Années 580 av. J.-C.

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Évènements[modifier | modifier le code]

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

Sphinx en bronze d'Apriès
  • 589-568 av. J.-C. : Règne en Égypte du pharaon Apriès.
  • 589 av. J.-C. : Apriès s’empare de Gaza et attaque Tyr et Sidon. Comptant sur son appui et sur celui des Ammonites, Sédécias de Juda se révolte à la fin de l’année contre Babylone. Le prophète Jérémie tente de s’opposer à la révolte en déambulant dans Jérusalem avec un joug autour du cou pour annoncer le sort réservé à Juda. Il est emprisonné par Sédécias[3].
Siège de Jérusalem par les Babyloniens. Gravure de 1670.
  • 15 janvier 588 : Nabuchodonosor II assiège Jérusalem, ainsi que Tyr, Lakish et Azéqah dans la Shéphélah.
  • 587 av. J.-C. :
    • Au début de l’année, l’avance d’une armée égyptienne provoque momentanément la levée du siège de Jérusalem. La libération promise aux esclaves au moment du danger est remise à plus tard et Jérémie est emprisonné. Mais l’armée d’Apriès est défaite et le siège de Jérusalem reprend, entraînant la famine et la peste.
    • Le 29 juillet, une brèche est ouverte dans la muraille de la ville et le roi Sédécias tente une sortie de nuit vers le Jourdain et le territoire Ammonite. Les Babyloniens le font prisonnier à Jéricho. Il a les yeux crevés après avoir vu ses fils égorgés devant lui, puis est emmené prisonnier à Babylone. Le général de Nabuchodonosor II, Nebouzaradan, prend Jérusalem. Il détruit le Temple et le palais royal, fait démanteler la ville, annexe le royaume et déporte une partie de la population. Il place à la tête de Juda Godolias (Gedalyahu), ancien premier ministre du parti probabylonien et proche de Jérémie qui s’installe à Mizpa, au nord de Jérusalem. Après la prise de la ville, les Edomites occupent le Sud de la montagne de Juda et de la Shéphélah, incluant dans leur territoire Lakish, Hébron et Ein-Gédi.
    • Octobre : Le gouverneur de Juda Godolias est assassiné par Yishmaél, un prince du sang qui avait trouvé refuge auprès de Baalis, roi d’Ammon. Yishmaél déporte en Ammon les membres du gouvernement de Mizpa, tandis que ceux qui réussissent à lui échapper, dont Jérémie et son scribe Baruch, se réfugient en Égypte.
Nebouzaradan emmène en exil la population de Jérusalem. Gravure du XIXe siècle.
    • Exil à Babylone. Les Judéens déportés en 597, 587 et peut-être en 581 av. J.-C. représentent l’élite de la population (notables, hauts fonctionnaire, artisans). Ils sont au maximum 10 000, 80 % de la population restant sur place. Ils sont regroupés dans plusieurs camps ou villages de Babylonie (Tel-Abib)[4]. D’autres Juifs se réfugient dans les pays voisins : Edom, Moab, Ammon, Phénicie, Philistie et Égypte. Des groupes judéens sont embauchés comme mercenaires dans diverses villes de garnison égyptiennes (Migdol, Tahpanès, Memphis et Éléphantine).
  • 587-574 av. J.-C. : Tyr résiste aux troupes de Nabuchodonosor II.
Carte de l'empire mède

Europe[modifier | modifier le code]

