24e bataillon de chasseurs alpins

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
24e bataillon de chasseurs alpins
Image illustrative de l'article 24e bataillon de chasseurs alpins

Période 18711991
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Bataillon de chasseurs à pied
Rôle Infanterie
Devise Bataillon de la Garde
Inscriptions
sur l’emblème
Voir étendard unique des chasseurs
Anniversaire Sidi-Brahim
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Fourragères Médaille militaire
Décorations Croix de guerre 1914-1918
4 palmes – 2 étoiles de vermeil

Le 24e bataillon de chasseurs — Bataillon de la Garde — est une unité militaire dissoute de l'infanterie alpine française (chasseurs alpins) 24e BCA, puis de l'infanterie mécanisée, 24e GCP qui participa notamment aux deux conflits mondiaux.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1854 : création du bataillon de chasseurs à pied de la Garde.
  • 1871 : renommé 24e bataillon de chasseurs à pied (24e BCP), avec l'avènement de la Troisième République.
  • 1889 : devient officiellement le 24e bataillon alpin de chasseurs à pied[1] (24e BCAP).
  • 1916 : devient le 24e bataillon de chasseurs alpins.
  • 1940 : dissolution du bataillon.
  • 1940 : nouvelle création du 24e BCA dans le cadre de l'armée d'armistice.
  • 1942 : dissolution, suite à l'occupation de la zone libre.
  • 1944 : recréation comme 24e bataillon de chasseurs à pied.
  • 1956 : renommé 24e bataillon de chasseurs portés.
  • 1960 : renommé 24e groupe de chasseurs portés (1er mars).
  • 1968 : renommé 24e groupe de chasseurs mécanisés (23 mai).
  • 1975 : renommé 24e groupe de chasseurs (15 juillet).
  • 1991 : dissolution du bataillon (15 juin).
  • 1993 : devient le CIECM – 24e BCA[2].
  • 2008 : dissolution.

Historique des garnisons, campagnes et batailles[modifier | modifier le code]

Second Empire[modifier | modifier le code]

Le bataillon participe à la bataille de Solférino le 24 juin 1859 lors de laquelle il prend un drapeau à l'ennemi ; il reçoit la Légion d'honneur à Milan des mains de Napoléon III.

De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 1876, le 24e BCA arrive à Villefranche-sur-Mer, ville qui restera son lieu de garnison principal jusqu'à la Grande Guerre[3].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Rattachements successifs[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

En garnison à Villefranche 29e division d'infanterie15e corps d'armée.

1915[modifier | modifier le code]

  • Juin-octobre : opération au Linge : enlèvement des sommets d'Alsace.
  • Vers le 20 juillet, combats violents au Reichackerkopf. Le chef de corps, le commandant Joseph Nicolas, est tué le 21.

1916[modifier | modifier le code]

Bataille de la Somme :

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Il forme une demi-brigade avec le 22e (Nice) et le 25e (Menton).

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • De 1940 au 27 novembre 1942, armée d'armistice en garnison à Hyères dans le Var avec le 25e BCA. Peu avant l'invasion allemande du camp retranché de Toulon, un plan d'évasion du 24e sur l'AFN est élaboré avec la marine. L'arrivée des troupes italo-allemandes met fin à ce rêve…
  • Recréé comme 24e BCP, participe à la libération du col de Larche (frontière franco-italienne vallée de l'Ubaye),
  • Occupation du Val Stura en territoire italien, du 26 avril au 21 juin 1945.

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

  • Occupation de l'Allemagne :
    Le 27 juillet le bataillon est intégré à la 5e DB et rejoint l'Allemagne. Il s'installe à Landau in der Pfalz du 28 mars au 2 juillet 1946, date à laquelle il se déplace vers Kaiserslautern où il prend ses quartiers jusqu'en mars 1951. Il déménage du 11 au 16 mars 1951 et s'installe à Bad Bergzabern jusqu'à la fin mars 1960.
    À partir du 1er avril 1960, il est à TübingenQuartier Maud'huy, unité d'infanterie de la 5e brigade blindée[4], élément de la 3e division (PC à Fribourg-en-Brisgau) et enfin à nouveau au sein de la 5e DB. Il prend les Quartiers occupés jusqu'alors par le 20e Bataillon de Chasseurs Portés.
  • Le bataillon est dissous le 15 juin 1991.
  • En juillet 1993, le Centre d’instruction et d’entraînement au combat en montagne (CIECM) se voit confier les traditions du bataillon de chasseurs à pied de la Garde impériale / 24e bataillon (alpin puis mécanisé) et prend l'appellation de « Centre d’instruction et d’entraînement au combat en montagne – 24e bataillon de chasseurs alpins ».
  • En juillet 1999, le CIECM perd sa double appellation mais conserve néanmoins les traditions et le patrimoine du 24e BCA et s'attache à perpétuer l'esprit « Chasseur ».
  • En juillet 2008, dissolution du CIECM.

Une amicale nationale des anciens du 24e bataillon a été créée en 1983 sous l'impulsion du colonel Doly.

Traditions[modifier | modifier le code]

Insigne[modifier | modifier le code]

Le 24e bataillon a eu quatre insignes :

  1. Le coq en cor ;
  2. un écusson – rassemblant le marabout, la légion d'honneur, le bâton de maréchal (Pétain), l'aigle – dans le cor ;
  3. L'aigle impérial – tenant dans ses serres le Drapeau autrichien pris à Solférino – dans le cor ;
  4. À nouveau le coq en cor.

