23e régiment d'infanterie coloniale

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23e régiment d'infanterie coloniale
Insigne régimentaire du 23e R.I.C.
Insigne régimentaire du 23e R.I.C.

Période 1er octobre 190215 mars 1955
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
troupes coloniale
Type régiment d'infanterie
Rôle infanterie
Garnison Paris
Devise Fier et fort
Grogne et mord
Inscriptions
sur l’emblème
KI-HAO 1861
PUEBLA 1863
SONTAY 1883
TIEN-TSIN 1900
MAROC 1908-1913
CHAMPAGNE 1915-1918
L'AISNE 1917-1918
REIMS 1918
ARGONNE 1940
COLMAR 1945
BADE 1945
INDOCHINE 1945-1954
AFN 1952-1962
Anniversaire Bazeilles
Batailles 1917 - Chemin des Dames
Fourragères aux couleurs du ruban de la Médaille militaire
deux olives aux couleurs des rubans des Croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945
aux couleurs du ruban de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieures
Décorations Croix de guerre 1914-1918
trois palmes
Croix de guerre 1939-1945
trois palmes
Croix de guerre théâtre d'opérations extérieures
deux palmes

Le 23e régiment d'infanterie coloniale est une unité de l'armée française. Le 43e régiment d'infanterie coloniale y sera rattaché. Il a été recréé sous le nom du 23e régiment d'infanterie de marine et ensuite du 23e bataillon d'infanterie de marine à compter du 1er juillet 1979.

Insigne des troupes de marine.jpg

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1902 : 1er octobre : création du 23e régiment d'infanterie coloniale
  • 1940 : juillet : dissolution
  • 1944 : novembre : récréation du 23e régiment d'infanterie coloniale à partir du 13e régiment de tirailleurs sénégalais par suite du « blanchiment » de la 9eDIC
  • 1955 : 15 mars : dissolution
  • 1956 : 1er mars : création du 23e régiment d'infanterie coloniale
  • 1958 : 1er décembre : renommé 23e régiment d'infanterie de marine par décret du 28 avril 1958[1]
  • 1962 : 1er août : dissolution en Afrique du Nord
  • 1962 : 1er octobre : création du 23e régiment d'infanterie de marine
  • 1979 : 30 juin : dissolution à Maisons-Laffitte
  • 1979 : 1erjuillet : création à Dakar du 23e bataillon d'infanterie de marine, par changement d'appellation du 10e B.I.Ma

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

  • 25 octobre 1914-16 janvier 1915 : colonel Guyot d'Asnières de Salins
  • .
  • 26 février 1915-25 septembre 1915 : colonel Monhoven
  • .
  • 1934-1935 : colonel Carlès
  • .
  • juin 1940 : lieutenant-Colonel Rousseau
  • 1945 : colonel Debes

Historique des garnisons, combats et batailles du 23e R.I.C[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Insigne d'épaule l'ancre d'infanterie de marine.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

  • Le 5 février, les 2e et 3e bataillons reçoivent l'ordre d'occuper et de résister sur les crêtes au nord de Massiges
  • Champagne
  • Jusqu'au 18 mai 1915, occupe soit le secteur de Ville-sur-Tourbe, soit, et surtout, le secteur du bois d'Hauzy, où il alterne avec le 21e RIC. De courtes périodes de repos sont accordées au régiment dans le village de Dommartin-sous-Hans.
  • Le 1er juin, le 23e RIC embarque à Sainte-Menehould et débarque à Emerville, au nord-ouest de Villers-Cotterêts.
  • Le 6 juin, en réserve à Berneuil-sur-Aisne
  • Bivouac dans la forêt de Laigue
  • Cantonné à Pierrefonds, le régiment y embarque du 14 au 15 juin, et débarque à Longpré-les-Corps-Saints
  • Transporté en camions, dans la région sud-est de Doullens
  • Séjourne dans les villages de Sombrin et de Warluzel du 18 juin au 5 juillet
  • Du 5 au 13 juillet, le régiment stationne à Crenas et à Halloy, premiers départs de permissionnaires
  • Du 15 au 16 juillet, il s'embarque aux abords d'Amiens, à destination de la Champagne
  • Débarque à Épernay et cantonne à Ay
  • Le 22 juillet, il est transporté en chemin de fer d'Oiry à Mourmelon-le-Petit et va bivouaquer dans le camp de Châlons
  • Transporté le 31 juillet à Valmy, le régiment retourne dans ses anciens cantonnements de Dommartin-sous-Hans
  • Le 11 août, relève le 61e RI (XVe corps), dans le sous-secteur de Massiges-Virginy
  • Creuse des boyaux du 3 au 15 septembre dans la région de Dommartin puis retourne dans le sous-secteur de Massiges-Virginy
  • Bataille de Champagne
  • Jusqu'au 1er octobre, le régiment continue sa progression vers le Nord
  • Dans la nuit du 9 au 10 octobre, le régiment est relevé. Transporté en camions de Courtémont à Verrières, le régiment se reconstitue dans ce village
  • Revient à Dommartin-sous-Hans le 18 octobre
  • Relève le 3e RIC le 23 octobre dans le sous-secteur ouest de Massiges
  • Relevé par le 142e RI le 28 novembre
  • Période de repos dans la région de Givry-en-Argonne
  • Le régiment est passé en revue le 7 décembre par le général Berdoulat, décoration de la croix de guerre
  • Du 17 au 18 décembre, le régiment est transporté en chemin de fer dans la région de Meaux
  • Cantonnement à Monthyon, Bercy et Saint-Soupplets

1916[modifier | modifier le code]

  • Se déplace du 6 au 12 janvier à destination du camp de Crèvecœur-le-Grand pour faire de l'instruction
  • Part du camp de Crèvecoeur le 28 janvier, occupe des positions dans le secteur de Foucaucourt
  • Le 2 mars, subdivision de Dompierre
  • Le 24 avril, le 23e RIC est relevé par le 24e RIC et occupe, le 26 avril, les cantonnements de Framerville et de Rosières
  • Jusqu'au 12 mai, le régiment participe, de jour et de nuit, à l'aménagement du secteur de la 16e DIC
  • Séjour dans les cantonnements d' Harbonnières, de Framerville et de Proyart
  • Relève, dans le secteur de Foucaucourt (région du bois Commun) le 7e RIC le 25 mai
  • Relevé le 3 juin par le 265e RI
  • Le 4 juin, relève le 8e RIC dans la subdivision de Dompierre
  • Le bataillon de réserve est cantonné à Chuignes
  • Relevé le 24 juin par le 21 RIC
  • Exercices de liaison, notamment avec avion, au camp 63 près Lamotte-en-Santerre
  • Occupe son secteur d'attaque le 27 juin
  • Le 28 juin, le général Cadel, commandant la 3e DIC, est grièvement blessé

Bataille de la Somme

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

Drapeau du régiment[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions ci-dessous[3],[4].

Il porte la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire avec deux olives aux couleurs des rubans des croix de guerre 1914-18 et 1939-1945 et la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre TOE

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 10 mai 1940, le 23e régiment d'infanterie coloniale du colonel Cuzin fait partie de la 3e division d'infanterie coloniale qui renforce le sous-secteur de Montmédy (secteur fortifié de Montmédy).

Le 21 juin 1940 (veille du jour de l'armistice) le 23e régiment d'infanterie coloniale se bat aux côtés du 21e RIC jusqu'en milieu d'après-midi à Paray Sainte-Césaire, au-dessus de Nancy. Dans l'après-midi au son du clairon (ordre du commandant Lauzier) sous l'impulsion de l'aspirant David, les « marsouins » chargent à la baïonnette. Ce doit être la dernière charge à la baïonnette de la guerre de 1940. Les derniers survivants, ivres de fatigue, sans munition et écrasés par le nombre, se rendent. Auparavant, ce régiment ainsi que le 21e RIC fut très éprouvé à la côte 304 en mai 1940 à proximité de Verdun où il perdit les trois quarts de son effectif. Un des plus beaux régiments de « marsouins » diront plusieurs généraux.

Il est dissous en juillet 1940, recréé en novembre 1944 à partir du 13e R.T.S.

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Traditions[modifier | modifier le code]

La fête des troupes de marine

Elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de bataille de BazeillesBazeilles. Ce village qui a été quatre fois repris et abandonné sur ordres, les 31 août et le 1er septembre 1870.

« Et au Nom de Dieu, vive la coloniale »

Les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments.

Personnes célèbres y ayant servi[modifier | modifier le code]

  • 1938-1940 : François Mitterrand
  • Philippe Freyre, agent du 2e bureau au sein de l'Abwehr.
  • Ramire Rosan (14 avril 1895-24 mai 2004, 109 ans) : dernier « poilu » de Guadeloupe (village de Morne-à-l’Eau), il est incorporé en 1915 au 23e RIC et participe à la bataille de la Somme, en juillet 1917, où il est gazé. Ancien agriculteur, il reçoit la Légion d’honneur en février 1996.
  • Général Bigeard, chef de la 6ecompagnie en 1945.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Erwan Bergot, La coloniale du Rif au Tchad 1925-1980, imprimé en France : décembre 1982, n° d'éditeur 7576, n° d'imprimeur 31129, sur les presses de l'imprimerie Hérissey.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Montagnon, Histoire de l'armée française, Editions Pygmalion, 1997.
  2. http://vinny03.perso.neuf.fr/gg/leshistos/23ric.htm
  3. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007.
  4. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]