentation + 5,7 %
2012 176 402 en augmentation + 3,4 %
2013 173 903 en diminution - 1,4 %

Le trafic de la plateforme présente deux saisons particulières : la saison été de fin avril à fin septembre, puis la saison hiver de début octobre à fin avril. La saisonnalité dite estivale tend ces dernières années à s'étendre aux mois avoisinants.

Quelques chiffres à propos de la saison été 2013 :

  • 105 destinations desservies dans 33 pays
  • 56 compagnies régulières desservent l'aéroport
  • 1354 fréquences hebdomadaires

Quelques chiffres se rapportant à la saison hiver 2013/2014 :

  • 63 destinations desservies dans 25 pays
  • 34 compagnies régulières
  • 800 fréquences hebdomadaires
  • 14 principaux hubs desservis en connexion aux 5 continents (Amsterdam, Copenhague, Dubaï, Francfort, Istanbul, Lisbonne, Londres Heathrow, Madrid, Moscou, New York, Paris-CDG, Rome, Vienne, Zurich)

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

  • 1910 : l'aéroport de Nice trouve son origine dans l'organisation en 1910 d'un premier meeting aérien, qui suit de seulement un an la première traversée de la Manche par Louis Blériot. Au départ, il s'agit des champs du lieu-dit La Californie et de quelques hangars. L'évènement attire tout de même 100 000 personnes[2].
  • 1918 : un service postal relie expérimentalement le port de Nice et la Corse par hydravion. Mais ce sont encore les meetings aériens qui font l'activité aérienne de Nice[3].
  • 1925 : création d'une école de mécaniciens-avions par l'aéro-club de Nice[4].
  • 1928 : une liaison postale hebdomadaire vers Marseille est assurée[4].
  • 1929 : reconnaissance officielle du site niçois comme aérodrome par le ministre de l'Air[3].
  • 1935 : une ligne Nice-Bastia est expérimentée[4].
  • 1944 : construction d'une piste en dur[5].
  • 1945 : Air France s'implante sur l'aéroport niçois, et ouvre une ligne Nice-Paris[5].
  • 1946 : l'aéroport ouvre à la circulation aérienne publique sous le nom de « Nice - Le Var »[5].
  • 1955 : changement de nom pour « Nice Côte d'Azur »[5].
  • 1959 : ouverture d'une première ligne à l'international Nice-Rome[6].
  • 18 avril 2012 : l'aéroport reçoit le label « Famille Plus »[7].
  • Avril 2013 : easyJet devient le premier opérateur de la plateforme devant Air France

Catastrophe géologique du 16 octobre 1979[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tsunami de l'aéroport de Nice.

Le 16 octobre 1979, une partie du chantier de construction du nouveau port de Nice, au sud de la plateforme de l'aéroport de Nice, s'effondre en mer[8],[9] provoquant la mort ou la disparition de neuf personnes. Cette catastrophe n'aura pas d'incidence importante sur le développement de la plateforme aéroportuaire mais fera abandonner le projet de construction d'un nouveau port de commerce à Nice.

Quant à l'origine de cette catastrophe, le Conseil d'État, après des années d'études et de procédures, a jugé, le 11 décembre 1991, que: « Il résulte de l'instruction et notamment des rapports d'expertise, que le 16 octobre 1979, la mer s'est brusquement abaissée de plus de deux mètres dans le port de Nice, en même temps que s'effondraient la digue et les soubassements de cette digue en cours de réalisation dans le nouveau port de Nice(le volume des matériaux effondré a été estimé à 8.7x106 m3 de matériaux[8]). Un raz de marée s'est ensuite produit, provoquant des vagues d'une amplitude de sept mètres et un tsunami de 2 à 3 m de hauteur[8] qui ont détruit un important matériel. Ce phénomène est imputable, non à des circonstances d'origine inconnue qui auraient affecté le terrain d'assiette des travaux entrepris dans le port, mais à un important effondrement du sol sous-marin qui a eu lieu au large de la côte. » (Voir Arrêt Numéro : 81588 du Conseil d'État). Selon les enquêtes et études faites après la catastrophe, il est apparu que si ce secteur est effectivement caractérisé « par une plaque tectonique active dû au mouvement du bloc corso-sarde, elle est donc caractérisée par une sismicité modérée » et « aucun séisme n’a été enregistré en octobre 1979 lors de l’effondrement au niveau de l’aéroport de Nice, donc la sismicité de cette zone n’est pas traitée comme un facteur responsable de ce glissement »[8]. De plus selon Dan Gabriela, « la forte accumulation sédimentaire ne représente pas un facteur déclenchant du glissement de 1979 »[8], c'est le « fluage d’une couche d’argile sensible sous l'effet de la charge de l’aéroport » qui a causé cet effondrement, et la zone reste vulnérable[8].

