22e régiment d'infanterie coloniale

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22e régiment d’infanterie coloniale.
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Insigne régimentaire du 22e RIC Insigne régimentaire du 22e R.I.Ma
Insigne régimentaire du 22e RIC
Insigne régimentaire du 22e R.I.Ma

Période 17 janvier 1901 – 30 juin 1999
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
troupes de marine
Type régiment d'infanterie
Rôle infanterie
Couleurs rouge et bleu
Devise « À force d'espoir et d'audace »
Inscriptions
sur l’emblème
Sébastopol 1854-1855
Saïgon 1859
Ki-Hoa 1861
Langson 1884
Tuyen Quan 1885
Beauséjour 1915
La Somme 1916
L'Aisne-Reims 1917-1918
La Somme 1940
Indochine 1946-1954
AFN 1952-1962
Anniversaire Bazeilles
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Guerre d'Algérie
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre des TOE
Décorations Croix de guerre 1914-1918
trois palmes
Croix de guerre 1939-1945
une palme
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
deux palmes

Le 22e régiment d'infanterie coloniale est une unité de l'armée française. Le 22e RIC est l'héritier direct du 4e régiment d’infanterie de marine.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • Le 26 janvier 1899 : création du 4e régiment d'infanterie de marine de garnison (en garnison à Hyères).
  • Le 21 décembre 1900 : dissolution du 4e régiment d'infanterie de marine de garnison.
  • Le 1er janvier 1901 : création du 4e régiment d'infanterie coloniale de garnison de Toulon.
  • Le 17 janvier 1901 : création du 22e régiment d'infanterie coloniale.
  • le 31 mars 1932 : dissolution du 22e régiment d'infanterie coloniale.
  • Le 23 août 1939 : création du 22e régiment d'infanterie coloniale. Reformé à Toulon par rappel de réservistes.
  • En juillet 1940 : dissolution du 22e régiment d'infanterie coloniale.
  • Le 1er juillet 1945 : création du 22e régiment d'infanterie coloniale, reformé à Hyères à partir du 16e régiment de tirailleurs sénégalais
  • Le 30 novembre 1948 : dissolution du 22e régiment d'infanterie coloniale.
  • Le 1er décembre 1948 : bataillons autonomes Indochine.
  • Le 30 décembre 1952 : dissolution du régiment.
  • Le 1er janvier 1953 : création du B.M.22eRIC (Indochine).
  • Le 30 septembre 1954 : dissolution du B.M.22eRIC.
  • Le 1er octobre 1954 : création du 22e régiment d'infanterie coloniale africain (Indochine).
  • Le 30 novembre 1958 : dissolution du 22e régiment d'infanterie coloniale africain Algérie.
  • Le 1er décembre 1958 : création du 22e régiment d'infanterie de marine (Algérie).
  • Le 30 juin 1963 : dissolution du 22e régiment d'infanterie de marine.
  • Le 1er juillet 1963 : création du 22e bataillon d'infanterie de marine (Mers el-Kébir).
  • Le 30 septembre 1967 : dissolution du 22e bataillon d'infanterie de marine.
  • Le 1er janvier 1968 : création du 22e régiment d'infanterie de marine à Albi jusqu'au 30 juin 1979, par changement d'appellation du 65e RIMa créé le 1er juin 1964 à Albi.
  • Le 1er juillet 1979 garnison à Angoulême.
  • Le 30 juin 1984: dissolution du 22e régiment d'infanterie de marine.
  • Le 1er juillet 1984 : création du 33e Groupement de Camp/22e régiment d'infanterie de marine au camp de Sissonne (il reprend les traditions du 22e RIMa).
  • Le 30 juin 1999: dissolution du 33e groupement de camp / 22e régiment d'infanterie de marine.
  • Le 1er juillet 1999: création du 22e bataillon d'infanterie de marine à Nantes. Le 9e régiment de commandement et de soutien, est transformé en 22e bataillon d'infanterie de marine. Il reprend les traditions du 22e régiment d'infanterie de marine et du 22e régiment d'infanterie coloniale.

Historique des garnisons, combats et bataille[modifier | modifier le code]

De 1900 à 1903, des éléments du 22e ont fait campagne en Chine et des unités ont pris part aux opérations du Maroc de 1923 à 1957. À la veille de la grande guerre de 1914-1918, le régiment est donc déjà un régiment aguerri ayant l'épreuve du feu.

Jusqu'à la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

De 1903 à 1913, le 22e régiment d'infanterie coloniale occupe à Hyères des casernements neufs construits pour le recevoir.
En 1913, après les manœuvres du sud-ouest, il vient tenir garnison à Marseille.
C'est dans cette dernière ville, à la caserne d'Aurelle, qu'il se mobilise le 3 août 1914. Le 22e RIC est formé de trois bataillons, 3 sections de mitrailleurs et une compagnie hors rang. L'effectif est de 3 327 hommes dont 68 officiers. Il est commandé par le colonel Tétard.
Il appartient à la 6e brigade coloniale; 2e division d'infanterie coloniale.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

  • Fin janvier (une citation à l'ordre de l'armée pour le régiment).
  • Champagne
    • 16-23 février : Fortin de Beauséjour
  • Bataille de Champagne:

1916[modifier | modifier le code]

Bataille de la Somme

  • 1er juillet : Frise
  • Pour l'ensemble des combats du 1er au 5 juillet le régiment fut cité à l'ordre de l'armée. Le haut-commandement lui accorda la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 le 4 septembre 1916.

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

  • Troisième bataille de Champagne.
  • Bataille de la montagne de Reims (mai-juin).
  • 15-23 juillet : Est de Reims, Cote 240.
  • Ligne Hundling-Stellung[1], Herpy.
    Le 6 novembre, le régiment avec la 2e DIC continue son mouvement vers le nord-est, en direction générale de Signy-l'Abbaye, Mézières (Ardennes). Il atteint successivement le 6 novembre Inaumont, Beaumont-en-Aviotte, prenant un nombreux matériel.
    Le 11, l'armistice est signé et les hostilités cessent. À cette date, le régiment se trouve en Lorraine.
    Pendant la grande guerre, trois citations collectives sont accordées au régiment.
    Le drapeau reçoit trois nouvelles inscriptions:
    Beauséjour 1915, La Somme 1916, L'Aisne-Reims 1917-1918.
    Pendant cette campagne, 1 387 hommes ont été tués, 7 087 blessés et 2 629 disparus, soit au total 11 103 pertes.
    Au front 530 médailles militaires et 69 croix d'officiers où de chevaliers de la Légion d'honneur ont été remises.

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

  • Occupation en Allemagne en 1919 (l'occupation du Palatinat Bavarois). Il stationne dans la région de Bad-Durkheim. Puis il est déplacé sur la rive gauche du Rhin. La grande solennité de Versailles, le 28 juin 1919, libère le 22e RIC de son service de garde sur le Rhin. Il rejoint sa garnison de Marseille en juillet, après cinq ans de campagne. Le régiment est reformé à Marseille le 1er janvier 1920. Il y tiendra garnison jusqu'au 7 mai 1926, date à laquelle il vient s'installer à Aix-en-Provence. Il est dissous le 1er avril 1932. Le drapeau du régiment est versé au service des emblèmes au SHAT (service historique de l'armée de terre) pour y être conservé.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 22e régiment d'infanterie Coloniale 23 août 1939 à juillet 1940[2]:
  • Reconstitué le 23 août 1939 à Toulon, le 22e RIC par rappel de réservistes en provenance des Bouches-du-Rhône, du Var, des Alpes-Maritimes, du Vaucluse et du Gard. Ceux-ci sont âgés en moyenne de 30 à 35 ans, mariés et père de famille pour la plupart, il bénéficie d'un fort encadrement d'officiers et sous-officiers d'active. Rattaché à la 5e DIC (du général Sechet) le régiment est sous les ordres du lieutenant-colonel Le Tacon. Le régiment quitte Toulon le 8 septembre. L'hiver aux avant-postes (décembre à janvier) le régiment quitte la région de Metz, après avoir franchi la ligne Maginot à Faulquemont durant deux mois trois groupes de corps francs du régiment effectue des reconnaissances, des patrouilles et des coups de mains dans la forêt de la Warndt. C'est le baptême du feu le régiment a son premier mort et fait son premier prisonnier. Février à mai il se trouve dans la région de Vesoul. La 5e DIC a été retirée dès le 15 mai de la frontière suisse. Le 22e RIC voyage en chemin de fer, à pied, en camions, du 15 mai au 28 mai, à travers la France, selon un périple quelque peu incohérent reflétant les hésitations du commandement.
  • La contre-attaque sur Abbeville. Le 28 mai 1940, en élément de renfort de la 4e division cuirassée (DCr) commandée par le colonel De Gaulle qui reçut la mission de réduire la tête de pont allemande d’Abbeville (bataille d'Abbeville). Du 29 au 30 mai, il s’empare des positions ennemies sur une longueur et une largeur de 5 kilomètres, fait 200 prisonniers et jusqu’au 2 juin repousse toutes les contre-attaques; le 1er bataillon comptant à l'origine 800 h tenant Villers-sur-Mareuil a Huchenneville au prix de 85 tués dont son chef[3]. Ce haut fait d’armes lui vaut du colonel De Gaulle, commandant de la division, l’hommage suivant : « Le 22e R.I.C. est le premier régiment français qui, depuis la guerre a emporté de haute lutte une position allemande et tenu devant toutes les contre-attaques. » Du 5 au 12 juin, il contient, au cours d’une dure retraite, la poussée allemande, combattant jusqu’à l’extrême limite de ses moyens. Dans la nuit du 8 au 9 mai le régiment accomplit plus de 60 km dans des conditions de fatigue extrême, sans aucun ravitaillement organisé au milieu d'une cohue de civils belges et français fuyant les Allemands. Le lieutenant-colonel Le Tacon donne l'ordre au train-auto de partir devant. Ainsi le drapeau, confié au lieutenant Berard est sauvé. Par contre, le train-hippo est capturé avant d'arriver à Doudeville, non sans s'être vaillamment défendu. Lorsqu’il termine la guerre le 12 juin à Manneville-Es-Plains à trois kilomètres de Saint-Valéry-en-Caux, le lieutenant-colonel Le Tacon s'adresse alors aux survivants de son régiment un peu moins de 400 hommes sur 2 500 dont 13 officiers sur 79, leur rappelle que dans la « Coloniale » il est de tradition de ne pas se rendre sans combattre. Pour un baroud d'honneur, 70 ans après Bazeilles. Les survivants du 22e RIC s'installent dans des bâtiments d'une grande ferme dont la cour forme un rectangle, pendant plus de trois heures le régiment tient tête aux chars de la 5e Panzer. Les munitions étant sur le point d'être épuisées et le dernier canon de 25 mm antichar s'étant enrayé, le chef de corps donne l'ordre de cesser le feu. Il y eut ce matin-là une trentaine de morts et de blessés, une fois de plus la « Coloniale » avait lutté jusqu'au bout. Pour les survivants, commence alors une dure épreuve de la captivité.
  • Pour sa conduite au combat fin mai-début juin 1940, le 22e régiment d'infanterie coloniale reçut. Une citation à l’ordre de l’armée lui est décernée et l’inscription « LA SOMME 1940 » sera portée sur son drapeau[4].

L'après-Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Le régiment est reformé le 1er juillet 1945 à Hyères pour entrer dans la composition de la 3e DIC et participer à la campagne d’Extrême-Orient. Ces hommes proviennent du 16e RTS, d'unités ayant été engagées en 1944-1945 sur les fronts des poches de l'Atlantique et de la mer du Nord. D'autre sont issus de la 1re armée française et de la 1re DMI. L'état-major du régiment et les trois bataillons, armés et équipés par les Britanniques. Le Drapeau, conservé par des mains pieuses au château de la Faye en Dordogne pendant l’occupation allemande, est remis solennellement au régiment le 27 août 1945. Au quartier de Vassoigne et à Coutebelle à Hyères le même jour, le colonel Missonnier dans son allocution, il cite, entre autres faits d'armes, l'héroïque conduite de la formation en mai-juin 1940. Jusqu'au début 1946, l'entraînement bat son plein et le 22e RIC qui depuis septembre 1945, est destiné à opérer en Indochine, atteint ses pleins effectifs. Le 20 janvier 1946, l'état-major et sa compagnie de mitrailleuses, ainsi que le 1er et 3e bataillons embarquent à Marseille sur le paquebot britannique Monarch of Bermuda, qui prend son départ à 15 h 30 avec 108 officiers, 248 sous-officiers et 1 484 marsouins.

Campagne d'Indochine[modifier | modifier le code]

  • Le débarquement et les premiers combats[5]:


  • Le 22e RIC débarque à Saïgon le 12 février 1946. Il est aussitôt engagé dans l’Est cochichinois où, par une série d’actions vigoureuses, il chasse les Viet Minh des régions de Thu Duc et de Bien-Hoa.
    Jusqu’à l’armistice de juillet 1954, le régiment et, après sa dissolution en décembre 1948, ses trois bataillons devenus autonomes, assureront la garde du secteur de Bien-Hoa et en poursuivront la pacification au prix de sacrifices sanglants, dans des combats quotidiens contre les bandes rebelles.
    Depuis son débarquement jusqu’au mois de février 1959, le régiment a perdu dans l’accomplissement de cette tâche, plus de 700 tués dont 22 officiers et 75 sous-officiers. Fidèles aux traditions des troupes coloniales, les cadres du 22e RIC faisant preuve d’un grand sens humain et politique, ont réalisé une œuvre de pacification brillante et durable. Le 22e RIC a été aussi un grand bâtisseur, marquant sans relâche, l’avance de la pacification par la construction de postes solides ; la remise en état des routes, la construction de ponts, l’assainissement des localités, la réparation des dégâts causés par les rebelles.
    Deux citations à l'ordre de l’Armée ont récompensé ses brillants services en 1948 et 1950 et la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre des théâtres d'opérations extérieures orne désormais son drapeau.
    Le 1er décembre 1948, le 22e RIC est dissous, les trois Bataillons qui le constituaient, ont formé corps et gardé leur numéro[6]. Le 1er novembre 1952, le 1er bataillon a donné naissance au 64e bataillon de l’Armée vietnamienne et le 2e bataillon au 65e bataillon de l’Armée vietnamienne.
    Le 1er janvier 1953 le 3e bataillon du 22e RIC alors sous les ordres du chef de bataillon Leclerc, prend la dénomination de bataillon de marche du 22e RIC
    .
    Dissolution le 1er octobre du bataillon de marche. Ce jour-là, après presque neuf ans de combats ininterrompus en une zone où quelques années plus tard les troupes américaines vont éprouver les pires difficultés; le glorieux bataillon de marche du 22e RIC est transformé en 2e bataillon du 19e RMIC. La veille, avec tristesse mais aussi une légitime fierté, le bataillon de marche est dissous.
    Le 1er octobre 1954, le 22e RIC a été de nouveau reformé à Saïgon avec les 26e et 27e et le 32e bataillons de marche de Tirailleurs sénégalais, le corps est stationné dans la région de Baria. Le 1er mars 1955, il est complété par un Bataillon du 3/24e RTS qui devient le 3/22e RIC stationné au Nord-Vietnam rejoint Saïgon le 28 avril 1955 et s'installe à Long Hiep.
    Après plusieurs appellations puis changement de noms le régiment quitte l'Indochine le 4 mars 1956. L'âme emplie de tristesse, les marsouins du corps voient alors les rivages de la Cochinchine, la région où le régiment était resté stationné plus de dix ans. Au début de 1956, le 22e RIC quitte l'Indochine directement pour l'Algérie où il rejoint la 12e division d'infanterie de Tlemcen appartenant au corps d'armée d'Oran. Il reçoit la responsabilité du secteur de Marnia, à la frontière algéro-morocaine.


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AFN[modifier | modifier le code]

