1er régiment d'infanterie de marine

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45° 38′ 39″ N 0° 10′ 31″ E / 45.64421, 0.17541

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1er Régiment d'Infanterie de Marine
Insigne régimentaire du 1er Régiment d’Infanterie Coloniale, 1822 1936.jpg
Insigne régimentaire du 1er Régiment d’Infanterie de Marine.jpg
Insignes régimentaires du 1er Régiment d’Infanterie Coloniale puis d'Infanterie de Marine

Période 1822
Pays Drapeau de France France
Branche Armée de Terre
Type Troupes de marine
Rôle Combat blindé et Acquisition du renseignement
(cavalerie légère)
Fait partie de 3e brigade Mécanisée
Garnison Angoulême
Quartier Fayolle
Devise « Ils ne savent où le destin les mène, seule la mort les arrête »
La devise de la libération: « En servant la patrie il a remporté la victoire »
Inscriptions sur l’emblème Bomarsund 1854
Forts du Pei-Ho 1860
Ki-Hoa 1861
Puebla 1863
Bazeilles 1870
Sontay 1883
la Marne 1914
Champagne 1915
Dobro Polje 1918
Tobrouk 1941
Bir Hakeim 1942
Garigliano 1944
Belfort 1944
Authion 1945
AFN 1952-1962
Anniversaire Bazeilles
Équipement 18 AMX 10 RCR, 57 VBL dont quatre en version Milan, 16 véhicules de l'avant blindés VAB
Fourragères aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918
deux palmes
Croix de guerre 1939-1945
une palme

Le 1er Régiment d'infanterie de marine est un régiment français héritier de l'infanterie coloniale. C'est l'un des « quatre vieux » régiments des Troupes de marine, avec le 2e, puis le 3e régiment d'infanterie de marine ainsi que le 4e (dissous en 1998), puis leur frère d'arme le 1er régiment d'artillerie de marine ainsi que le 2e régiment d'artillerie de marine qui représente la fameuse division bleue. Le 1er R.I.Ma est une unité de combat sur blindé léger, depuis 1986 dans cette spécialité, à l'instar de son frère d'arme le régiment d'infanterie-chars de marine.

Sommaire

Création et différentes dénominations [modifier]

Héritier des « compagnies franches de la mer » créées en 1622 par Richelieu, le 1er RIMa a été créé par décret royal en 1822 au sein du ministère de la marine. Ce régiment fait ainsi partie des "Quatre Grands" de l'Infanterie de Marine qui tenaient garnison dans nos quatre ports militaires, prêts à embarquer : le "Grand Un" à Cherbourg, le "Grand Deux" à Brest, le "Grand Trois" à Rochefort et le "Grand Quatre" à Toulon.

  • 1822-1827 - 1er régiment d'infanterie de la Marine
  • 1854 - 1er régiment d'infanterie de la Marine, deuxième formation à Cherbourg
  • 1870 - 1er régiment de marche d'infanterie de Marine
  • 1900-1940 - Devient le 1er régiment d'infanterie coloniale à la création de l'infanterie coloniale au sein du ministère de la guerre.
  • 1941-1945 - 4e 1/2 brigade DFL
  • 1945-1947 - 1er régiment d'infanterie coloniale
  • 1947-1948 - 1er bataillon d'infanterie coloniale
  • 1948 - 1er régiment d'infanterie coloniale
  • 1958 - Reprend le nom de RIMa en 1958, lorsque l'infanterie coloniale redevient l'infanterie de marine.

Il est héritier des traditions de la 1re Division française libre et du bataillon du pacifique qui combattit à Tobrouk et à Bir Hakeim.

Historique des garnisons, combats et bataille du 1er RIMa [modifier]

Ancien Régime [modifier]

Guerres de la Révolution et de l'Empire [modifier]

Insigne d'épaule l'ancre d'infanterie de marine.

1815 à 1848 [modifier]

En 1846, des éléments du 1er RIMa sont à Tahiti. Ils sont présents au combat de Fatahua (inscrit sur le drapeau du 2e RIMa) du 17 décembre 1846 (31e compagnie, Capitaine Masset) pour mettre fin à une rébellion de tribus autochtones[1] (non confirmé).

Second Empire [modifier]

Campagne franco-anglaise en mer Baltique

Campagne de Chine

Campagne de Cochinchine

Campagne du Mexique

Guerre de 1870-1871

Au 17 août 1870, le ler régiment de marche d'infanterie de marine fait partie de l'Armée de Châlons.
Avec le 4e régiment de marche d'infanterie de marine du Cel D'ARBAUD , le 1er forme la 1re Brigade aux ordres du général REBOUL. Cette 1re Brigade avec la 2e Brigade du général MARTIN DES PALLIÈRES, trois batteries de 4, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses du régiment d'artillerie de marine, une compagnie du génie constituent la 3e Division d'Infanterie commandée par le général de division DE VASSOIGNE. Cette division d'infanterie évolue au sein du 12e Corps d'Armée ayant pour commandant en chef le général de division LEBRUN.
- 23 au 26 août 1870 - Marche vers l'est.
- 31 août 1870 - bataille de Bazeilles.

1870 à 1914 [modifier]

Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante.

Première Guerre mondiale [modifier]

Rattachements [modifier]

En 1914, à la veille de la grande guerre : le 2e, 3e, 7e, 1er R.I.C à Cherbourg, appartient à la 1re brigade sous les ordres du général Montignault, de la 3e division d'infanterie coloniale sous les ordres du général Raffenel.

La 3e D.I.C. : Généraux Raffenel, Leblond, Goulet (1914), Gadel (1915), Puypéroux (1916-1918). Elle participe, en 1914, engagée dans les mêmes secteurs que la 2e D.I.C. (4e, 8e, 22e, 24e R.I.C), à la première bataille de Champagne (Ville-sur-Tourbe) et la deuxième bataille de Champagne (Ville-sur-tourbe et Massiges). En 1916, à la première bataille de la Somme : Becquincourt, Dompierre, Assevilliers, Flaucourt, Belloy-en-Santerre (juillet), Villers-Carbonnel, Barlaux (fin juillet). En 1917, à la deuxième bataille de l'Aisne : Bois de Mortier, Mont des Singes (avril-mai). En 1918, à la quatrième bataille de Champagne : Montagne de Reims; à la deuxième bataille de la Marne (juillet à septembre), à la bataille de la serre (octobre).

1914 [modifier]

1915 [modifier]

1916 [modifier]

1917 [modifier]

  • Avril-mai 1917 : Attaques de la boucle de la Cerna

1918 [modifier]

AMX 10 RC

Entre-deux-guerres [modifier]

Seconde Guerre mondiale [modifier]

La mobilisation des troupes coloniales en 1939-1940 [modifier]

La 3e division coloniale, général Falvy, comprend les 1er, 21e, 23e R.I.C., 3e et 203e R.A.C. La 3e division coloniale se sacrifiera magnifiquement. Elle combat dès les premiers jours de l'attaque ennemie, dans le secteur de Dun-sur-Meuse, Stenay, Martincourt, Aviot, Breux etc.. Au nord de Verdun cote 304, de célèbre mémoire. Les temps sont changés. L'ennemi s'est infiltré, le 14 juin, entre le 1er et le 23e R.I.C. dans le ravin qui sépare la cote 304 du Mort-homme. À 6h30, il couronne la cote, malgré une résistance acharnée, les blindés franchissent le pont de Bethoncourt en direction d'Esnes. Le pont a sauté la veille mais les Allemands l'ont remis en état pendant la nuit. La 1re compagnie du 1er R.I.C. du capitaine Bertrand contre-attaque. Après 17 heures, l'ennemi cesse ses attaques. À 19 heures, les Marsouins décrochent définitivement : ils se sont montrés dignes de leurs pères de Verdun sur les lieux mêmes où ceux-ci tinrent obstinément tête à leurs ennemis.

Le bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique est issu de la fusion, le 1er juillet 1942, du 1er bataillon d'infanterie de marine et du bataillon du Pacifique. Il a été fait compagnon de la Libération[3].

Chefs de corps [modifier]

  • 1er B.I.M. : capitaine Lorotte, commandant de Chevigné, commandant Savey.
  • B.P. : lieutenant-colonel Broche[4], commandant Savey.
  • B.I.M.P. : commandant Alessandri, commandant Bouillon, commandant Magny, commandant Magendie.