Kleobis et Biton, musée archéologique de Delphes, vers 580 av. J.-C.
  • 589-579 av. J.-C. : Règne de Pittacos, tyran de Mytilène, l’un des sept sages de la Grèce.
  • 589 av. J.-C. : Retour de Sappho et d’Alcée à Mytilène après leur exil en Sicile.
  • 588 av. J.-C. : Corinthe fonde Apollonia en Illyrie.
  • Vers 587 av. J.-C. : Selon Tite-Live, c'est approximativement à cette date qu'Ambigat, roi des Bituriges et maître de la Gaule, aurait envoyé ses deux neveux, Bellovèse et Sigovèse, à la conquête de nouveaux territoires: Bellovèse aurait pris la direction de l'Italie, tandis que Sigovèse se serait dirigé vers la Germanie[7].
  • 586 av. J.-C. : Renouveau à Delphes des Jeux pythiques qui se disputent désormais tous les quatre ans, contre une fois tous les huit ou neuf ans précédemment. Afin de lancer efficacement ce nouveau grand rendez-vous sportif grec, les champions de cette première édition des nouveaux jeux reçoivent des récompenses considérables.
  • 585-583 av. J.-C. : Psammétique succède à son oncle Périandre (627-585 av. J.-C.) comme tyran de Corinthe[8].
  • Vers 585-570 av. J.-C. : Fondation par la cité de Milet d'une colonie sur la mer Noire portant le nom d'Odessos (aujourd'hui Varna).
  • 584 av. J.-C. : Le mot Hellènes dans son sens large apparaît écrit pour la première fois dans une inscription d’Échembrote, remerciant Héraclès pour sa victoire aux Jeux Amphictyoniques. Le texte fait référence à la XLVIIIe olympiade, ce qui permet de le dater vers 584 avant J.C.
  • 582 av. J.-C. :
    • Assassinat de Psammétique, tyran de Corinthe. Chute de la dynastie des Cypsélides à Corinthe après l'effondrement de l'empire colonial de la cité. La tyrannie est renversée au profit d’une nouvelle oligarchie fondée sur la richesse foncière et mobilière[9].
    • En Grèce, réorganisation des Jeux pythiques à Delphes et réforme des Jeux isthmiques à Corinthe qui deviennent une des grandes fêtes nationales. Les Jeux isthmiques, fondés selon la légende par Thésée, se disputent désormais un an sur deux contre une fois tous les quatre ans précédemment. Une couronne de pin est remise aux vainqueurs de ces jeux.
    • Fondation d'Agrigente, en Sicile, sous le nom d'Acragas, par des Rhodiens venus de la cité de Géla.
  • 582-579 av. J.-C. : Damasias, nommé archonte, tente de rétablir la tyrannie à Athènes et se maintient à l’archontat deux ans et deux mois de suite[10]. Solon quitte l’Attique pendant presque dix ans. Immédiatement, les aristocrates, les marchands et les paysans s’affrontent pour le pouvoir. À son retour, Solon condamnera fermement les Athéniens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Sebag, Histoire des Juifs de Tunisie : des origines à nos jours, éd. L'Harmattan, Paris, 1991, p. 12
  2. a et b François Clément, Viton de Saint-Allais, L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monuments, avant l'ère chrétienne..., Moreau,‎ 1820 (présentation en ligne)
  3. a, b et c Georges Roux, La Mésopotamie, Seuil,‎ 1995 (ISBN 9782020086325, présentation en ligne)
  4. Thomas Römer, Jean-Daniel Macchi, Christophe Nihan, Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides,‎ 2009 (ISBN 9782830913682, 81 présentation en ligne)
  5. Achille Émilianidès, Histoire de Chypre, Presses universitaires de France,‎ 1962 (présentation en ligne)
  6. Paul Faure, Marie-Jeanne Gaignerot, Guide grec antique, Hachette Éducation Technique,‎ 1991 (ISBN 9782011817662, présentation en ligne)
  7. Histoire complète de Bordeaux, par Patrice-John O'Reilly, éd. J. Delmas, 1857
  8. Françoise Ruzé, Le monde grec antique, Hachette Éducation Technique,‎ 2011 (ISBN 9782011818348, présentation en ligne)
  9. Georges Tate, La Grèce antique, Hachette Éducation Technique,‎ 2007 (ISBN 9782011813602, présentation en ligne)
  10. Odile De Bruyn, La compétence de l'Aréopage en matière de procès publics, Franz Steiner Verlag,‎ 1995 (ISBN 9783515066549, présentation en ligne)