35e régiment d'infanterie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
35e régiment d'infanterie
Insigne régimentaire actuel du 35e RI
Insigne régimentaire actuel du 35e RI
Insigne régimentaire du 35e RIInsigne régimentaire du 35e RI de 1939 (ci-dessus)
Insigne régimentaire du 35e RI
Insigne régimentaire du 35e RI de 1939 (ci-dessus)

Période 1604
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Régiment d’infanterie mécanisée
Fait partie de 7e brigade blindée - 1999
Garnison Belfort
Ancienne dénomination 35e régiment d'infanterie mécanisée
Surnom "L'As de Trèfle"
Couleurs Jaune
En l’honneur de Monsieur de Némond
Devise "Tous gaillards, pas d'trainards..."
Inscriptions
sur l’emblème
Wagram 1809
Moskowa 1812
Alger 1830
Sébastopol 1854
Alsace L’Ourcq 1914
Champagne 1915
Verdun 1916
Reims 1918
Résistance Bourgogne 1944
AFN 1952-1962
Anniversaire Saint-Maurice
Fête le 30 juin (1830, Alger).
Équipement VBCI
VAB
VBL
Peugeot P4
TRM 2000
MILAN et ERYX
Fusil de tireur d'élite PGM de calibre 12,7mm
Mortiers de 81 mm
Guerres Guerres Napoléoniennes
Guerre de 1870
Première Guerre mondiale
Bataille de France
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Batailles Bataille de Wagram
Siège d'Alger
Siège de Sébastopol
Bataille de Dornach
Bataille de l’Ourcq
Bataille de Champagne
Bataille de Verdun
Bataille de Reims (1918)
Fourragères Aux couleurs du ruban de la médaille militaire
Décorations Croix de guerre 1914-1918
4 palmes

Le 35e régiment d'infanterie (ou 35e RI) est un régiment dont la tradition remonte au régiment de Nemond, constitué en 1604 par un gentilhomme lorrain nommé de Némond. Il est actuellement en garnison à Belfort. Depuis la Première Guerre mondiale, il est surnommé "As de Trèfle".

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Régiments successifs placés au 35e rang de préséance :

  • 1604 : Création du régiment de Némon
  • 1618 : régiment de la Force
  • 1661 : régiment de Durfort-Montgomery
  • 1665 : régiment de Durfort-Rauzan
  • 1670 : régiment Duc d'Anjou
  • 1671 : renommé régiment d'Anjou
  • 1753 : renommé régiment d'Aquitaine
  • 1776 : ses 2e et 4e bataillons reforment le régiment d'Anjou

Régiments numérotés :

  • 1er janvier 1791 : le régiment d’Aquitaine est renommé 35e régiment d'infanterie de ligne
  • 1793 : 35e demi-brigade de bataille formée à partir des unités suivantes :
  • 1796 : devient la 35e demi-brigade d’infanterie de ligne, formée à partir des unités suivantes :
  • 1799 : 35e demi-brigade d'infanterie de ligne
  • 1803 : 35e régiment d'infanterie de ligne
  • 1871 : 35e régiment d'infanterie suite à la fusion entre le 35e régiment d'infanterie de ligne et le 35e régiment d’infanterie de marche
  • 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au 235e régiment d'infanterie
  • 1945 : 35e régiment d'infanterie suite à sa recréation à partir des maquis de Bourgogne
  • 1962 : 35e bataillon d'infanterie
  • 1964 : 35e régiment d'infanterie mécanisé par changement de nom du 110e régiment d'infanterie
  • 1975 : 35e régiment d'infanterie

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

  • 1604 : de Nemond, gentilhomme lorrain
  • 1625 : Jacques de Caumont, Duc de la Force, maréchal de France
  • 1631 : François de Caiumont-la Force, Marquis de Castelmoron
  • 1646 : François de Caumont-la Force, Comte d'Orval
  • 1647 : François de Béthune-Sully, Marquis de Cugnac
  • 1651 : Jacques-Henri de Durfort, Comte de Duras, maréchal de France
  • 1661 : Guy-Aldonse de Durfort, Comte de Lorges, maréchal de France
  • 1665 : Louis de Durfort, Comte de Rauzan
  • 1670 : Philippe de Bourbon, duc d'Anjou
  • 1671 : Bernard de la Guiche, Comte de Saint-Géran
  • 1681 : Comte de Hautefort
  • 1683 : Philippe de Bourbon, duc d'Anjou, futur Philippe V d'Espagne
  • 1697 : Marquis de Maulevrier
  • 1710 : Louis de Bourbon, duc d'Anjou, futur Louis XV
  • 1715 : Comte de Clermont-Tonnerre
  • 1727 : Louis de Conflans, Marquis d'Armentières
  • 1730 : Philippe-Louis de Bourbon, duc d'Anjou
  • 1746 : Marquis de Rochechouart-Faudoas

Colonel tué en commandant le régiment pendant cette période : Louis de Durfort, Comte de Rauzan, tué à Héraklion face aux Turcs.

  • 1753 : François-Xavier-Marie-Joseph de France, duc d'Aquitaine
  • 1761 : Vicomte de Broglie
  • 1776  : Marquis de Crillon
  • 1788 : Comte de Chastenay

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

  • 1791 : colonel Louis-Francois-Perrin De Precy
  • 1791 : colonel Jean-Louis Dorsner
  • 1792 : colonel Jean-Pierre Grain De la Chaise
  • 1792 : colonel Jean-Bernard Gauthier de Murnan (*)
  • 1792 : colonel Louis-Jacques Ruelle De Santerre
  • 1794 : chef-de-Brigade Moremberg
  • 1797 : chef-de-Brigade Maucune
  • 1803 : colonel Joseph Breissand (*)
  • 1811 : colonel Jean-Baptiste Penant
  • 1812 : colonel Pierre Figie
  • 1815 : colonel Francois-Louis-Julien Buchet

(*) Officiers qui devinrent par la suite généraux de brigade.

Colonels tués ou blessés en commandant le régiment pendant cette période :

  • colonel Breissand : blessé le 15 avril 1809 ;
  • colonel Penant : tué le 24 octobre 1812 ;
  • colonel Figie : blessé le 19 septembre 1813.

Officiers blessés ou tués en servant au 35e entre 1804 et 1815 :

  • officiers tués, 13 ;
  • Officiers morts de leurs blessures, 15 ;
  • Officiers blessés, 94.

Restauration[modifier | modifier le code]

  • 1815 : colonel Buchet
  • 1821 : colonel d'Adhémar
  • colonel de Lauretan
  • colonel Rullière
  • colonel Tarlé
  • colonel Delannoy

Second Empire[modifier | modifier le code]

  • 1847-1852 : colonel de Berthier de Grandry (dossier SHAT cote 8Yd 3231) (*)
  • colonel Dumont ***
  • colonel Metmann
  • colonel Bigault de Granrut
  • colonel de Roquebrune
  • colonel Mader
  • colonel de La Mariouse
  • lieutenant-colonel Lecerf
  • 1er novembre 1870 - 7 novembre 1870 : Colonel Bonnet

IIIe République[modifier | modifier le code]

  • lieutenant-colonel Lourde-Laplace
  • lieutenant-colonel de La Mure
  • lieutenant-colonel Marty
  • 1874 : colonel Vanche
  • colonel Beaudouin
  • colonel Boisgard
  • colonel Dutheil de la Rochère
  • colonel Kessler
  • 1889 : colonel Sartre
  • colonel Nicolas
  • colonel Souvestre
  • colonel Leturc
  • colonel Bertin
  • 1910 - 1912 : colonel Louis de Maud'huy, colonel immortel du 35e RI, régiment d'Aquitaine

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • lieutenant-colonel Delaperche
  • lieutenant-colonel Germain
  • 24 juin 1912 - 13 octobre 1914 : Colonel de Mac-Mahon de Magenta (*)
  • colonel Tesson
  • colonel Roland
  • colonel Issaly
  • colonel Sartre
  • colonel Clément-Grandcourt
  • caporal Henri Romand, paysan du Jura de Civria - Bourcia, de 1914 à 1919 - 32 blessures, 4 citations, batailles de la Somme et de Verdun.
  • Joseph Darnand Il est nommé caporal en avril 1917, sergent le 1er juin 1917, enfin adjudant en 1918. Il est plusieurs fois blessé et reçoit six citations dont deux à l'ordre de l'armée pour son courage comme "nettoyeur de tranchées".

Colonels tués en commandant le régiment pendant cette période :

  • colonel Tesson, mort le 29 septembre 1915 en sortant de la Tranchée des Tantes (Suippes) ;
  • lieutenant-colonel Delaperche, mort le 26 février 1916, en montant à l'assaut de la côte de Talou (Verdun).

Syrie[modifier | modifier le code]

En 1925, un bataillon de marche du 35e RI est envoyé au Levant.

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 1940 : colonel Laurent
Insigne du béret de l'infanterie.

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 1964 : colonel Dufour
  • 1966 : Colonel Vanbremeersch*****
  • 1968 : colonel de Lavalette
  • 1969 : Colonel Imbot*****
  • 1971 : colonel Botella
  • 1973 : colonel Poudelet****
  • 1975 : colonel Greyfié de Bellecombe****
  • 1977 : colonel Jeancolas
  • 1979 : colonel Lacapelle
  • 1981 : colonel Philippe Thérenty***
  • 1983 : colonel Philippe Mercier*****
  • 1985 : colonel Maillols*
  • 1987 : colonel d'Ornano*
  • 1989 : colonel Kaeppelin
  • 1991 : colonel Diot
  • 1993 : colonel Pelissier
  • 1995 : colonel Barlet
  • 1997 : colonel Boone
  • 1999 : colonel de Foucault
  • 2001 : colonel Egnell
  • 2003 : colonel Duffour
  • 2005 : colonel Dumain
  • 2007 : colonel Duval
  • 2009 : colonel Rondeau
  • 2011 : colonel Bertrand Joret
  • 2013 : colonel Ivan Martin (ancien chef du bureau opérations/instruction du 35e RI)

Personnalités célèbres ayant servi au 35e RI[modifier | modifier le code]

Historique des garnisons, combats et batailles[modifier | modifier le code]

Révolution française et Premier Empire[modifier | modifier le code]

  • 1793 : Siège de Toulon
  • 1794 : Maastricht
  • 1799 : Novi et Coni
  • 1805 : Ulm et Vienne
  • 1806 : Lubeck
  • 1807 : Eylau et Heilsberg
  • 1809 : Sacile, Pordenone, Piave River, Predi, Raab et Wagram
  • 1812 : Smolensk, La Moskowa, Malojaroslawetz et Krasnoe
  • 1813 : Glogau, Rosek et Tela
  • 1814 : Mincio

Drapeaux et uniformes[modifier | modifier le code]

De 1815 à 1848[modifier | modifier le code]

Second Empire et Guerre de 1870[modifier | modifier le code]

Au cours de la campagne de 1870-1871, le 35e régiment de marche, formé à Belfort, est le fer de lance de la défense de la ville, sous les ordres du colonel Denfert-Rochereau, commandant la place. Le 18 février 1871, le 35e de marche sort de Belfort avec les honneurs de la guerre, invaincu après les 103 jours du Siège de Belfort. Il gagne ensuite Grenoble puis Saint-Étienne où les mouvements ouvriers ont pris le pouvoir. Le régiment sera utilisé pour réprimer le soulèvement.

De son côté le 35e de ligne, qui était en Italie au moment de la déclaration de guerre, remonte à Charleville en passant par Paris mais doit retraiter vers la capitale après la défaite de Sedan.
1870-1871  : Siège de Paris. Il participe aux combats de Chevilly, à la bataille de Champigny et à la bataille de Buzenval avant de se retirer dans Paris.

Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante.

De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Le mardi 5 août 1873 trois compagnies du 35e débarquent en gare de Belfort que les Prussiens viennent de quitter. Belfort est restée sa ville d'attache jusqu'à nos jours.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale est l'occasion d'écrire de nouvelles pages de gloire pour le régiment. Il inscrit quatre victoires supplémentaires à son drapeau : Alsace-l'Ourcq (1914), Champagne (1915), Verdun (1916), et Reims (1918) et obtient le droit de porter la fourragère aux couleurs de la médaille militaire (17/11/1918). Il combat au sein de la division des As et gagne le nom de « régiment de l'As de trèfle ». En septembre 1918, en enlevant le système fortifié de Tahure, il contribue à la victoire finale.

1914[modifier | modifier le code]

  • 2-10 août 1914 – Couverture au nord-est de Belfort, dans la région Petit-Croix, Rougemont-le-Château
  • À partir du 7 août, engagée dans la bataille d’Alsace
  • Le 8 août, prise de Mulhouse
  • Le 9, violents combats vers Riedisheim et Rixheim
  • 10-14 août 1914 – repli vers Reppe et Vauthiermont
  • Le 13 août, combat vers Reppe
  • 14-25 août 1914 – reprise de l’offensive en direction de Mulhouse
  • Le 19 août, combat vers Dornach et réoccupation de Mulhouse
  • Le 24, repli vers la frontière
  • 25-30 août 1914 – retrait du front et transport par VF de la région de Belfort, à celle de Villers-Bretonneux
  • Le 29, mouvement vers l’est, combat vers Proyart
  • 30 août-6 septembre 1914 – repli par Montdidier, Clermont et Persan (Val d'Oise), jusque dans la région de Louvres
  • 6-13 septembre 1914 – engagée dans la 1re bataille de la Marne
  • Du 6 au 10, Bataille de l’Ourcq, combats vers Bouillancy et Acy-en-Multien
  • À partir du 10, poursuite par Vaumoise et Vic-sur-Aisne jusque vers Autrêches
  • 13 septembre-14 décembre 1914 – engagé dans la 1re bataille de l’Aisne :
    • violents combats vers Autrêches, Hautebraye, Chevillecourt et Vingré ;
    • stabilisation du front et occupation d’un secteur dans cette région ;
    • les 3, 8 et 30 octobre, éléments engagés dans les attaques sur le plateau de Nouvron ;
    • le 12 novembre, attaques françaises au nord de Vingré et vers la ferme Sainte Léocade ;
    • 14 décembre 1914-12 janvier 1915 – Retrait du front et repos vers Hartennes.

1915[modifier | modifier le code]

  • 12-19 janvier 1915 – Mouvement vers Soissons ; les 12 et 13, violents combats au nord

de cette ville, puis occupation d’un secteur aux abords de Soissons

  • 19-30 janvier 1915 – Retrait du front et repos dans la région de Montgobert
  • 30 janvier-4 août 1915 – Mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers Vingré et Pernant (guerre de mines) : Les 6 et 16 juin, éléments engagés, dans les attaques du 35e CA, sur la ferme Quennevières
  • 4-28 août 1915 – Retrait du front et repos vers Faverolles
  • À partir du 15 août, transport par VF vers Saint-Hilaire-au-Temple.Travaux dans la région de Suippes
  • 28 août-2 octobre 1915 – Occupation d’un secteur au nord-ouest de la ferme des Wacques Engagée, à partir du 25 septembre, dans la 2e bataille de Champagne : violentes attaques françaises dans cette région
  • 2-20 octobre 1915 – Retrait du front ; repos vers les Grandes-Loges, puis, à partir du 5, vers Bussy-le-Château
  • À partir du 9, stationnement, en 2e ligne, vers la ferme Jonchery ; travaux, instruction
  • 20 octobre-25 novembre 1915 – Occupation d’un secteur vers l’Épine de Vedegrange et à l’est
  • 25 novembre 1915-12 février 1916 – Retrait du front ; repos et instruction vers Mairy sur Marne
  • À partir du 9 décembre, mouvement par étapes, par Thiéblemont-Farémont, vers la région d’Aulnois-en-Perthois ; repos et instruction
  • À partir du 16 janvier 1916, mouvement vers le camp de Mailly ; instruction
  • À partir du 2 février, transport par VF dans la région de Bar-le-Duc ; repos

1916[modifier | modifier le code]

  • 12 février - 3 mars 1916 – mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers Bezonvaux et les abords ouest d’Étain
  • Engagée, à partir du 21 février, dans la bataille de Verdun
  • Le 25 février, repli sur les Hauts-de-Meuse, de Bezonvaux à Eix
  • Les 25, 26 et 28 février, violentes attaques allemandes
  • Le 26 février, front réduit, à gauche, jusqu’à Vaux-devant-Damloup
  • Le 2 mars, attaque allemande sur Vaux-devant-Damloup
  • 3 mars-11 avril 1916 – Retrait du front, transport par camions vers Haudainville, puis regroupement vers Lisle-en-Barrois
  • À partir du 10 mars, transport dans la région de Neufchâteau et repos dans celle de Colombey-les-Belles
  • À partir du 15 mars, travaux dans la région de Lucey (secteur du 31e CA)
  • 11 avril-16 mai 1916 – mouvement vers le front. À partir du 5 mai, engagée à nouveau dans la bataille de Verdun, vers l’étang de Vaux et le sud de Damloup (éléments engagés dès le 14 avril)
  • 16-30 mai 1916 – retrait du front et regroupement vers Revigny
  • À partir du 21 mai, transport par VF dans la région de Bruyères ; repos vers Remiremont
  • 30 mai-18 juillet 1916 – mouvement vers le front, et, à partir du 24 juin, occupation d’un secteur à l’est de Gérardmer, entre la haute vallée de la Lauch et le col de la Schlucht
  • 18 juillet-10 août 1916 – retrait du front et transport par VF dans la région d’Amiens. Repos dans celle de Cachy et de Gentelles, puis dans celle d’Hamel et de Chipilly
  • 10-27 août 1916 – engagée dans la bataille de la Somme, vers la Somme et le bois des Riez (secteur réduit à droite, le 18 août, jusque vers le bois de Hem)
  • Les 12, 13, 16, 18 et 24 août, attaques françaises ; coopération (avec la 47e DI) à la prise du bois de Hem
  • 27 août-7 septembre 1916 – retrait du front ; repos vers Villers-Bretonneux
  • 7-18 septembre 1916 – mouvement vers le front. Engagée à nouveau, à partir du 12, dans la bataille de la Somme, vers le nord de Bouchavesnes et la ferme de Bois-l’Abbé
  • Le 12 septembre, enlèvement de Bouchavesnes
  • Les 13 et 14, combats vers la ferme de Bois l’Abbé, le bois Saint-Pierre Vaast et le bois Germain
  • 18 septembre-1er octobre 1916 – retrait du front et transport par VF dans la région de Châlons-sur-Marne. Repos à l’ouest de Sainte-Menehould
  • 1er octobre 1916-1er janvier 1917 – mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers la Main de Massiges et Vienne-le-Château, étendu à gauche, le 5 octobre, jusque vers Maisons de Champagne, et réduit à droite, le 31 octobre, jusqu’à l’Aisne

1917[modifier | modifier le code]

  • 1er janvier-19 février 1917 – Retrait du front, mouvement par étapes, de Possesse, vers le camp de Mailly, par Vanault-les-Dames, Saint-Amand-sur-Fion et Saint-Ouen ; repos et instruction
  • À partir du 25 janvier, mouvement, par Châtillon-sur-Marne et Sézanne, vers la région de Muizon : travaux de 2e position
  • 19 février-21 avril 1917 – Mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers le nord du Godat et la ferme de Luxembourg (éléments au repos jusqu’au 8 avril)
  • Engagée dans la 2e bataille de l’Aisne : le 16 avril, enlèvement des positions ennemies vers Berméricourt

21 avril-20 mai 1917 – Retrait du front, transport par camions dans la région Cumières, Ay ; repos

  • Le 3 mai, mouvement vers Ville-en-Tardenois ; repos et instruction
  • 20 mai-10 juillet 1917 – Occupation d’un secteur vers Courcy et Loivre
  • 10 juillet-22 août 1917 – Retrait du front ; repos et instruction vers Damery
  • Du 16 au 22 août, transport par camions vers Dommartin-sur-Yèvre ; repos
  • 22 août-14 septembre 1917 – Mouvement vers la région de Verdun, et, à partir du 25, occupation d’un secteur vers la cote 344 et la ferme Mormont
  • Le 9 septembre, violente action ennemie vers la cote 344 (2e bataille offensive de Verdun)
  • 14 septembre-3 octobre 1917 – Retrait du front, transport par camions vers Condé-en-Barrois ; repos et instruction
  • 3 octobre 1917-3 janvier 1918 – Mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers Béthincourt et l’ouest de Forges

1918[modifier | modifier le code]

  • 3-31 janvier 1918 – retrait du front, mouvement vers Bar-le-Duc ; à partir du 8 janvier, transport par VF dans la région de Bayon ; repos et instruction
  • 31 janvier-2 avril 1918 – occupation d’un secteur vers Domèvre et Emberménil
  • 2 avril-9 mai 1918 – retrait du front et transport par V.F. de Bayon, vers Clermont et Liancourt. Repos vers Breuil-le-Sec
  • À partir du 7 avril, travaux à l’est de Clermont
  • À partir du 12 avril, transport par camions au sud-ouest d’Amiens, puis mouvement vers Rainneville et Vauchelles-lès-Authie. *À partir du 1er mai, transport par camions vers Abeele
  • 9-30 mai 1918 – Relève d’éléments britanniques, et occupation d’un secteur vers l’étang de Dickebusch et la ferme Godezonne
  • Le 27 mai, combat vers Dickebusch
  • 30 mai-14 juillet 1918 – Retrait du front ; repos vers Arques, puis vers Zuytpeene
  • À partir du 7 juin, transport par voie ferrée, de Saint-Omer, au nord-ouest de Beauvais, repos
  • À partir du 12 juin, transport par camions vers Breteuil ; travaux et instruction
  • 14 juillet-4 août 1918 – Transport par V.F. vers Coolus, Avize et Vitry-le-François
  • Engagée, à partir du 16 juillet, dans la Bataille de la Montagne de Reim, dans la Seconde bataille de la Marne
  • Les 17 et 18 juillet, combats du bois de Courton
  • Du 21 au 24 juillet, en 2e ligne, dans la zone britannique
  • À partir du 24 juillet, engagée à nouveau vers le bois de Courton et poursuite vers la Vesle.
  • 4 août-20 septembre 1918 – Retrait du front, et repos dans la région de Damery, Cumières ; puis mouvement par étapes vers Montmirail
  • 20 septembre-10 octobre 1918 – Transport par camions à l’est de Châlons-sur-Marne
  • À partir du 26 septembre, engagée vers Perthes-les-Hurlus et l’ouest du Mesnil-les-Hurlus, dans la Bataille de Somme-Py (Bataille de Champagne et d'Argonne), puis son exploitation (progression vers Orfeuil)
  • En 2e ligne, du 29 septembre au 4 octobre
  • 10-30 octobre 1918 – Retrait du front et repos vers Vitry-le François
  • 30 octobre-10 novembre 1918 – Mouvement vers la région de Somme-Py, puis progression, en 2e ligne, pendant la poussée *vers la Meuse, par Coulommes-et-Marqueny et Tourteron
  • 10-11 novembre 1918 – Regroupement vers Tourteron et Baalon, où la 14e DI se trouve lors de l’armistice de 1918

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Il contribue à la victoire finale et le 8 mars 1919, c'est un régiment victorieux qui est accueilli triomphalement dans sa garnison.
En 1925 un batailon de marche du 35e R.I est envoyé au Levant.
À cette date, plus de 600 hommes s’en vont à destination de Damas, afin de procéder à des opérations de maintien de l’ordre dans l'État des Druzes. Après plus d’un an d’opérations, le bataillon de marche rentre à Belfort avec une citation à l’ordre de l’armée.
En 1926, un nouvel insigne du 35 est créé. Celui-ci comprend le Lion de Belfort, en souvenir des exploits de 1870-1871, l’écusson de la province d’Aquitaine avec, en son centre, l’As de Trèfle. Outre l’inscription 1604 qui rappelle la date de création du régiment, figure en arabe le mot Cham, c’est-à-dire « levant » en souvenir de cette région.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1940 le 35e RI sous les ordres du colonel Laurent, appartient à la 14e division d'infanterie sous les ordres du général De Lattre de Tassigny, au sein de la réserve GQG du général Gamelin.

Emporté par la tourmente de 1940, il renaît en 1944 à partir des Maquis de Bourgogne et de l'Yonne et gagne sa 9einscription au drapeau : Résistance Bourgogne (1944)

De 1945, AFN, à nos jours[modifier | modifier le code]

Après l'Occupation en Allemagne, le bataillon de marche du 35e RI et son commando combattent en Extrême-Orient. Le régiment est ensuite engagé dans des missions en Afrique du Nord, d'abord en Tunisie puis en Algérie. Il est cantonné dans la région de Colomb-Béchar.

Le régiment met sur pied un bataillon de marche, le 1/35e RI qui opère dans le nord Constantinois, secteur de Saint-Charles, PC à Sidi Kamber puis à Sidi Mesrich. Les compagnies sont implantées à :

  • la 1re à Sidi Kamber ;
  • la 4e à Sidi Mesrich ;
  • la 3e à Oum Toub ;
  • la 2e à Beni Ouelbane avec un poste à *Gourmata (poste du Sergent Roy: mort au combat en avril 1958) et temporairement un poste au Bordj du Café Maure.
  • GOURMATA "Poste du sergent Roy" : nommé en souvenir du sergent Roy tué lors de l'embuscade d'avril 1957. Trois sections commandées par les lieutenants Dupuy, Blondelle et le sergent Roy sont prises en embuscade. Les liaisons radio sont mauvaises et les trois sections se trouvent isolées les unes des autres. La section du sergent Roy est particulièrement touchée. À bout de munitions, les soldats démontent leurs armes. Le sergent Roy est tué. Les survivants, au nombre de 7 sur 22 réussissent à échapper aux "fellaghas". Vers 16 H, la liaison radio est établie et les canons de 105 de Oum-Toub font fuir les agresseurs. Les deux autres sections réussissent à tenir jusqu'à l'arrivée des renforts.

Quelques noms : - chefs de corps du 1/35e RI : commandants Maillot puis Sautour. - commandant de la 2e compagnie : capitaines Viel puis Frath. Quelques Officiers de la 2e compagnie : lieutenants Dupuis et Rioux, lieutenant Rapin mort au combat et sous-lieutenants Blondelle (Légion d'honneur suite à une embuscade en avril 1958), Cattoire, Langlet, Dernoncourt…. De retour en métropole, recréé à Belfort le 1er juin 1964, le 35e régiment d'infanterie mécanisé retrouve sa garnison traditionnelle et participe à de nombreuses expérimentations tactiques.

En 1973, il s'installe définitivement à Belfort, dont il est le régiment de tradition.

Depuis, le régiment a participé à de nombreuses opérations au sein de l'OTAN ou de l'ONU.

Les Gaillards du 35e RI se sont ainsi retrouvés en ex-Yougoslavie(Bosnie-Herzégovine, Kosovo) en Afrique, en Guyane au Liban puis en Afghanistan.

Le régiment perd sa compagnie antichar (celle de la 7e Brigade blindée) en 2005, lors d'une restructuration privant l'infanterie de ses missiles longue portée.

Depuis octobre 2008, le 35e régiment d’infanterie (35e RI) de Belfort est la première formation opérationnelle à percevoir un nouvel engin de haute technologie qui est le véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI).

Faits d'armes portés au drapeau du régiment[modifier | modifier le code]

Fourragère, dite "de fantaisie" en raison des 2 volants se portant sur l'avant bras, aux couleurs du ruban de la médaille militaire

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[1] :

35e régiment d'infanterie de ligne - drapeau.svg

Le drapeau du 35e RI a été remis par le président de la république française le 10 juillet 1880 il portait les noms glorieux :

auxquels se sont ajoutés

Devise[modifier | modifier le code]

"Tous gaillards, pas d'traînards..."

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec quatre palmes, puis il a le droit au port de la Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire décernée le 17 novembre 1918.

Insigne du 35e régiment d'infanterie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Créé en 1952.
Trèfle fantaisie d'argent, à un lien contourné, posé sur une terrasse du même, senestré du nombre et du sigle 35e RI en capitale d'argent, chargé en pointe d'un écusson aux couleurs du régiment de Némond. Sur le talus dextre, l'inscription "Tous gaillards" et le millésime 1604 en pointe[3]. On peut aussi constater en image de fond le Lion de Belfort (sculpté par Bartholdi), symbolisant le courage des belfortains lors de la guerre de 1870, l'une des villes faisant partie de l'axe ayant remporté une unique victoire du côté français pendant cette guerre.

Signification[modifier | modifier le code]

Le lion rappelle le siège de Belfort en 1870-1871, l'écu fait référence au régiment de Némond dont il est le descendant, le millésime est celui de la création du régiment. Enfin, l'insigne en forme de trèfle rappelle que le régiment est surnommé l'As de trèfle.

Le 35e RI aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, fort de 1 200 hommes, entièrement professionnalisé, il remplit au sein de la 7e brigade blindée, des missions opérationnelles en opération extérieures. Il est le premier régiment de France à avoir reçu les véhicules blindés de combat de l'infanterie (VBCI) en 2008 et à les déployer sur les théâtres d'opérations (en Afghanistan et au Liban).

Organisation[modifier | modifier le code]

  • 4 compagnies d'infanterie mécanisée à 4 sections, dont une section d'appui[4].
  • 1 compagnie d'éclairage et d'appui (CEA) avec 1 sections antichar (SAC), 1 section de reconnaissance régimentaire (SRR), 1 section tireurs d'élite (STE), 1 section d'aide à l'engagement débarqué (SAED)
  • 1 compagnie de commandement et de logistique
  • 1 compagnie de réserve
  • La compagnie d’instruction et de soutien a été dissoute en juin 2011.

Matériels[modifier | modifier le code]

  • Véhicules blindés de combat d'infanterie VBCI.
  • Véhicules de l'avant blindés (VAB).
  • Véhicules blindés légers (VBL).
  • Véhicules roues légers (Peugeot P4) et lourds (camions TRM 2000, Berliet…), Bus.
  • Missiles antichar MILAN et ERYX.
  • Fusil de tireur d'élite PGM de calibre 12,7 mm.
  • Fantassin à Equipements et Liaisons INtégrées (FELIN).
  • Mortiers de 81 mm.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Archives militaires du Château de Vincennes.
  • À partir du Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française (Général Andolenko - Eurimprim 1969).
  • Lieutenant-colonel Bourdiaux, Histoire du 35e régiment d'infanterie (pas d'indication d'éditeur)
  • Pascal Collot, L'As de Trèfle sous les orages d'acier, Les Éditions comtoises, 2002, (ISBN 978-2-914425-13-1)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décision n° 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n° 27, 9 novembre 2007
  2. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
  3. Pierre Dufour, 35e régiment d'infanterie, Ed. Lavauzelle, 2000, (ISBN 978-2-7025-0463-5)
  4. Page consacrée au 35e RI sur le site du ministère de la Défense

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site officiel du 35e RI