2e division de la garde (Empire allemand)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir 2e division.
2e division de la garde
Pays Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Branche armée prussienne
Type Division d'infanterie
Fait partie de corps de la Garde
Garnison Berlin
Guerres Guerre franco-allemande de 1870
Première Guerre mondiale
Batailles Guerre franco-allemande de 1870
1870 - bataille de Saint-Privat
1870 - bataille de Sedan
1870 - siège de Paris
Première Guerre mondiale
1914 - bataille de Guise
1914 - bataille de la Marne
(bataille des Marais de Saint-Gond)
1915 - bataille d'Artois
1916 - bataille de la Somme
1917 - bataille du Chemin des Dames
1917 - bataille de la Malmaison

La 2e division de la garde (2. Garde-Division en allemand) est une unité de la garde prussienne. Elle participe à la guerre franco-allemande de 1870 et à la Première Guerre mondiale.

Au cours de ce dernier conflit, la division combat principalement sur le front de l'Ouest, excepté un intermède sur le front de l'Est en 1915. Elle participe à la bataille de la Marne, à la bataille de la Somme, à la bataille du Chemin des Dames, la bataille de la Malmaison et aux offensives du printemps 1918.

Composition[modifier | modifier le code]

Temps de paix, début 1914[modifier | modifier le code]

La 2e division d'infanterie de la Garde est en garnison à Berlin, au sein du corps d'armée de la Garde (composé de deux divisions d'infanterie et d'une de cavalerie), dépendant de la 2e inspection d'armée (de). Elle est composée de trois brigades d'infanterie et d'une d'artillerie. La cavalerie de la Garde est regroupée au sein de la division de cavalerie de la Garde (forte de quatre brigades), la seule division de cavalerie maintenue en temps de paix.

Mobilisation d'août 1914[modifier | modifier le code]

Lors de la mobilisation allemande de 1914, le commandement de la 2e division de la Garde est confiée au Generalleutnant Arnold von Winckler, assisté comme chef d'état-major par le Major Heinrich von dem Hagen. La division est composée de deux brigades d'infanterie (soit quatre régiments regroupant douze bataillons), d'un régiment de cavalerie (à quatre escadrons), d'une brigade d'artillerie (à deux régiments, soit douze batteries) et de deux compagnies du génie. La 5e brigade d'infanterie entre dans la composition de la 3e division de la Garde.

  • 3e brigade d'infanterie de la Garde :
  • 4e brigade d'infanterie de la Garde :
  • 2e brigade d'artillerie de la Garde :
  • Unités organiques :
    • 2e régiment des uhlans de la Garde ;
    • 2e et 3e compagnies du bataillon de pionniers de la Garde[2].

Réorganisation de 1917[modifier | modifier le code]

Comme progressivement toutes les divisions de l'armée allemande, la 2e de la Garde passe de quatre à trois régiments d'infanterie en janvier 1917, réduction compensée par un renforcement du soutien d'artillerie.

  • 3e brigade de la Garde :
    • 1er régiment de grenadiers de la Garde « Empereur Alexandre » ;
    • 2e régiment de grenadiers de la Garde « Empereur François » ;
    • 4e régiment de grenadiers de la Garde « Reine Augusta ».
  • un escadron du 6e régiment de dragons.
  • 2e régiment d'artillerie de campagne de la Garde[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Guerre franco-allemande de 1870[modifier | modifier le code]

La 2e division de la Garde prussienne participe à la guerre franco-allemande, elle combat aux batailles de Gravelotte et de Sedan. Elle fait partie des troupes utilisées lors du siège de Paris et combat lors de la bataille du Bourget.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Avec la 1re division de la Garde, la 2e division forme lors de la mobilisation d'août 1914 le corps de la Garde. Ce corps d'armée est initialement placé sous la direction de la IIe armée allemande.

1914[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

  • Janvier - mi février : de la division est rassemblée, elle est mise au repos à Douai, puis à Monchy-au-Bois, Puisieux jusqu'à la fin du mois de mars.
  • 30 mars : déplacement de Cambrai vers Sélestat en Alsace, où la division est placée en repos.
  • Avril : transfert en Galicie, la division débarque à Neu-Samdek entre le 26 et le 30 avril.
  • 2 - 3 mai : la division prend part à la bataille de Görlitz sous le commandement de Mackensen, combats à Jaroslav.
  • 16 mai : bataille de Krasnostav.
  • 17 juillet : franchi le Bug.
  • 24 août : la division atteint Zegrze Południowe et la Narew le 14 septembre.
  • 16 septembre : la division est regroupée à Novo-Georgievsk.
  • 20 septembre : retour sur le front de l'Ouest, la division débarque du train à Nivelles. Repos pendant un mois en Belgique.
  • 25 octobre : déplacement vers Orchies et Hénin-Beaumont.
  • 5 - 11 novembre : bataille d'Artois, combat dans le secteur de Notre-Dame de Lorette avec des pertes sérieuses.
  • Mi-novembre - décembre : la division prend à sa charge un secteur entre Noyon et Roye.

1916[modifier | modifier le code]

La 2e division de la garde reste stationnée dans le secteur de la région de Noyon-Roye jusqu'au mois d'août.

  • 15 août : départ pour la Somme, secteur de Chilly, la division subit de lourdes pertes autour de Péronne.
  • 1er octobre - décembre : combats à nouveau dans le sud de Péronne.

1917[modifier | modifier le code]

Défilé des troupes allemandes dans Riga, en septembre 1917.
  • Janvier - février : repos dans la région de Guise, puis vers Cléry-sur-Somme.
  • Début mars : secteur de la ligne Siegfried, près de Roisel et de Saint-Quentin.
  • 16 mars - 12 avril : formation à Vervins, puis repos.
  • 12 avril : la division est envoyée à Sissonne.
  • 20 - 22 avril : montée en ligne entre Hurtebise et Craonne, la division soutient et relève la Ve division de la garde. Elle reste trois semaines dans le secteur de Craonne et d'Amifontaine, elle subit de fortes pertes, puis des pertes encore plus lourds sur le Plateau de Californie.
  • 11 mai : la division est relevée et déplacée en Argonne par route dans le secteur de la Harazée le 17 mai. La division est renforcée par des unités de régiments dissous.
  • Début juillet : retrait du front et transfert sur le front de l'Est.
  • 4 - 10 juillet : trajet en voies ferrées par Charleville, Givet, Namur, Liège, Herbestal, Hanovre, Terlin, Posen, Skalmiercyze et Ozidof.
  • 19 juillet : attaque de la Sereth.
  • 9 août : formation à Horlodylow et combat sur Uxkuu.
  • 3 - 4 septembre : prise de Riga.
  • 7 - 9 septembre : transfert sur le front de l'Ouest par chemin de fer en passant par Zanke, Mitaul, Una, Kovno, Posen, Berlin, Hanovre, Düsseldorf, Aix-la-Chapelle, Liège, Namur, Rivet et Charleville.
  • 21 septembre : secteur de Laon, à partir du 28 septembre, la division est en ligne dans le secteur de la Malmaison.
  • 23 octobre : bataille de la Malmaison, l'attaque française provoque des pertes très lourdes, 1 800 prisonniers dont 50 officiers et de nombreux blessés.
  • 25 octobre : la division est relevée et envoyée dans la région de Yervins.
  • Mi-novembre - décembre : la division occupe le secteur de Saint-Mihiel et de la forêt d'Apremont et reçoit des renforts provenant de régiment dissous sur le front de l'Est.

1918[modifier | modifier le code]

  • 11 janvier : La 2e division de la garde est relevée par la 201e division d'infanterie, elle est transférée sur Metz.
  • 12 janvier - 17 mars : formation.
  • 18 mars - 19 mars : transport de Metz vers Saint-Amand en passant par Thionville.
  • 20 - 22 mars : déplacement de Marchiennes, à Montigny jusqu'à Lambres.
  • 23 - 27 mars : repos.
  • 28 mars : déplacement sur le front à Vitry-en-Artois et attaque au nord de la Scarpe. L'attaque est repoussée.
  • 29 mars : relève du front, déplacement par Arleux, Morchies, Beaumetz, Haplincourt, Le Transloy, Maricourt pour atteindre Mailly-Raineval où la division est placée en réserve.
  • 5 avril : secteur de Rouvrel.
  • 2 mai : relève par la 6e division d'infanterie de réserve.
  • 26 mai : la division renforce le front de l'Aisne à l'ouest de Vailly-sur-Aisne.
  • 17 juin : relève par la 40e division d'infanterie.
  • 18 juin - 14 juillet : repos dans la région de Marle.
  • 15 juillet - 22 juillet : la division renforce le front près de Chatillon-sur-Marne.
  • 27 août - 3 septembre : la division occupe un secteur en avant de la Somme près de Dompierre.
  • 3 septembre : la division est relevée par le corps alpin, après avoir subi de lourdes pertes et perdu 1 450 prisonniers.
  • 11 - 12 septembre : la division est envoyée en renfort à Ronssoy à l'ouest du Catelet.
  • 9 octobre - 23 octobre : retrait du front et repos.
  • 24 octobre  : relève la 52e division d'infanterie de réserve à Machelen.
  • 4 novembre : la division est relevée par la 6e division de cavalerie. La division reste ensuite en retrait du front jusqu'à l'armistice[3].

