11e régiment d'artillerie de marine

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11e régiment d'artillerie de marine
Image illustrative de l'article 11e régiment d'artillerie de marine
Insigne régimentaire du 11e RAC Insigne régimentaire du 11e RAMa
Insigne régimentaire du 11e RAC
Insigne régimentaire du 11e RAMa

Période 1795
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Troupes de marine
Rôle artillerie
Fait partie de 9e brigade d'infanterie de Marine
Garnison Saint-Aubin-du-Cormier camp de la Lande d'Ouée
Ancienne dénomination 11e RAC
Couleurs Rouge et bleu
Devise Alter post fulmina terror (L'autre terreur après la foudre)
Inscriptions
sur l’emblème
Lützen 1813
Mexique 1838-1863
Sébastopol 1855
Sontay Lang Son 1883-1884
Dahomey 1892
Madagascar 1895
Champagne 1915-1918
La Somme 1916
Koweït 1990-1991
Fourragères aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de la Légion d'Honneur 1910

Croix de guerre 1914-1918 avec 2 palmes Croix de guerre des Théâtres d'Opérations Extérieures avec 1 palme (guerre du Golfe) Croix de la Valeur Militaire avec 2 palmes (Afghanistan et Mali)

Le 11e régiment d'artillerie de Marine (11e RAMa) est le régiment des appuis feux interarmées et de renseignement d'acquisition tactique de la 9e brigade d'infanterie de marine. Il est issu du 1er régiment d'artillerie coloniale (1er RAC) et du régiment d'artillerie coloniale du Levant (RACL).

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1785   création à Port-Louis dans le Morbihan du régiment de l’Orient. Le 11e RAMa en a conservé la devise Alter Post Fulmina Terror, « L'autre terreur après la foudre », qui figure sur son insigne.
  • 1919 : le 11e régiment d'artillerie coloniale mixte malgache voit le jour ;
  • 1924 : il devient le groupe autonome d'artillerie coloniale du Levant puis RACL ;
  • 5 mai 1929 : création à Lorient du 11e régiment d’artillerie coloniale, dérivé du 1er RAC .
Implanté en terre bretonne, le 11e RAC est alors composé de cadres de retour de toutes les colonies et d’une majorité de bigors malgaches.
  • 1932 : il prend l’appellation 11e régiment d’artillerie coloniale lourde hippomobile. Il est armé par de vieux 155 mm Scheider et des 105 mm long, canons datant de la Première Guerre Mondiale.
Le régiment entame une montée en puissance qui l’amène au maximum de ses effectifs et de ses matériels en 1939.
  • 1940 : Disparu, son dépôt d’artillerie cache l’emblème du régiment et participe aux combats pour la défense de la ville de Lorient. Plusieurs officiers et Bigors y laissent la vie lors des combats des cinq chemins de Guidel en juin 1940.
  • octobre 1945 : le 11e régiment d’artillerie coloniale est recréé à partir du régiment d’artillerie colonial de Levant (RACL), vétéran des campagnes d’Italie, du débarquement en Provence et de nombreux combats dans le couloir rhodanien et jusqu’en Allemagne. Il est stationné en Allemagne dans la région de Bad Kreuznach ;
  • 15 février 1946 : Dissolution.
  • 1er avril 1951 : le 1er RAC de Melun redonne naissance au 1er groupe du 11e régiment d’artillerie de Marine. À partir de 1955, ses efforts de formation portent surtout sur du personnel d’artillerie à destination de l’Afrique du nord et prend l’appellation de centre d’instruction du 11e régiment d’artillerie coloniale en 1958. Plusieurs milliers d’hommes sont formés dans ses rangs avant de rejoindre les unités engagées en Algérie principalement.
  • juin 1963 : Rebaptisé 11e régiment d’artillerie de Marine.

Historique[modifier | modifier le code]

Chefs de corps du 11e RAMa[modifier | modifier le code]

  • 1982-1984 : colonel Barthe
  • 1984-1986 : colonel Desson
  • 1986-1988 : colonel Schill
  • 1988-1990 : colonel Lang
  • 1990-1992 : colonel Novak
  • 1992-1994 : colonel Lanclume
  • 1994-1996 : colonel Laberibe
  • 1996-1998 : colonel Bonnet
  • 1998-2000 : colonel Frétille
  • 2000-2002 : colonel Durand
  • 2002-2004 : colonel Soriano
  • 2004-2006 : colonel Royal
  • 2006-2008 : colonel Metz
  • 2008-2010 : colonel Goguenheim
  • 2010-2012 : colonel Laval
  • 2012-2014 : colonel Métayer
  • 2014-...: lieutenant-colonel Mathias

Composition[modifier | modifier le code]

Le 11e RAMa est professionnel depuis 1979. La polyvalence toujours affirmée du régiment lui permet, avec ou sans ses pièces d'artillerie, d'être présents à travers le monde en permanence. Quittant le quartier Duguesclin à Dinan, il rejoint La Lande d'Ouée à Saint-Aubin-du-Cormier en 1979.

Le 11e RAMa est le régiment organique de la 9e Bima pour laquelle il est chargé de l'appui feux. Composé d'environ 900 hommes, il est équipé de canons Caesar et de mortiers de 120 mm en double dotation. Ses bigors cultivent leur polyvalence de « marsouins qui tirent au canon ». Prêts à être engagés en groupement de marche, ils sont entraînés aux techniques amphibies dès leur formation initiale.

