5e corps d'armée (France)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir 5e corps d'armée.

Le 5e Corps d'Armée est un corps de l'armée française.

5e corps d'armée
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Corps d'Armée
Garnison Orléans (1906)
Guerres Guerres napoléoniennes
1870-1871
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille des Ardennes
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille de Revigny)
1915 - Bataille de Vauquois
1916 - Bataille de la Somme
1917 - Bataille du Chemin des Dames
1918 - 2e bataille de Picardie
(1re bataille de Noyon)
1918 - 3e bataille de l'Aisne
1918 - 4e bataille de Champagne
1918 - Seconde bataille de la Marne
1918 - Poussée vers la position Hindenburg
1918 - Bataille de Champagne et d'Argonne
(Bataille de Saint-Thierry)
1918 - Bataille de la Serre
1918 - Poussée vers la Meuse

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 5e Corps d'Armée
  • 26 juin 1916 : Groupement Z
  • 6 août 1916 : 5e Corps d'Armée

Les chefs du 5e corps d'armée[modifier | modifier le code]

1870 - 1871[modifier | modifier le code]

- 3 divisions d'infanterie (18 000 fantassins)

  • 1re Division d'Infanterie : général de division Goze
    • 1re Brigade : Général Saurin composée du 4e bataillon de chasseurs (Commandant Foncegrives), 11e RI (Colonel de Behagle), 46e RI (Colonel Pichon)
    • 2e Brigade : Général baron Nicolas composée du 61e RI (Colonel Du Moulin), 86e RI (Colonel Berthe)
  • 2e Division d'Infanterie : général de division de L'Abadie d'Aydren
  • 3e Division d'Infanterie : général de division Guyot de Lespart
    • 1re Brigade : Général Abatucci composée du 19e bataillon de chasseurs (Commandant Marqué), 17e RI (Colonel Weissemberger), 27e RI (Colonel de Barolet)
    • 2e Brigade : Général de Fontanges composée du 30e RI (Colonel Wirbel), 68e RI (Colonel Paturel)

- Une division de cavalerie (1 496 cavaliers) : général de division Brahaut

- Artillerie : 61 pièces de 4 et 18 mitrailleuses
- Réserve d'artillerie (Colonel de Salignac-Fénelon ) : 2 batteries de 12, 2 batteries de 4 (montées), 2 batteries de 4 (à cheval)

-Génie : une compagnie du génie par division

De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Garnison : Orléans
Comprend les départements du Loiret, du Loir-et-Cher, de la Seine-et-Marne et de l'Yonne.
Composition :

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Composition la mobilisation de 1914[modifier | modifier le code]

Constitué à Orléans avec des Parisiens et des cultivateurs du Loiret et de Seine-et-Marne, il pouvait compter sur les 31e et 131e régiments d'infanterie, et le 46e, le fameux régiment de La Tour-d'Auvergne que commandait le colonel Malleterre.

Il est subordonné, au début de la Première Guerre mondiale à la IIIe armée.

9e division d'infanterie

  • 17e brigade :
4e régiment d'infanterie
82e régiment d'infanterie
  • 18e brigade :
113e régiment d'infanterie
131e régiment d'infanterie

10e division d'infanterie

  • 19e brigade :
46e régiment d'infanterie
89e régiment d'infanterie
  • 20e brigade :
31e régiment d'infanterie
76e régiment d'infanterie

EOCA

  • Régiments d'infanterie (rattachés au 5e CA) :
313e régiment d'infanterie
331e régiment d'infanterie
5e escadron du train des équipages militaires
5e section de secrétaires d'état-major et du recrutement
5e section d'infirmiers militaires
5e section de commis et ouvriers militaires d'administration

Changements au cours de la guerre[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

1914 - 1915[modifier | modifier le code]

23 octobre : extension du secteur à droite jusqu'au pont des Quatre Enfants.
28, 29 et 30 octobre : attaques françaises.
20 novembre : réduction du secteur à gauche jusqu'à l'Aire.
8 - 9 décembre : attaques françaises sur Vauquois.
20 - 24 décembre : attaques françaises sur Boureuilles.
8 janvier 1915 : extension du secteur à gauche jusqu'au Four de Paris, attaque allemande vers la Haute Chevauchée.
15 janvier : limite droite ramenée sur Vauquois.
17 février : attaques françaises sur Vauquois, Boureuilles et la cote 263.
28 février, 1er et 15 mars : attaques françaises sur Vauquois ; prise d'une partie du village.
4 - 6 avril : attaques françaises sur la cote 263 et vers Vauquois.
13 - 21 juillet : violents combats entre Biesmes et Aire.
27 septembre : attaque allemande sur la Fille Morte ; le 28 septembre contre-attaque française.
22 novembre : front étendu à droite jusqu'à Avocourt. Guerre de mines particulièrement violente à la Fille Morte, à Vauquois et à Bolante.

