41e division d'infanterie (France)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
41e division d'infanterie
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Division d'infanterie
Rôle Infanterie
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles 1914 - bataille des Frontières
1916 - bataille de la Somme
1917 - Chemin des Dames

La 41e division d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale.

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Mobilisée dans la VIIe région.

Composition au cours de la guerre[modifier | modifier le code]

23e régiment d'infanterie d'août 1914 à novembre 1918
42e régiment d'infanterie de juin 1917 à novembre 1918
133e régiment d'infanterie d'août 1914 à juin 1917
128e régiment d'infanterie de novembre 1917 à novembre 1918
152e régiment d'infanterie d'août à décembre 1914
215e régiment d'infanterie de décembre 1914 à juin 1916
229e régiment d'infanterie de mars 1916 à novembre 1917 (dissolution)
253e régiment d'infanterie de décembre 1914 à juin 1916
343e régiment d'infanterie de décembre 1914 à juin 1916 (dissolution)
363e régiment d'infanterie de septembre 1914 à septembre 1917
373e régiment d'infanterie de septembre 1914 à juin 1916 (dissolution)
5e bataillon de chasseurs à pied d'août à décembre 1914
15e bataillon de chasseurs à pied d'août à décembre 1914
41e bataillon de chasseurs à pied de février à novembre 1915
22e bataillon alpin de chasseurs à pied de décembre 1914 à mai 1915
46e bataillon de chasseurs alpins d'août à décembre 1914
70e bataillon de chasseurs alpins de septembre 1914 à mai 1915
43e régiment d'infanterie territoriale
37e régiment d'infanterie coloniale de septembre 1914 à juin 1915
54e régiment d'infanterie territoriale d'août à novembre 1918

1914[modifier | modifier le code]

4 – 10 août

En couverture, entre le col de la Schlucht et le col de Bussang.

10 – 14 août

Repli à l'est de Rougemont-le-Château et de Massevaux.

14 – 24 août

Reprise de l'offensive en direction de Mulhouse :
19 août : combats vers Dornach.

24 – 29 août

Repli vers la région de Munster, puis vers celle de Gérardmer.

29 août – 13 septembre

Mouvement vers Anould ; puis attaques des hauteurs au nord d'Anould et de Fraize.
Violents combats au col de Mandray et des Journaux.
10 et 11 septembre : enlèvement de Mandray et du col des Journaux.

13 – 28 septembre

Mouvement vers Saint-Dié et occupation d'un secteur vers Lesseux et Fontenelle.
Combats dans le massif de l'Ormont, au Spitzemberg, à Charémont et à la Forain.

28 septembre 1914 – 11 juin 1916

Occupation d'un secteur entre la Chapelotte et la Fave (région de Provenchères-sur-Fave), étendu à droite, à partir du 19 décembre 1914, jusqu'au col du Bonhomme :
En février et en mars 1915 : combats vers la Chapelotte.
22 juin : perte de la cote 637
8 juillet : reprise de la cote 637
24 juillet : prise de Launois ; combats de la Fontenelle.
23 mars 1916 : front réduit, à droite, jusqu'au col de Sainte-Marie.
25 et 26 avril : combats à la Chapelotte.

1916[modifier | modifier le code]

11 juin – 16 juillet

Retrait du front, repos vers Bruyères.
À partir du 13 juin, mouvement par étapes vers Bayon ; repos et instruction au camp de Saffais.
À partir du 25 juin, transport par V.F. dans la région de Breteuil ; repos.

16 juillet – 10 août

Mouvement vers le front : engagée, à partir du 21, dans la bataille de la Somme, entre le bois de Hem et la Somme.
30 juillet, 7 et 8 août : attaques françaises (combats du bois de Hem, de la ferme Monacu et du bois de Retz).

10 – 27 août

Retrait du front ; stationnement vers Villers-Bretonneux.

27 août – 14 septembre

Engagée à nouveau dans la bataille de la Somme, entre le sud du Forest et le nord-ouest de Cléry-sur-Somme
À partir du 3 septembre, attaque puis progression vers la ferme de Bois l'Abbé et Bouchavesnes.
12 septembre, prise de Bouchavesnes.

14 – 20 septembre

Retrait du front et repos au sud-ouest d'Amiens.

20 – 29 septembre

Transport par V.F. dans la région de Sainte-Menehould ; repos.

29 septembre – 31 décembre

Mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers le Four de Paris et Vienne-le-Château, étendu à gauche, le 31 octobre, jusque vers l'Aisne.

31 décembre 1916 – 19 janvier 1917

Mouvement par étapes vers Mailly-le-Camp ; repos et instruction au camp.

1917[modifier | modifier le code]

19 – 29 janvier

Mouvement, par Sézanne, Orbais-l'Abbaye et Ville-en-Tardenois, vers la région de Pargny-lès-Reims.

29 janvier – 12 mai

Occupation d'un secteur vers Sapigneul et les Cavaliers de Courcy, réduit à gauche, le 21 février, jusqu'à la ferme de Luxembourg, et, à droite, le 13 mars, jusqu'au sud de Loivre.
15 Avril : bataille du Chemin des Dames, prise de Loivre et organisation des positions conquises
4 mai : combat de Berméricourt.

12 mai – 3 juin

Retrait du front, repos vers Damery, à partir du 24 mai, au camp de Ville-en-Tardenois.

3 – 18 juin

Transport par camions dans la région de Châlons-sur-Marne ; repos et instruction vers Coupéville.

18 juin – 16 septembre

Mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers la Courtine et la Côte 193.

16 septembre – 6 octobre

Retrait du front ; repos vers Saint-Germain-la-Ville et Pogny.

6 – 17 octobre

Transport par camions dans la région de Condé-en-Barrois, puis, le 15 octobre, dans celle de Verdun.

17 octobre – 21 novembre

Occupation d'un secteur vers la ferme Mormont et la Côte 344.

21 novembre – 29 décembre

Retrait du front et transport par V.F. dans la région de Joinville-en-Vallage ; repos et instruction.
À partir du 24 décembre, transport par V.F. dans la région Toul, Dombasle-sur-Meurthe.

29 décembre 1917 – 22 avril 1918

Occupation d'un secteur entre le Sânon et Bezange-la-Grande.

1918[modifier | modifier le code]

22 avril – 1er mai

Retrait du front. Mouvement vers Saint-Nicolas-de-Port, puis vers Toul ; repos.

1er mai – 1er juin

Transport par V.F. dans la région de Beauvais puis dans celle de Bergues.
Engagée, à partir du 16 mai, vers Locre et le château de Locre, dans la 3e bataille des Flandres
20 mai : prise de l'hospice de Locre.

1er – 29 juin

Retrait du front ; repos vers Saint-Pol-sur-Mer.
À partir du 7 juin, transport par camions vers Cassel ; repos et travaux de deuxième position.

29 juin – 8 juillet

Occupation d'un secteur vers Koutkot et Fontaine-Houck.

8 – 17 juillet

Retrait du front (relève par l'armée britannique); repos vers Cassel.
À partir du 10 juillet, transport par V.F. dans la région de Senlis ; repos.

17 juillet – 8 août

Mouvement vers la lisière est de la forêt de Villers-Cotterêts.
À partir du 18 juillet, engagée, vers Faverolles, dans la 2e bataille de la Marne :
Offensive, depuis la Savières vers la Vesle, par Oulchy-le-Château (25 juillet) et Saponay.

8 – 24 août

Retrait du front et transport par camions à Étrépilly ; repos.

24 août – 5 septembre

Transport par camions vers Soissons.
À partir du 25 août, engagée dans la poussée vers la position Hindenburg : progression, par Cuffies, jusque vers Laffaux.

5 – 21 septembre

Retrait du front, repos vers Soissons.
À partir du 15 septembre, engagée encore dans la Poussée vers la position Hindenburg, à l'ouest de Vailly-sur-Aisne : combats au nord de Vailly.

21 septembre – 3 octobre

Retrait du front et mouvement vers Villers-Cotterêts.
À partir du 22 septembre, transport par V.F. dans la région de Lederzeele, puis mouvement vers Ypres.

3 – 21 octobre

Engagée dans la bataille des crêtes des Flandres (en liaison avec l'armée belge) : progression, en combattant, de Poelkapelle vers Roulers.
14 et 15 octobre : engagée dans la bataille de Roulers : attaque et prise de Roulers (14 octobre).

21 octobre – 10 novembre

Travaux d'organisation des positions conquises.
À partir du 31 octobre, engagée dans la bataille de la Lys et de l'Escaut (en liaison avec les armées américaine et britannique) : violents combats vers Audenarde ; puis franchissement de l'Escaut.

10 – 11 novembre

Retrait du front ; regroupement à l'ouest d'Audenarde.

Rattachements[modifier | modifier le code]

Affectation organique:

1re armée

2 – 11 août 1914
28 août – 8 décembre 1914

2e armée

6 octobre – 24 décembre 1917

4e armée

20 septembre 1916 – 20 janvier 1917
3 juin – 6 octobre 1917

5e armée

20 janvier – 3 juin 1917
1er – 9 mai 1918

6e armée

25 – 28 juin 1916
16 juillet – 20 septembre 1916

7e armée

4 avril 1915 – 13 juin 1916
25 – 26 juillet 1918
19 octobre – 11 novembre 1918

8e armée

24 décembre 1917 – 1er mai 1918

10e armée

28 juin – 16 juillet 1916
10 – 15 juillet 1918
26 juillet – 21 septembre 1918

Armée d'Alsace

11 – 28 août 1914

Détachement d'armée de Lorraine

13 -25 juin 1916

Détachement d'armée du Nord

9 mai – 30 juin 1918

Détachement d'armée de Verdun

8 décembre 1914 – 4 avril 1915

G.A.F.

21 septembre - 19 octobre 1918

G.Q.G.A

30 juin – 4 juillet 1918

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Drôle de guerre[modifier | modifier le code]

La 41e division d'infanterie, formation de série A et de type Nord-est sous les ordres du général Bridoux, est rattachée au XVIIIe corps d'armée qui est intégré à la 2e armée. Elle renforce le 155e régiment d'infanterie de forteresse qui occupe le sous-secteur de Marville (secteur fortifié de Montmédy) disposant de fortifications plutôt solides[2]. La division n'est dans son ensemble pas concernée par les plans d'interventions en Belgique, elle doit continuer à défendre le front qu'elle occupe, entre la 3e division d'infanterie coloniale à sa gauche et la 3e armée (du groupe d'armées no 2) sur sa droite. Seul son groupe de reconnaissance de division d'infanterie, le 36e GRDI, doit participer à la manœuvre retardatrice en Ardenne en renforçant le groupement est de la 2e division légère de cavalerie ; cette division agit en avant de la 2e armée en direction de la frontière belgo-luxembourgeoise au sud de Martelange[3].

Composition[modifier | modifier le code]

Au 10 mai 1940[4] :
Cavalerie

Infanterie

Artillerie

  • 13e régiment d'artillerie divisionnaire
  • 213e régiment d'artillerie lourde divisionnaire
  • 10e batterie divisionnaire antichar du 13e RAD
  • 41e parc d'artillerie divisionnaire
  • 41e compagnie d’ouvriers d'artillerie
  • 41e section de munitions hippomobile
  • 241e section de munitions automobile

Génie

  • compagnie de sapeurs-mineurs 41/1
  • compagnie de sapeurs-mineurs 4173/2

Transmissions

  • compagnie télégraphique 41/81
  • compagnie radio 41/82

Train

  • compagnie hippomobile 41/22
  • compagnie automobile 141/22

Intendance

  • groupe d’exploitation divisionnaire 41/22

Santé

  • 41e groupe sanitaire divisionnaire

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tué le 8 septembre 1914 au col du Bonhomme
  2. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers : Par delà la Meuse 10 - 15 mai 1940, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, 462 p. (ISBN 2-84048-270-3), p. 22.
  3. Mary 2009, p. 34 à 38.
  4. Mary 2009, p. 438.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

La 41e DI dans la bataille de l'Aisne (1917)