Après-guerre[modifier | modifier le code]

La division est rapatriée en Allemagne, mais une partie de l'effectif n'est pas démobilisée, destinée à servir au maintien de l'ordre sur le territoire allemand. D'abord appelée Freiwilligen 2. Garde-Infanterie-Division sous le commandement du Generalleutnant Friedrich von Friedeburg, l'unité est renommée 2. Division Freikorps Schlesien à son arrivée en Haute-Silésie. En avril et mai 1919, l'unité intervient à Munich pour détruire la République des conseils de Bavière.

En juin 1919, les volontaires encore présents dans l'unité sont versés au sein de la 26e brigade de la Reichswehr[4].

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Grade Nom Date
Generalmajor / Generalleutnant prince Charles de Prusse 17 janvier 1830 - 30 mars 1838
Generalleutnant Auguste de Wurtemberg (de) 19 février - 18 septembre 1857
Generalleutnant Heinrich von Plonski 18 mai 1864 - 29 octobre 1866
Generalleutnant Julius Ludwig von Loewenfeld 30 octobre 1866 - 17 juillet 1870
Generalleutnant Rudolph Otto von Budritzki 18 juillet 1870 - 29 octobre 1875
Generalleutnant Friedrich Franz von Dannenberg 30 octobre 1875 - 13 juin 1881
Generalleutnant Paul Bronsart von Schellendorff 14 juin 1881 - 9 mars 1883
Generalleutnant August von Oppell 10 mars 1883 - 17 janvier 1887
Generalleutnant Wilhelm von Hahnke 18 janvier 1887 - 6 juillet 1888
Generalleutnant Hans Karl Georg von Kaltenborn-Stachau 7 juillet 1888 - 13 octobre 1890
Generalleutnant Heinrich Wilhelm von der Planitz 14 octobre 1890 - 26 janvier 1891
Generalleutnant Bernhard von Sachsen-Meiningen 27 janvier 1891 - 10 juillet 1893
Generalleutnant August von Bomsdorff 11 juillet 1893 - 26 janvier 1897
Generalleutnant Ludwig von Falkenhausen 27 janvier 1897 - 24 mars 1899
Generalleutnant Gustav von Kessel 25 mars 1899 - 26 janvier 1900
Generalleutnant Max von Krosigk 27 janvier 1900 - 17 avril 1901
Generalleutnant Karl von Bülow 18 avril 1901 - 21 mars 1902
Generalleutnant Hans von Arnim (de) 22 mars 1902 - 21 février 1906
Generalleutnant Reinhard von Scheffer-Boyadel 22 février 1906 - 4 mars 1908
Generalmajor Dedo von Schenck 5 mars - 3 avril 1908
Generalleutnant Dedo von Schenck 4 avril 1908 - 30 mars 1909
Generalmajor Ewald von Lochow 1er avril - 16 septembre 1909
Generalleutnant Ewald von Lochow 17 septembre 1909 - 12 septembre 1912
Generalleutnant Arnold von Winckler 12 septembre 1912 - 29 juin 1915
Generalleutnant Walther von Lüttwitz 29 juin - 24 septembre 1915
Generalleutnant Maximilian Ritter von Höhn 25 septembre 1915 - 11 mai 1916
Generalmajor / Generalleutnant Friedrich von Friedeburg 12 mai 1916 - 24 juin 1919

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Walter von Bremen (trad. Jean Schmidt), L'Armée allemande après sa réorganisation : avec l'emplacement des troupes en 1914, Paris, Berger-Levrault,‎ 1914, 73 p. (lien notice BnF?).
  2. (de) Reichsarchiv, Der Weltkrieg 1914 bis 1918 : Die militärischen Operationen zu Lände, vol. 1 : Die Grenzschlachten im Westen, Berlin, Ernst Siegfried Mittler und Sohn,‎ 1925 (lire en ligne), « Das deutsche Westheer, am 18. August 1914, beim beginn des Vosmarsches », p. 670.
  3. a et b (en) United States Army, American Expeditionary Forces, Intelligence Section, Histories of Two Hundred and Fifty-one Divisions of the German Army which Participated in the War (1914–1918), Washington, Government Print Office,‎ 1920, 754 p. (ISBN 5-87296-917-1, lire en ligne), p. 50-54.
  4. (en) « Freiwilligen 2. Garde-Infanterie-Division », sur http://www.axishistory.com/.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]