1916[modifier | modifier le code]

  • 6 août - 15 septembre : retrait du front et mouvement vers la région de Laheycourt. À partir du 9 août, mouvement vers le camp de Mailly ; instruction. Le 30 août, transport par V.F. dans la région de Grandvilliers ; puis mouvement vers la région d'Amiens.
  • 15 septembre - 14 novembre : engagé dans la bataille de la Somme vers Bouchavesnes et Rancourt (front étendu le 17 septembre au sud de Bouchavesnes).
20 septembre : attaque allemande sur Bouchavesnes.
25, 26 septembre, 3, 7 octobre et 5 novembre : attaques françaises vers le bois de Saint-Pierre Vaast.
  • 14 novembre - 16 décembre : retrait du front et à partir du 17 novembre transport par V.F. dans la région sud de Châlons-sur-Marne ; repos et instruction au camp de Mailly.
  • 16 - 23 décembre : mouvement vers la région de Sézanne, puis vers la région Dormans, Ville-en-Tardenois.

1917[modifier | modifier le code]

  • 23 décembre 1916 - 27 janvier 1918 : occupation d'un secteur vers Berry-au-Bac et le moulin Pontoy.
4 janvier 1917 : extension du front à droite jusqu'au sud du Godat, le 6 janvier extension à gauche jusqu'à Troyon et réduction le 17 janvier à gauche jusqu'à la ferme d'Hurtebise.
25 janvier : attaque locale allemande.
26 - 29 janvier : réduction à gauche jusqu'au Ployon.
30 janvier : front réduit à droite vers Sapigneul.
13 mars : front réduit à droite jusqu'à la Miette et à gauche vers le bois de Beau Marais.
16 avril : engagé dans la bataille du Chemin des Dames. Attaques sur Juvincourt-et-Damary, prise de la Ville-aux-Bois. Puis organisation des positions conquises, au nord-ouest de la Miette.
12 juin : front étendu à gauche vers Chevreux.
21 novembre : attaque locale française.
14 décembre : secteur étendu à gauche jusqu'à la forêt de Vauclerc.

1918[modifier | modifier le code]

25 mars : perte de Noyon. Puis organisation de défense de la ligne mont Renaud, cours de la Divette, Plessis-de-Roye.
2 avril : occupation d'un nouveau secteur vers le Plémont et la Berlière.
6 juin : violente attaque allemande au nord de l'Ardre. À partir du 12 juin, occupation d'un nouveau secteur vers Tréloup, Marfaux.
19 juin : limite droite ramenée vers Champlat-et-Boujacourt.
8 juillet : limite gauche ramenée au nord de Troissy.
6 septembre : attaque locale française.
10 septembre : extension du front à gauche jusque vers Merval.
16 septembre : réduction du front à gauche jusque vers le sud de Glennes.
19 septembre : extension à gauche jusque vers Villers-en-Prayères.
23 septembre : réduction à gauche jusqu'à l'est de Baslieux-lès-Fismes et le 24 septembre jusque vers Breuil-sur-Vesle.
1er novembre : extension du front à gauche jusqu'à Sissonne.
  • 5 - 11 novembre : engagé dans la poussée vers la Meuse. Poursuite sur l'axe la Selve, Liart. Le 10 novembre, franchissement de la Sormonne ; progression jusque vers Renwez. Le 11 novembre, les éléments du corps d'armée bordent la Meuse.

Rattachement[modifier | modifier le code]

14 avril - 27 mai 1918
26 juin - 9 août 1916
2 août 1914 - 26 juin 1916
11 février - 14 avril 1918
9 - 30 août 1916
17 novembre - 18 décembre 1916
27 - 30 mai 1918
18 décembre 1916 - 21 avril 1917
30 mai 1918 -
30 août - 17 novembre 1916
28 octobre 1917 - 11 février 1918
21 avril - 28 octobre 1917

Entre deux guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Commandant Rousset, Histoire générale de la guerre franco-allemande (1870-1871) Librairie Illustrée Paris
  • (fr) Service historique de l'armée de terre, Inventaire sommaire des archives de la Guerre 1914-1918, Troyes, Imprimerie « la Renaissance »,‎ 1969, 691 p., (notice BnF no FRBNF35127448f).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]