151e régiment d'infanterie (France)

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151e régiment d’infanterie
insigne régimentaire du 151e régiment d’infanterie
insigne régimentaire du 151e régiment d’infanterie

Période 1813 – 1997
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type régiment
Rôle infanterie
Garnison Verdun
Metz
Devise On ne passe pas
Inscriptions
sur l’emblème
Weissig 1813
Wurschen 1813
L'Yser 1914
Verdun 1916
La Somme 1916
L'Aisne 1917
Soissonnais 1918
Germersheim 1945
Indochine 1947–1950
AFN 1952-1962
Anniversaire Saint-Maurice
Guerres Guerres napoléoniennes
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Guerre d'Algérie
Fourragères Médaille militaire
Décorations Croix de guerre 1914-1918
4 palmes
1 étoile de vermeil
Croix de guerre 1939-1945
1 palme
Engagé en 1947 en Indochine, son fanion est décoré de la croix de guerre des TOE
palme
Commandant historique Colonel de Lattre de Tassigny.
insigne de béret d'infanterie

Le 151e régiment d’infanterie (ou 151e RI) est un régiment de l'armée de terre française, créé le 12 janvier 1813 et dissous le 23 mai 1997.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 179. : la 151e demi-brigade d’infanterie de bataille n’a pas été créée, le 1er bataillon du 82e régiment d'infanterie de ligne, qui devait en former le noyau, n’ayant pas été amalgamé.
  • 12 janvier 1813 : création du 151e régiment d’infanterie de ligne.
  • 24 août 1814 : dissolution, alors que ses effectifs sont réduits à 70 officiers et 1000 hommes
  • 1887 : 151e régiment d'infanterie
  • 1888 : Recréé en le 25 janvier à Belfort, il s'établit la même année à Verdun quartier "Miribel", le 15 avril 1888.
  • 1914 : À la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le 351e régiment d'infanterie
  • 1919 : 151e régiment d'infanterie (il est en occupation dans différentes régions d'Allemagne).
  • 1930 : 151e régiment d'infanterie. Il prend ses nouveaux quartiers dans la ville de Metz, caserne Raffenel, où il restera durant une période de 9 ans.
  • 1940 : Disloqué
  • 1945 : 151e régiment d'infanterie.
  • 1946 : 151e bataillon d'infanterie.
  • 1949 : 151e régiment d'infanterie.
  • 1963 : 151e régiment d'infanterie mécanisée
  • 1997 : dissolution le 30 juin.

Colonels / chefs de brigade[modifier | modifier le code]

  • 1887 : colonel Gerboin
  • 1894 : colonel Besson
  • 1899 : colonel Molinard
  • 1905 : colonel de Courson
  • 1910-1912 : colonel Wirbec
  • 1912-1914 : colonel Deville **
  • 1914-1915 : colonel Dillemann **
  • 1915-1918 : colonel Moisson
  • 1918-1920 : colonel Perchenet
  • 1920-1922 : colonel Vannière
  • 1922 : colonel Raoult
  • 1923 : colonel Kiffer
  • 1924 - 1926 : colonel Tournes
  • 1926 - 1929 : colonel Menard
  • 1929 - 1931 : colonel Vial
  • 1931 - 1933 : colonel Tence
  • 1933 - 1935 : colonel Lucas
  • 1935 - 1937 : colonel de Lattre de Tassigny *****
  • 1937 - 1940 : Colonel Thierry d'Argenlieu
  • 1940 : colonel Daval puis colonel Gaucher
  • 1941 : colonel Vangenhuchten
  • 1942 - 1945 : colonel Petitbon
  • 1945 : colonel Michelin
  • 1945 -1946 : lieutenant-colonel Gandoet
  • 1946 : lieutenant-colonel de Belenet
  • 1947 : chef de bataillon Dautel
  • 1947 - 1949 : chef de bataillon Bessaguet
  • 1949 - 1951 : colonel Ragot
  • 1951 - 1953 : colonel Barthélemy
  • 1953 - 1955 : colonel Alix
  • 1955 - 1957 : colonel Le Monies de Sagazan
  • 1957 - 1959 : colonel Bravelet
  • 1959 - 1960 : colonel Goussault
  • 1960 - 1962 : colonel Colson
  • 1962 : colonel Guy
  • 1963 - 1965 : colonel Lerosey
  • 1965 - 1966 : colonel Vaillant
  • 1966 - 1968 : colonel Porret
  • 1968 - 1970 : colonel Demange
  • 1970 - 1972 : colonel Bayle
  • 1972 - 1974 : colonel Rabot
  • 1974 - 1976 : colonel Lagier
  • 1976 : lieutenant-colonel Chassignet
  • 1976 - 1978 : colonel Eugène
  • 1978 - 1980 : colonel Valicon
  • 1980 - 1982 : colonel Bouillet
  • 1982 - 1984 : Colonel Bernard Croly-Labourdette
  • 1984 - 1986 : colonel Gourmelen
  • 1986 - 1988 : colonel Potel
  • 1988 - 1990 : colonel Jacques Étienne
  • 1990 - 1991 : colonel Meyer
  • 1991 - 1993 : colonel Macquet
  • 1993 - 1995 : colonel Gavrel
  • 1995 - 1997 : colonel Étienne Lafontaine **** Versé en 2e section le 01/09/2010 après avoir commandé la RTNO.

