9e régiment d'infanterie coloniale

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9e Régiment d'Infanterie Coloniale
Image illustrative de l'article 9e régiment d'infanterie coloniale

Période 10 Mars 1890
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Régiment d'Infanterie Coloniale
Rôle Infanterie
Garnison Guyane
Inscriptions
sur l’emblème
Alma 1854
Palikao 1860
Tonkin 1883
Tombouctou 1890
Tien-Tsin 1900
Pékin 1900
Indochine 1945-1946
AFN 1952-1962
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Décorations Croix de Guerre 1939-1945
1 palme

Le 9e régiment d'infanterie coloniale (9e RIC ou 9e RIMa) est une unité de l'armée de terre française.

Insigne des troupes de marine.jpg

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 23 janvier 1888 : régiment de marche no 2 du Tonkin
  • 10 mars 1890 : création du 9e régiment d'infanterie de marine (RIMa) au Tonkin,sur ordre du ministre de la marine, par transformation du régiment de marche no 2
  • Le 1er janvier 1901 il prend l'appellation de 9e régiment d'infanterie coloniale (RIC).
  • Recréé le 16 septembre 1945 sous l’appellation de bataillon de marche du 9e RIC en Indochine, il est dissout en 1946.
  • 18 avril 1956 : Reconstitutiondu 9e RIC en AFN
  • 30 novembre 1958 : Devient 9e régiment d'infanterie de marine
  • 1er avril 1963 : Devient 9e bataillon d'infanterie de marine
  • 1er juillet 1964 : Dissolution
  • Le 1er septembre 1976 il est recréé comme bataillon en Guyane : le 9e BIMa
  • le 1er octobre 1992 il retrouve sa dénomination originelle de 9e RIMa.

Historique[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Il participe jusqu'en 1899 à la pacification de la moyenne région du Tonkin.
  • De 1901 à 1910, il se trouve au Tonkin et participe au maintien de l’ordre en Annam, contre les partisans du prince Cuon-do alors exilés au Japon.
  • De 1910 à 1940, il participe à la lutte contre la révolte de Thái Nguyên.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • En 1918, deux de ses compagnies forment un élément du Bataillon colonial sibérien qui lutte contre les Bolcheviks.

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Le 9e RIC prend part à la résistance que nos troupes opposèrent aux envahisseurs japonais surtout à Langson et à Nacham où la 10e compagnie se distingua les 24 et 25 septembre 1940 sous les ordres du capitaine Carli (citation à l’ordre de l’Armée).
  • En 1941, un bataillon du 9e RIC prend part à la défense du Cambodge contre le Siam.
  • Le 9 mars 1945, il résiste avec courage au coup de force des japonais mais doit succomber sous le nombre. Pour sa brillante conduite, le régiment se voit attribuer une citation à l’ordre de l’Armée.

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Durant la guerre d'Algérie, le régiment est stationné à Dellys, en Kabylie.

Au cours des opérations, le régiment pratique systématiquement la torture, comme en témoigne devant la justice, en 1961, un officier de parachutistes[1].

Traditions[modifier | modifier le code]

La fête des troupes de marine
  • Elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de Bazeilles. Ce village qui a été 4 fois repris et abandonné sur ordres, les 31 août et le 1er septembre 1870.
Et au Nom de Dieu, vive la coloniale
  • Les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâce du Révérend Père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté avec une tribu locale.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[2],[3]:

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1939-1945 avec une palme, et a bénéficié d'une citation à l'ordre de l'armée (1939-1945).

Son drapeau a été enterré à Hanoi pour ne pas être saisi par les Japonais, le 9 mars 1945.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Minutes du procès de Jérôme Lindon, témoignage de Jean Clay, décembre 1961, in Provocation de militaire à la désobéissance, Le procès du Déserteur, Editions de Minuit, 1962-2012, p. 53 à 56. (ISBN 9782707304834)
  2. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  3. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie