47 (Hitman)

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47
Sexe Masculin
Espèce Humain (clone)
Activité(s) Tueur à gages
Arme(s) favorite(s) Corde de piano, Silverballer

Créé par Morten Iversen (scénariste)
Voix David Bateson (VO)

Philippe Dumond (VF) (2002-2006) Jérémie Covillault (VF) (2012-)

Série(s) Hitman
Première apparition Hitman : Tueur à gages

47 est un personnage de jeu vidéo, protagoniste central de la série Hitman créée par IO Interactive en 2000. 47 est un tueur à gages légendaire qui travaille pour l'Agence, une organisation entourée de mystères.

En plus des jeux vidéo, 47 est également apparu au cinéma avec Hitman et dans deux romans, Hitman: Enemy Within de William C. Dietz, en 2007 et Hitman: Damnation de Raymond Benson en 2012.

Présentation[modifier | modifier le code]

L'emblème de Hitman.

47 est un tueur à gages qui travaille pour l'ICA, ou l'« Agence », une organisation clandestine employant des assassins. À l'origine, 47 est un clone conçu grâce à la génétique (il possède 47 chromosomes) pour tuer, créé par le Dr Otto Ort-Meyer. Il fait partie d'une longue série de clones, qui ont la même apparence que lui mais sont aveuglément obéissants.

Bien qu'il utilise de nombreux alias[1] dans le cadre de ses missions, 47 ne porte pas de véritable nom. Le numéro 47 lui a été attribué à cause de son code-barres tatoué sur la nuque (640509-040147), composé de sa date de naissance (5 septembre 1964) et d'un numéro de série indiquant qu'il est le 47e clone créé par Ort-Meyer.

47 possède son propre insigne qui est une version stylisée de la fleur de lys, généralement offerte lors des enterrements. Il apparait en filigrane tout le long des jeux mais apparait physiquement dans Hitman: Tueur à gages sur le portail de l'asile d'Ort-Meyer et dans son laboratoire, ainsi que sur le matériel de 47 comme sur ses pistolets AMT Hardballer ou sur son ordinateur portable.

Traits physiques[modifier | modifier le code]

Le code-barres visible à l'arrière du crâne de 47.

Physiquement, 47 se présente comme un homme d'une quarantaine d'années, avec un étrange code barre tatoué à l'arrière de son crâne chauve. Habituellement, 47 revêt un complet italien noir avec une chemise blanche rayée, des gants en cuir noir, et une cravate rouge. Cependant, il est amené à changer fréquemment de costume au cours de ses missions.

Sa figure est assez allongée, ses pommettes larges, son front proéminent et anguleux. Son visage, à la peau très pâle est peu expressif, accentué par des yeux bleus et un regard très froid. Il est entièrement glabre, à l'exception de ses sourcils, qui sont bruns. Son apparence et sa grande taille (près d'1 mètre 90) le rendent assez intimidant pour les autres personnages.

47 a été entièrement modélisé d'après David Bateson, qui prête également sa voix à 47 dans tous les jeux (Philippe Dumond assure le doublage français depuis Hitman 2, excepté dans Hitman: Absolution où il est remplacé par Jérémie Covillault), mais c'est Timothy Olyphant qui a été choisi pour l'incarner au cinéma en 2007.

Caractère et sens moral[modifier | modifier le code]

47 est un homme calme, solitaire, s'exprimant toujours de manière polie et très formelle[2]. Conditionné pour ne pas exprimer de sentiments, il ne se gêne pas pour assassiner froidement et sauvagement n'importe qui quand il l'estime nécessaire. Cependant, il semble tout de même doté d'un certain sens éthique comme il le montre en se repentant dans Hitman: Silent Assassin où il reverse également sa fortune à l'Église catholique et entre en retraite. Malgré cette prise de conscience, il préfère abandonner la religion et reprendre son travail d'assassin à la suite des événements de ce second opus, se sentant trahi.

Le passé et les idéaux de ses cibles semblent lui importer peu, du moment qu'il est payé. Comme il le dit lui-même, « [il] ne fait pas de politique »[3] Il a par contre tendance à éviter de tuer les personnes qui ne sont pas ses cibles[4]. voire à porter secours à un innocent. Néanmoins, cela ne l'empêche pas d'éliminer des personnes en apparence innocentes, ou tout du moins désarmées, pour protéger son identité[5]. En mission, c'est au joueur de choisir si 47 est sanguinaire ou pas même si le jeu encourage à la discrétion. Chaque tuerie gratuite, chaque alarme déclenchée, entraîne un malus sur la récompense obtenue en fin de mission. Dans Hitman: Absolution, un bonus est donné lorsque 47 aide des innocents[6].

Bien que 47 amasse des fortunes grâce à ses contrats, ce qu'il fait de son argent n'est pas clair, les loisirs et le luxe ne l'intéressant visiblement pas. Lorsqu'il n'est pas en mission, 47 vit seul dans une planque isolée. Son tempérament solitaire semble en partie se justifier par son absence de confiance envers quiconque. Son seul ami connu est le père Vittorio, un prêtre sicilien qu'il rencontre dans Silent Assassin et avec qui il préfère prendre ses distances pour lui éviter d'autres ennuis. Vittorio reste la seule personne pour laquelle 47 ait pris des risques sans qu'il n'y ait de récompense à la clé. L'autre personne envers qui 47 semble avoir relativement confiance est Diana Burnwood, son agent de liaison avec l'Agence, avec qui il entretient des rapports professionnels réguliers. Habituellement, 47 et Diana ne se rencontrent jamais en personne mais les évènements de Contracts et Blood Money les amènent à se parler brièvement en face-à-face à deux reprises ; dans Absolution, il est chargé de la tuer et on découvre pour la première fois son visage. Au cours de ses missions, 47 rencontre également à plusieurs reprises Mei Ling, une esclave sexuelle asiatique, et Smith, un agent de la CIA, mais ne montre aucun attachement envers eux. Hormis Vittorio, 47 semble considérer toutes ses relations comme strictement professionnelles.

Ort-Meyer rapporte que 47 s'était attaché à un lapin de laboratoire quand il était petit, seul être pour qui 47 ait ressenti de l'affection dans l'asile où il a grandi jusqu'à pleurer le jour de sa mort[7]. Dans Blood Money, 47 adopte un canari mais il le tue ensuite pour le réduire au silence lorsqu'il entend venir des intrus chez lui.

Compétences[modifier | modifier le code]

Bien que sans pouvoir particulier, 47 a été programmé pour être une machine à tuer. Doté d'une intelligence calculatrice, il est aussi plus athlétique qu'un être humain normal et possède une résistance physique assez importante pour lui permettre d'encaisser plusieurs balles sans mourir.

47 sait manier une très large panoplie d'armes mais son arme de prédilection reste toujours la discrète corde de piano avec laquelle il étrangle ses cibles. À distance, son arme par défaut est le Silverballer, un pistolet AMT Hardballer personnalisé. Même si ce n'est pas vraiment une compétence, 47 peut voler les uniformes des ennemis pour mieux approcher ses cibles.

Sa redoutable efficacité fait de lui le meilleur tueur de l'Agence qui l'emploie. Connu pour accomplir ses contrats, même les plus difficiles, en toute discrétion, sa furtivité et son habileté font de lui une légende urbaine. Bien peu de gens connaissent son apparence et les rares à l'avoir découverte n'ont pas vécu assez longtemps pour la divulguer. Diana reste à ce jour la seule personne à avoir réussi à piéger 47.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de 47 racontée ici a été reconstituée à partir d’informations puisées dans les jeux et des sites officiels d’Hitman 2 et d’Hitman: Contracts, même si le récit de ceux-ci sur les origines et les débuts du héros entrent en contradiction sur plusieurs points.

Les origines[modifier | modifier le code]

À la sortie d’Hitman 2: Silent Assassin, Eidos Interactive a rendu public quelques extraits du carnet que tenait Ort-Meyer, le créateur de 47, sur lequel il prit des notes de ses longues expérimentations (précisément 29 ans : de 1964 à 1993) sur les clones[7]. À la sortie d’Hitman: Contracts, une section du site officiel du jeu est consacrée aux origines de 47[8].

La genèse de 47 remonte à 1950 en Indochine française, lorsque cinq hommes venus des quatre coins du monde, et issus de milieux défavorisés, s'engagent dans la Légion étrangère. D'abord affectés à la surveillance d'un centre de recherche très secret, leurs hautes performances les qualifièrent pour un programme expérimental de création d'organe et de corps de remplacement. Ces cinq hommes s'appelaient :

  • Lee Hong, fils d'un dirigeant d'une triade chinoise, envoyé par ses parents dans la légion pour le protéger.
  • Pablo Belisario Ochoa, jeune voleur des rues de Cali, une ville aux mains de l'empire de la drogue, en Colombie.
  • Frantz Fuchs, activiste d'extrême-droite autrichien recherché.
  • Arkadij Jegorov dit Boris, contrebandier nationaliste russe recherché par les communistes.
  • Otto Wolfgang Ort-Meyer, étudiant en médecine dont les théories sont jugées absurdes et éthiquement décriées par ses pairs[9].

