5e régiment d'infanterie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
5e régiment d'infanterie
Insigne régimentaire du 5e RI
Insigne régimentaire du 5e RI

Période 1558 – 1erjuillet 1997
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Ancienne dénomination Régiment de Navarre
Devise Navarre sans peur
Inscriptions
sur l’emblème
Valmy 1792
Fleurus 1794
Castiglione 1796
Wagram 1809
Anvers 1832
L'Aisne 1914-1918
Verdun 1916
L'Ourcq 1918
La Lys 1918
AFN 1952-1962
Anniversaire Saint-Maurice
Guerres Guerre de Trente Ans
Guerre d'Espagne
Guerre de Hollande
Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Guerre de Succession de Mantoue
Guerre de Succession d'Espagne
Guerre de Succession de Pologne
Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Guerre de 1870
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Batailles Bataille de Dreux
Bataille d'Arnay-le-Duc
Bataille d'Arques
Bataille d'Ivry
Bataille de Fontaine-Française
Bataille de Charenton
Bataille de Rethel
Bataille de la Roquette
Bataille de Castella
Bataille de Fleurus
Bataille de Steinkerque
Bataille de Neerwinden
Bataille de Speyerbach
2e Bataille d'Hochstedt
Bataille de Malplaquet
Bataille de Denain
Batailles de Kehl
Bataille de Philipsbourg
Bataille de Sahay
Bataille de Dettingen
Batailles d'Augenheim
Bataille de Suffelsheim
Bataille de Raucoux
Bataille de Maëstricht
Bataille de Hastenbeck
Valmy
Jemmapes
Bataille d'Hondschoote
Bataille de Fleurus
bataille de Lonato
Bataille de Castiglione
Bataille de Magnano
bataille de La Trébie
Bataille de Wagram
Bataille de Lützen
Bataille de Dresde
Bataille de Leipzig
Bataille de Sedan
Bataille de la Marne
Bataille d'Artois
Bataille de Verdun
Fourragères Aux couleurs du ruban de la croix guerre 1914-1918.
Décorations Croix de guerre 1914-1918 trois palmes
une étoile de vermeil
Croix de guerre 1939-1945 une palme

Le 5e régiment d’infanterie est un des plus anciens et des plus illustres de l'armée française. Créé sous l'Ancien Régime, il se distingue notamment pendant la campagne d'Italie. Il est également le premier régiment à se rallier à Napoléon lors des Cent-Jours. Il est dissous depuis 1997.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Uniformes et drapeau du ancien régime[modifier | modifier le code]

Historique des garnisons, campagnes et batailles[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Guerre contre l'Espagne et la Ligue[modifier | modifier le code]

Guerres civiles et étrangères[modifier | modifier le code]

Guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Guerre d'Espagne et Fronde[modifier | modifier le code]

Une affiche de recrutement pour le régiment de Navarre au XVIIIe siècle.

Guerre de Hollande[modifier | modifier le code]

Guerre de la Ligue d'Augsbourg[modifier | modifier le code]

Guerre de Succession d'Espagne[modifier | modifier le code]

Guerre de Succession de Pologne[modifier | modifier le code]

Guerre de Succession d'Autriche[modifier | modifier le code]

Tambour et porte-enseigne du régiment de Navarre en 1745.

Guerre de Sept Ans[modifier | modifier le code]

Sous Louis XVI[modifier | modifier le code]

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

1815 à 1848[modifier | modifier le code]

  • 1822 : garnison à Lyon
  • 1823 : guerre d'Espagne : défense et bataille du fort de San-Fernando
  • 1824 : garnison à Perpignan
  • 1827 : garnison à Grenoble
  • de 1828 à 1844 : 16 changements de garnison entre Pau (2 fois), Paris (2), Bayonne (2), Valence, Givet, Lille, Calais, Arras, Rennes, Vannes, Angers, Toulouse et Perpignan (1).
  • Entre 1830 et 1832 : Campagne de Belgique, prise de la citadelle d'Anvers.
  • de 1846 à 1851 : stationné en Algérie : Oran, Tlemcen, Mostaganem, puis de nouveau Oran. Guerre d'escarmouche avec les troupes d'Abd el-Kader

Second Empire[modifier | modifier le code]

  • de 1851 à 1869 : de retour en France, en garnison à Toulon (4 fois), Tours (2), Bastia (2), Lyon (2), Charenton, Paris, Ambleteuse, Blois, Nice (1).
  • 1860 : campagne en Syrie.

Guerre franco-prussienne de 1870 et Commune[modifier | modifier le code]

1871 à 1914[modifier | modifier le code]

  • 1871 : en garnison au Havre
  • de 1874 à 1900 : le régiment tourne entre 2 garnisons principales : Caen (7 fois) et Paris avec 1 bataillon de dépôt à Falaise (9).
  • de 1900 à 1925 : le régiment est en garnison à Paris avec 1 bataillon de dépôt à Falaise.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 1914 ; casernement : en garnison à Paris, compagnie de dépôt stationnée à Falaise

Affectation

1914[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

  • secteur de l'Aisne.

1918[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

  • 1926 : en garnison au Mans
  • de 1929 à 1939 : en garnison à la Caserne Charras de Courbevoie (état-major et 1re Cie), Paris (2e Cie) et Coulommiers (3e Cie).

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Campagne de 1939-1940

En 1939, le 5e RI est un régiment d'active de type nord-est aux ordres du lieutenant colonel Berger. Concentré à la Caserne Charras à Courbevoie, il appartient à la 10e DI et est mis sur pied par le centre mobilisateur d'infanterie no 211 de Paris-Coulommiers. Il vient se battre glorieusement sur l'Aisne, à Vieux-lès-Asfeld, et est cité à l'ordre de l'Armée.

Armée d'armistice

De 1941 à fin 1942 il reste l'un des rares régiments à ne pas être dissous. Ses effectifs sont répartis en 2 garnisons à Saint-Étienne et Roanne. Lors de l'invasion de la zone libre, il sauve son drapeau et une partie des effectifs rejoint la résistance dans le Massif central.

Campagne de libération

L'unité se reforme à partir du 25 août 1944 sous le nom de 5e demi-brigade d'infanterie puis redevient le 10 décembre le 5e RI. À nouveau en garnison à Paris, le régiment qui comprend quatre bataillons est constitué avec des unités FFI et des FTP ayant participé à la libération de Paris[2] :

  • bataillon de commandement : ex bataillon 2/22, constitué des groupes Foch et Lyautey (Paris XIXe et Alfortville),
  • 1er bataillon : ex-bataillon 3/22, provenant du bataillon Médéric constitué d'effectifs de Vengeance,
  • 2e bataillon : ex-bataillon 24/22, issu des XVIIIe et XIVe arrondissement et d'un bataillon de cheminots,
  • 3e bataillon : ex-bataillon 13/22, de provenance diverses (Pierrefite, Saint-Denis, Hôtel de Ville, maquis de la Loire, groupe libération).

Ses effectifs sont alors de 3 500 hommes (125 officiers, 515 sous officiers et 2 860 hommes de troupe). Il est rattaché à la 10e DI du général Billotte.

Dès janvier, le régiment se bat dans les Vosges au sein de la 1re armée française et notamment lors des opérations de réduction de la poche de Colmar. Affecté au détachement d'armée de l'atlantique, le régiment fait ensuite mouvement vers l'ouest mais l'armistice ne lui permet pas d'intervenir sur les poches de l'Atlantique.

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

  • Entre 1945 et 1955 : le régiment fait partie de l'armée d'occupation en Allemagne et est stationné à Coblence.
  • Entre 1955 et 1962 : il participe aux opérations de maintien de l'ordre en Afrique du Nord, d'abord au Maroc (1955-1958) puis en Algérie (1958-1962).
  • 1964 : il rejoint sa garnison définitive à Beynes dans les Yvelines.
  • 1979 : il intègre la 2e DB et devient un régiment mécanisé sur AMX-13 VCI puis sur AMX 10 P.
  • 1994 : le régiment reçoit la mission de mettre sur pied Le Bataillon d'Infanterie-escorte de Bihac (BIB4) en ex-Yougoslavie.

Traditions[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

Navarre sans peur

Insigne[modifier | modifier le code]

Drapeau[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[3],[4]:

5e régiment d'infanterie de ligne - drapeau-1-.svg

Décorations[modifier | modifier le code]

Fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec trois citations à l'ordre de l'armée et une citation à l'ordre du corps d'armée. Photo Croix de guerre recto.jpg Puis de la Croix de guerre 1939-1945 avec une citation à l'ordre de l'armée.Croix de guerre 1939-1945 (France) du Colonel brébant avec palmes de bronze et d'argent..jpg

Il est titulaire de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Chant[modifier | modifier le code]

Refrain du régiment :

« Allons prenez vos rang, allons vite en avant ! » (bis)

Cri de guerre du régiment[modifier | modifier le code]

« Quid Regimentus ? Navaricum ! Diabolicum ! »
(« Quel régiment ? Celui de Navarre ! Ils sont diaboliques ! »)

Son origine vient d'un échange verbal entre l'aumônier du régiment et un officier hessois recevant les derniers sacrements alors que son régiment a été détruit « à la baïonnette » par Navarre au combat de Speyerbach, en 1703.

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Régiments étrangers jumelés[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant servi au sein du régiment[modifier | modifier le code]

Deux capitaines célèbres :

Sept maréchaux :

Quatre écrivains de renom :

Deux ministres :

Un héros de la Résistance :

Yves Anger né en 1928 à Rillieux dans le département de l'Ain, un des plus jeune résistant en été 1944 alias DURANDAL à 16 ans et demi. rejoint le bataillon du Jura puis la campagne d'Italie. En ce qui concerne le 5e régiment d'infanterie, il sera en 1957 affecté en tant qu'Adjudant dans le Constantinois à Richelieu.

Autres

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michaël Bourlet, « L’armée de Versailles pendant la Semaine sanglante et les combats de rues (21-28 mai 1871) », Revue historique des armées, no 238, année 2005, disponible en ligne servicehistorique.sga.defense.gouv.fr, consulté le 10 novembre 2008
  2. Les groupes FFI parisiens sont organisés en bataillon dont le numéro d'ordre est suivi du nombre 22 correspondant au numéro de la région militaire
  3. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  4. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • CNE C. Barbié de Préaudeau, Navarre, 1494 - 1594 - 1994, des collines de Guyenne aux montagnes de Bosnie-Herzégovine, 1994.
  • GAL Craplet, 5 Siècles d'Infanterie française, 1967.
  • Citations collectives des régiments d'infanterie 1914-1918.
  • André LETAC, Souvenirs de guerre- 1914-1918, (adjudant et sous-lieutenant au 5e RI) introduction et notes par Marie-Josèphe Bonnet, Ed. Corlet, 2010.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]