L'effondrement a induit un « courant de turbidité » qui a été « capable de couper 2 câbles téléphonique situés à environ 80 et 110 km de distance de la source du glissement »[8]

D'un point de vue géologique, l'aéroport de Nice est construit en limite du plateau continental et en partie sur des alluvions du delta du Var. L'instabilité géologique à cet endroit est due à la présence sous la partie ouest de la zone aéroportuaire, en aval, d'un profond paléo-canyon (désormais envasé) creusé par le Var entre -5 960 000 et -5 330 000 durant la crise de salinité messinienne. Ce canyon sous-marin induit au niveau de l'aéroport une hauteur importante de sédiments qui le comblent (moins stables que la plaque continentale) et en aval des courants de turbidité pouvant induire des mouvements soudains (avalanche sous-marine de sédiments dévalant le canyon messinien)[10].

On peut lire dans le journal Nice-Matin du 10 février 1988 : «Le 16 octobre 1979, peu avant 14 heures un très important glissement de terrain s'est produit au confluent des canyons du Paillon et du Var, entraînant dans son sillage un volume de matériaux de l'ordre de 200 à 400 millions de mètres cubes. Dans un premier temps, on a constaté un retrait de la mer comme aspirée par cette dépression. En se retirant, la mer a privé la digue du nouveau port, pas encore consolidée, de son étai naturel. D'où son effondrement. Des oscillations se sont, ensuite, succédé pour atteindre une amplitude allant jusqu'à sept mètres (soit une vague de 3,50 m) à la Salis à Antibes. De son côté, l'énorme glissement sous-marin a continué de progresser vers le large pour rompre à 18h45 le câble téléphonique Gênes-Barcelone, à quatre-vingt kilomètres au large de Nice, et à 23 heures celui de Gênes-Sassari à cent dix kilomètres au large» (Voir : Compte rendu d'une séance du tribunal administratif de Nice publié dans le journal Nice-Matin du 10 février 1988).

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Intérieur du terminal 2

L'aéroport Nice Côte d'Azur couvre une superficie de 370 hectares, dont :

  • 270 hectares réservés aux pistes : (deux pistes parallèles orientées 044°/224° séparées de 309,5 mètres)
  • 100 hectares réservés aux installations terminales : deux terminaux passagers
  • 1 terminal fret.
  • Deux terminaux passagers, ouverts tous les deux au trafic national, Schengen et non-Schengen). Un des architectes du terminal 2 est Paul Andreu, qui a aussi dessiné les terminaux de Roissy Charles de Gaulle.
    • Terminal 1 : 52 000 m2 :
      • 6 passerelles télescopiques
      • 25 portes d'embarquement
      • Capacité : 4,5 millions de passagers.
    • Terminal 2 : 57 800 m2
      • 14 passerelles télescopiques et vitrées
      • 29 portes d'embarquement
      • Capacité : 8,5 millions de passagers

Capacité théorique :

  • 13 millions de passagers
  • 60 mouvements/heure (30 atterrissages par heure + 30 décollages)
  • Terminal fret : 30 000 tonnes/an

En septembre 2011, la passerelle 54 a été inaugurée dans le prolongement du terminal 2, destinée à accueillir de manière plus adéquate les très gros porteurs. Un A380 de l'avionneur Airbus a participé à cette inauguration.

En 2013, le classement des aéroports établi par Skytrax place l'aéroport de Nice à la 76e place mondiale, en tête parmi les aéroports français[11].

Administration[modifier | modifier le code]

L'aéroport a été administré jusqu'en 2008 par la Chambre de commerce et d'industrie de Nice-Côte d'Azur à qui l'État l'avait concédé en 1956.

Cette concession a été transférée le 25 juillet 2008 à la société anonyme Aéroports de la Côte d'Azur (ACA), créée à cet effet le 28 décembre 2006. La société administre également l'aéroport de Cannes - Mandelieu.

Le capital de la société ACA est détenu à 60 % par l'État, à 25 % par la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur, à 5 % par le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, à 5 % par le conseil général des Alpes-Maritimes et à 5 % par la métropole Nice Côte d'Azur.

Le président du directoire de la société est Dominique Thillaud.

Les services de la navigation aérienne sont rendus par le Service de la Navigation Aérienne Sud-Est (SNA/SE), dépendant de la direction générale de l'Aviation civile. Le SNA/SE est chargé de la fourniture des services de la circulation aérienne au profit des aéroports de Nice Côte d'Azur, Cannes Mandelieu, Bastia Poretta, Ajaccio Napoléon Bonaparte, Calvi Sainte Catherine, Figari Sud Corse.

Procédures d'approche[modifier | modifier le code]

Il existe trois procédures principales d'approche pour les avions à destination de Nice[12].

  • Aux QFU 04L et 04R:
    • La procédure VOR A (ancienne RIVIERA) suivie de VPT A est disponible aux QFU 04L et 04R et est une procédure basée sur le VOR-DME CGS suivie d'une manœuvre à vue imposée (MVI). Elle a été créée pour éviter le survol du Cap d'Antibes et est utilisée par beau temps (visibilité supérieure à 10 km, plafond nuageux supérieur à 3 000 ft) soit 62 % du temps. Cette procédure consiste dans une percée du radial 175° de CGS et d'un virage final à droite de 50°.
    • La procédure RNAV (GNSS) 04 suivie de VPT A est l'overlay de la procédure VOR A. Elle est devenue l'approche préférentielle en QFU 04L et 04R depuis décembre 2012 en remplacement de l'approche VOR A.
    • La procédure ILS est utilisée quand les conditions météorologiques ne permettent pas la mise en œuvre de la procédure VOR A/GNSS et est utilisée environ 25 % du temps
  • Aux QFU 22R et 22L:
    • La procédure VOR B (ancienne SALEYA) suivie de VPT B est disponible aux QFU 22R et 22L et est procédure basée sur le VOR-DME AZR ou sur le VOR-DME CGS suivie d'une manœuvre à vue imposée (MVI), et nécessite de bonnes conditions météorologiques (visibilité supérieure à 8 km, plafond nuageux supérieur à 1 500 pieds). Elle consiste dans une percée du radial 089° d'AZR puis d'un virage à droite au cap Nord-Ouest et d'un virage final à gauche de 80°. Elle est utilisée environ 13 % du temps.
    • Jusqu'en 2004 il n'existait que la procédure BLUE BAY 22 qui consistait en une MVI classique, c'est-à-dire en une percée sur l'axe ILS 04 suivie d'une manœuvre à vue imposée : ouverture à droite puis vent arrière au sud de l'aéroport et dernier virage par la gauche devant la promenade des Anglais. Cependant, les avions se croisaient au départ (1500 pieds maximum au virage à gauche imposé) et à l'arrivée (2500 pieds à l'ouverture à droite) au Sud des Pistes. De plus, la cadence d'atterrissage était limitée à 1 avion toutes les 10 minutes, soit 6 arrivées par heure. Or comme la demande moyenne de l'aéroport de Nice était alors de 20 à 24 arrivées par heure, cela provoquait de nombreux déroutements vers des aéroports voisins. Finalement, le 15 avril 2004, la procédure SALEYA a été instaurée qui plus tard est devenue VOR B[13].
    • Il existe aussi désormais une approche GNSS (GPS) RNAV en piste 22, abaissant les minima à 1250 pieds et 5 000 mètres de visibilité, néanmois cela s'avère toujours insuffisant lors de mauvaises conditions météo (vent du sud-ouest et plafond bas/averses) telles que subies le 25 décembre 2013 et 4 janvier 2014. Il faudrait pour cela développer une approche GNSS "courbe" tel qu'à Queenstown en Nouvelle-Zélande.

