35e régiment d'artillerie parachutiste

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35e régiment d’artillerie parachutiste
Image illustrative de l'article 35e régiment d'artillerie parachutiste

Période 7 octobre 1873
Pays Drapeau de la France France
Branche armée de terre
artillerie parachutiste
Type Régiment
Rôle Artillerie d'urgence
Fait partie de 11e brigade parachutiste
Garnison Tarbes
Ancienne dénomination 35e régiment d'artillerie
35e régiment d'artillerie Intérarmes
Devise « Droit devant »
Inscriptions
sur l’emblème
Saint-Gond 1914
Champagne 1915
La Malmaison 1917
Noyon 1918
Somme-Py 1918
AFN 1952-1962
Équipement 4 canons de 155 mm TRF1
8 mortiers de 120 mm
8 canons de 20mm
7 CAESAR
5 radars de surveillance de campagne (RATAC)
2 radars de surveillance des intervalles (RASIT)
8 véhicules de l'avant blindées VAB
24 postes de tirs MISTRAL
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Fourragères aux couleurs du ruban de la Médaille militaire
Décorations Croix de guerre 1914-1918 quatre palmes
Croix de la valeur militaire
une palme
Commandant Lieutenant-colonel Durieux Eric
Commandant historique Colonel Foch

Situé à Tarbes, en France, le 35e régiment d'artillerie parachutiste est l'unique régiment d'artillerie parachutiste de l'armée française. Sa devise est : « Droit devant ». Le 35e RAP possède la faculté de s'engager dans l'urgence sur tous les théâtres d'opération par aérolargage, aérotransport, héliportage ou par voie terrestre. Totalement modulable, sa puissance de feu est en mesure de répondre graduellement ou brutalement.

Historique[modifier | modifier le code]

Ce régiment est l'héritier du 35e régiment d'artillerie, créé à Vannes le 7 octobre 1873. Il fut commandé par le colonel Foch de 1903 à 1905.

Il participe à la Première Guerre mondiale et en sort décoré de quatre citations à l'ordre de l'armée et de la fourragère aux couleurs de la médaille militaire, à la suite de sa conduite dans les batailles des marais de Saint-Gond 1914, Champagne 1915, La Malmaison 1915, Noyon 1918, La Somme-Py 1918.

Durant la campagne de 1940, il est presque entièrement détruit en couvrant le rembarquement des troupes alliées à Dunkerque. Il est dissous en 1942, après l'invasion de la zone libre. Reconstitué après la Seconde Guerre mondiale, il s'implante à Tarbes en 1947 et devient régiment d'artillerie légère parachutiste (RALP). Il participe à la guerre d'Indochine (1953), puis à la guerre d'Algérie.

Héritier de plus d'un siècle de tradition, le 35e régiment d'artillerie parachutiste est aujourd'hui le seul régiment parachutiste de l'artillerie. Il participe à une grande partie des engagements de la 11e brigade parachutiste.


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Chefs de corps[modifier | modifier le code]

35e RA[modifier | modifier le code]

  • 1903-1905 : colonel Foch
  1914         : colonel Ely
  1917         : lcl Julliard

RALP[modifier | modifier le code]

  • 1947 : Lt-colonel Mengus

Brevet parachutiste n°13240 Le 4 mars 1947


  • 1947-1951 Colonel Mengus
  • 1951-1955 Colonel Bousquet
  • 1955-1956 Colonel Edel

35 R.A.P.[modifier | modifier le code]

  • 1956-1957 Colonel Lacabe Plasteig
  • 1957-1959 Colonel Touyeras
  • 1959-1961 Colonel Millot
  • 1961-1962 Colonel Buttner
  • 1962-1963 Colonel Buisson
  • 1963-1966 Lt-colonel puis colonel Caillat
  • 1966-1967 : colonel Marty
  • 1968-1969: lieutenant-colonel Valayer
  • 1969-1971: colonel Faulle
  • 1971-1973 : lieutenant-colonel Creux
  • 1973-1974 : colonel Cuq
  • 1975-1976: colonel Rodriguez
  • 1977-1979 : colonel Le Guen
  • 1979-1981 : colonel Montchal

(Amicale des anciens du 35e RAP, N) 100 octobre 2008)

  • 1981-1983 : colonel Waymel
  • 1983-1985 : colonel Japiot
  • 1985-1987 : colonel de Gestas
  • 1987-1989 : colonel Zeller
  • 1989-1991 : colonel Perruche
  • 1991-1993 : colonel Faugère
  • 1993-1995 : colonel Coat
  • 1995-1997 : colonel L'Huillier
  • 1997-1999 : colonel Arnaud
  • 1999-2001 : colonel Léonard
  • 2001-2003 : colonel Nichini
  • 2003-2005 : colonel Nicaise
  • 2005-2007 : colonel Delion
  • 2007-2009 : colonel Pellerin
  • 2009-2011 : colonel Jean-Michel Guilloton
  • 2011-2013 : colonel Charles
  • 2013-  : lieutenant-colonel Durieux

Historique des garnisons, combats et bataille[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Guerres de la Révolution et de l'Empire[modifier | modifier le code]

De 1815 à 1848[modifier | modifier le code]

Second Empire[modifier | modifier le code]

De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 35e régiment d'artillerie de campagne est formé à Vannes. Il compte 9 batteries équipées du célèbre canon de 75 mm.

1914[modifier | modifier le code]

Le premier engagement du 35e RA se déroule à Maissin (Belgique) le 22 août 1914. Le 28 août il se bat à Bulson puis le 2 septembre à Prosnes (près de Mourmelon). il prend une part active à la bataille de la Marne et se bat sur les lieux les plus prestigieux de cette bataille tel Fère-Champennoise et Vitry-le-François. il se bat et perd beaucoup d'hommes les 7et 8 septembre à Lenharrée et Connantray. Cette bataille de Lenharrée est terrible. Les Français surpris se défendent au corps à corps. Les artilleurs défendent leurs pièces à la baïonnette. Le régiment est cité à l'ordre de l'Armée à cette occasion. Il participe ensuite à la course à la mer, traverse la Marne et arrive dans la Somme. Le régiment est sévèrement accroché à Saint-Pierre-de-Bitry le 10 octobre.

1915[modifier | modifier le code]

Il reste pendant huit mois dans la Somme et parfait son instruction. En août il prend position au nord de Suippes près des hameaux Perthes, Mesnil et des Hurlus. Le régiment participe à la grande offensive de Champagne. il s'épuise à Tahure. Devant son courage exemplaire, le 35e RA est à nouveau cité à l'ordre de l'armée.

1916[modifier | modifier le code]

il est engagé dans la bataille de Verdun dès le 30 mars 1916. Le régiment paye un lourd tribu durant 4 semaine notamment dans le secteur des Planchettes. En mai le régiment est relevé et passe quelques mois à l'arrière. En novembre il retrouve le front et participe à la reprise du fort de Vaux.

1917[modifier | modifier le code]

Il est engagé dans la bataille du Chemin des Dames du 19 avril au 20 mai 1917. Il participe également à la bataille de la Somme puis se bat à nouveau sur le chemin des dames. Il appuie en effet l'assaut qui permet la reprise du fort de la Malmaison le 23 octobre 1917.

1918[modifier | modifier le code]

En mars devant l'offensive Allemande. Il est jeté dans la brèche pour colmater. Ce mois de mars est terrible pour les artilleurs du 35e RA qui à Ployon le 28 et à Montdidier Rollot le 31 mars doivent se battre à la baïonnette comme aux pires heures de 1914. À cette occasion le régiment est honoré de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918. Une offensive allemande gigantesque éclate le 27 mai alors que le régiment est au repos à Euilly. C'est le jour le plus sombre de l'histoire du régiment. Les canonniers souffrent sous des tonnes d'obus et les gaz ennemis. Les canons sont sabordés et les documents détruits par les officiers. En juin le régiment est mis au repos en Alsace. Il faut deux mois au régiment pour se réorganiser. il participe aux derniers combats de la guerre. En septembre il appuie l'assaut sur Souin. En octobre il épaule l'offensive sur Somme-Py.

En tout se sont cinq citations qui récompensent le 35e R.A. Le 17 février 1919 le régiment reçoit le privilège de pouvoir porter la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire[1].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1940, Il appartient à la 21e division et défend Anvers, Boulogne-sur-Mer. fidèle à sa devise "mourir en chantant " Il est anéanti aux deux tiers alors qu'il couvre la retraite et l'embarquement des forces alliées à Dunkerque. Il est dissous en 1942 à la suite de l'invasion de la zone libre par l'armée allemande.

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Le régiment est reconstitué en Allemagne en 1946. il prend garnison à Tarbes en 1947, il devient régiment d'artillerie légère parachutiste et reçoit sa nouvelle devise : « Droit devant ». Entre 1953 et 1954, il prend part à la guerre d'Indochine à Dien Bien Phu dans l'opération Castor. Il participe ensuite aux opérations en Algérie et en Tunisie.
En 1963 il devient 35e régiment d'artillerie parachutiste, sous le commandement de la 11e division parachutiste.
Par changement d'appellation il devient le 35e régiment d'artillerie interarmes, il sera au (quartier Espagne) à Auch du 1er juin 1971 au 1er juillet 1974.
En 1975, la 2e Batterie sera sur le Territoire français des Afars et des Issas (Djibouti), où elle va séjourner plusieurs mois au sein du 6e R.A.Ma.
Le jeudi 10 juillet 1975, après un intermède de quatre ans, les artilleurs parachutistes vont retrouver avec un plaisir partagé la population locale puis leur garnison de tradition de Tarbes.
Puis, le 19 août 1975, sous la présidence du général Le Borgne, commandant la 11e DP, aura lieu la passation de commandement entre le colonel Cuq et le lieutenant-colonel Rodriguez, nouveau chef de corps. Enfin, pour clore l'année 1975, à son tour, le 19 novembre, la 1re Batterie du capitaine Lureau s'envolera sur les traces de la B2 pour un séjour de quatre mois à Djibouti.
C'est seulement en 1976, que le régiment retrouvera son appellation de 35e Régiment d'Artillerie Parachutiste et qu'il n'a plus quitté depuis[2].
Il sera présent à Djibouti, au Liban, au Tchad, en Centrafrique, au Gabon, Ex-Yougoslavie, au Koweït dans l'opération Daguet, il prend part aux opérations humanitaires au Kurdistan, au Rwanda dans le cadre de l'opération turquoise.
Une batterie la 1re batterie "Les Rapaces" sera présente en Afghanistan en appui feu du 8e R.P.I.Ma de juin à décembre 2008 dans la province de Kapissa, au nord-est de Kaboul.
En 2013, engagé au Mali, la mission principale fut de fournir aux unités présentes des équipes d'observateurs en mesure de coordonner l'appui feu.

Unique régiment d'artillerie parachutiste de l'armée française et de la 11e BP, le 35e R.A.P. possède la faculté de s'engager dans l'urgence sur tous les théâtres d'opérations.

Étendard[modifier | modifier le code]

Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[3],[4]:

35e régiment d'artillerie parachutiste.svg

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec quatre palmes pour ses citations à l'ordre de l'armée ainsi que de la croix de la valeur militaire avec palme. Elle porte également une fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire.

Le 21 mai 2012, l'étendard du régiment est décoré de la croix de la valeur militaire avec palme pour sa citation à l'ordre de l'armée pour l'intervention en Afghanistan dans le cadre de l'ISAF[5].

Personnalités ayant servi au sein du régiment[modifier | modifier le code]

Le régiment aujourd'hui[modifier | modifier le code]

[Quand ?]

Subordinations[modifier | modifier le code]

Le régiment est subordonné à la 11e brigade parachutiste elle-même composante de la force d'action terrestre.

Composition[modifier | modifier le code]

  • 1 batterie de commandement et de logistique (BCL)
  • 1 batterie de renseignement de brigade (B1)
  • 2 batteries de tir sol-sol (B2-B3)
  • 1 batterie de tir sol-air (B4)
  • 1 batterie de réserve (IUR)

Matériels majeurs[modifier | modifier le code]

  • 4 canon tractés de 155 mm TRF1,
  • 8 mortiers rayés de 120 mm F1,
  • 8 VAB,
  • 8 canons de 20 mm Spécificité : défense anti-aérienne,
  • Système ATLAS,
  • 7 Caesar.
  • 24 postes de tirs MISTRAL

Stationnement[modifier | modifier le code]

35e régiment d'artillerie parachutiste
Quartier Soult- BP 1430
65014 Tarbes Cedex
Cellule communication : 05.62.56.82.62

Exercice et opérations[modifier | modifier le code]

Opérations, MCD[modifier | modifier le code]

En 1994 opération Turquoise Rwanda 2e Batterie.

En 2006 il est en République de Côte d'Ivoire (mort d'un soldat français en avril 2006 sur l'aéroport de Man, au Nord de la Côte d'Ivoire), en Nouvelle-Calédonie, en Guyane, en Afghanistan[6], en Kosovo, en Centre Afrique et au Tchad.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de l'armée française, Pierre Montagnon.
  • Historique de l'artillerie française, H. Kauffert.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cet article a été fait grâce à l'ouvrage du Lt Col Frédéric Gontier : Enquête sur les soldats du 35e RAC Morts pour la France (1914-1918), Tarbes 2005
  2. Le 35, Régiment Interarmes, à Auch 1er juin 1971 au 1er juillet 1974...
  3. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  4. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
  5. Site de la 11e BP
  6. info.france2.fr Attaque de talibans : mort d'un soldat français, France 2, 11 février 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]