21e régiment d'infanterie de marine

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21e régiment d’infanterie de marine
Insigne régimentaire du 21e régiment d'infanterie de marine
Insigne régimentaire du 21e régiment d'infanterie de marine

Période
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Troupe de marine
Rôle Infanterie
Fait partie de 6e brigade légère blindée
Garnison Fréjus Camp colonel LECOCQ
Ancienne dénomination 21e RIC
Couleurs rouge et bleu
Devise Croche et tient
Inscriptions
sur l’emblème
Bomarsund 1854
Saïgon 1859
Puebla 1863
Tuyen-Quang 1885
Bataille de Champagne (1914-1915)
Bataille de la Somme
L'Aisne 1917
Bataille de la Marne (1918)
Colmar 1944
Leimersheim 1945
Indochine 1945-1954
AFN 1952-1962
Anniversaire Bataille de Bazeilles
Équipement 92 Véhicules de l'avant blindés (VAB)
16 postes de tir Milan
6 mortiers de 81mm
24 Eryx
4 PGM Hécate II
Décorations Croix de guerre 1914-1918
4 palmes
Croix de guerre 1939-1945
3 palmes
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
2 palmes
1 étoile de bronze (Kosovo)
Croix de la Valeur militaire
2 palmes (Afghanistan)
L'argument fourragères(valeur <nowiki>fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire avec les olives aux couleurs des rubans de la croix de guerre (1914-1918) (1939-1945)
fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre théâtre d'opérations extérieures
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Le 21e régiment d'infanterie de marine (ou 21e RIMa) est une unité de l'armée française issue, par filiation, du 2e RIC de garnison.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Historique des garnisons, combats et bataille du 21e RIMa[modifier | modifier le code]

Campagne du Maroc[modifier | modifier le code]

Il devient le 21e RIC le 17 janvier 1901 à Paris. Un bref passage au Maroc lui permet de justifier sa vocation coloniale.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

insigne d'épaule l'ancre d'infanterie de marine.
Hommage à la libération de Bazancourt.

En 1914 il est en garnison à Paris et appartient à la 5e brigade coloniale de la 3e DIC.
Le 21e RIC est engagé principalement en Champagne, sur la Somme et au Chemin des Dames et obtient 4 citations. Le 24 novembre 1918, il reçoit la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire.

1914[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

1916[modifier | modifier le code]

Bataille de la Somme

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Au cours des vingt années de paix le 21e RIC retrouve les marches, les exercices de tirs et les séjours en camp en compagnie du 23e RIC avec qui il a traversé les dures épreuves de la première guerre mondiale. Les deux régiments frères ont également les charges de service de garnison que leur appartenance à la place de Paris impose : détachement d'honneur, défilés, remise des décorations, funérailles nationales des généraux Foch et Joffre.

De 1920 jusqu'à la déclaration de guerre de 1939, le 21e occupera à Paris les cantonnements suivants :

Les cadres du régiment reprennent également le rythme des séjours Outre-mer. Ce sont des départs pour le Levant, Madagascar, l'AOF, l'Algérie, le Maroc, la Chine, les missions auprès des armées étrangères tchèques et polonaise. Certains mois, ce sont jusqu'à 30 officiers qui quittent le régiment pour les colonies.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 10 mai 1940, le 21e régiment d'infanterie coloniale du colonel Cazeilles fait partie de la 3e division d'infanterie coloniale qui renforce le sous-secteur de Montmédy (secteur fortifié de Montmédy).

Les combats de juin 1940 à Villers-en-Argonne[modifier | modifier le code]

Extrait d’articles parus dans Le Petit Journal de Sainte Menehould

La commune de Villers-en-Argonne fut le théâtre de combats acharnés en juin 1940 et fut même détruite par les bombarde­ments et les incendies. Les hommes du 2e bataillon du 21e Régiment d’Infanterie coloniale y combattirent un ennemi nettement supérieur en nombre et en matériel. Le rapport du commandant VARRIER, Chef du 2e Bataillon du 21e R.I.C. est explicite : Le 13 juin 1940, le 2e Bataillon du 21e Régiment d’Infanterie coloniale est installé défensivement au Nord, à l’Ouest et au sud de Villers-en-Argonne. Il a mission d’interdire : l’accès à la forêt de l’Argonne, la route de Villers à Passavant, la trouée au sud de Villers-en-Argonne. Son front s’étend sur trois kilomètres : P.C. du Bataillon à Villers-en-Argonne, P.C. du Régiment (colonel Cazeilles) à la ferme Montdésir (Ouest de Passavant).

Les 11 et 12 juin, les habitants ont évacué Villers-en-Argonne. Le Colonel Cazeilles communique que le front pré-existant a été enfoncé. L’ennemi va se présenter sous forme d’éléments motorisés. En conséquence, barrer tous itinéraires. Le Commandant du II/21e R.I.C. a pris ses dispositions, ses unités sont en place : barrage des rues, des routes, mises en place des armes automatiques et antichars (cinq canons de 25, quatre canons de 75), terrassements, abris sont faits en vingt-quatre heures.

Le 6e R.T.S. qui vient de livrer combat à l’ouest de Villers (direction de Braux-Saint-Remy) se replie et s’installe au sud du 2e Bataillon (bois à l’ouest du village, Le Chemin) vraisemblablement le bois des Horgnes, ce qui s’explique par la pré­sence de tranchées dans ce bois. Le 13 juin matin des villages au Nord, Nord-Ouest et Ouest de Villers brûlent.

Le Chef de Bataillon, le commandant Varrier effectue personnellement, le 13 juin, deux reconnaissances en avant de Villers : à 11 h 30, en auto en passant par le village d’Ante, à 13 h 30, en moto, à la station de Villers (1 kilomètre ouest du village). À 14 h 30, deux engins blindés ennemis tentent des infiltrations à la gauche du bataillon et tentent de s’infiltrer sur le front de la 7e Compagnie (Capitaine Allegrini) route d’Ante à Le Chemin. L’un d’eux est touché et brûle à 200 mètres de la 7e Compagnie. L’autre fait un tiers de tour et, touché â son tour, brûle â 300 Mètres. Ils ont été mis hors de combat par un canon de 25 du Bataillon. Nous faisons un prisonnier blessé, prenons des papiers qui sont acheminés sur le P.C. du Régiment, les autres occupants brûlent dans les voitures. Dès lors, contact est pris avec l’ennemi.

Vers la fin de l’après-midi, le 1er bataillon du 11e R.I. de la 35e D.I. se replie et passe Villers. On aperçoit à ce moment des mouvements ennemis à 2,5 km.

Une compagnie, commandée par le Capitaine Marchenoir du 18e Bataillon d’Infanterie légère d’Afrique est mis à la disposition du commandant Varrier, dans la nuit du 13 au 14 juin, pour renforcer la face ouest de Villers. Jugeant sur place de la situation, le commandant Varrier décide de lui faire prendre position face au Nord et personnellement, l’installe sur le terrain. Je veux éviter l’encerclement. Cette unité tiendra les lisières Nord de Villers. Cette décision est heureuse puisque par ses feux, elle va empêcher, au cours de la journée du 14 juin, la progression de l’adversaire par le nord du village.

Le 13 au soir, il n’y a plus d’éléments amis devant le 21e R.I.C. et le 18e B.I.L.A. Le matin du 14 juin, des mouvements ennemis devant le front du Bataillon révèlent que le contact avec l’Infanterie de l’adversaire est sur le point de se produire. Le Bataillon est prêt, cadres et troupes attendent l’ennemi, confiants dans leur force, leur discipline, leur volonté de vaincre. Le 14 juin, à 13 heures, les avions ennemis, volant en rase-mottes, mitraillent les positions du II/21e R.I.C. et le village de Villers. Vers 13 h 30 -13h45, l’ennemi, se rendant compte d’une résistance sérieuse devant lui, déclenche un bombardement durant jusqu’à 15 heures et d’une extrême violence sur les positions du Bataillon. Qu’importe, malgré les pertes causées par l’Artillerie, le II/21e R.I.C. tient courageusement sous la mitraille. On se croirait à une préparation d’artillerie de Verdun 1916. Les premiers obus ont mis le feu au village, qui en quelques instants n’est plus qu’un immense brasier et sera complètement détruit par cette formidable préparation d’artillerie d’une heure et demie.

Le commandant Varrier prévient ses unités d’une attaque immi­nente ; il rappelle à tous la discipline du feu, interdit de déclencher les tirs avant l’attaque de l’adversaire, qui, à ce moment, se déplace à 800 mètres-1 kilomètres devant le front du Bataillon, en utilisant les cou­verts. Vers 15 heures, l’ennemi, en chantant et criant, attaque avec mordant toutes les positions du II/21e R.I.C. Son gros effort se produit à l'ouest du village, sur la 5e Compagnie (Capitaine Charvet) et sur la 6e Compagnie (Capitaine Paganel), au Sud. En même temps, avec l’appui de l’artillerie, il pousse des infiltrations à travers bois, sur les ailes du Bataillon, sur la 7e compagnie (Capitaine Allegrini) tentant ainsi un encerclement de la position.

Les unités du II/21e R.I.C., avec un sang-froid remarquable et une calme bra­voure, supportent le choc. Lorsque l’ennemi est à 200 mètres, 120 mètres, 100 mètres, et en certains points des positions plus près encore, elles ouvrent un feu violent de mitrailleuse, de fusils-mitrailleurs, gre­nades V.B., grenades à main et engins d’accompagnement. L’assaillant subit des pertes très sévères. Avec beaucoup de cran et de mordant, il renouvelle ses attaques, pendant plusieurs heures, mais ses pertes sont de plus en plus lourdes malgré les moyens puissants mis en action (forces très supé­rieures en nombre et en matériel : artillerie, mines, aviation, rafales de mitrailleuses). Il poursuivra ses assauts jusqu’à 17 h 30 -18 heures, mais en vain : il n’arrive pas à mordre dans le dispositif du Bataillon. Au cours de cette attaque, des éléments des 5e et 6e Compagnies ont livré dans les sous-bois des combats très rapprochés qui restent à leur avantage sans pertes élevées.

Le bombardement de nos positions et les assauts répétés de l’adversaire ont causé quelques pertes au Bataillon, mais celles infligées à l’ennemi sont très sérieuses, en particulier devant le front de la 5e Compagnie (Capitaine Charvet), unité qui a été admirable. On estime que 200 hommes de troupes assaillantes ont été mis hors de combat. Devant notre réaction et nos contre-attaques, l’ennemi n’ayant pu entamer notre dispositif se replie et est contraint de se terrer. Dès lors, son élan peut être considéré comme brisé. Il est 18 h -18h30. À 19 heures, un calme absolu règne sur le champ de bataille.

Au cours de l’attaque, le Commandant Varrier a demandé l’appui de l’Artillerie. Une Batterie de 75 et une batterie de 155 situées à 9 km en arrière du bataillon ont pu donner leur appui. Grâce à un réglage par téléphone avec une carte au 1/50 000, leur tir a été efficace. L’ennemi n’est pas passé, nous l’avons dominé, tenu en échec. Le II/21e R.I.C. est prêt à de nouveaux efforts ; il reste solide sur ses positions, avec un splendide moral. À 19 h, le Commandant du II/21e R.I.C. est appelé au P.C. du Colonel Cazeilles, qui lui dit sa satisfaction et ses félicitations devant les Officiers de son État-Major ; mais hélas, il lui communique un ordre de repli (repli qui doit s’effectuer à partir de 21 h 30). De retour à son P.C., le Commandant Varrier donne des ordres de repli à ses Unités. Nous faisons un prisonnier à 20 h, à hauteur du P.C. du Bon.

Le décrochage, rendu très difficile par le contact de l’ennemi et l’obscurité, est terminé le 15 juin à 2 h 45. À 2 h 50, après le passage de la dernière unité de son Bataillon, le Commandant Varrier, donne l’ordre à un lieutenant du Génie resté seul avec lui et quatre hommes, de faire sauter le pont sur l’Aisne, entre Villers-en-Argonne et Passavant. Le pont saute à 2 h 55.

Suivant les ordres reçus, le II/21e R.I.C. se porte à 15 kilomètres au sud-est de Villers-en-Argonne, entre Triaucourt et Charmontois Labbé. Il a pour mission de s’installer sur une nouvelle position (4 kilomètres de front).

Il s’agit encore d’une mission retardatrice, pour protéger, comme la veille, le repli d’autres unités. En bon ordre et sans à-coups, le Bataillon effectue le déplacement, suivant l’horaire établi, mais avec la menace de l’ennemi, qui peut le surprendre d’un moment à un autre. Le Commandant Varrier ne peut citer tous les faits d’armes glorieux des cadres et hommes de son unité, au cours de la journée du 14 juin. Tous ont rempli leur devoir avec une haute conscience. Le 14 juin au soir, ils sont navrés de quitter le terrain qu’ils ont glorieusement et victorieusement défendu. Ils se sont accrochés avec opiniâtreté au sol, ils ont repoussé les violentes attaques de l’adversaire et ils lui ont infligé des pertes très sévères et ils ont permis, en combattant avec un magnifique esprit de sacrifice, le repli d’une grande unité (35e D.I.) et des 1er et 3e Bataillons du 21e R.I.C.

La Compagnie du 18e Bataillon d’Infanterie légère d’Afrique, dont la conduite a été très belle au cours des assauts de l’adversaire, est touchée également par un ordre de repli. Elle rejoint son Bataillon au cours de la nuit du 14 au 15 juin, dans la région de Passavant.

Les autres combats[modifier | modifier le code]

Après guerre[modifier | modifier le code]

Du 1er novembre 1949 au 8 avril 1955 il passe de l'état de bataillons autonomes à BM/21e RIC (bataillon de marche). Après la Libération de la France et la campagne d'Allemagne, ses bataillons sevent en Indochine française où il est recrée le 1er novembre 1954 entre autres à partir des trois bataillons de marche africain[1] du CEFEO. De nouveau dissout le 22 mars 1955, il est recréé le 16 mai 1955 en tant que 21e RIC. Le 1er décembre 1958 il devient le 21e Régiment d'Infanterie de Marine en Allemagne (Forces françaises en Allemagne).
Après les campagnes d’Indochine de septembre 1945 à juillet 1954. Tour à tour en basse Cochinchine, en Annam et au Tonkin grâce à deux citations, il mérite la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre des théâtres d'opérations extérieures.
En 1956, il part en Algérie, il participe à l'opération de Suez, puis il poursuit sa mission de pacification en Kabylie jusqu'en 1962.
Il retourne en métropole en 1963 et prend garnison au Camp de Sissonne dans l'Aisne.
Depuis 1963 il appartenait à la 8e division d'infanterie, jusqu'en 1980.
En garnison à Fréjus en 1980, il passe en 1981 à la 31e brigade qui possède des escadrons d'AMX-10 RC le 21 est un régiment mixte, le seul de France, composé de 2 escadrons d'AMX10RC, 2 compagnies sur VAB, une batterie d'artillerie, une compagnie d'éclairage et d'appui VAB et JEEP, une compagnie de commandement VAB et JEEP et pour finir une compagnie d'instruction.Il est avec le 2e régiment étranger d'infanterie les unités de la 31e brigade. Cette brigade est dissoute en 1984.

Le régiment ainsi que le musée des troupe de marine est installé au camp Le Cocq à Fréjus, l'ancien camp du 4e régiment d'infanterie de marine. Il appartient à la 6e brigade légère blindée.

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Le 21e RIMa peut être engagé sur le théâtre Centre-Europe, il reçoit d'ailleurs une citation à l'ordre de la brigade pour son action au Kosovo en 1999, il peut également être projeté outre-mer ou remplir des missions de service public en métropole. Il est le gardien des traditions des Troupes de Marine[2]

Missions extérieures[modifier | modifier le code]

Depuis 25 ans, il a acquis de l'expérience sur tous les théâtres d'opérations du monde :

  • En 1979, une partie du régiment trouve au Tchad
  • 1980: Gabon
  • Entre 1981 et 1983, le 21e Régiment d'Infanterie de marine participe aux opérations de maintien de la paix au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban
  • 1983 : Le 4e escadron, Capitaine Duault traverse le Cameroun pour arriver à N’Djamena. Il y sera positionné et assurera des nomadisations à travers le Tchad. Opération Manta 1 de 09/83 au 02/84.
  • 1984 : À nouveau le 4e escadron, Capitaine Lafragette, est détaché du régiment pour être positionné à Ati (centre Tchad) afin d'assurer des nomadisations de 15 jours à 2 pelotons, pendant que les 2 autres pelotons assurent la garde du camp et remettent en état le matériel. De 06/84 à 12/84.Manta 2.
  • 1984 : La c'est la régiment sans le 4e escadron déjà engagé à Ati. opération Manta au Tchad
  • 1985 : Gabon Bangui
  • 1986 : Nouvelle-Calédonie juste après les événements de la grotte d'Ouvéa, opération de maintien de l'ordre. Le régiment qui a été transformé en régiment d'infanterie y est au complet. - République centrafricaine - Tchad.
  • 1987 : Tchad et République centrafricaine
  • 1988 : Nouvelle-Calédonie - Bangui
  • 1989 : Gabon - Guyane - Bangui
  • 1990 : Tchad - Gabon - Daguet, une compagnie est déployé en renfort du 2e R.E.I
  • 1991 : Le Golfe (Division Daguet), Tchad et Zaïre
  • 1992 : Rwanda, Gabon, Rca
  • En 1993, le régiment se déplace à Djibouti, puis il rejoint les forces de la Forpronu à Sarajevo. Durant cette année là, le 21e RIMA se déploie au Tchad, au Gabon, ainsi qu'au Rwanda.
  • 1994 : République de Côte d'Ivoire
  • 1995 : Sarajevo, Ex-Yougoslavie
  • 1996 : Ex-Yougoslavie (Ifor) Et Centre-Afrique
  • 1997 : Centre-Afrique
  • 1998 : Tchad
  • 1999 : Macédoine - Kosovo (K-For)
  • 2000 : Liban - Bosnie - Sénégal
  • 2001 : Mitrovica - Kosovo - Sénégal
  • 2002 : Kaboul - Mazar-E-Sharif - Afghanistan + Côte d'Ivoire
  • 2003 : opération Licorne en république de Côte d'Ivoire
  • 2005 : Kosovo + Côte d'Ivoire
  • 2006 : Côte d'Ivoire + Nouvelle Calédonie
  • 2007 : Guyane + Tchad + Senegal
  • 2008 : Tchad + Sénégal + Kosovo
  • 2010 : Afghanistan dans le cadre du dispositif OMLT (Operational Mentoring Liaison Team) puis du Groupement tactique interarmes de Kapisa. Le 23 août 2010 un lieutenant et un caporal du régiment varois ont été tués lors d’une opération dans le Sud de la province de Kâpîssâ (le lieutenant Mezzasalma et le caporal Panezyck). Le (Task Force Hermès) a été officiellement dissous le vendredi .
  • 2011 : République centrafricaine - Djibouti - Gabon (4°compagnie) - Gabon (une section de la compagnie de réserve) - Guyane
  • 2012 : Tchad
  • 2013 : Mali (Opération Serval) - Guyane - Côte d'Ivoire - République centrafricaine

Traditions[modifier | modifier le code]

La fête des troupes de marine

Elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de Bazeilles, ce village qui a été quatre fois repris et abandonné sur ordres, les 31 août et 1er septembre 1870.

Et au nom de Dieu, vive la coloniale

Les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâce du révérend père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté avec une tribu locale.

Devise[modifier | modifier le code]

« Croche et tient », la devise du régiment, définit sa conduite au feu. « Croche », l'unité reconnaît l'ennemi puis se précipite pour le saisir à la gorge ; « tient », elle fixe et immobilise sa prise malgré ses soubresauts.

Slogan[modifier | modifier le code]

"Quand l'aventure est un métier", ce slogan a été choisi par le colonel F. Loeillet en 1998.

Insignes[modifier | modifier le code]

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Ancre dorée marsouin noir blanc à gueule rouge vague bleue blanche Drago co10213390. Inscription en haut "21e RIMa" en bas " Croche et tient".

Le surnom de « marsouin » a été donné aux soldats de marine en 1856 par les marins de la "royale"[4].

Drapeau[modifier | modifier le code]

Drapeau du régiment.

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 14-18 avec quatre palmes, de la Croix de guerre 39-45 avec trois palmes et de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec deux palmes et une étoile puis de la Croix de la Valeur militaire avec deux palmes.

Citations :

  • quatre citations à l'ordre de l'Armée en 1914-1918 (1915, 1917, 1918) ;
  • trois citations à l'ordre de l'Armée en 1939-1945 (1940, 1944, 1945) ;
  • deux citations à l'ordre de l'Armée TOE en Indochine (1948, 1950) ;
  • une citation à l'ordre de la brigade au Kosovo (1999) ;
  • deux citations à l'ordre de l'armée en Afghanistan (2001, 2010).

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[5]:

Ses marsouins ont droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire reçu le 24 novembre 1918, avec olives aux couleurs des rubans des croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945 reçus le 18 septembre 1946; de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs reçus le 12 juillet 1955 et de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de la valeur militaire reçu le 1er septembre 2013.

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918, de la Croix de guerre 1939-1945, de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs et de la Croix de la Valeur militaire avec deux palmes (au titre de l'opération Pamir en Afghanistan).

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

21e RIC[modifier | modifier le code]

21e RIMa[modifier | modifier le code]

21e RIMa lors du défilé du 14 juillet 2008 sur les Champs-Élysées à Paris.
  • 1954 - 1955 : colonel de Sury d'Aspremont
  • 1955 - 1956 : colonel Rousson
  • 1956 - 1958 : colonel Le Bihan
  • 1958 - 1959 : colonel Lavergne
  • 1959 - 1960 : colonel Deleris
  • 1960 - 1961 : colonel Maillotte
  • 1961 - 1962 : colonel Jacquemin
  • 1962 - 1963 : colonel Foubert
  • 1963 - 1964 : colonel Arnaud
  • 1964 - 1966 : colonel de Luze
  • 1966 - 1968 : colonel Lafaurie
  • 1968 - 1970 : colonel Brasart
  • 1970 - 1972 : colonel Bouttin
  • 1972 - 1974 : colonel Deleume
  • 1974 - 1976 : colonel Cazeneuve
  • 1976 - 1978 : colonel Crespin
  • 1978 - 1980 : colonel Rouvier
  • 1980 - 1982 : colonel Accary * Premier chef de corps du 21e R.I.Ma à Fréjus
  • 1982 - 1984 : colonel Desmergers
  • 1984 - 1986 : colonel Marchand
  • 1986 - 1988 : colonel Rey
  • 1988 - 1990 : colonel Sonnic
  • 1990 - 1992 : colonel Pellegrini
  • 1992 - 1994 : colonel Tracqui
  • 1994 - 1996 : colonel Bonningues
  • 1996 - 1998 : colonel Boré
  • 1998 - 2000 : colonel Loeuillet
  • 2000 - 2002 : colonel Marill
  • 2002 - 2004 : colonel Castre
  • 2004 - 2006 : colonel Duhau
  • 2006 - 2008 : colonel Collignon
  • 2008 - 2010 : colonel de Mesmay
  • 2010 - 2012 : colonel Jovanovic
  • 2012 - 2014 : colonel Gèze
  • 2014 - : (à compter du 3 juillet) colonel Lainé

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment[modifier | modifier le code]

Au début de 1939, le régiment stationne sur la ligne Maginot. Du 7 au 17 juin 1940, en pleine retraite de l'Argonne, le deuxième bataillon se sacrifie pour assurer le repli de la division. Le premier bataillon avec le colonel Cazeilles est anéanti le 15 et son chef tué. Les restes se regroupent autour du commandant Le Peley et livrent de durs combats du 18 au 21 juin sur la Meuse et à Pulligny où le régiment est détruit exceptée la compagnie Broyelle qui tiendra jusqu'au 22 et sera capturée avec le 23e Régiment d'infanterie coloniale à Thélod. II reçoit sa première citation de la Seconde Guerre mondiale. Le drapeau n'est pas tombé, il a été enterré près de Saint Dié où il sera récupéré pour être transféré à Toulon d'où il sera soustrait une fois encore à l'ennemi lors de l'occupation de la zone libre[7].

Personnalités ayant servi au sein du régiment[modifier | modifier le code]

Le régiment aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Subordinations[modifier | modifier le code]

Le régiment est subordonné à la 6e brigade légère blindée elle-même composante de la force d'action terrestre.

Composition[modifier | modifier le code]

Le 21e RIMa s'articule aujourd'hui autour de sept compagnies :

  • quatre compagnies de combat (nos 1 à 4) ;
  • une compagnie d'éclairage et d'appui (CEA) ;
  • une compagnie de commandement et de logistique (CCL) ;
  • une compagnie de réserve (no 6) ;
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Missions[modifier | modifier le code]

Régiment d’infanterie motorisée sur véhicules de l’avant blindés, le 21e RIMa a pour missions prépondérantes la défense du territoire national, l’intervention en Europe et outre-mer en privilégiant le combat amphibie.

Matériels[modifier | modifier le code]

Véhicules[modifier | modifier le code]

Armement[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Erwan Bergot, La coloniale du Rif au Tchad 1925-1980, imprimé en France : décembre 1982, n° d'éditeur 7576, n° d'imprimeur 31129, sur les presses de l'imprimerie Hérissey.
  • Pierre Dufour, 21e régiment d'infanterie de marine, éditions Lavauzelle, 2007 - (ISBN 978-2-7025-1061-2)
  • Unités décorées dans leur garnison. Outre douze unités décorées, vingt-quatre unités recevront la Croix de la valeur militaire ultérieurement. Le 21e R.I.Ma, page 22.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.troupesdemarine-ancredor.org/Archives/archives-Insignes/Pages2014/Fichiers/Tpes-Noires-EO.pdf page 2
  2. Musée des Troupes de Marine 21e R.I.Ma
  3. Afghanistan
  4. Site non officiel des troupes de marine
  5. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  6. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
  7. Sources : - Les Troupes de Marine - Quatre siècles d'histoire - Édition LAVAUZELLE

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