Années 570 av. J.-C.

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Événements[modifier | modifier le code]

Le « Moschophoros », Musée de l'Acropole d'Athènes, vers 570 av. J.-C.
  • Vers 580-550 av. J.-C. : Règne de Léon (v. 580/560) et Agasiclès (575/550), rois de Sparte. Ils mènent une guerre désastreuse contre Tégée.
  • Vers 580-576 av. J.-C. : Échec d’une expédition de Cnidiens et de Rhodiens menée par Pentathlos, qui tentait de s’installer à Lilybée, près de Motyè, en Sicile. L'expansion grecque vers l'ouest de l'île est globalement contenue. Les colons grecs de Cnide s’installent finalement dans l’île Lipari (Îles Éoliennes)[1].
  • 579 av. J.-C. : Création à Athènes des trois factions politiques de la plaine, la côte et les collines.
  • 579 ou 575 av. J.-C. : Assassinat de Tarquin l'Ancien par des proches de son prédécesseur Ancus Marcius.
Servius Tullius, gravure de Guillaume Rouille, 1553.
Vase François, musée archéologique de Florence
  • 578-534 av. J.-C. : Règne de Servius Tullius (Maxtarna), roi étrusque de Rome. Il fait heureusement la guerre contre Véies et aurait modifié la Constitution (« réforme servienne », attribuée à Servius Tullius, et attestée à la fin du IVe ou au du début du IIIe siècle av. J.-C.).
    • Servius Tullius est un souverain autoritaire, qui brise les cadres gentilices de l’ancienne Rome et les remplace par une communauté de citoyens, le populus. Il crée un seul corps de citoyens, dont tous les membres ont des droits égaux : jus connubii (droit de contracter mariage sans restrictions), jus civilis, jus commercii, jus suffragii (droit de vote). Des étrangers de conditions libres, domiciliés sur le territoire romain, sont ainsi intégrés à l’Urbs à des fins militaires. Ils forment la plèbe, qui par son nombre et sa richesse croissant, liés au développement de la ville, représente une force appréciable. Seize circonscriptions territoriales, les tribus, permettant de recenser les habitants pour l’armée, sont créées. La tradition place à cette époque la classification des citoyens en plusieurs centuries d’après leur fortune (193 ou 195) (cens). Deux nouvelles assemblées populaires, celle des comices tributes et celle des comices centuriates se superposent aux comices curiates. Le pouvoir autoritaire des rois étrusques fait d’une Rome rurale, à cadre gentilices (curie), une cité dont l’organisation à des fins militaires met en place, par ses incidences économiques et politiques, les cadres de la République romaine. La tradition attribue à Servius Tullius la création de l’impôt sur le capital, ou tributum. Il ne recevra cependant son organisation complète qu’au cours des premiers siècles de la République.
  • 575 av. J.-C. : Construction de la ville de Béziers[2].
  • Vers 570 av. J.-C. :
    • Chute de la dynastie des Orthagorides, tyrans de Sicyone, suite à une intervention de Sparte qui réinstalle un régime oligarchique.
    • Construction d’une enceinte pour protéger Rome, divisée désormais en quartiers (Mur servien). Les vestiges archéologiques apparaissent plus tardifs (IVe siècle av. J.-C.). Le Capitole devient à la fois la citadelle et le centre religieux de la cité.
    • Le nom de Rumon (ville du fleuve) apparaît et donnera Rome.
    • Organisation de la fédération latine, dont le temple fédéral de Diane, nouvellement construit sur l’Aventin, devient le centre politique et religieux.
    • Premières monnaies grecques de Sicile à Sélinonte et Himère.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Véronique Krings, Carthage et les Grecs c. 580-480 av. J.-C. : textes et histoire, BRILL,‎ 1998 (ISBN 9789004108813, résumé)
  2. http://www.midilibre.fr/2013/03/11/beziers-la-grecque-des-fouilles-au-livre,658082.php