Années 550 av. J.-C.

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Événements[modifier | modifier le code]

  • 557 av. J.-C. : En Chine, le Jin domine le Qin.
  • 553-538 av. J.-C. : Règne de Malenaken, roi de Kouch[1].

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

Stèle de Nabonide, basalte, aujourd'hui au British Museum.
Cylindre de Nabonide, mentionnant la restauration du sanctuaire de Sîn à Harran.
  • 556 av. J.-C. : Labâshi-Marduk succède à son père Nériglissar comme roi de Babylone. Il est torturé à mort au bout de deux mois de règne. Nabonide, gouverneur de Babylone, âgé de soixante ans, est porté au pouvoir par le parti des prêtres conjurés, vraisemblablement favorables au dieu Sîn[2].
  • 556-539 av. J.-C. : Règne de Nabonide, roi de Babylone[2]. Au début de son règne, Nabonide semble poursuivre les anciennes traditions. Il se rend dans le sud pour régler des problèmes administratifs et mène plusieurs expéditions dans le Levant. Au sommet de sa puissance, l’empire néo-babylonien occupe alors le bassin mésopotamien dans son ensemble, le piémont du Taurus et le Levant.
    • Nabonide, roi très religieux est le fils d’un gouverneur sans doute araméen et d’une prêtresse du sanctuaire de Sîn à Harran. Il voue un culte tout particulier à Sîn, le dieu-lune, culte qui lui sera reproché par ses ennemis après la chute de Babylone (dont les prêtres de Marduk, dieu jusque-là favorisé par les rois). Il fait restaurer le temple de ce dieu à Ur et ambitionne de rétablir celui d’Harran, détruit par les Mèdes.
  • 553 av. J.-C. : Cyrus II, roi d’Anshan, se révolte contre Astyage qui est contraint d’évacuer la région de Harran.
    • À la suite d’un songe fait en 556 av. J.-C., qui lui annonçait l’avenir, et malgré l’opposition du clergé de Marduk, le roi de Babylone Nabonide décide de reconstruire le temple de Sîn à Harran. Dans cette perspective, il sollicite l’aide de Cyrus II le Grand, roi d’Anshan, contre les Mèdes pour prendre la ville. Cyrus accepte. Son suzerain et grand-père Astyage, roi des Mèdes, a vent du complot et le convoque à Ecbatane. Cyrus refuse, ce qui provoque une guerre qui se terminera par la victoire des Perses en 550 av. J.-C.[2].
  • 552 av. J.-C. : Des troubles aggravés sans doute par une mauvaise situation économique éclatent en Babylonie et dans les villes méridionales. Le roi Nabonide installe son fils Balthazar (Bêl-sharsur) sur le trône de Babylone et s’en va alors dans l’oasis de Temâ (en arabe Taima) dans le Hedjaz, qu’il conquiert dès 552 av. J.-C., ainsi que toute une série de villes. Il reste dix ans en Arabie (au moins 5 ans de l’an 7 à l’an 11 de son règne, et peut-être jusqu’à l’an 16), en empêchant par son absence la grande fête du Nouvel An à Babylone, sans que l’on en donne d’explication satisfaisante (conquête, dévotion au dieu-lune des Arabes à Taima, abandon de Babylone en proie à la famine et à la guerre civile…)[2].
  • Vers 550 av. J.-C. :
    • Reconstruction du barrage de Marib, qui reçoit une parement de pierres et est surélevé à 7 m de hauteur[3]. Long de plus de 600 m, il fait partie d'un système d'irrigation élaboré, à Marib, capitale du royaume de Saba (Yémen actuel). La ville elle-même s’étend sur plus de 100 ha. Elle produit principalement des céréales et cultive les arbres à myrrhe.
    • Essor des États riverains de la mer Rouge et du golfe d'Aden, favorisé par le commerce international de l'encens depuis l'Arabie méridionale jusqu'à la Méditerranée orientale : Saba, Qataban, Hadramaout et Ma'in.
    • