7000 danses

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7000 danses

Album par Indochine
Sortie 12 octobre 1987
Enregistré 1987
Durée 43:55
Genre New wave
Producteur Joe Glasman
Label BMG Ariola

Albums par Indochine

7000 danses est le quatrième album studio d'Indochine, sorti le 12 octobre 1987.

Production[modifier | modifier le code]

Après la faste période de 3, le groupe a souhaité se donner le temps et les moyens de préparer son nouvel album. L'enregistrement qui a débuté en février 1987 au studio Miraval dans le Var s'est prolongé aux Caraïbes à l'Air Studio de Montserrat pour finalement s'achever cinq mois plus tard au studio Red bus à Londres en juin 1987, le tout dans un climat d'attente du public et de pression médiatique.

De nombreuses rumeurs ont couru dans la presse accréditant l'idée que le groupe était en mal d'inspiration ou que les nouvelles compositions n'étaient pas à la hauteur des espérances[1].

Pour répondre à l'impatience du public, des médias et de la maison de disques qui exigeait un single avant l'été, le groupe se voit contraint de choisir un titre parmi les quelques-uns déjà achevés[1]. Les Tzars sera envoyé aux radios en juin 1987. Pour certains, ce sera la douche froide tant le morceau tranche avec leurs précédentes compositions. Le magazine Télé Poche n'hésite pas à accuser le groupe d'avoir « composé un single de qualité moyenne »[2]. La sortie de l'album en octobre 1987 et la tournée qui suivra en 1988 vont cristalliser toutes les critiques des détracteurs du groupe : tout y passera, Nicola Sirkis chanterait faux, le groupe ne serait qu'une copie de The Cure et se répéterait depuis le début de sa carrière.

Pourtant, si le précédent album marquait une évolution en douceur, celui-ci constitue un premier virage tant en ce qui concerne l'image que les textes ou les compositions. La pochette en est le meilleur exemple : la photo de Fukase Masahisa représente quatre corbeaux sur fond sombre et donne le ton de l'album. Loin des couleurs vives et chatoyantes extrême-orientales et les titres taillés sur mesure pour les playlists des radios, le son se veut brut, plus rock diront certains, mais plus travaillé avec la richesse des arrangements et une production digne des groupes internationaux grâce notamment à l'apport d'une vraie batterie en remplacement des boîtes à rythmes. Contrairement à d'autres, le journal Rock'n Folk perçoit un « nouveau souffle »[3].

Ventes[modifier | modifier le code]

En dépit des critiques, l'album connaîtra un large succès en France sans pour autant atteindre les chiffres de ventes du précédent : entré directement à la 6e place du Top 30 en octobre 1987, il atteint la 5e place en mars 1988. À ce jour, il s'est vendu à plus de 350 000 exemplaires[4] et il est certifié double disque d'or par le SNEP[5]. Il a également été distribué au Canada (20 000 exemplaires vendus), au Pérou (60 000 exemplaires vendus), en Belgique, en Suisse, en Espagne, en Allemagne, en Italie et en Australie.

Liste des titres[modifier | modifier le code]

Toutes les paroles sont écrites par Nicola Sirkis, toute la musique est composée par Dominique Nicolas, sauf Un grand carnaval par Stéphane Sirkis.

No Titre Durée
1. La Bûddha Affaire 2:43
2. Les Citadelles 3:51
3. La Chevauchée des champs de blé 5:17
4. Il y a un risque (Le mépris) 4:30
5. Les Tzars 4:38
6. La Machine à rattraper le temps 5:05
7. Un grand carnaval 4:04
8. 7000 danses 6:03
9. Une maison perdue… 5:55
43:55

Singles[modifier | modifier le code]

Crédits[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marc Thirion, Indochine, Le Septennat, Carrère-Kian,‎ 1988, 235 p.
  2. Frédéric Peguillan, Télé Poche du 25 novembre 1987
  3. P.B., Rock'n Folk novembre 1987
  4. « Site officiel d'Indochine »
  5. « Détails des ventes des albums d'Indochine » (consulté le 12 août 2011)