4e Panzer Armee

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4. Panzerarmee
Période 1er janvier 19428 mai 1945
Pays Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Branche Wehrmacht
Type Armée blindée
Ancienne dénomination Panzergruppe 4
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles
Commandant historique Hermann Hoth

La 4. Panzer-Armee (4e armée blindée) est une armée de la Wehrmacht lors de la Seconde Guerre mondiale, formée à partir de la Panzergruppe 4 le 1er janvier 1942.

Elle combattit uniquement sur le front de l'est : invasion du Caucase et bataille de Stalingrad en 1942 où elle est partiellement détruite. En 1943, elle participe à la bataille de Kharkov-Belgorod, puis devient l'armée la plus puissante de la Wehrmacht pour la bataille de Koursk. Elle s'oppose ensuite aux offensives soviétiques lors de la bataille du Dniepr, et continue à se défendre en Ukraine et en Pologne tout au long de l'année 1944, participant en 1945 à la bataille de la Vistule à l'Oder ; après un dernier succès à Bautzen à la mi-avril, elle termine en partie encerclée et anéantie dans la poche de Halbe.

Organisation[modifier | modifier le code]

Herman Hoth, à droite. Il est le chef emblématique de la 4.Panzerarmee, pour l'avoir commandé le plus longtemps et lorsqu'elle tenait ses rôles les plus importants.

Commandants[modifier | modifier le code]

Date Grade Commandant
1er janvier 1942 - 8 janvier 1942 Generaloberst Erich Hoepner
8 janvier 1942 - 31 mai 1942 Generaloberst Richard Ruoff
31 mai 1942 - 26 novembre 1943 Generaloberst Hermann Hoth
26 novembre 1943 - 18 mai 1944 Generaloberst Erhard Raus
18 mai 1944 - 28 juin 1944 Generaloberst Josef Harpe
28 juin 1944 - 5 août 1944 General der Panzertruppe Walther Nehring
5 août 1944 - 21 septembre 1944 General der Panzertruppe Hermann Balck
21 septembre 1944 - 8 mai 1945 General der Panzertruppe Fritz-Hubert Graeser

Chef d'état-major (Chef des Generalstabes)[modifier | modifier le code]

Date Grade Commandant
1er janvier 1942 - 8 janvier 1942 Oberst Walter Chales de Beaulieu
8 janvier 1942 - 27 avril 1942 Generalmajor Hans Röttiger
27 avril 1942 - 12 juillet 1942 Generalmajor Julius von Bernuth
15 juillet 1942 - 15 juin 1944 Generalleutnant Friedrich Fangohr
15 juin 1944 - 20 août 1944 Oberst Georg Schulze-Büttger
20 août 1944 - 11 septembre 1944 Oberst Friedrich-Wilhelm von Mellenthin
11 septembre 1944 - 25 janvier 1945 Oberst Christian Müller
25 janvier 1945 - 8 mai 1945 Generalmajor Wilhelm Knüppel

Officiers d'opérations (Generalstabsoffiziere (Ia))[modifier | modifier le code]

Date Grade Commandant
1er janvier 1942 - 15 mai 1943 Oberstleutnant i.G. Joachim von Schön-Angerer
15 mai 1943 - 30 mars 1944 Oberst i.G. Christian Müller
30 mars 1944 - 25 avril 1944 Oberstleutnant i.G. Georg Graf zu Castell-Castell
25 avril 1944 - Juin 1944 Oberst i.G. Christian Müller
Juin 1944 - Septembre 1944 Oberstleutnant i.G. Arthur von Platen
Septembre 1944 - 10 septembre 1944 Major i.G. Friedrich-Wilhelm Voss
10 septembre 1944 - 8 mai 1945 Oberst i.G. Klaus Müller

1er janvier 1942 au 27 juin 1942[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier, l'armée fait partie du Heeresgruppe Mitte.

Elle est plus tard placée en réserve de l'OKH en prévision de l'opération Fall Blau.


Fall Blau[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Bataille du Caucase et Opération Fall Blau.

Le 28 juin 1942, la 4.Panzer-Armee, affectée au Heeresgruppe Süd participe à l'offensive d'été allemande en Russie (Fall Blau), elle se trouve à son déclenchement dans la région de Koursk, au sud de la 2.Armee et au nord de la 2e armée hongroise, elle-même au nord de la 6.Armee.

Le Don, dans l'oblast de Voronej

Lors de la 1re phase (Blau I) elle se dirige vers Voronej avec la 2.Armee, faisant face aux 13e et 40e Armées soviétiques, cette dernière étant partiellement encerclée à Stary Oskol par l'action de la 4.Panzer-Armee, de la 6.Armee et de la 2e armée hongroise. Parallèlement, deux éléments importants de la 4.Panzer-Armee, la 24.Panzer-Division et l'Infanterie-Regiment Grossdeutschland franchissent le Don le 3 et 4 juillet, et s'emparent de Voronej le 6.