Officier qui devint par la suite : (**) général de brigade - (***) général de division - (****) général de corps d'armée - (*****) général d'armée.

Historique des garnisons, combats et batailles[modifier | modifier le code]

Empire[modifier | modifier le code]

Le 151e régiment d’infanterie de ligne comprend 76 officiers et 2840 hommes de troupes, et relève du 5e corps de la Grande Armée. Il part immédiatement de Hambourg pour être engagé dans la campagne allemande. Le 23 mars, le 151e RI connaît le baptême du feu : il rencontre la cavalerie ennemie. Il poursuit sa marche à travers l'Allemagne et atteint Leipzig le 2 mai après avoir bousculé les arrière-gardes prussiennes. Napoléon bat les coalisés à Lùtzen. Le 5e corps entame la poursuite en marche sur Bautzen où l'ennemi est retranché. Le 19 mai les positions d'Eichberg et de Weissig sont enlevées au cri de « Vive l’Empereur ! », placé en avant-garde au début de la bataille, le 151e RI perd son chef de corps le colonel Recouvreur. La poursuite continue. Le 21 mai, le 151e RI s'empare de Pließkowitz et résiste aux contre-attaques. L'ennemi se repli sur Wurschen. Le 15.1 aidé du 15.3 s'empare de la position à la baïonnette. Le 4 juin, l'armistice est signé. Le 151e RI, auquel il reste 400 hommes, est envoyé en garnison à Glogau. Le 17 août, les hostilités reprennent, la garnison est assiégée par plus de 40 bataillons ou escadrons ennemis. Le 15.1 regagne la France. À la fin de cette campagne il ne compte plus que 70 officiers et 1 000 hommes.

En 16 mois, il a connu la bataille, le siège, la faim, le froid et l'épidémie. Les noms de WEISSIG 1813 et WURSCHEN 1813 figurent sur son drapeau.

Le régiment est dissous le 24 août 1814.

Colonels tués ou blessés en commandant le régiment pendant cette période

Officiers blessés ou tués en servant au 151e entre 1808 et 1814 :

Officiers tués : XX
Officiers morts de leurs blessures : XX
officiers blessés : XX

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Casernement : Verdun, Etat-major à Reims

Rattachements:

1914[modifier | modifier le code]

  • Bataille de la Marne (6 – 13 septembre) : Soizy aux Bois et Villeneuve les Charleville (6 septembre), Château de Mondemont (9 septembre).

1915[modifier | modifier le code]

  • Opérations en Argonne (mai –novembre) : La Gruerie, Four-de-Paris.