Conditions particulières d'exploitation[modifier | modifier le code]

L'une des pistes de l'aéroport

La proximité de la ville de Nice et du relief montagneux, de même que les contraintes d'environnement imposent des conditions d'exploitation particulières[14].

Contrairement à l'immense majorité des aéroports possédant deux pistes parallèles, à Nice, pour des raisons de bruit, la piste d'atterrissage est la piste la plus proche des terminaux (04L/22R)[15]. Ceci implique que les avions au départ doivent traverser la piste utilisée à l'atterrissage pour se rendre vers la piste de décollage.

Compte tenu de la topographie locale, la quasi-totalité des guidages radar afin de séquencer les avions en approche à Nice et Cannes sont effectués au-dessus de la mer. Les normes radar appliquées par les contrôleurs aériens sont les suivantes : 3 NM (1 mille nautique = 1,852 km) horizontalement ou 1 000 ft (1 pied = 30 cm) verticalement.

Les contrôleurs disposent d'un radar primaire sur le terrain (l'ancien, démantèlé était à proximité du T2 et le nouveau, à proximité de l'Homme de Pierre, entre les deux aérogares) couplé avec un radar secondaire mode S et d'un radar secondaire monopulse situé à Caussols, aux Hauts-Montets.

Les fonctionnaires de la tour de Nice assurent les services du contrôle d'approche pour les aéroports de Nice, Cannes, Saint-Tropez La Môle.

L'aéroport de Nice peut accueillir tous types de trafic, du plus modeste monomoteur aux plus gros et modernes quadri-réacteurs comme l'A380, l'A340 ou le B747.

Au sud des pistes se situe la zone hélicoptère, dénommée « Aire Mike » et qui est la plus grande d'Europe (pour les installations civiles). La ligne aérienne avec Monaco est la première au monde en nombre de passagers.

Autre particularité de l'aéroport de Nice : les pompiers disposent d'une vedette pour le secours aux victimes d'un crash en mer[16].

Procédures de décollage et nuisance sonores[modifier | modifier le code]

Le 10 avril 2008, une nouvelle procédure de décollage avait été mise en place. Les avions, qui auparavant viraient vers le large juste après le décollage, traversaient désormais une partie de la baie des Anges et tournaient vers la mer à hauteur de l'hôpital Lenval[17]. Cette nouvelle procédure, plus bruyante, suscita les plaintes des riverains[18]. Le maire de Nice Christian Estrosi réclama alors un retour à la situation précédente auprès du secrétariat d'État aux Transports[17]. Finalement, le 17 décembre 2009, en accord avec la Direction générale de l'aviation civile, la procédure initiale fut rétablie[17].

Caractéristiques de trafic[modifier | modifier le code]

Un avion Air France en stationnement au terminal 2.

La majorité des aéroports internationaux et régionaux français sont desservis à partir de Nice par Air France ou ses filiales. Après les faillites des compagnies aériennes Air Littoral, AOM, Air Liberté, Swissair et Sabena, le trafic de l'aéroport de Nice a baissé. Depuis 2004, le trafic augmente à nouveau grâce notamment à l'expansion de la compagnie low-cost EasyJet et d'autres compagnies à bas coûts. Une caractéristique intéressante du trafic de la plateforme niçoise est la part très importante que tiennent les vols privés : environ 20 % du trafic est composé de vols d'affaires : deux parties de l'aéroport sont réservées au stationnement des avions d'affaires (le gabarit de ces avions varie entre de petits monomoteurs et des Boeing 747 ou Airbus A340 privés).