Opérations [modifier]

  • 1er B.I.M. : Sidi-Barani, Tobrouk, Benghazi, El-Adjebadia, Massaouah, Merd-Jayoun, Damas, Halfaya, Bir Hakeim.
  • B.P. : Halfaya, Bir Hakeim.
  • B.I.M.P. : Himeimat, Tripolitaine, Ligne Mareth, Djebel Garci, Girofano, San Giorgo, Radicofani, Champagney, Bel-Fort, Rossfedt, Herbsheim, Authion.

Citation [modifier]

"Après plusieurs engagements antérieurs aux avant-postes, ce bataillon, sous les ordres du commandant Larotte, a brillamment attaqué les positions Italiennes dans la région de Sidi-Barani et atteint son objectif, faisant de nombreux prisonniers et capturant un matériel important."

Depuis 1945 [modifier]

Il sera en A.F.N de 1952-1962. Puis au Liban FMSB 1983, FINUL 1984. Implanté à Granville et Dinan de 1963 à 1978, puis à Granville et Saint-Lô, il a fait partie de la 9e Brigade puis 9e DIMa puis 9e BLBMa. En juillet 2009 il rejoint la 3e Brigade Mécanisée. Depuis 1984, le régiment est stationné à Angoulême.

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Chefs de corps [modifier]

1er RIMa [modifier]

1er RIC [modifier]

1er RIMa [modifier]

  • 1959-1960 : lieutenant-colonel Thomas
  • 1960-1961 : colonel Bertin
  • 1961-1962 : lieutenant-colonel Brin
  • 1962-1963 : colonel Amosse
  • 1963-1965 : colonel Pol
  • 1965-1967 : colonel Picard
  • 1967-1969 : colonel Cazes
  • 1969-1971 : colonel Lavenu
  • 1971-1973 : colonel Lebert
  • 1973-1975 : colonel Chavannes (*)
  • 1975-1977 : colonel Philipot
  • 1977-1979 : colonel Carpentier (*)
  • 1979-1981 : colonel Dumontet
  • 1981-1983 : colonel Pintoux
  • 1983-1985 : colonel Dufour
  • 1985-1987 : colonel Rousseau
  • 1987-1989 : colonel Paillard
  • 1989-1991 : colonel Chassagne (*)
  • 1991-1993 : Lieutenant-colonel Nielly
  • 1993-1995 : colonel Canicio
  • 1995-1997 : colonel Koessler (*)
  • 1997-1999 : colonel Philippe Renard (*)
  • 1999-2001 : colonel Gras
  • 2001-2003 : colonel Fesquet
  • 2003-2005 : colonel Morel
  • 2005-2007 : colonel Pelletier
  • 2007-2009 : colonel Langard
  • 2009-2011: colonel Barrera (*)
  • 2011-....: colonel Gougeon

(*) officier devenu par la suite général

Batailles inscrites sur son drapeau [modifier]

Son drapeau porte les quinze inscriptions suivantes qui rappellent les campagnes glorieuses dans lesquelles il a été engagé [5],[6].

Drapeau du 1er régiment d'infanterie de marine

Décorations [modifier]

fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918

Sa cravate est décorée :

Il a le droit au port de la Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.

Devise [modifier]

Sa devise est « ils ne savent où le destin les mène, seule la mort les arrête »

Insigne [modifier]

Traditions [modifier]

La fête des troupes de marine
  • Elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de Bazeilles. Ce village qui a été 4 fois repris et abandonné sur ordres, les 31 août et le 1er septembre 1870.
Et au Nom de Dieu, vive la coloniale
  • Les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâce du Révérend Père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté avec une tribu locale.

Faits d'armes [modifier]

Les deux batailles les plus célèbres du régiment sont Bazeilles et Bir Hakeim. Le régiment a participé également à des batailles d'une grande importance historique: la prise de Son Tay, de Puebla, du fort de Bomarsund.

Personnalités ayant servi au 1er RIC [modifier]

  • Napoléon Auguste Charles Bonaparte (1881-1914)
  • Albert Jugon

Le régiment aujourd'hui [modifier]

Subordinations [modifier]

Le régiment est subordonné à la 3e Brigade Mécanisée elle-même composante de la force d'action terrestre.

Effectif du régiment [modifier]

Il est composé de près de 1 000 personnels :

  • 55 officiers
  • 209 sous-officiers
  • 635 marsouins
  • 42 civils.

