3,4-méthylènedioxyamphétamine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
MDA
Structure du MDA
Structure du MDA
Général
Nom IUPAC 1-(1,3-benzodioxol-5-yl)propan-2-amine
Synonymes MAD, Tenamfetamine
No CAS 4764-17-4, 51497-09-7(RS)
61614-60-6 (R)
65620-66-8 (S)
SMILES
InChI
Apparence poudre blanche
Propriétés chimiques
Formule brute C10H13NO2  [Isomères]
Masse molaire[1] 179,2157 ± 0,0097 g·mol−1
C 67,02 %, H 7,31 %, N 7,82 %, O 17,85 %,
Caractère psychotrope
Catégorie Stimulant
Mode de consommation Ingestion
Autres dénominations Love drug
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

Le MDA ou 3,4-méthylènedioxyamphétamine est une substance psychotrope aux propriétés stimulantes et hallucinogènes de la famille des phényléthylamines.

C'est un produit stupéfiant inscrit à la Convention sur les substances psychotropes de 1971.

Sommaire

[modifier] Chimie

Sa structure chimique est proche du MDMA. L'atome de carbone qui porte la fonction amine est chiral. La 3,4-méthylènedioxyamphétamine est donc un mélange racémique de ses deux énantiomères :

  • (R)-3,4-méthylènedioxyamphétamine
  • (S)-3,4-méthylènedioxyamphétamine

[modifier] Pharmacologie

Ses effets sont proches du LSD et des amphétamines.

[modifier] Usage détourné et récréatif

Les usagers le rencontrent souvent involontairement sous la forme d'un comprimé généralement vendu comme du MDMA.

Son mode consommation le plus courant est par voie orale.

[modifier] Effets et conséquences

Les effets sont une sensation de tranquillité, de joie et d'empathie, une augmentation de la vigilance et de la perception[2].

À fortes doses (plus de 300 mg), il induit un état hallucinatoire[2].

Les effets physiques peuvent induire une tachycardie, des troubles de la coagulation sanguine, une insuffisance respiratoire, des bouffées délirantes, des convulsions, une aréactivité des pupilles[2].

Le MDA étant un produit psychotrope, il se peut que les effets ressentis ne soient pas agréables. On parle alors de bad trip.

[modifier] Production

Comme pour la plupart des « drogues de synthèse », la production s'effectue près des lieux de consommation grâce à la mise en œuvre de laboratoires clandestins mobiles.

[modifier] Notes et références

  1. Masse molaire calculée d’après Atomic weights of the elements 2007 sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. a, b et c Michel Hautefeuille, Dan Véléa, Les drogues de synthèse, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 2002 (ISBN 978-2-13-052059-7) 


Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues