97e groupe de reconnaissance de division d'infanterie

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97e groupe de reconnaissance de division d'infanterie
Insigne de l'unité
Insigne de l'unité

Période 1er décembre 193930 septembre 1940
Pays Drapeau de la France France
Branche armée de Terre
Type régiment de cavalerie
Rôle reconnaissance
Effectif 673 hommes personnes
Fait partie de 7e DINA
Garnison Tunisie
Ancienne dénomination 180e groupe de reconnaissance de division d'infanterie
Couleurs Vert et Rouge
Inscriptions
sur l’emblème
Anniversaire Camerone (30 avril)
Guerres Seconde Guerre mondiale
Commandant lieutenant-colonel Lacombe de la Tour

Le 97e Groupe de Reconnaissance de Division d'Infanterie précédemment dénommée 180e Groupe de Reconnaissance de Division d'Infanterie est une unité militaire française de la seconde Guerre mondiale.

GRCA et GRDI[modifier | modifier le code]

Les groupes de reconnaissance des corps d’armée (GRCA) et des divisions d’infanterie (GRDI) formés par des escadrons mixtes de cavalerie (motorisée et hippomobile) ont été créés par note de l’état major de l’armée le 6 mai 1923, pour assurer aux grandes unités (corps d’armée, divisions d’infanterie, régions fortifiées) :

  • La recherche du renseignement,
  • La prise de contact avec l’ennemi,
  • La sûreté.

Origine et historique du 180e GRDI[modifier | modifier le code]

La Légion étrangère, depuis sa création en 1831 a toujours été formée d'unités d'infanterie.

Le 180e Groupe de Reconnaissance de Division d'Infanterie puise son origine à partir des effectifs des unités du 4e Dépôt de Cavalerie d’Afrique de Sousse en Tunisie et du 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC) [1] .

De type Outre-Mer, le 180e GRDI est le 1er décembre 1939, puis rattaché à la 180e division d'infanterie d'Afrique sous le ordre du général Rochas.

Le 180e GRDI était composé de :

  • 1 état major
    • 1 peloton de commandement.
    • 1 peloton hors rang (EHR)
  • 2 escadrons à cheval
  • 1 groupe de mitrailleuses sur bât
  • 1 peloton de mitrailleuses portées sur camionnettes
  • 1 groupe de canons de 25 anti-chars hippomobile.
Historique

Origine du 97e GRDI[modifier | modifier le code]

Le 97e Groupe de Reconnaissance de Division d'Infanterie puise son origine à partir des éléments du 180e GRDI de Sousse en Tunisie et du prélèvement de cadres et légionnaires des 1er et 2e régiments étranger de cavalerie et du dépôt commun des régiments étrangers de Sidi Bel Abbès[1] .

De type normal, le 97e GRDI sera créé en décembre 1939, puis rattaché à la 7e DINA du général Barré.

Le 97e GRDI était composé de :

  • L'état-major et le peloton de commandement dirigés le lieutenant colonel Paul Lacombe de la Tour et ses adjoints les capitaines Moisson et Vatchnadze.
  • L'escadron hors-rang (pionniers, services vétérinaire, approvisionnement, auto, santé, transmission) sous les ordres du capitaine Djincharadze
  • L'escadron Hippomobile (176 chevaux) sous les ordres du capitaine Guiraud se composait de :
  • L'escadron de fusiliers motocyclistes (67 motos) sous les ordres du capitaine Colonna-Renucci se composait de :
    • 1 peloton de commandement,
    • 1 groupe de 1 mortier de 60 mm,
    • 4 pelotons de fusiliers motocyclistes (soit 28 fusiliers et 13 motos side-car par peloton)
  • L'escadron de mitrailleuses et canons sous les ordres du capitaine Stevenin se composait de :
    • un peloton de commandement
    • 2 pelotons de mitrailleuses (2 groupes de 2 Hotchkiss Mle 1914 par peloton)
    • 1 groupe canon anti-char de 25 mm motorisé (2 pièces)

Le 97e GRDI est intégré à la 7e Division d'Infanterie Nord-Africaine (7e DINA), qui fait partie du 1er Corps d'Armée de la VIIe Armée.

C'est à la 7e DINA que le 97 GRDI sera affecté, avec les[2]:

Historique[modifier | modifier le code]

bataille de France

Liste des chefs de corps[modifier | modifier le code]

  • 3-2-1940 au 9-6-1940 : Lacombe de la Tour
  • 11-6-1940 au 30-9-1940 : capitaine de Guiraud

Citations[modifier | modifier le code]

  • Collective à l’Ordre de l’Armée

Sous les ordres du Lieutenant-Colonel Lacombe de La Tour, chargé avec ses seuls moyens organiques, de contenir un ennemi numériquement supérieur et doté d'engins blindés, a réussi, du 18 au 25 mai 1940, en attendant l'arrivée des premiers éléments d'infanterie amie, à harceler, à l'empêcher de remplir sa mission, fournissant sur cet ennemi des renseignements précieux, parvenant à lui détruire plusieurs autos-mitrailleuses et lui faisant des prisonniers.
Le 7 juin, la résistance ayant été reportée de la Somme sur l'Avre, a participé vigoureusement aux combats d'arrière-garde, détruisant plusieurs engins blindés ennemis.
Le 9 juin, a couvert le repli de la Division sur l'Oise, contenant l'attaque des chars adverses et, bien qu'ayant perdu dans cette seule journée son chef, tombé glorieusement dans la bataille, et plus de la moitié de son effectif, a été engagé de nouveau sur la Seine, le 15 juin, et, avec ses derniers éléments, a pris part à la défense du Cher puis de l'Indre, infligeant encore dans ces derniers combats des pertes à l'ennemi

Le 8 septembre 1941

Isolé et sommé de se rendre, abat avec son revolver plusieurs Allemands; poursuivi et capturé, s'évade au cours de la nuit et regagne les lignes françaises, malgré quatre blessures graves.

Debout et seul, lance trois grenades sur un char ennemi qui tire sur lui à 30 mètres et immobilise le blindé au moment où lui-même s'écroule, mortellement blessé.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  1. a et b Mémorial des groupes de reconnaissance 1939-1940
  2. DIVISIONS FRANÇAISES EN MAI 1940