16e Panzergrenadier Division SS Reichsführer-SS

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16e SS Panzergrenadier Division Reichsführer-SS
Image illustrative de l'article 16e Panzergrenadier Division SS Reichsführer-SS

Période Octobre 1943Mai 1945
Pays Flag of German Reich (1935–1945).svg Allemagne
Branche Schutzstaffel SS.svg Waffen-SS
Ancienne dénomination SS Sturmbrigade Reichsführer SS
Guerres Seconde Guerre mondiale
Commandant 1943 :Karl Gesele
1944 : Max Simon
1945 : Otto Baum

La 16e SS Panzergrenadier Division Reichsführer-SS fut une division de Waffen-SS d'infanterie mécanisée allemande.

Création et différentes dénominations[1][modifier | modifier le code]

Octobre 1943 : Création de la 16. SS Panzergrenadier Division Reichsführer SS à Laibach à partir de la SS Sturmbrigade Reichsführer SS (Bataillon chargé de la sécurité d’Himmler) et d'éléments nouvellement créés.

Recrutement; : Allemands et Volksdeutsche
Emblème; : écusson de col du Reichsführer-SS
Effectif maxi; : 12 720 hommes

Théâtres d'opérations [1][modifier | modifier le code]

  • Octobre 1943 : Création de la 16. SS Panzergrenadier Division Reichsführer SS
  • 1943 : combats en Corse contre les troupes franco-italiennes, dont la bataille du col de Teghime au-dessus de Bastia perdue le 2 octobre 1943.
  • Octobre 1943 à février 1944 : Yougoslavie
  • Février 1944 à mai 1944 : Italie et Hongrie
  • Mai 1944 à juin 1944 : Allemagne
  • Juin 1944 : La 16. SS Panzergrenadier Division Reichsführer SS rejoint l'Italie se bat à Grosseto puis Carrare.
  • Octobre 1944 : Sous les ordres du SS Brigadefürher Max Simon, elle est à Bologne avec le 1er Fallschirmkorps de la 10. Armee.
  • Début 1945 : La division est transférée au Heeresgruppe Sud. Elle se bat en Styrie où elle est capturée par l'Armée rouge en mai 1945

Historique[modifier | modifier le code]

En novembre 1943, la division libère un bataillon de la SS Polizei Regiment 19 assiégé à Novo Mesto, en Slovénie par les partisans[2].

Elle fait plus de 2 000 victimes civiles en Italie, dont 560 à Sant'Anna di Stazzema à l'été 1944 et 770 à Marzabotto fin septembre 1944. Dans les deux cas, il s'agit de l'assassinat de la totalité de la population de deux villages, hommes, femmes et enfants, sans que le moindre lien ne soit établi entre les victimes et les partisans.

Le massacre de Marzabotto est particulièrement révélateur de la différence de comportement entre la Wehrmacht et la Waffen-SS. Lors d'une première opération de représailles contre les partisans de Stella Rossa, en mai 1944, l'armée régulière incendie plusieurs habitations et assassine cinq hommes adultes ; dans le même contexte, quatre mois après, la Waffen-SS élimine toute la population civile, femmes, enfants, vieillards et quelques hommes. Il s'agit du plus important massacre de civils sur le front de l'Ouest[3].

Transférée en Hongrie en 1945, elle participe à la bataille du lac Balaton.

Commandants divisionnaires[modifier | modifier le code]

[réf. nécessaire]

Ordre de bataille[modifier | modifier le code]

En octobre 1943 
  • SS-Panzergrenadier Régiment 35,
  • SS-Panzergrenadier Régiment 36,
  • SS-Panzer-Aufklärungs Abteilung 16, (reconnaissance)
  • SS-Sturmgeschutz Abteilung 16, (canons automoteurs)
  • SS-Panzer Jäger Abteilung 16, (chasseur de chars)
  • SS-Pionier Abteilung 16,
  • SS-Artillerie Régiment 16,
  • SS-Flak Abteilung 16,
En juin 1944 
  • SS-Panzergrenadier Régiment 35,
  • SS-Panzergrenadier Régiment 36,
  • SS-Panzer-Aufklärungs Abteilung 16, (reconnaissance)
  • SS-Panzer Abteilung 16,
  • SS-Panzer Jäger Abteilung 16, (chasseur de chars)
  • SS-Pionier Abteilung 16,
  • SS-Artillerie Régiment 16,
  • SS-Flak Abteilung 16,
  • SS-Sanitäts Abteilung 16,
  • SS-Feldgendarmerie Kompanie.

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Historica : 1944 Les Panzers T2
  2. Polizeiregiment 19 (181. Bataillon), 9. Kompanie sur forum-der-wehrmacht.de
  3. Stefan Prauser, Les crimes de guerre allemands en Italie, 1943-1945, in Gaël Eismann et Stefan Martens, Occupation et répression militaire allemandes, 1939-1945, La politique de maintien de l'ordre en Europe occupée, Autrement, coll. Mémoires/histoire, Paris, 2007, pp. 98-99.