3e bataillon parachutiste (Belgique)

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3e bataillon parachutiste
Soldats du 3e bataillon parachutiste en parade à Courtrai en 1971.
Soldats du 3e bataillon parachutiste en parade à Courtrai en 1971.

Période 1955
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Allégeance Coats of arms of Belgium Military Forces.svg Armée belge
Branche Composante Terre
Type infanterie
Rôle Troupe aéroportée
Effectif 450 personnes
Fait partie de Brigade Paracommando
Garnison Kamina(1955-1960)
Kitega(1960-1962)
Lombardsijde(1 juillet 1962-1977)
Tielen(1977-)
Ancienne dénomination Corps de volontaires pour la Corée (1950-1955)
3e bataillon para-commando (1955-1959)
3e bataillon parachutiste (1959-)
Devise "Belgique"

Le 3e Bataillon Parachutiste, (néerlandais : 3de Bataljon Parachutisten) est une unité de la composante terre de l'armée belge dépendant de la Brigade Paracommando de 1955 à 2011. Il est l'héritier des traditions régimentaires du corps des volontaires belges de Corée.

Corps des volontaires de Corée[modifier | modifier le code]

Après le déclenchement de la guerre de Corée en 1950, les Nations-Unies demandèrent au gouvernement belge une assistance militaire. La Belgique, consciente des difficultés logistiques et du coût important de l'envoi de nombreux soldats ou matériel à travers le monde, opta pour l'envoi d'une unité d'élite sous commandement ONU[1] . La constitution belge interdisant l'envoi de miliciens à l'étranger en temps de paix, il fut impossible d'envoyer un bataillon déjà existant. Le Corps de volontaires pour la Corée (nommé "Belgian United Nations Command" (BUNC) par les américains) fut créé pour l'occasion. Un peloton de volontaire luxembourgeois lui fut incorporé. Les soldats reçurent un béret brun avec un nouvel insigne de béret pour les distinguer des autres unités belges.

Le Corps des volontaires de Corée fut impliqué dans de nombreux combats clefs de la guerre de Corée de 1951 et notamment la bataille de la rivière Imjin, la bataille de Haktang-ni et la bataille de Chatkol. Le régiment fut pour cela fut honoré des Presidential Unit Citations de la Corée du Sud et des États-Unis. Sur les 3000 soldats belges qui servirent en Corée, 101 furent tués ainsi que 2 Luxembourgeois, 5 furent portés disparus et 350 blessés entre l'arrivée du bataillon en 1951 et l'armistice en 1953[1]. Les dernières troupes belges quittèrent la Corée en 1955.

Création[modifier | modifier le code]

Le 3e bataillon parachutiste est formé en le 1er septembre 1955 à Kamina au Congo belge à partir d'élément des 1er bataillon parachutiste et 2e bataillon commando.

Principales opérations[modifier | modifier le code]

Ruanda-Urundi[modifier | modifier le code]

En 1960, le bataillon désarme toutes les garnisons de l'Urundi.

Congo[modifier | modifier le code]

En juillet 1960, le bataillon est parachuté à plusieurs reprises (Kikwit, Manono, Kindu).

Zaïre[modifier | modifier le code]

En mai 1978, le bataillon participe à l'opération Red Bean. Il évacue un millier de ressortissants européens jusqu'au 22 mai.

Rwanda[modifier | modifier le code]

En 1990, lors de l'opération Green beam, la 22e compagnie appuie le 2e bataillon commando dans la sécurisation et l'évacuation des ressortissants belges du Rwanda.

Zaïre[modifier | modifier le code]

En 1991, le bataillon entier participe à l'évacuation d'expatriés belges du Zaïre lors de l’opération Blue beam.

Iran[modifier | modifier le code]

Mi-avril 1991, durant la guerre du Golfe, le gouvernement belge décidé la participation du pays à l'opération internationale de secours Provide Comfort. Un détachement du 3e bataillon parachutiste construit un camp de tentes et fournit des soins médicaux aux réfugiés kurdes en Iran. C'est l'opération Brown shelter

République du Congo[modifier | modifier le code]

Opération Green stream du 19 avril au 1er juin 1997 en vue de l’évacuation des belges suite aux troubles créés par la fin du régime de Mobutu.

Maintien de la paix[modifier | modifier le code]

Somalie[modifier | modifier le code]

Soldats belges de l'ONUSOM en Somalie en 1993

En décembre 1992, le 1er bataillon parachutiste fut déployé en Somalie dans le cadre de l'Opération Restore Hope menée par l'armée américaine sous l'égide des Nations-Unies. Une partie de leur rôle consistait à protéger la distribution d'aide alimentaire des Nations Unies, ainsi que la recherche des militants. Le 3e bataillon y fut déployé un peu plus tard.

En 1993, 2 soldats du bataillon furent arrêtés après la publication, dans les journaux belges, d'une photo montrant apparemment 2 soldats tenant un garçon somalien au-dessus d'un feu[2]. Ces 2 soldats furent jugés en Belgique et acquittés par le tribunal militaire par manque de preuves[3].

Liban[modifier | modifier le code]

De février à juin 2007, une grande partie du bataillon participe à la FINUL en tant que force de protection aux démineurs et au détachement médical, à Tibnine au Liban. Lors d'un accident de la circulation, 3 casques bleus belges décèdent, dont deux parachutistes du 3e bataillon.

Organisation[modifier | modifier le code]

  • Un état-major
  • Une compagnie d'état-major
  • 2 compagnies d'infanterie (les 15 et 17e compagnies) comprenant chacune 3 pelotons d'infanterie répartie en 2 sections d'infanterie et une escouade anti-char.

Le bataillon était bilingue (Français-Néerlandais) de sa création à 1983. Il est actuellement unilingue néerlandophone.

Étendard[modifier | modifier le code]

L'étendard du corps des volontaires de Corée est remis au bataillon par le roi à Bruxelles en 1955. Il porte les inscriptions suivantes :

  • Imjin (Corée)
  • Haktang-Ni (Corée)
  • Chatkol (Corée)
  • Campagne de Corée 1951-1953

L'étendard porte également la fourragère de l’ordre de Léopold et de la Croix d'Honneur et du Mérite Militaire en vermeil attribuée par le Luxembourg en 1994.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Guy Bud, « Belgian and the Korean War » (consulté le 24 novembre 2012)
  2. (en) « Good intentions turned to shame », The Economist,‎ Jul 3rd 1997 (lire en ligne)
  3. (en) Nieck Ammerlaan, « Belgian soldiers acquitted in Somalia trial », Reuters,‎ 30 juin 1997 (lire en ligne)

Liens[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]