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  • La campagne d'Algérie[7]::.
  • Le 3e bataillon du 22e RIC embarque à destination de l’AFN, il devient le 1/6e RIC, puis le 3/22e RIC. Les 3 et 4 janvier 1956, le 3/22e embarque à Saïgon de l’AFN sur le s/s « Cyrénia », le 2/22e sur le s/s « Aurélia » . Le 4 mars 1956, à leur tour, le PC du 22e RIC, la CCR et le 1er bataillon embarquent sur le « Shaugum » à destination de l’Afrique du Nord. Depuis cette date le 22e RIC puis 22e R.I.Ma à compter de 1959 est implanté en bordure de la frontière franco-marocaine. Les missions du régiment sont variées.
    Le régiment s'installe dans la localité de Marnia, qui dispose d'un ancien fort, son PC qui comprend l'état-major, les éléments de commandement et de services, et une harka. Les trois bataillons de plus de mille hommes chacun, en majorité africains.
  • Maintien de l’étanchéité du barrage frontière d’Ou : Postes et patrouilles de surveillance, Herse.
  • Poursuite des bandes armées : embuscades, action de jour et de nuit (commando de chasse).
  • Sauvegarde des points sensibles et des itinéraires.
  • Pacification : regroupement des douars, mise de villages et de fermes en auto-défense, assistance médicale gratuite. Écoles, dispensaires. Soutien des services administratifs.
  • Après la signature des accords d’Évian. Les Marsouins du 22e R.I.Ma sont solidement installés, malgré la précarité des moyens, dans des conditions qui sont traditionnelles à l’Armée et ils effectuent une reconversion, progressive et laborieuse, du temps de guerre au temps de paix avec la foi d’être dans la ligne des anciens. Il perdait durant cette longue campagne (6 années),58 tués dont 9 Officiers et 11 Sous-Officiers et 105 blessés au combat. Il infligeait aux rebelles les pertes suivantes : 500 tués, 145 prisonniers et récupérait 350 armes de guerre.
  • Le 22e R.I.Ma étant dissout à la date du 30 juin 1963 à 24 heures, le 1er bataillon du 22e R.I.Ma prend la dénomination de 22e B.I.Ma à compter du 1er juillet 1963. Ses missions restent inchangées jusqu’en août 1967, avec en sus, l’instruction des appelés du contingent débarquant tous les deux mois.
  • À compter du 1er septembre 1967, le Bataillon, à l’occasion de la transformation de la base de Mers-El-Kébir en escale aérienne, est ramené sur Marseille (camp Sainte-Marthe) sous les ordres du lieutenant-colonel Perier, et dissous à compter du 30 septembre 1967 à 24 heures.
  • Son drapeau a été déposé au Service historique de l’armée à Vincennes le 25 septembre 1967.

Retour en France le 22e R.I.Ma à Albi de 1968 à 1979[modifier | modifier le code]

Réorganisation avec les effectifs du 65e R.I.Ma dissous, le 22e R.I.Ma à Albi devient le régiment-commando de la division militaire de Toulouse dépendant elle-même à la IVe région militaire de Bordeaux.

Le régiment comprend :

  • Un état-major ;
  • Une compagnie de commandement et des services, dotée en particulier de deux sections de reconnaissance en jeeps ;
  • Trois compagnies-commandos à une section de commandement, trois sections-commandos et une section d'appui ;
  • Un groupement d'instruction à deux compagnies.

Les unités suivent les stages du centre national d'instruction commando de Montlouis pour la montagne et de celui de Collioure pour les opérations nautiques et le régiment effectue plusieurs séjours par an dans les vastes camps de La Courtine et du Larzac.

Angoulême de 1979 à 1984[modifier | modifier le code]

Le 1er juillet 1979, des réductions d'unités amènent le 22e R.I.Ma à quitter Albi pour Angoulême. Il y restera jusqu'au 30 juin 1984, date à laquelle il sera dissous. Son drapeau et ses traditions sont transférés au camp de Sissonne et confié au 33e groupe de camp.

Sissonne de 1984 à 1999[modifier | modifier le code]

Le 1er juillet 1984 le 33e groupement de camp/22e R.I.Ma s'est vu confier la garde du drapeau et les traditions du 22e régiment d'infanterie de marine. Stationné sur le territoire de la circonscription militaire de défense de Lille, le 33e GC/22e R.I.Ma est l'unité de soutien du camp national de Sissonne. L'effectif total en personnel est de 334 hommes dont 13 officiers, 40 sous-officiers, 270 hommes du rang et 11 personnels civils il est constitué à base d'appelés du contingent, il sera dissous le 30 juin 1999[8]

Il est recréé le 1er juillet 1999 à Nantes sous le non de 22e bataillon d'infanterie de marine. Le 9e régiment de commandement et de soutien, est transformé en 22e bataillon d'infanterie de marine. Il reprend les traditions du 22e régiment d'infanterie de marine et du 22e régiment d'infanterie coloniale.

Traditions[modifier | modifier le code]

La fête des troupes de marine

Elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de Bazeilles, ce village qui a été quatre fois repris et abandonné sur ordres, les 31 août et 1er septembre 1870.

« Et au nom de Dieu, vive la coloniale »

Les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâce du révérend père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté avec une tribu locale.

Devise du 22e régiment d'infanterie coloniale[modifier | modifier le code]

« À force d'espoir et d'audace »


Insigne du 22e régiment d'infanterie coloniale[modifier | modifier le code]

Insigne du 22e RIC. Fabrication drago déposé en 1945
Insigne du 22e R.I.Ma. Fabrication drago (Algérie F.I.A.)
Insigne losange portant en son centre une jonque noir surmontée d'une croix de Lorraine. le ciel est de couleur rouge. La mer est blanche, et les soutache du 22 bleue, avec deux chevrons dorés.(La jonque représente l'Extrême-Orient lorsque le régiment reformé est désigné pour l'Indochine)
L'insigne du 22e RIC fabriqué de 1932 à 1940 par la maison Drago. Représente l'attaque du fortin de Beauséjour en 1915, où le régiment se distingua. Ancre stylisée en forme de losange, émaillée bleu, paysage argent. Inscription 22e RIC et Beauséjour.

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Drapeau du régiment[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[9],[10]:

Drapeau du 22e RIMa.jpg

22e régiment d'infanterie coloniale - drapeau.svg

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec 3 palmes de la Croix de guerre 1939-1945 avec 1 palme de la croix de guerre TOE avec deux palmes.

il porte la double fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 1914-1918 et de la croix de guerre des théâtres d'opérations extérieures.

Citations :

  • 3 citations à l'ordre de l'Armée en 1914-1918[11] ;
  • 1 citation à l'ordre de l'Armée en 1939-1945[12] ;
  • 2 citations à l'ordre de l'Armée en Indochine[13].

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

22e RIC[modifier | modifier le code]

  • 1901 : colonel Ebener
  • 1902 : colonel Spitzer
  • 1905 : colonel Chenagon
  • 1907 : colonel Lamoille
  • 1910 : colonel Hérisson
  • 1912 : colonel Friquenon
  • 27 août 1914 - 25 novembre 1914 : colonel Bonnin
  • 1915 : colonel Tétard
  • 20 janvier 1915 - 23 janvier 1915 : colonel Sadorge
  • .
  • 5 mai 1915 - 10 novembre 1915 : colonel Bonnin
  • 1916 : colonel Ducarre
  • 1917 : colonel Mangeot
  • 1917 : colonel Brousse
  • 1918 : colonel Brusseaux
  • 1918 : colonel De Fajole
  • 1918 : colonel Pasquier
  • 1919 : colonel Caillet
  • 1920 : colonel Phillipe
  • 1922 : colonel Angelin
  • 1926 : colonel Murat
  • 1928 : colonel Guignoux
  • 1930 : colonel Defère
  • 1939 : colonel Le Tacon
  • 1945 : colonel Missonnier
  • 1946 : colonel Feyler
  • 1946 : colonel Rossignol
  • 1947 : colonel Gavouyère
  • 1948 : colonel Priou
  • 1949 : colonel Briand
  • 1951 : colonel Lacheroy
  • 1954 : colonel Le Porz
  • 1955 : colonel Cazanova
  • 1955 : colonel Soreau
  • 1957 : colonel Langlais

22e R.I.Ma[modifier | modifier le code]

Insigne des troupes de marine.jpg
  • 1959 : colonel Fournier
  • 1960 : colonel Florentin
  • 1962 : colonel Joube

22e B.I.Ma[modifier | modifier le code]

  • 1963 : colonel Barthélemy
  • 1963 : colonel Duflot
  • 1964 : colonel Le Pors
  • 1965 : colonel Gillard
  • 1966 : colonel Périer

22e R.I.Ma[modifier | modifier le code]

  • 1968 : colonel Orsini
  • 1968 :colonel Cléry
  • 1970 : colonel Périer
  • 1972 : colonel Richard
  • 1974 : colonel Leconte
  • 1976 : colonel Goze
  • 1978 : colonel Comes
  • 1980 : colonel Druart
  • 1981 : colonel Bontoux

33e GC/ 22e R.I.Ma[modifier | modifier le code]

  • 1984 : colonel Vallin
  • 1986 : colonel Elles
  • 1988 : colonel Vanini
  • 1990 : colonel Martin
  • 1993 : colonel Pujol
  • 1995 : colonel Houle Becque
  • 1997 - 1999 : colonel Klin

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment[modifier | modifier le code]

Personnages célèbres ayant servi au 22e RIC[modifier | modifier le code]

  • Louis de Cazenave, né en 1897, parti en décembre 1916, à 19 ans, de Saint-Georges-d'Aurac son village natal. Il est intégré au 22e RIC avant de se battre au chemin des dames avec le 5e bataillon de tirailleurs sénégalais. Il est décédé le 20 janvier 2008, à l'âge de 110 ans. Il était l'avant-dernier des poilus de la Grande Guerre.
  • Joseph Suacot, né le 25 septembre 1919 à Petite-Île à l'île de la Réunion. Blessé par balle lors d'un assaut au Vietman, il mourut quelques heures plus tard. Le capitaine Joseph Suacot était officier de la Légion d’honneur, titulaire de douze citations dont quatre avec palmes, titulaire de la croix de guerre 1939-1945, de la croix de guerre des théâtres d'opérations extérieures (TOE), de l’ordre national du Mérite du Viêt Nam et de la croix de la vaillance vietnamienne. Sa tombe est dans sa ville natale à la Petite-Île une commune française, située dans le département et la région de La Réunion dont le collège Joseph-Suacot porte son nom.
  • Jean Herraud, comme caporal. Né en 1923, Jean Herraud fera la plupart de sa carrière militaire dans les parachutistes avec le général Bigeard, au 6e BPC puis au 3e RPC. Blessé cinq fois, Jean Herraud est médaillé militaire et Grand-Croix de la Légion d'Honneur, avec treize citations.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Historique du 22e régiment d'infanterie de marine, atelier Alinéa, 23 avenue de Tresserve Aix-les-Bains.
  • La Compagnie de réserve du 22e bataillon d'infanterie de marine, adjudant-chef G. Hubert.
  • Amicale des anciens du 22e bataillon d'infanterie de marine. Président : Daniel Therby, 11 rue Maurice-Devillers 80200 Péronne.
  • Erwan Bergot, La Coloniale du Rif au Tchad 1925-1980, imprimé en France : décembre 1982, n° d'éditeur 7576, n° d'imprimeur 31129, sur les presses de l'imprimerie Hérissey.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Hundling-Stellung, dernière ligne de défense allemande composée de tranchées, casemates, barbelés... qui passait par Saint-Quentin-le-Petit.
  2. Édition 1963 de Louis Joutard, agrégé de l'université, ancien de 1939-1940, et de l'édition 1986 du capitaine Carles Raguet, ancien du 33eGC/22eR.I.Ma.Pour la guerre 1939-1940 le capitaine Rodolphe-André Benon.
  3. Christian Anquier, « Villers-sur-Mareuil ne les a pas oubliés », Le Courrier picard,‎ 24 mai 2010 (lire en ligne)
  4. (Ordre général n°842/C du 22 octobre 1941)
  5. Edition 1963 de Louis Joutard, agrégé de l'université, ancien de 1939-1940, et de l'édition 1986 du capitaine Carles Raguet, ancien du 33eGC/22eR.I.Ma.Pour la guerre d'Indochine le colonel Maurice Rives.
  6. Le 5 novembre 1948, la note de service n°3436TF IS/OS précise « qu'à compter du 1er décembre 1948, les trois bataillons du 22e RIC formeront corps à tous points de vue, la garde du drapeau étant assurée par la section de commandement du secteur de Bien Hoa ».
  7. Edition 1963 de Louis Joutard, agrégé de l'université, ancien de 1939-1940, et de l'édition 1986 du capitaine Carles Raguet, ancien du 33eGC/22eR.I.Ma.Pour la guerre d'Algérie le général Pierre Rolet et le général Roger Clery.
  8. Édition 1963 de Louis Joutard, agrégé de l'université, ancien de 1939-1940, et de l'édition 1986 du capitaine Carles Raguet, ancien du 33eGC/22eR.I.Ma. Le capitaine Serge Bars, offisiers de traditions, pour le 33eGC/22e R.I.Ma à Sissonne.
  9. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  10. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
  11. extrait de l'ordre général n°193 le 10 mars 1915, extrait de l'ordre général n°369 le 5 septembre 1916, extrait de l'ordre général no 427 le 28 novembre 1918.
  12. extrait de l'ordre général n°842/C le 22 octobre 1941.
  13. extrait de la décision n°19 le 4 mars 1948, extrait de la décision n°18 le 22 juin 1950.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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