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La 9e étape du Tour de France 2009 emmène le tour de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) à Tarbes (Hautes-Pyrénées) sur une distance de 160 km. Il s'agit de la 3e étape de haute montagne, dernière étape dans les Pyrénées avant la première journée de repos.
Après 48 km et le passage à Arreau, s'offre la première difficulté de la journée : le classique Col d'Aspin qui culmine à 1 490 m avec 12 km de montée à 6,6 %. Directement après la descente et le passage à Sainte-Marie-de-Campan se trouve l'ascension du plus célèbre col des Pyrénées : le col du Tourmalet avec ses 17 km d'ascension à 7,1 % pour un sommet de 2 115 m. Cependant, il reste alors 70 kilomètres de descente puis de plat pour rejoindre l'arrivée à Tarbes.
Le départ de l'étape est une nouvelle fois rapide. Après 12 kilomètres, c'est un groupe de 12 coureurs qui faussent compagnie au peloton. On y retrouve notamment Pierrick Fédrigo, Jens Voigt, Christophe Riblon, Stijn Devolder mais aussi deux sprinters Heinrich Haussler et Leonardo Duque. Quelques kilomètres plus loin, ils sont rejoints par l'italien Franco Pellizotti. Cependant, le peloton ne les laisse pas manœuvrer et engage la poursuite sous l'impulsion des Astana et des Euskaltel-Euskadi, non représentés à l'avant. Alors que la jonction va s'opérer, Pellizotti relance l'échappée ; il est suivi par Fédrigo, Voigt et Duque.
Le peloton se relève et l'écart culminera à cinq minutes au pied du col d'Aspin. Dans celui-ci, alors que Duque est lâché à l'avant, les contres se multiplient dans le peloton sans que les leaders ne s'en mêlent. Finalement, c'est un groupe de 12 qui se retrouve en poursuite avec notamment Egoi Martínez et David Moncoutié, intéressés par le classement de la montagne. Au sommet de l'Aspin, les trois hommes de tête conservent 2'50" sur les poursuivants et 3'45" sur le peloton.
Dans le Tourmalet, Pellizotti accélère à l'avant et c'est Voigt qui en fait les frais. Derrière, Maxime Bouet rejoint les poursuivants, tandis que les favoris ne bougent pas. Au sommet, Pellizotti passe de nouveau en tête devant Fédrigo, se replaçant ainsi dans la quête du maillot blanc à pois rouges. Ils franchissent le col avec 2'50" sur les poursuivants et plus de 4'30" sur un peloton apathique.
Au pied de la descente, les deux sprinters espagnols Óscar Freire et José Joaquín Rojas parviennent à revenir dans le peloton, qui entame alors la chasse en vue d'un sprint. Emmené par les équipes Caisse d'Épargne et Rabobank, il avale les poursuivants à 40 kilomètres de l'arrivée. Alors que les deux échappés semblent en mesure d'être repris, son allure plafonne. Finalement, la victoire à Tarbes se joue entre Fédrigo et Pellizotti, et c'est le français qui profite de sa pointe de vitesse supérieure pour conquérir sa deuxième victoire d'étape dans le Tour de France après celle de Gap en 2006.
En mars 2011, Pellizotti est finalement déclassé de l'étape, en raison de données anormales constatées sur son passeport biologique[1].
Au classement général, il n'y a aucune modification notable, Rinaldo Nocentini conserve le maillot jaune. Le maillot de meilleur grimpeur passe sur les épaules du basque Egoi Martínez tandis que Franco Pellizotti se replace troisième et que David Moncoutié marque ses premiers points.
[modifier] Sprints intermédiaires
- 1. Sprint intermédiaire de Sarrancolin (kilomètre 41,5)
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- 3. Sprint intermédiaire de Lourdes (kilomètre 139)
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- 4. Sprint de Tarbes (kilomètre 160,5)
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[modifier] Classement de l'étape
[modifier] Classement général
[modifier] Classements annexes
[modifier] Classement par points
[modifier] Classement de la montagne
[modifier] Classement du meilleur jeune
[modifier] Classement par équipes
Franco Pellizotti
[modifier] Liens externes
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