3,4-méthylènedioxyamphétamine

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MDA
Structure du MDA
Structure du MDA
Identification
Nom IUPAC 1-(1,3-benzodioxol-5-yl)propan-2-amine
Synonymes

MAD, Tenamfetamine

No CAS 4764-17-4, 51497-09-7(RS)
61614-60-6 (R)
65620-66-8 (S)
SMILES
InChI
Apparence poudre blanche
Propriétés chimiques
Formule brute C10H13NO2  [Isomères]
Masse molaire[1] 179,2157 ± 0,0097 g/mol
C 67,02 %, H 7,31 %, N 7,82 %, O 17,85 %,
Considérations thérapeutiques
Classe thérapeutique Drogue illégale
Caractère psychotrope
Catégorie Stimulant entactogène
Mode de consommation

Oral

Autres dénominations

Love drug

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le MDA ou 3,4-méthylènedioxyamphétamine est une substance psychotrope aux propriétés stimulantes et hallucinogènes de la famille des phényléthylamines. Les usagers le rencontrent souvent involontairement sous la forme d'un comprimé généralement vendu comme du MDMA.

C'est un produit stupéfiant inscrit à la Convention sur les substances psychotropes de 1971.

Chimie[modifier | modifier le code]

Sa structure chimique est proche du MDMA. L'atome de carbone qui porte la fonction amine est chiral. La 3,4-méthylènedioxyamphétamine est donc un mélange racémique de ses deux énantiomères :

  • (R)-3,4-méthylènedioxyamphétamine
  • (S)-3,4-méthylènedioxyamphétamine

Pharmacologie[modifier | modifier le code]

3,4-méthylènedioxyamphétamine provoque une libération massive de sérotonine et de dopamine dans le cerveau tout en inhibant la recapture de ces neurotransmetteurs. La MDA a une plus grande affinité que la MDMA dans la stimulation du récepteur 5-HT2A ce qui explique vraisemblablement ses effets légèrement hallucinogènes.

Effets et conséquences[modifier | modifier le code]

C'est une substance connue sous le nom de "party drug", "mandy", elle est la proche cousine de l'ecstasy (MDMA sous la forme pure) et est souvent rencontrée dans les party, raves, et les clubs de dance électronique pour ses propriétés stimulantes et psychédéliques. Les conséquences sont notablement une déshydratation forte, une augmentation du rythme cardiaque et un "hangover" avec des tensions musculaires, une perte d’appétit, une nausée lors d'ingestion d'aliments et une dépression plus aiguë que le MDMA qui peut durer plusieurs jours.

Effets recherchés[modifier | modifier le code]

  • désinhibition;
  • sensations d'énergie et de forme (plus de performances physiques);
  • coupe-faim (anorexigène);
  • sensations de bien-être, d'euphorie et de bonheur intense;
  • sensation d'empathie d'où sa qualification d'empathogène ou d'entactogène ;
  • exacerbation des sens (notamment tactile et sensibilité à la musique);
  • ivresse, sensation de déséquilibre et d'étourdissement;
  • illusions sensorielles;
  • sensations de stimulation et de relaxation simultanées.

La dose usuelle est de 100mg à 160mg. À fortes doses (plus de 200 mg), il induit un état hallucinatoire[2] qui est surtout perçu les yeux fermés.

Production[modifier | modifier le code]

Comme pour la plupart des « drogues de synthèse », la production s'effectue près des lieux de consommation grâce à la mise en œuvre de laboratoires clandestins mobiles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. Michel Hautefeuille, Dan Véléa, Les drogues de synthèse, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? »,‎ 2002 (ISBN 978-2-13-052059-7)