Un grand nombre de navettes sont assurées par hélicoptère entre Nice et Monaco par des sociétés spécialisées : 24 relations aller-retour quotidiennes en moyenne.

Delta Air Lines relie quotidiennement New-York à la capitale azuréenne en B767. Depuis novembre 2010, la compagnie Emirates propose un vol quotidien vers Dubaï en B777-300. Qatar Airways exploitait 3 vols par semaine vers Doha mais a cessé ses vols au mois de mai 2013.

Air Transat et Air Canada Rouge relient Nice à Montréal 4 fois/semaine depuis mai 2014. Air Transat assura la ligne avec un A310 et Air Canada Rouge avec un B767.

Accès à l’aéroport[modifier | modifier le code]

En voiture[modifier | modifier le code]

Par l'autoroute A8, sortie préférentielle : Nice St Augustin. Nombreux parkings sur l'aéroport.

En train[modifier | modifier le code]

Gare de Nice St Augustin (TER), puis récupérer la navette interne gratuite de l'aéroport devant le lycée Paul Augier (lycée Hôtelier).

En bus urbain[modifier | modifier le code]

L'aéroport est desservi par les lignes semi-directes 98 (Riquier-Port-Lycée Masséna-Promenade des Anglais-Aéroport) et 99 (Gare SNCF Nice Ville-Aéroport), et la ligne urbaine 23, du réseau Lignes d'azur. Horaires : [1]. La ligne 23 est au tarif urbain normal (1,50 €). Les lignes 98 et 99 sont à tarification spécifiques (6 €).

En bus interurbain[modifier | modifier le code]

L'aéroport est desservi par les lignes interurbaines 200, 230 et 500, et diverses lignes à destination des vallées. En direction de Nice, il s'agit d'un arrêt de descente uniquement (pas de prise en charge de passagers) tandis que dans la direction opposée (Cannes, Sophia-Antipolis...), il ne s'agit d'un arrêt de montée uniquement. Il existe des lignes semi-directes par l'autoroute, à destination de Cannes (210), Monaco-Menton (110), Golfe-Juan Vallauris (250), Fréjus, Gap ... Il est prudent de vérifier soigneusement, selon les horaires, le point de passage exact de la ligne que vous comptez prendre. Horaires [2]. Les bus des lignes internationales arrivent et partent du parking Lindberg.

Desserte interne[modifier | modifier le code]

Une navette gratuite, gérée par l'aéroport, effectue un circuit entre les terminaux 1 et 2 en passant par les différents parkings, la zone de fret, le lycée Paul Augier, le parking Lindberg, avec une fréquence de 6 minutes en journée.

Future desserte[modifier | modifier le code]

À terme de la construction de la ligne 2 du tramway de Nice, celle-ci desservira les terminaux 1 et 2.