Devise[modifier | modifier le code]

« Bataillon de la Garde »

Drapeau[modifier | modifier le code]

Comme tous les autres bataillons de chasseurs ou groupes de chasseurs, il ne dispose pas de son propre drapeau. Il n'existe qu'un seul drapeau pour tous les bataillons de chasseurs à pied et de chasseurs alpins, lequel passe d'un bataillon à un autre durant la campagne 1914-1918. En revanche chaque bataillon possède son propre fanion. Toutefois, alors que tous les bataillons de chasseurs à pied ont un fanion bleu et jonquille, le 24e, héritier du bataillon de chasseurs à pied de la Garde impériale de Napoléon III, a un fanion vert et jonquille.

Décorations[modifier | modifier le code]

Il est décoré de la Croix de guerre 1914-1918 avec quatre palmes (quatre citations à l'ordre de l'armée) puis deux étoiles de vermeil (deux citations à l'ordre du corps d'armée).

Il reçoit la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire le 10 décembre 1918.

Chant[modifier | modifier le code]

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

  • 1871 : commandant Hermieu
  • 1907 : commandant Tronchand
  • 1914 : lieutenant-colonel Papillon-Bonnot
  • 1914 : chef de bataillon Nicolas
  • 1915 : commandant Dauvergne
  • 1916 : commandant Meilhan
  • 1916 : commandant De Castex (tué le 23/10/17)
  • 1917 : chef de bataillon Jullien
  • 1918 : chef de bataillon Mellier
  • 1918 : commandant Raoult
  • 1922 à 1927 : chef de bataillon Petitpas
  • 1927 à 1928 : chef de bataillon Bosson
  • 1928 à 1930 : chef de bataillon Béthouart
  • 1930 à 1932 : chef de bataillon Debeney
  • 1932 à 1934 : chef de bataillon Loustaunau-Lacau
  • 1934 à ???? : chef de bataillon Buot de l'Epine
  •  ???? à 1940 : chef de bataillon Montvignier-Monnet
  • 1940 à 1941 : chef de bataillon Valo
  • 1940 à 1940 : chef de bataillon Curet (intérim pendant la captivité de Valo d'août à décembre)
  • 1940 à 1940 : chef de bataillon Guillevil (intérim pendant la captivité de Valo d'août à décembre)
  • 1941 à 1942 : chef de bataillon Moillard
  • 1944 à 1946 : commandant Marey
  • 1946 à 1947 : commandant Dalstein
  • 1947 à 1948 : commandant Robbe
  • 1948 à 1950 : lieutenant-colonel Semon
  • 1950 à 1952 : lieutenant-colonel Berthe de Pommery
  • 1952 à 1954 : lieutenant-colonel de Pianelli
  • 1954 à 1956 : colonel Gérard Lecointe
  • 1956 à 1958 : chef de bataillon Le Henry
  • 1958 à 1961 : lieutenant-colonel Ferre
  • 1961 à 1963 : colonel Jacquin
  • 1963 à 1965 : colonel Favereau
  • 1965 à 1967 : colonel Georges Galzy
  • 1967 à 1969 : colonel Bilhou Nabera
  • 1969 à 1971 : colonel Houitte de la Chesnais
  • 1971 à 1973 : Lt-Colonel puis Colonel Boursier
  • 1973 à 1975 : colonel Fennebresque,
  • 1975 à 1977 : colonel Guy Morhain
  • 1977 à 1979 : colonel Bernard Gillis
  • 1979 à 1981 : colonel Max Berthier
  • 1981 à 1983 : colonel Guy Doly
  • 1983 à 1985 : colonel René Andrieu
  • 1985 à 1987 : colonel Pierre Coursier
  • 1987 à 1989 : colonel Dominique Klochkoff
  • 1989 à 1991 : colonel Jean-Claude Monnet
  • CIECM - 24e BCA
  • 1993 à 1995 : Lieutenant-colonel Anglès-d'Auriac Philippe
  • 1995 à 1997 : Lieutenant-colonel Auzias
  • 1997 à 1999 : lieutenant-colonel Beth Bruno
  • 1999 : dissolution du 24e Bataillon, mais le CIECM garde les traditions (dont le fanion) du 24, même s'il en perd l'appellation.

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au bataillon[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant servi au sein du bataillon[modifier | modifier le code]

  • Antoine Béthouart, commandant du bataillon en 1928-1930 qui deviendra plus tard général et commandera notamment en 1940 le Corps expéditionnaire français en Scandinavie lors de l'expédition de Norvège et en 1944 le 1er corps d'Armée de l'armée de de Lattre.
  • Bernard Prevost, préfet, directeur général de la Gendarmerie. Lieutenant en 1967 à Tübingen (FFA).
  • Maréchal Philippe Pétain, lieutenant au 24e BCA à Villefranche-sur-mer.
  • Jean-Claude Jacotot, actuel président de la FNAC.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Par la loi du 24 décembre 1888, publiée au journal officiel le 27 décembre 1888.
  2. Les traditions sont reprises par le centre d'instruction et d'entraînement au combat en montagne de Barcelonnette en octobre 1993, qui devient le 24e bataillon de chasseurs alpins. Le CIECM est dissous en juillet 2008.
  3. http://www.alpins.fr/24eme_BCA.html
  4. PC à Tübingen, deux régiments de cavalerie : 2e (Reutlingen) et 12e Cuirassiers (Tübingen), un régiment d'artillerie : 73e régiment d'artillerie blindé (Reutlingen), un régiment d'infanterie : 24e groupe de chasseurs portés (Tübingen)