18e corps d'armée (France)

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Le 18e Corps d'Armée est un corps de l'armée française.
En novembre 1870, il est mis sur pied par le vice-amiral Fourichon, délégué au ministère de la marine et à celui de la guerre par intérim, pour renforcer l'Armée de la Loire.
À la mobilisation de 1914, il est rattaché à la IIe armée.
Venu de Bordeaux, il possédait de rudes gars avec les Bayonnais du 49e d'infanterie, les Basques du 12e, les Girondins du 144e et les Landais du 18e régiment d'infanterie, l'ancien Royal-Auvergne

18e Corps d'Armée
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Corps d'Armée
Garnison Bordeaux
Guerres 1870-1871
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille de Charleroi
1914 - Bataille de Guise
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille des Deux Morins)
1914 - Bataille de l'Aisne
1917 - Chemin des Dames
1918 - 2e Bataille de Picardie
1918 - 3e Bataille de l'Aisne
1918 - Bataille du Matz
1918 - 2e Bataille de Noyon
1918 - Poussée vers la position Hindenburg
1918 - Bataille de la Serre
1918 - Poussée vers la Meuse

Les chefs du 18e corps d'armée[modifier | modifier le code]

Guerre franco-allemande de 1870-1871[modifier | modifier le code]

Composition en novembre 1870[modifier | modifier le code]

1re division d'infanterie

  • 1re Brigade :
9e bataillon de chasseurs de marche
42e de marche
Mobiles du Cher
  • 2e Brigade :
44e de marche
73e Mobiles
  • Artillerie : Trois batteries de 4
  • Génie : une section

2e division d'infanterie

  • 1re Brigade :
12e bataillon de chasseurs de marche
52e de marche
77e Mobiles (Tarn, Allier et Maine-et-Loire)
  • 2e Brigade :
92e de ligne
Régiment d'infanterie légère d'Afrique
  • Artillerie : Trois batteries de 4
  • Génie : une section

3e division d'infanterie

  • 1re Brigade :
4e zouaves de marche
81e Mobiles (Charente-Inférieure, Cher et Indre)
  • 2e Brigade :
14e bataillon de chasseurs de marche
53e de marche
82e Mobiles (Charente, Vaucluse et Var)
  • Artillerie : Trois batteries de 4
  • Génie : une section

Division de cavalerie

  • 1re Brigade :
2e hussards de marche
3e lanciers de marche
  • 2e Brigade :
5e régiment de marche de dragons
5e régiment de marche de cuirassiers

Artillerie de réserve : Deux batteries de 12, une batterie de 8, deux batteries de 4 à cheval, deux batteries de mitrailleuses, une batterie d'obusiers de montagne

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition à la mobilisation de 1914[modifier | modifier le code]

35e division d'infanterie

  • 69e brigade :
6e régiment d'infanterie
123e régiment d'infanterie
  • 70e brigade :
57e régiment d'infanterie
144e régiment d'infanterie

36e division d'infanterie

  • 71e brigade :
34e régiment d'infanterie
49e régiment d'infanterie
  • 72e brigade :
12e régiment d'infanterie
18e régiment d'infanterie

38e division d'infanterie

  • 75e brigade :
1er régiment de zouaves (3 bataillons)
1er régiment de tirailleurs (3 bataillons)
  • 76e brigade :
4e régiment de zouaves (4 bataillons)
4e régiment de tirailleurs (2 bataillons)
8e régiment de tirailleurs (2 bataillons)

EOCA

  • Régiments d'infanterie (rattachés au 18e CA) :
218e régiment d'infanterie
249e régiment d'infanterie
  • Cavalerie (rattachée au 18e CA) :
10e régiment de hussards
  • Artillerie (rattachée au 18e CA) :
58e régiment d'artillerie de campagne (4 groupes)
  • Génie (rattaché au 18e CA) :
2e régiment du génie (compagnies 18/3, 18/4, 18/16, 18/21)
  • Autres (rattaché au 18e CA) :
18e escadron du train des équipages militaires
18e section de secrétaires d'état-major et du recrutement
18e section d'infirmiers militaires
18e section de commis et ouvriers militaires d'administration

Historique[modifier | modifier le code]

1914 - 1915[modifier | modifier le code]

23 août : combat vers Gozée, Biesme-sous-Thuin, Lobbes et Fontaine-Valmont.
26 septembre : attaques allemandes vers le bois de Beau Marais, Craonnelle et la ferme Hurtebise.
12 - 14 octobre : attaques françaises vers le moulin de Vauclerc et les fermes Hurtebise et de la Creute.
15 octobre : réduction du front à droite jusqu'à l'ouest du bois de Beau Marais.
17 octobre : extension du secteur à gauche, jusqu'à l'écluse de Moussy-sur-Aisne.
26 octobre : attaque allemande.
2 - 7 novembre : combats vers la ferme du Metz.
8 décembre : nouvelle extension du secteur à gauche jusqu'au confluent de l'Aisne et de la Vesle (guerre des mines).
24 décembre : combat vers Chivy.
16 janvier 1915 : attaque allemande vers Troyon.
25 janvier : violentes attaques allemandes vers la ferme de la Creute et sur le bois Foulon ; contre-attaques françaises.
Du 14 septembre au 11 octobre : extension du front à droite jusqu'à la ferme du Temple.
12 avril 1916 : réduction du secteur à gauche jusqu'à Soupir.

1916[modifier | modifier le code]

  • 24 - 27 avril : retrait du front ; repos dans la région de Dormans.
  • 27 avril - 16 mai : transport par V.F. dans la région de Givry-en-Argonne ; repos.
  • 16 mai - 9 juin : mouvement vers Triaucourt. Stationnement dans cette région, jusqu'au 26 mai, puis à partir de cette date, à Ligny-en-Barrois.
  • 9 juin - 2 octobre : mouvement vers Sainte-Menehould ; repos. À partir du 24 juin, occupation d'un secteur dans la région du Four de Paris, l'Aisne.
25 juillet : front étendu à gauche vers la Main de Massiges.
8 septembre : nouvelle et légère extension à gauche.
  • 2 octobre - 27 novembre : retrait du front, transport au camp de Mailly ; instruction.
  • 27 novembre - 22 décembre : mouvement par étapes vers la région de Méru.
  • 22 décembre 1916 - 13 février 1917 : mouvement vers le nord et à partir du 28 décembre, occupation d'un secteur vers le sud-ouest de Génermont, Belloy-en-Santerre (exclu).
9 puis 16 janvier 1917 : extensions successives du secteur à gauche jusqu'à Cléry-sur-Somme.
1er - 13 février : relève progressive par l'armée britannique.

1917[modifier | modifier le code]

4, 5 et 22 mai : avance sur les plateaux de Vauclerc et de Californie.
26 mai : réduction du secteur à droite jusque vers le plateau de Californie.
3 juin : violente attaque allemande.
  • 16 juin - 18 juillet : retrait du front, mouvement vers Montmirail, puis transport par V.F. vers Vesoul ; repos et instruction au camp de Villersexel.
  • 8 juillet - 13 septembre : mouvement par étapes vers la région Belfort, Montreux-Vieux. À partir du 15 juillet, occupation d'un secteur de la frontière suisse à la région de Leimbach.
20 juillet : front réduit à droite jusque vers Fulleren.
12 octobre : attaque locale allemande.
5 novembre : secteur réduit à gauche jusqu'à l'Épine de Vedegrange.
13 février 1918 : attaque allemande sur la Galoche.

1918[modifier | modifier le code]

Du 15 juillet au 1er août : extension du front à droite jusque vers Autrêches.
À partir du 18 août, engagé dans la deuxième bataille de Noyon, combat sur l'axe Carlepont, Pontoise-lès-Noyon.
13 octobre : occupation de Laon, puis de Barenton-Cel.
25 octobre : combat sur la Souche, vers la ferme de Brazicourt ; attaque sur la ferme Caumont et sur Toulis. Stabilisation du front et préparatifs d'offensive.

Rattachement[modifier | modifier le code]

7 - 11 décembre 1916
14 - 25 septembre 1918
2 - 18 août 1914
27 avril - 9 juin 1916
9 - 26 juin 1916
11 - 20 décembre 1916
5 février - 29 mars 1917
25 mars - 11 juin 1918
2 - 11 août 1918
30 août - 14 septembre 1918
27 octobre - 11 novembre 1918
26 juin - 1er décembre 1916
2 octobre 1917 - 25 mars 1918
18 août 1914 - 27 avril 1916
1er - 7 décembre 1916
23 juin - 2 octobre 1917
20 décembre 1916 - 5 février 1917
29 mars - 23 juin 1917
11 juin - 2 août 1918
11 - 30 août 1918
25 septembre - 27 octobre 1918

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Drôle de guerre[modifier | modifier le code]

Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le XVIIIe corps d'armée du général Rochard forme l'aile droite de la 2e armée. Non concerné par les plans d'entrées en Belgique, sa mission est, à la veille de l'offensive allemande, de renforcer la ligne Maginot entre l'ouvrage de La Ferté (avec à sa gauche le Xe CA) et Longuyon (avec à sa droite la 3e armée dépendant du groupe d'armées n° 2), cette portion fait partie du secteur fortifié de Montmédy[1]. Le XVIIIe CA dispose de deux divisions, la 3e division d'infanterie coloniale (division d'active) qui renforce le 155e régiment d'infanterie de forteresse (sous-secteur de Montmédy, englobant notamment la tête de pont de Montmédy) et de la 41e division d'infanterie (de série A) en soutien du 132e régiment d'infanterie de forteresse (sous-secteur de Marville). Le XVIIIe CA couvre ainsi la trouée de Marville contre une éventuelle attaque allemande pour tourner la ligne Maginot en profitant de la trouée d'Arlon[2].

Article connexe : Secteur fortifié de Montmédy.

Bataille de France[modifier | modifier le code]

Éléments organiques[modifier | modifier le code]

Au 9 mai 1940[3] :
Cavalerie

  • 16e groupe de reconnaissance de corps d'armée

Infanterie

  • 618e régiment de pionniers

Artillerie

  • 118e régiment d'artillerie lourde hippomobile de corps d'armée

Services

  • 18e parc d'artillerie de corps d'armée
    • 118e compagnie d'ouvriers d'artillerie
    • 118e section de munitions automobile
    • 148e section de munitions automobile

Génie

  • compagnie de sapeurs-mineurs 118/1
  • compagnie de sapeurs-mineurs 118/2
  • parc du génie 118/16

Transmissions

  • compagnie télégraphique 118/81
  • compagnie radio 118/82
  • détachement colombophile 118/83

Train

  • compagnie automobile de quartier général 268/18
  • compagnie automobile de transport 368/18

Intendance

  • 118/18 groupe d'exploitation
  • compagnie de ravitaillement en viande 218/18

Santé

  • 18e ambulance médicale hippomobile
  • 218e ambulance chirurgicale légère
  • 18e groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile
  • 18e section hygiène, lavage, désinfection

Forces aériennes

  • groupe aérien d'observation 518
  • section de parc d'aérostation 18/553
  • section photo 37/106
  • bataillon d'aérostation 113
  • section d'avions d'estafettes 68/101

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers : Par delà la Meuse 10 - 15 mai 1940, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, 462 p. (ISBN 2-84048-270-3), p. 22.
  2. Bruno Chaix, En mai 1940, fallait-il entrer en Belgique ? : décisions stratégiques et plans opérationnels de la campagne de France, Paris, Economica, coll. « Campagnes & stratégies » (no 35),‎ 2005, 349 p. (ISBN 2-7178-4149-0), p. 142-143.
  3. Mary 2009, p. 437.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Commandant Rousset, Histoire générale de la guerre franco-allemande (1870-71)
  • Service historique de l'état-major des armées, Les Armées françaises dans la Grande guerre, Paris, Impr. nationale,‎ 1922-1934, onze tomes subdivisés en 30 volumes (lien notice BnF?) :
    • AFGG, vol. 1, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : grands quartiers généraux, groupe d'armées, armées, corps d'armée,‎ 1923, 966 p. (lire en ligne).
  • (fr) Service historique de l'armée de terre, Inventaire sommaire des archives de la Guerre 1914-1918, Troyes, Imprimerie « la Renaissance »,‎ 1969, 691 p., (notice BnF no FRBNF35127448f).
  • Vincent Bernard, Les Poilus du Sud-Ouest, le 18e corps dans la Grande guerre, Éditions Sud-Ouest, 2014

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Armée de terre Armée de la Loire Martin Fourichon IIe armée

Liens externes[modifier | modifier le code]