Le 1er RIMa est spécialement fier de sa riche expérience accumulée depuis deux siècles sur tous les continents. Il constitue un outil de combat apte à l'acquisition du renseignement et au combat blindé.

Escadrons [modifier]

Le 1er régiment d’infanterie de marine est un régiment de combat blindé. À ce titre, il a :

  • à sa tête comme dans tout régiment de l’armée de terre, un drapeau et un chef de corps (colonel). Le colonel commande 6 escadrons (groupe de soldats commandés par un capitaine)
  • 3 escadrons de combats équipés de char AMX 10 RCR, d’environ 100 personnes chacun.
  • 1 escadron d’aide à l’engagement équipé de VAB avec des canons de 20 mm et de VBL milan.
  • 1 escadron de commandement et de logistique, qui s’occupe de soutenir les escadrons de combats (mécaniciens, état-major, transmissions…)
  • 1 escadron de réserve, composé de 175 civils, qui passent environ 30 jours par an au régiment pour renforcer le régiment en cas de besoin, et qui peuvent également intervenir sur les missions intérieures, comme Vigipirate ou renforcer un escadron envoyé en opération extérieure.
  • Enfin, l’escadron d’éclairage et d’investigation de la 3e brigade mécanisée, est installé au 1er RIMa. Bien qu’il soit aux ordres directs du général commandant la brigade si ce dernier en a besoin, il dépend au quotidien du régiment.
  • Il y a donc deux chaînes au sein du régiment : une chaîne de combattant qui partent en mission sur leurs chars, et une chaîne qui permet à ces soldats de faire leur mission dans les meilleurs conditions possibles, en France, comme à l’étranger

Matériels [modifier]

  • Engin de reconnaissance puissamment armé, l’AMX-10 RCR est doué d’une très bonne mobilité tout chemin. Amphibie, protégé contre les armes légères d’infanterie et les éclats du champ de bataille, il est aussi capable de combattre en atmosphère contaminée. Son équipage se compose de quatre hommes : un chef d’engin, un tireur, un radio-chargeur et un pilote. Ses dimensions : longueur hors-tout 9,13 m ; longueur de la caisse 6,35 m ; largeur hors tout 2,95 m ; hauteur hors-tout (position route) 2,59 m ; empattement 3,10 m ; garde au sol (position route) 0,35 m. Masse en ordre de combat : 16 tonnes.
  • Le VBL a été spécialement conçu pour les unités de reconnaissance et d’accompagnement. Engin d’investigation endurant, agile, rapide et amphibie, il est protégé NBC.Son équipe se compose d’un chef de bord, d’un tireur de bord, d’un tireur et d’un pilote. D’une longueur de 3,84 m, d’une largeur de 2,02 m et d’une hauteur de 1,70 m, il pèse 3,5 tonnes
  • VAB Simple, mobile et confortable, le VAB est le véhicule de base de l’infanterie légère blindée. Ce blindé à roues peut être adapté aux emplois les plus divers. Il dispose d’une bonne aptitude aux déplacements en terrain varié et en ambiance NBC, et d’une capacité amphibie. Apte aux déplacements stratégiques grâce à une autonomie de 12 km, il est aérotransportable. Il est le véhicule de base des régiments d’infanterie. Il se caractérise par sa simplicité et son confort tout terrain. C’est un engin blindé à roues pouvant être adapté aux emplois les plus divers et caractérisé par : une bonne aptitude au déplacement en terrain varié et ambiance NBC (Nucléaire Bactériologique et Chimique), une capacité amphibie, une autonomie de 1 000 km, une possibilité d’aérotransport par avion..

Sources et bibliographie [modifier]

  • Erwan Bergot, La coloniale du Rif au Tchad 1925-1980, imprimé en France : décembre 1982, n° d'éditeur 7576, n° d'imprimeur 31129, sur les presses de l'imprimerie Hérissey.

Références [modifier]

  1. Coral, Pierre de. Esquisse historique. Tahiti, Paris : Lecène et Oudin éditeurs. 1886.
  2. Sontay
  3. 28 juin 1945
  4. Tué à Bir Hakeim
  5. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  6. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
  7. Collectivité décorées de la Légion d’honneur, 1er régiment d'infanterie coloniale - Ordre de la Légion d’honneur, France-Phaleristique.com

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Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]