Missions extérieures[modifier | modifier le code]

  • Le régiment a participé à la plupart des opérations extérieures récentes de l'Armée française :
  • Opération Tacaud au Tchad de 1978 à 1980. Le 31 mai 1978 au nord d'Ati la 1er batterie du 11e RAMa appuie les troupes d'assaut françaises (1recompagnie du 3eRIMa, 3ecompagnie du 3eRIMa et 1er escadron du 1er REC) au 105HM2 [1]. Le 5 mars 1979 à Abéché, en appui de la même compagnie du 3eRIMa et du 2e escadron du RICM, la même batterie tire à l'horizontale[2] au 105HM2.
  • Opérations, MCD :
  • Côte d'Ivoire : une compagnie PROTERRE en double dotation mortier de 120 mm (octobre 2004 à janvier 2005).
  • Kosovo : Commandement du BatFra (bataillon français ?) 9, un EMT, 3 Proterres, une UCL (mai à septembre 2005).
  • Tchad : une section d'appui mortiers (juin à octobre 2005).
  • La Réunion : une compagnie PROTERRE au 2e RPIMa (juin à octobre 2005).
  • Intervention contre le chikungunya à La Réunion (février à mai 2006).
  • Exercices :
  • Participation aux exercices SKREO et AKWABA de la 9e BLBMa. Manœuvres régimentaires d'artillerie dans les camps de Suippes et Canjuers.

Inscriptions sur son étendard[modifier | modifier le code]

Étendard du 11e RAMa

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[3]:

Décorations[modifier | modifier le code]

Il est décoré de la Légion d'honneur le 20 mai 1910[5], de la Croix de guerre 1914-1918. Il a été deux fois cité à l’ordre de l’armée en 1916 et 1918 (2 palmes). Ses personnels ont droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 14-18.

Deux de ses batteries ont été citées à l'ordre de l'armée en 1927 et une autre en 1978. En 1990 pour assurer l’appui feux de la division Daguet, les 850 bigors appuient de leurs feux la progression de la division jusqu’à la conquête de la Ville d’As Salman en Irak en février 1991. Pour cette action, le régiment est cité à l’ordre de l’armée (TOE). Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (une palme).

Le 12 juin 2014, le 11e RAMa a reçu la Croix de la Valeur Militaire avec citation à l'ordre de l'armée pour sa participation à l'opération Serval au mali.

Le régiment aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Subordinations[modifier | modifier le code]

Le régiment est subordonné à la 9e BIMa elle-même composante des forces terrestres.

Composition[modifier | modifier le code]

Le 11e RAMa comprend 900 hommes et femmes et s'articule en 7 batteries :

  • 1 batterie de commandement et de logistique (service médical, maintenance des matériels et logistique).
  • 3 batteries d'artillerie sol-sol équipées de CAESAR (camion équipé d'un système d'artillerie) et des mortiers de 120 mm.
  • 1 batterie d'artillerie sol-air équipée de missiles mistral et de canon de 20 mm.
  • 1 batterie de renseignement brigade
  • 1 batterie d'intervention de réserve destinée à renforcer, dès le temps de paix, les capacités opérationnelles du régiment.

Matériels[modifier | modifier le code]

Système d'arme ATLAS, intégrant :

Stationnement[modifier | modifier le code]

11e régiment d'artillerie de Marine à Saint Aubin du Cormier

Adresse postale :

Camp de la Lande-d'Ouée

BP 32 35998 RENNES ARMEES

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Erwan Bergot, La coloniale du Rif au Tchad 1925-1980, imprimé en France : décembre 1982, n° d'éditeur 7576, n° d'imprimeur 31129, sur les presses de l'imprimerie Hérissey.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Operation Tacaud, site de l'Amicale du 3eRIMa
  2. Le tir à l'horizontale est un tir direct. Il contraste avec le tir indirect, tir courbe qui est la méthode de tir habituelle dans l'artillerie. Une batterie d'artillerie n'utilise le tir direct qu'en situation d'urgence, lorsqu'elle est directement menacée.
  3. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  4. "Édition Chronologique n° 45 du 29 octobre 2010".Le Ministère de la Défense instruction n°1515/DEF/EMA/OL/2 du 23 septembre 1983, modifiée, sur les filiations et l'héritage des traditions des unités; décision n°010318/DEF/CAB/SDBG/CPAG du 15 juillet 2008 portant création d'une commission des emblèmes. Art 1er. L'incription « Koweït 1990-1991 » est attribuée aux drapeaux et étendards des formations des armées énumérées ci-dessous. 2e REI, 1er REC, 6e REG, 3e RIMa, 1er RPIMa, 11e RAMa, 4e Régiment de dragon, 1er Régiment de Spahis, 6e régiment de commandement et de soutien, 1er RHC, 3e RHC, puis les formations de l'armée de l'Air les 5e, 7e, 11e escadre de chasse, la 33e escadre de reconnaissance et les 61e et 64e escadre de transport. Le présent arrêté sera publié au bulletin officiel des armées, Hervé Morin.
  5. Collectivité décorées de la Légion d’honneur, 1er régiment d'artillerie coloniale - Ordre de la Légion d’honneur, France-Phaleristique.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]