24 heures de la bande dessinée

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Les 24 heures de la bande dessinée est un événement récurrent de la bande dessinée francophone dont la première édition a eu lieu en 2007 lors du 34e festival d'Angoulême.

Le principe est simple : plusieurs auteurs se réunissent et chacun réalise 24 planches de bande dessinée, en 24 heures. Une contrainte variable est imposée à chaque fois.

Origine[modifier | modifier le code]

Le précurseur du concept est l'équivalent anglophone The 24 Hour Comics Day, lancé par Nat Gertler d'après une idée initiée par Scott McCloud[1]. L'évènement s'est déroulé pour la première fois en 2004, et réuni chaque année plus d'un millier de participants. Depuis, l'événement s'est répandu, et différentes éditions sont apparues.

Les différentes éditions francophones[modifier | modifier le code]

  • À Angoulême
    • 2007 : Pour cette première édition, 26 participants étaient présents à la maison des auteurs, dont Natacha Sicaud, Lisa Mandel, Aude Picault, Mathieu Sapin, Boulet, Dominique Boostopoulet, Erwann Surcouf, Jonvon, Alex Baladi, Christophe Bataillon, Tony Neveux, Antoine Perrot et Lewis Trondheim. La contrainte était de faire figurer une boule de neige dans la première et la dernière case. Cette édition a ensuite donnée lieu à une publication papier, sous le nom de Boule de neige, édité chez Delcourt.
    • 2008 : Cette deuxième édition a accueilli un peu plus de deux-cent de participants, composés d'auteurs professionnels (dont seulement une partie était présente à la maison des auteurs), d'étudiants en art et d'amateurs. La contrainte était de représenter en page 12 une réunion de famille.
    • 2009 : La troisième édition s'est déroulée le et a réuni plus de quatre-cent auteurs. Deux contraintes étaient imposées cette fois-ci : non seulement les planches devaient être muettes mais elles avaient également à se dérouler dans un musée. Les créations sont encore disponibles sur le site des 24h (voir la liste).
    • 2010 : Cette édition, qui a compté 470 inscriptions, a eu lieu le . La contrainte, sans compter celle du scénario muet, était de mettre en scène des pirates. Les planches sont encore visibles en ligne (voir la liste).
    • 2011 : La cinquième édition s'est déroulée le . La contrainte était cette année-là de faire apparaître Popeye, et ce en réalisant 12 à 24 strips, et non des planches. 470 participants (dont 111 auteurs professionnels, 243 étudiants des écoles d’art et 116 amateurs).
    • 2012 : Pour cette 6ème édition, les 451 participants (auteurs professionnels, amateurs, et étudiants) ont du plancher à partir de la contrainte suivante dévoilée le à 15 h par Etienne Lécroart : L’histoire ne sera pas muette et comportera les trois récitatifs suivants (tirés au hasard parmi seize propositions) à placer dans cet ordre :
      • Le récitatif : "Surgissant soudain…" devra figurer dans le premier tiers du livre
      • Le récitatif : "Et à la fin" devra figurer dans le second tiers du livre
      • Le récitatif : "Elle s’interrompt brusquement" devra figurer dans le dernier tiers du livre
    • 2013 : Les septièmes 24h de la BD ont lieu le et ont réuni 432 participants. Le sujet, imaginé par Matt Madden, était le suivant "L’histoire doit se dérouler sur une durée intégrant 24 unités de temps : secondes, heures, jours, années… Ce passage du temps doit faire partie intégrante de l’histoire. Toutes les planches représenteront la même unité de temps (exemple : pour une histoire se déroulant sur une période de 24 années, chaque planche représentera une année)."
    • 2014 : Près de 600 auteurs ont participé à cette édition du . La contrainte : utiliser les 90 dernières photos postées sur le compte Instagram du dessinateur Boulet, lui-même participant à l'épreuve.
    • 2015 : Le , les 450 participants de cette neuvième édition adressent la contrainte suivante : Réalisez un récit en bande dessinée constitué de 22 pages, d’une couverture et d’une 4e de couverture à partir d’un fait divers lu dans la presse ‘’Son chiot est refusé dans l’avion, elle le noie dans les toilettes de l’aéroport’’. La bande dessinée alternera une case muette et une case avec du texte.
Le concept des 24 heures a été repris en mai 2008 à Montréal, avec la présence de 15 auteurs[2] : Boulet, Catherine Lepage, David Libens, David Turgeon, Eva Rollin, Francis Desharnais, Iris, Jimmy Beaulieu, Mélanie Baillairgé, Pascal Blanchet, Pascal Girard, Pierre Bouchard, Richard Suicide, Simon Banville et Zviane. La contrainte était de faire apparaître une photo d'un pécheur dans le déroulement du scénario. Les réalisations sont en ligne sur le site (voir la liste).
  • Les 23 heures
Cette édition, lancée en 2008, possède la particularité de se dérouler au cours de la nuit du changement d'heure vers celle d'été (d'où le nom). Les planches de 2008 sont visibles en ligne. L'édition suivante au eu lieu le (voir les planches).
Organisés depuis Bruxelles par L'employé du Moi, ces 24 heures se sont déroulés une première fois le , réunissant 29 auteurs (voir les participations), puis une deuxième le , avec plus de 70 participants (voir les participations).
Depuis 2007, le 24 Hour Comics Day est organisé à Saint-Lô. Les planches des participants sont lisibles en ligne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The 24-Hour Comic Phenomenon sur le site de Scott McCloud
  2. Julie Delporte, « Les 24 heures de la bande dessinée de Montréal », dans Comix Club n°10, janvier 2009, p. 89-99.

Liens externes[modifier | modifier le code]