C'est à ce moment qu'ils commencent à mener leurs propres recherches, créant des clones d'eux-mêmes dans le but de s'assurer ainsi une jeunesse éternelle. Mais le projet fut avorté par la découverte et la destruction complète du laboratoire par des ennemis. Les cinq hommes n'eurent d'autre choix que de s'enfuir et de retourner dans la légion pour y terminer leurs années de service, avant de repartir chacun dans leur pays natal où ils se lancèrent dans diverses activités criminelles.

Tous, sauf un, le Dr Ort-Meyer qui n'était pas décidé à abandonner des recherches aussi prometteuses. Il trouva refuge en Roumanie pour les poursuivre clandestinement dans les sous-sols d'un asile lui servant de couverture, en plus de lui assurer un flux constant de cobayes. Ses recherches débouchèrent sur la création d'un sérum ralentissant le vieillissement cellulaire, le rapprochant peu à peu de la création d'une version améliorée, amplifiée et évoluée de l’espèce humaine.

Dès les années 1960, il crée un nombre indéterminé de clones (plusieurs dizaines) qui grandissent dans l'asile. Le corps médical du faux asile suit l'évolution des clones, tandis que les gardes de sécurité surveillent qu'aucun d'entre eux ne s'évade ou ne se rebelle. Des instructeurs physiques se chargent d'entraîner les clones au combat, au tir et à l'assassinat dès leur plus jeune âge. Derrière le crâne de chaque clone est tatoué un numéro composé de la date de naissance du clone et d'un numéro de série pour les rendre identifiables les uns des autres. Le 12 janvier 1975, les clones se voient ajouter un code-barres en plus du tatouage pour être automatiquement identifiés par des scanners, ceux-ci permettant de contrôler leurs allées et venues.

Après plusieurs années et de nombreux essais, le 47e clone, issu de la série 4, se distingue vite comme le plus prometteur. Fait à partir des cellules souches des anciens compères de Ort-Meyer combinées à un 47e chromosome, le 47e clone, ou 47, avait hérité des qualités de chacun, sans les défauts qui les accompagnaient : tireur d'exception, endurance hors-norme, intellect surévolué, 47 représentait tous les espoirs de Ort-Meyer. Malgré un côté un peu trop humain qui ne le rendait pas assez docile, il était néanmoins son clone le plus abouti. Il semble que le rêve d'Ort-Meyer était de créer une armée de clones pour contrôler la mafia du monde entier et peut-être même le monde tout court[10].

Mais il restait un obstacle pour le professeur, ses anciens collaborateurs, qui avaient financé le programme depuis le début et auraient reçu en échange des organes clonés pour ralentir leur vieillissement[11], avaient eux aussi des vues sur les clones-tueurs et commençaient à exercer des pressions sur Ort-Meyer pour obtenir leur part de bénéfices dans l'affaire. Ne désirant pas partager le fruit de tant d'années de recherches, Ort-Meyer décide alors d'organiser l'évasion de son meilleur clone, 47.

Parricides et fratricides[modifier | modifier le code]

Cette période est couverte par le premier jeu de la série : Hitman: Codename 47. Dans les sous-sols de l'asile en Roumanie, 47 se réveille. Rendu amnésique par Ort-Meyer, il ne sait plus qui il est ni ce qu’il fabrique dans cet endroit. Se découvrant rapidement des talents meurtriers, il les utilise pour prendre la fuite. L'évasion est évidemment orchestrée de toute pièce par Ort-Meyer qui le guide via les haut-parleurs du centre.

L'année suivante, il entre au service d’une mystérieuse agence de tueurs à gages qui communique avec lui par le biais d’une femme : Diana Burnwood, dont les contacts se font uniquement par ordinateur ou par téléphone. Lors de ses premiers contrats, 47 doit essentiellement exécuter quatre criminels assez différents les uns des autres. Seules des lettres retrouvées sur leurs cadavres laissent à penser qu’ils se connaissent : Lee Hong, Pablo Ochoa, Frantz Fuchs et Boris, alias Arkadij Jegorov. Les quatre cibles éliminées, 47 est renvoyé dans l'asile d'où il vient pour remplir un dernier contrat. Il s'agit en réalité d'un guet-apens de son créateur pour se réapproprier sa création.

En même temps que le joueur, 47 découvre ses origines. Il apprend qu’il a tué quatre des hommes qui lui ont donné leur ADN et que le commanditaire des meurtres est le Dr Ort-Meyer, son principal créateur et cinquième « géniteur ». Ort-Meyer s'est délibérément servi de 47 pour supprimer ses anciens camarades devenus trop encombrants. Dans le laboratoire, 47 découvre qu'il existe des dizaines d'autres clones conçus par Ort-Meyer, d'apparence identique, mais sans la moindre once d'humanité, ce qui les rend plus dociles mais aussi plus imparfaits que 47. Ort-Meyer envoie sa toute dernière série de clones (la série 48) éliminer 47 mais celui-ci s'en débarrasse successivement avant d'être confronté à son « géniteur ». Malgré ses phrases sur l'amour paternel, Ort-Meyer meurt à son tour des mains de 47.

Hitman: Codename 47 situe le jeu en 1999-2000. Cependant le journal d'Ort-Meyer (inventé pour le second opus) se clôture sur l'imminence de la « phase finale » de son plan, ce qui semble sous-entendre que l'évasion de 47 se déroule en 1993. Pour le troisième opus, le site officiel indique que 47 a voyagé en Europe plusieurs mois avec Ort-Meyer avant que l'Agence ne le contacte. Il est possible qu'il s'agisse d'une manœuvre des scénaristes pour rallonger la carrière de 47 en la faisant commencer sept ans plus tôt.

Rédemption[modifier | modifier le code]

Cette période est couverte par le jeu Hitman 2: Silent Assassin. Chamboulé par les évènements du premier opus, 47 se tourne vers la religion. Pendant plus d'un an, il travaille comme jardinier dans une petite chapelle du domaine de Gontrano près de Palerme en Sicile où le père Vittorio, son premier et seul ami, l’aide à trouver le chemin de la rédemption. Mais le criminel russe Sergueï Zavorotko, frère d'Arkadij Jegorov, qui menait des recherches sur les anciennes activités de son frangin, découvre les opérations de clonage d'Ort-Meyer, financièrement entretenues par son frère, et l'existence de 47. Fasciné, il décide de faire enlever le père Vittorio afin d’obliger l’ex-tueur à reprendre du service pour son propre compte. Sous le couvert de l’anonymat, il commandite l’exécution des seules personnes au courant de son plan pour récupérer et éliminer les témoins de son vol de têtes nucléaires, par l’entremise de l'ICA, comme l'avait fait Ort-Meyer. Pendant une mission en Afghanistan, 47 épargne les casques bleus de l'ONU, ce qui servira aux relations entre l'ICA et l'ONU. Lorsqu'il est découvert, les Nations Unies, qui ne peuvent pas l'avoir légalement, décident de mettre un contrat sur sa tête. Craignant pour son avenir, Sergueï décide de faire exécuter le tueur par 17, un survivant des clones d’Ort-Meyer. 47 s’en sort néanmoins indemne et poursuit Zavoratko jusqu’à la chapelle du domaine de Gontrano où il libère enfin le père Vittorio après avoir exécuté son ennemi et une vingtaine de ses hommes de main dont les cadavres souillent à présent le lieu de culte. Ne voulant plus attirer d'ennuis au Père Vittorio et consterné par son aventure, 47 renonce à la foi, quitte Gontrano et reprend sa vie d’avant.

Retours en arrière[modifier | modifier le code]

Cette période est couverte par le jeu Hitman: Contracts. Cette aventure se situe entre les 3e et 4e missions du jeu Hitman: Blood Money avec lequel il forme un tout. Au cours d’une mission à l’opéra de Paris, Albert Fournier, inspecteur corrompu de la police française et cible de 47, blesse le tueur d’une balle avant que celui-ci n’ait eu le temps de s’en prendre à lui. 47 parvient malgré tout à s'échapper et rentre à son hôtel où, atteint de fièvre, il replonge malgré lui dans certains de ses crimes passés. Un médecin de l’Agence arrive cependant à temps pour le soigner avant que l’hôtel ne soit encerclé par la police sous le commandement de Fournier. Et 47 parvient à s’enfuir vers l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, non sans avoir abattu sa cible au passage.

Dans l'avion, 47 rencontre Diana pour la première fois.

Guerre secrète[modifier | modifier le code]

Cette période est couverte dans le jeu Hitman: Blood Money. À force d'occire les criminels du monde entier pour le compte de l'Agence, 47 est devenue une véritable légende urbaine. « Jack » Alexander Leland Cayne raconte au journaliste Rick Henderson comment il a réussi, au terme d'une lutte acharnée, à abattre 47. Cet ancien directeur du FBI explique ses motivations par la crainte que lui inspire la légalisation des recherches sur le clonage humain pour la sécurité des États-Unis. En réalité, Alexander est le chef occulte de la « Franchise », une agence rivale de tueurs à gages qui convoite le bénéfice des recherches d'Ort-Meyer sur le clonage à son seul profit. Il semble en effet que la Franchise ait récupéré les recherches d'Ort-Meyer pour fabriquer d'autres tueurs, ce qu'elle réussit à faire avec moins d'efficacité toutefois, les nouveaux clones souffrant de plusieurs défauts, dont l'albinisme. Un échantillon de l'ADN de 47 était nécessaire pour que les laboratoires de clonage de la Franchise puissent corriger les défauts de leurs clones, ce qui fait de 47 l'objet de nombreuses convoitises.

Pour arriver à ses fins, la Franchise déclare la guerre à l’ICA. Dans cette guerre de l'ombre, les pertes sont très lourdes pour l'ICA. Ses membres sont supprimés les uns après les autres et 47 devient bientôt son dernier agent encore en vie. Ultime survivante avec 47, Diana élabore alors une contre-attaque : elle abuse de la confiance de 47 pour lui faire une injection provoquant un coma si profond qu’il passe pour mort. Elle remet sa dépouille à Cayne, qui décide de faire entrer Diana dans son organisation en faisant d'elle son infirmière personnelle. Ayant invité Henderson à assister aux funérailles du tueur qu'il a personnellement organisé, Cayne tombe dans le piège tendu par Diana. 47 se réveille au milieu de la cérémonie et supprime tout le monde autour de lui, y compris Cayne et le journaliste ; Diana peut ainsi relancer l'ICA avec de nouveaux membres et en reprend la direction, sans le concours de 47 toutefois. La dernière véritable mission de cet opus suggère que le tueur travaillera désormais pour la CIA.

Parallèlement à cette histoire se déroulent les élections présidentielles aux États-Unis où le président Tom Stewart, en bonne voie pour se faire réélire, se présente favorable à la légalisation du clonage. L'Alpha Zerox, une organisation gouvernementale secrète dont la Franchise est une branche, est parvenue à installer un des leurs, Daniel Morris, à la place du vice-président, en éliminant ce dernier. La Franchise envoie Mark Parchezzi III, son meilleur clone-tueur, pour éliminer le président Stewart afin que Morris le remplace et interdise le clonage. Ainsi, la Franchise conserverait cette technologie pour elle.

Absolution[modifier | modifier le code]

Dans le cinquième épisode de la série, nommé Hitman: Absolution, 47 est chargé d’exécuter Diana Burnwood (le seule contact avec l'agence) après que celle-ci ait kidnappé Victoria, ultime aboutissement des recherche de clonage du docteur Ort-Meyer. Victoria est un clone crée par l'Agence avec de l'ADN dont la provenance n'est pas connue à ce jour mais aussi avec le 47e chromosome de l'agent 47 qui semble contenir la somme de toutes ses connaissances en matière de meurtre. Pour éviter à Victoria de subir le même sort que 47, Diana décide de la kidnapper et de la mettre en sécurité chez elle. Mais L'agence, qui espérait se servir de Victoria comme remplaçante de 47, ordonne la mort de Diana. Lors de cette mission qui est la première du jeu, 47 est guidé par Benjamin Travis, nouvel agent de liaison entre 47 et l'ICA. Après avoir tué Diana, 47 écoute les dernières volontés de Diana qui lui explique que Victoria est un clone manipulé par les docteurs de l'Agence afin qu'elle le remplace. 47 rompt alors le contact avec Travis et décide d’emmener Victoria dans un orphelinat où elle sera en sécurité.

47 part ensuite à la recherche des docteurs qui ont transformé Victoria. Il rencontre Birdie un homme vivant dans un car abandonné derrière une place de Chinatown, à Chicago. En échange de quelques outils « professionnels » appartenant à 47, celui-ci lui révèle que les docteurs sont employés par Dexter Industries. Afin d'obtenir plus d'informations, 47 décide de partir à la recherche de celui qui possède cette entreprise : Blake Conwalis Dexter, logeant alors à l'hôtel Terminus avec son assistante et son garde du corps. En se rendant jusqu’à sa chambre, 47 découvre l'imposant Sanchez : 3 mètres de haut pour 400 kilos de muscles. Rapidement maîtrisé, 47 sombre dans l’inconscience. Dexter est très surpris par cette découverte car pour les grands de ce monde, comme lui, l'agent 47 est une légende, le meilleur assassin qu'un homme puisse se payer. Après avoir tué une femme de ménage, celui-ci met le feu à la chambre et laisse 47 face à la police. Il parvient à s'enfuir et à gagner la ville de Hope (Dakota du Sud), siège de Dexter Industries, où il tue les scientifiques ayant mené des recherches sur Victoria. Après avoir tué les hommes de mains de Dexter, et Dexter lui-même, il parvient à libérer Victoria. L'Agence, doutant de la mort de Diana, procède à l'exhumation de son corps. 47 tue les nouveaux dirigeants de l'Agence et se rend compte que Diana n'est pas morte. Victoria retourne vivre avec Diana, et la dernière cinématique montre Victoria hésitant sur son avenir, observée de loin par 47.

Conception[modifier | modifier le code]

Initialement, le studio danois IO Interactive recherchait un personnage un peu plus sombre que la plupart des personnages de jeu vidéo. En partant de ce point, et s'inspirant de nombreuses références comme le cinéma hongkongais ou les comics, l'équipe eut l'idée provocante de réaliser un jeu permettant d'incarner un assassin[12].

Selon le lead designer Jacob Andersen, 47 était initialement chevelu, puis a porté un moment des lunettes hi-tech, avant de devenir le tueur chauve actuel[13]. Le corps et le visage de 47 ont été modélisés d'après David Bateson, celui-ci prête également sa voix à 47 dans la version originale de tous les jeux.

Selon le game director Rasmus Højengaard, l'idée du clone se développa en même temps que le premier Hitman. L'équipe trouvait plus intéressant que 47 ne possède aucune racine : en faisant de 47 un clone, sa personnalité et son destin se retrouvaient entre les mains de ses créateurs génétiques qui pouvait faire de lui l'assassin ultime[12].

Apparitions[modifier | modifier le code]

Timothy Olyphant, l'acteur choisi pour incarner 47 à l'écran.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Certains de ces alias contiennent des jeux de mots morbides comme Tobias Rieper (allusion à « Grim Reaper », la faucheuse en anglais), Metzger (« boucher » en allemand), ou Dr. Cropes (anagramme de corpse, « cadavre » en anglais).
  2. À l'exception du « salope ! » qu'il lance à Diana lorsque celle-ci le piège dans Hitman: Blood Money.
  3. 47 dans Hitman: Blood Money, cinématique d'introduction de la mission « 25e Amendement ».
  4. Les cinématiques des jeux, notamment dans Hitman: Contracts, le montre en train d'assommer plutôt que tuer les hommes de mains et les passants.
  5. Dans Blood Money, 47 tue un facteur parce qu'il est inscrit Code Red sur le paquet qu'il lui livre. À la fin du jeu, il élimine également un journaliste et un prêtre qui connaissent son identité.
  6. Comme dans la mission de l'orphelinat, lorsque 47 peut décider de tuer les deux mercenaires qui torturent un garde.
  7. a et b Journal de Ort-Meyer, Eidos Interactive, (page consultée le 1er juin 2008).
  8. Hitman: Contracts - site officiel, page « Général », section « background ».
  9. Ort-Meyer : « I discovered the true power of 47 chromosomes. Do you think that was easy ? As always, I was ahead of my time. They shook their bony little heads, looked at me with those beady little eyes and said I was crazy. You, my friend, are living proof that I'm not ! », Eidos Interactive, Hitman: Codename 47.
  10. Ort-Meyer : « Man was made at the end of the week's work, when God was tired. I quickly improved on all of the built-in flaws. I'll show the whole world who's right - and decide who will be left ! », Eidos Interactive Hitman: Codename 47.
  11. Au moment d’Hitman: Codename 47, chacun devrait avoir 60-70 ans mais ils paraissent 20 ans de moins.
  12. a et b PC Zone Staff, Looking Back… Hitman: Blood Money - Interview de Rasmus Højengaard, CVG, 12 septembre 2006, (page consultée le 1er juin 2008).
  13. Andreas 'Interman' Misund, Hitman 2 Interview, Gamershell.com, (page consultée le 1er juin 2008).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]