      Station Accessible aux personnes handicapées Coordonnées Quartier Correspondances
    Terminal 1 43° 39′ 54″ N 7° 12′ 40″ E / 43.665111, 7.211025 (Terminal 1) Autobus  23  98  99  N100  110  N200  210  250 
    Arénas 43° 40′ 05″ N 7° 12′ 40″ E / 43.667939, 7.211131 (Arénas) Autobus  23  (arrêt « Lycée hôtelier »)
    Costes et Bellonte 43° 40′ 03″ N 7° 12′ 36″ E / 43.667472, 7.209909 (Costes et Bellonte)
    Parking longue durée P8 43° 39′ 59″ N 7° 12′ 30″ E / 43.666504, 7.208265 (Parking longue durée P8) Autobus  10  23  98  99  N4  (arrêt « Les Sagnes »)
    Click & Park P4 43° 39′ 55″ N 7° 12′ 20″ E / 43.665147, 7.205626 (Click & Park P4)
    Parking low-cost P9 / Parking P6 43° 39′ 50″ N 7° 12′ 09″ E / 43.663962, 7.202455 (Parking low-cost P9 / Parking P6)
    Terminal 2 43° 39′ 35″ N 7° 12′ 17″ E / 43.659848, 7.204825 (Terminal 2) Autobus  98  99  110  210  250 
    Click & Park P7 / Parking P6 / Fret 43° 39′ 47″ N 7° 12′ 11″ E / 43.66298, 7.203014 (Click & Park P7 / Parking P6 / Fret)
    Click & Park P4 / Pôle technique 43° 39′ 54″ N 7° 12′ 29″ E / 43.664945, 7.208152 (Click & Park P4 / Pôle technique)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.tourmag.com/L-aeroport-Nice-Cote-d-Azur-realise-le-plus-fort-trafic-mensuel-de-son-histoire-en-juillet_a61147.html
  2. Historique de l'aéroport de Nice : 1900 à 1914, sur le site officiel de l'aéroport de Nice (voir archive)
  3. a et b Historique de l'aéroport de Nice : 1918 à 1929 - Site officiel de l'aéroport de Nice (voir archive)
  4. a, b et c Historique de l'aéroport de Nice : 1930 à 1939 - Site officiel de l'aéroport de Nice (voir archive)
  5. a, b, c et d Historique de l'aéroport de Nice : 1944 à 1955 - Site officiel de l'aéroport de Nice (voir archive)
  6. ORTF, « Vol inaugural de la Caravelle entre Nice et Rome », sur INA,‎ 2 juin 1959
  7. L'aéroport de Nice reçoit le label familial, Le Figaro, 18 avril 2012.
  8. a, b, c, d, e, f et g Dan Gabriela (2007), Processus Gravitaires et évaluation de la Stabilité des Pentes : Approches Géologique et Géotechnique Application à la marge algérienne et à l'effondrement de l’aéroport de Nice en 1979, Thèse de géologie (Géosciences marines), soutenue le 9 mai 2007, Université de Bretagne occidentale, PDF, 457 pages (contient une synthèse de nombreuses études « décrivant le contexte géologique lié à l’accident de 1979 » (Cochonat et al., 1993, Mulder et al., 1992, 1996, Sultan, 2001, etc.) a
  9. Dan G, Sultan N, Savoye B (2007) “ The 1979 Nice Harbour Catastrophe Revisited: Trigger Mechanism Inferred from Geotechnical Measurements and Numerical Modelling ” ; Marine Geology, 245, p. 40-64
  10. Page 8 - La catastrophe de l'aéroport de Nice de 1979 revisitée - Bruno Savoye, Nabil Sultan et Gabriela Dan, Ifremer, 2006 [PDF]
  11. « Skytrax : Nice Côte d’Azur premier aéroport français dans le classement 2013 », sur www.tourmag.com,‎ 24 avril 2013 (consulté le 25 avril 2013)
  12. Publications d'information aéronautique (AIP), sur le site sia.aviation-civile.gouv.fr
  13. non trouvé le 9 mai 2013, sur le site dgac-nice.fr
  14. Un niveau élevé de fiabilité technique qui doit être constamment maintenu, sur le site assemblee-nationale.fr
  15. Aéroport Nice Côte d'Azur - Départs - Configuration des pistes, site officiel de la DGAC. Consulté le 19 décembre 2009.
  16. Service de Sauvetage et de Lutte contre l'Incendie des Aéronefs , site officiel de l'aéroport Nice Côte d'Azur]. Consulté le 19 décembre 2009.
  17. a, b et c « Avions : retour à la procédure initiale de décollage », Nice-Matin, 10 décembre 2009. Consulté le 19 décembre 2009.
  18. « Bruit des avions au décollage : toujours des plaintes », Nice Matin, 28 août 2008

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Lien externe[modifier | modifier le code]