La 4.Panzer-Armee descend ensuite vers le sud (Blau II) en suivant le cours du Don sur sa rive ouest, fleuve qui flanque alors le nord du Heeresgruppe Süd, dans le cadre de Blau III. La formation est censée passer au sud de la 6.Armee et encercler les forces soviétiques faisant face au centre du Heeresgruppe Süd, lequel a d'ailleurs été scindé en deux le 9 juillet, la 4.Panzer-Armee dépendant du Heeresgruppe B, qui doit protéger le flanc nord du Heeresgruppe A. Toutefois, le retard occasionné par la prise de Voronej a laissé le temps aux forces soviétiques de battre en retraite, malgré le renfort du XXXX.Panzer-Korps (prélevé à la 6.Armee), la jonction avec la 1.Panzer-Armee au sud de Millerovo (à une centaine de kilomètres au nord est de Vorochilovgrad) ne permet de faire que moins de 15'000 prisonniers le 14. Mécontent, Hitler fait passer la 4.Panzer-Armee au Heeresgruppe A. Le 18, il lui donne l'ordre d'attaquer en direction du sud, vers le Caucase, mais la prive le lendemain du XXIV.Panzer-Korps envoyé renforcer la 6.Armee. L'armée Panzer atteint le Don au niveau de Tsimliansk (à plus de 200 kilomètres au nord est de Rostov sur le Don) dans les jours qui suivent. Dans la directive no 45 (23 juillet 1942), Hitler fixe l'objectif de Grozny et Bakou aux 4. et 1.Panzer-Armeen. Ayant franchit le Don, la 4.Panzer-Armee doit finalement partir, le 31, aider la 6.Armee dans son offensive vers Stalingrad, toujours sur ordre de Hitler.

Ces 3 changements de directions de la 4.Panzer-Armee au cours du seul mois de juillet sont symptomatiques des errements stratégiques de Hitler pour la campagne d'été 1942.

Article détaillé : bataille de Stalingrad.

Suivant cet ordre, elle part donc vers l'est et s'empare de Kotelnikovo (2 août), progressant rapidement la première semaine d'août en direction des lacs à plusieurs dizaines de kilomètres au sud de Stalingrad. Une forte résistance s'oppose alors à son avancée vers la ville au nord (contre le Front du sud-est), et elle se trouve à l'arrêt, devant même légèrement reculer au niveau d'Abganerovo. Le 28 août en déplaçant son effort vers l'ouest, elle parvient à bousculer les défenseurs et à se rapprocher fortement 3 jours plus tard de la ville par le sud-ouest, mais est de nouveau bloquée au sud par la 64e armée soviétique qui s'est rétablie. Hoth, dont l'armée ne peut plus pour l'instant progresser plus au nord, demande à Paulus (chef de la 6.Armee) d'envoyer son XIV.Panzer-Korps le rejoindre depuis le nord de Stalingrad où se trouve la formation, pour piéger ainsi les unités de la 62e Armée soviétique restées accrochées à la boucle du Don. Paulus, jugeant l'entreprise trop risquée, refuse, les éléments soviétiques se repliant alors dans Stalingrad. Par la suite, le XXXXVIII.Panzer-Korps déborde la ville par le sud-ouest, y entre et atteint la Volga le 14 septembre, isolant la 62e Armée soviétique de la 64e. La 4.Panzer-Armee nettoie le sud de Stalingrad, mais bute devant le centre-sud de la ville. À ce niveau, les lignes ne bougeront pratiquement plus après septembre, malgré plusieurs contre attaque soviétiques. L'effort Allemand sur la cité se porte plus au nord, dans le secteur de la 6.Armee, la 4.Panzer-Armee lui cédant une partie de son infanterie.

Quelques dizaines de kilomètres au sud, les soviétiques lancent des attaques limités le 25 septembre au niveau des lacs, secteur défendu par le 6e corps d'armée Roumain. Ces attaques, qui n'inquiètent pas les Allemands, ont pour but d'établir des bases de départs pour la contre offensive que les Soviétiques préparent. Le 10 novembre, le XXXXVIII.Panzer-Korps est envoyé sur les arrières de la 3e Armée Roumaine à l'ouest de Stalingrad, sur le Don, car elle doit faire face à la tête de pont Soviétique de Serafimovitch, qui inquiète les Roumains.

Contre-offensive soviétique à Stalingrad[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Opération Uranus et Opération Saturne.

La contre-offensive soviétique (opération Uranus) débute au nord-ouest de Stalingrad le 19 novembre, et le lendemain, la 4.Panzer-Armee est directement concernée puisque le Front de Stalingrad attaque à son tour avec les 57e et 51e Armées. La première s'élance depuis le nord des lacs, d'abord avec un certain succès, mais son fer de lance est contre-attaqué par la 29. Infanterie-Division (mot.). La seconde, partie depuis les lacs, disperse le 6e Corps d'armée roumain qui ne dispose pas de moyens antichars suffisants, et s'enfonce profondément dans les positions de la 4.Panzer-Armee suivant deux directions : Kotelnikovo au sud-ouest et Kalatch, à l'est de laquelle elle fait la jonction avec les forces soviétiques venues de Serafomovitch - Kremenskaïa le 22, coupant en deux la 4.Panzer-Armee, dont le IV.Armee-Korps et la 29.ID (mot.) sont pris dans la poche de Stalingrad.

Ces unités prises au piège passent alors sous contrôle de la 6.Armee, tandis que la 4.Panzer-Armee reçoit en renfort le LVII.Panzer-Korps du Caucase. Mais pas la 16.Infanterie-Division (mot.) (restée dans le secteur d'Elista) comme l'aurait souhaité Erich von Manstein, commandant du Heeresgruppe Don formé le 22 novembre, et dont fait désormais partie la 4.Panzer-Armee.

Von Manstein est en effet chargé de secourir les assiégés, et prépare pour cela l'opération Wintergewitter, à laquelle est censée participer la 4.Panzer-Armee et le XXXXVIII.Panzer-Korps depuis le secteur de Sourovikino (au confluent de la Tchir, du Don et de la Michkova). Toutefois les Soviétiques poursuivent leurs opérations sur la Tchir et le XXXXVIII.Panzer-Korps se trouve alors occupé, seule la 4.Panzer-Armee supportera donc l'effort de l'opération de sauvetage. Finalement, le LVII.Panzer-Korps, fort de 2 Panzer-divisionen (les 6. et 23.), s'élance depuis Kotelnikovo le 12 décembre, vers le nord, flanc gardé par le 7e Corps Roumain à l'est et le 6e au nord-ouest. Surprenant la 51e Armée soviétique, l'attaque progresse bien, notamment avec le renfort de la 17.Panzer-Division à partir du 17, les Allemands établissant une tête de pont sur la Michkova le 19. Mais devant la menace, la 2e Armée de la Garde est envoyée en renfort de la 51e Armée soviétique[1]. L'offensive est alors sur le point mort à 50 km des positions de la 6.Armee. La 4.Panzer-Armee attend le déclenchement de l'opération Donnerschlag, qui doit voir la 6.Armee la rejoindre. Finalement celle-ci n'a pas lieu, et le déclenchement de l'opération Saturne le 16 a forcé la 6.Panzer-Division à partir renforcer la 8e Armée Italienne le 23. De plus en plus isolée, la 4.Panzer-Armee recule à partir du lendemain sous la pression de la 2e Armée de la Garde et de la 51e Armée, cette dernière chassant l'armée Panzer de Kotelnikovo le 29 décembre.

À l'instar du Heeresgruppe Don (exceptée la 6.Armee), la 4.Panzer-Armee, trop affaiblie, n'a pas d'autre choix que de reculer pour éviter l'anéantissement, mais devant toutefois ralentir au maximum la poussée soviétique vers Rostov sur le Don pour permettre au Heeresgruppe A de s'échapper du Caucase.

Elle mène ainsi des combats défensifs sur la Manych et le cours inférieur du Don, puis dans le Donbass. Les Soviétiques, qui ne laissent pas le temps aux Allemands et leurs alliés de se rétablir, s'engagent alors très en pointe vers Dniepropetrovsk et Zaporojié et au mois de février, la 4.Panzer-Armee se retrouve au bord du Dniepr.

Bataille de Kharkov-Bjelgorod[modifier | modifier le code]

Bataille de Koursk[modifier | modifier le code]

Zitadelle[modifier | modifier le code]

Polkovodets Roumiantsev[modifier | modifier le code]

Bataille du Dniepr[modifier | modifier le code]

Ordres de batailles[modifier | modifier le code]

2 janvier 1942[modifier | modifier le code]

22 avril 1942[modifier | modifier le code]

24 juin 1942[modifier | modifier le code]

15 novembre 1942[modifier | modifier le code]

1er janvier 1943[modifier | modifier le code]

7 juillet 1943[modifier | modifier le code]

20 novembre 1943[modifier | modifier le code]

26 décembre 1943[modifier | modifier le code]

15 avril 1944[modifier | modifier le code]

15 mai 1944[modifier | modifier le code]

15 juin 1944[modifier | modifier le code]

15 juillet 1944[modifier | modifier le code]

15 août 1944[modifier | modifier le code]

28 septembre 1944[modifier | modifier le code]

13 octobre 1944[modifier | modifier le code]

26 novembre 1944[modifier | modifier le code]

31 décembre 1944[modifier | modifier le code]

26 janvier 1945[modifier | modifier le code]

1er mars 1945[modifier | modifier le code]

12 avril 1945[modifier | modifier le code]

30 avril 1945[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette unité était à l'origine destinée à l'opération Saturne, dès lors compromise par son absence. Révisée en une version moins ambitieuse, l'opération prend le nom de petit Saturne. Bien que scellant l'échec de Wintergewitter, cela contribue à permettre aux unités engagées dans le Caucase de se replier et d'éviter d'être prises au piège.