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

  • Aisne : attaque sur Berry-au-Bac (16 avril), Verdun : Bois le Chaume (8 septembre)
  • « Régiment d'élite qui vient d'affirmer à nouveau sa réputation. » Citation, 1917.
3e compagnie du 151e R.I..jpg
  • C'est durant la Première Guerre mondiale que la 3e compagnie a gagné son surnom des LIONS. Elle le doit au général Pershing, qui assistant à un assaut auquel la 3 prenait part, l'a comparé au roi des animaux. On imagine l'âpreté du combat, la ténacité et la rage des soldats à arracher la victoire. Si l'on n'a pas retrouvé de traces écrites de cet événement, il semble néanmoins que les paroles du général Pershing aient été relatées par un officier d'état major qui l'accompagnait. Elles seraient donc consignées sur un JMO de grande unité. Le théâtre de cette action n'est pas non plus connu avec exactitude, mais des témoignage d'anciens permettent de la situer : dans les années 1920, les soldats ayant servi à la 3 recevaient comme récompense une sorte de diplôme de fin de service sur lequel était représenté la dite bataille ainsi que la phrase prononcée par le général Pershing. De plus l'événement est situé en 1917. On peut donc conclure que cela s'est passé après le 13 juin 1917, date de l'arrivée du général Pershing à Paris, et avant le premier engagement des américains, le 20 octobre 1917.

1918[modifier | modifier le code]

  • Aisne : L'Aronde (9–12 juin), Soissons (28 août), Laffaux (5 septembre)
  • « Très belle tenue au feu. » Citation, 1918.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

  • De juillet 1919 à juillet 1930, il est en occupation dans différentes régions d'Allemagne.
  • En 1930, le 15.1 prend ses nouveaux quartiers dans la ville de Metz, casernes Raffenel et Grandmaison, où il restera durant une période de 9 ans.
  • Entre 1935 et 1937, il est commandé par le colonel de Lattre de Tassigny. En 1939, après avoir défilé dans Metz, ses hommes sont prêts. Le 2 septembre la drôle de guerre commence.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Soldat du 151e régiment d'infanterie du 42e division d'infanterie dans le village allemand de Lauterbach le 9 septembre 1939 lors de l'offensive de la Sarre.
  • Le régiment dépend de la 42e division d'infanterie. En septembre 1939, il participe à la courte offensive de la Sarre. Le 15 mai 1940, le 3e bataillon du 15.1 est au contact dans la région de Guerting. Il y contient l'ennemi et se replie en bon ordre. Le 9 juin à l'aube, c'est l'attaque allemande précédée de violents bombardements. Le soir du 9 juin, le 15.1 a perdu la moitié de ses effectifs. Du 10 au 13 juin, le régiment se replie en combattant, face à la marée allemande. Le 14, à Ecury-le-Repos (Marne), son effectif est réduit à une centaine d'hommes. Le 16, le lieutenant-colonel Alfred Daval, son chef de corps, est tué à Vougrey (Aube). Les derniers défenseurs tombent et le 15.1 est anéanti.
  • Le 8 juin 1945, le 151e régiment d'infanterie reçoit son drapeau. En un mois de combat, le 15.1 au sein de la 2e DIM, a parcouru 300 km en terrain difficile. Il a fait plus de 2000 prisonniers. 800 des siens sont tués, blessés ou portés disparus. Rentré à Metz fin octobre, il est réduit à un bataillon en 1947. Le 1er janvier 1947, est formé un bataillon de marche qui est envoyé en Indochine.

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, il est basé à Metz. Puis à partir de 1990 à Verdun.

Il participe aux opérations suivantes:

  • 1947-1950 Indochine
    • Le bataillon de marche du 151e régiment d'infanterie débarque à Saïgon le 1er janvier 1947. Il va connaître de nouvelles formes de combats où alterne la poste et la recherche d'un ennemi implanté dans le sud de l'Indochine. Deux cent de ses hommes y laisseront leur vie. Le 11 novembre 1948, le Fanion est décoré de la croix de guerre des TOE avec palme. Cette campagne a valu au 15.1 le droit d'inscrire sur son drapeau INDOCHINE 1947-1950.
  • 1955-1962 Algérie
    • Du 20 juin 1955 au 19 mars 1962, le 151e régiment d'infanterie motorisé connaîtra tous les aspects de cette lutte impitoyable : contrôles, ratissages, postes, formation de commandos, patrouilles, opérations conjointes avec les TAP et la Légion, pacification, aide aux populations. À son départ d'Algérie, le 15.1 aura mis 1569 rebelles hors de combat et récupéré 882 armes. Il aura également construit des écoles, des villages, aménagé des postes, soigné et protégé des populations faisant ainsi preuve de sa faculté d'adaptation. De retour à Metz, le 11 juin 1964, il reçoit son sixième emblème. Premier drapeau n'ayant connu que la paix, il n'en verra pas moins le 15.1 subir de nombreuses transformations.
  • 1967 : le régiment s'initie aux joies de la mécanisation.
  • 1976 : transformations des brigades en divisions. Le 15.1 passe à la 4e division (PC Verdun).
  • Le 14 juillet 1981, il défile à Paris sous les ordres du Colonel René Bouillet (commandant du 15.1 de 1980 à 1982).
  • 1985 : le 15.1 devient régiment d'infanterie de la 10e DB (PC Châlons).
  • 1986 : le 15.1 voit l'arrivée de la CAC de la 10e DB
  • 1990 : le 15.1 renoue avec son passé mécanisé et son historique, dissout à Metz le 30 juin pour être aussitôt recréé le 1er juillet à Verdun.
  • 1992 : le 15.1 envoie son chef de corps, son état major, la 1re compagnie de commandement et de logistique en Ex-Yougoslavie pour une durée de 6 mois.
  • 1995 : 1re section de la 3e Cie du 15.1 est envoyée au Liban pour 6 mois.
  • 1996 : la 1re compagnie (professionnels) et la 3e compagnie (appelés) partent toutes les deux pour 4 mois en ex-Yougoslavie.
  • 1997 : le 23 mai, le colonel Lafontaine, chef de corps du Beau 15.1, rend le drapeau du régiment tournant ainsi une nouvelle page de l'histoire du 151e régiment d'infanterie.

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment[modifier | modifier le code]

De la campagne de 1813, il gagne l'inscription sur son drapeau des batailles de Weissig et Wurschen.

D'octobre à décembre 1914, il combat sur le front de l'Yser ce qui lui valut une inscription à son drapeau.

De février à mai 1916, il participe à la bataille de Verdun ce qui lui vaut une nouvelle inscription à son drapeau, ainsi que sa devise « On ne passe pas ».

Entre septembre et octobre 1916, la bataille de la Somme lui permet d'inscrire sa troisième inscription sur le drapeau depuis le début de la Grande Guerre.

Puis il s'illustre sur le front de l'Aisne en avril 1917, et gagne une nouvelle inscription à son drapeau.

Sa dernière inscription au fanion de la Première Guerre mondiale sera obtenue en août 1918 dans le Soissonnais.

En mars 1945, le régiment franchît le Rhin à Germersheim bataille inscrite au drapeau.

La campagne d'Indochine, où il est réorganisé en bataillon de marche, et perd 200 hommes. Lui vaut une nouvelle inscription à son drapeau : Indochine 1947 – 1950

Puis en Afrique du Nord de 1952 à 1962.

Son drapeau porte donc, brodées en lettres d'or, les inscriptions[1],[2]:

Drapeau du 151e R.I.jpg
Fourragère aux couleurs de la Médaille militaire

151e régiment d'infanterie de ligne-drapeau.svg

Devise[modifier | modifier le code]

De février à mai 1916, il participe à la bataille de Verdun ce qui lui vaut une nouvelle inscription à son drapeau ainsi que sa devise "ON NE PASSE PAS". Le régiment aura perdu 12 000 hommes en 1914 – 1918.

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa conduite pendant la guerre de 14-18, lui vaut la Croix de guerre 1914-1918 avec 4 palmes et une étoile de vermeil et le droit de porter la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire. De la Croix de guerre 1939-1945 avec une palme.

Engagé en 1947 en Indochine, son fanion est décoré de la croix de guerre TOE avec palme.

Personnages célèbres ayant servi au régiment[modifier | modifier le code]

  • Jean Falala (1929-2005), député de la Marne de 1967 à 2002 et maire de Reims de 1983 à 1999, a également servi dans ce régiment.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Archives du Château de Vincennes.
  • Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française (Général Andolenko - Eurimprim 1969).
  • Historique du 151e régiment d'infanterie de Jean Lieffroy

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  2. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]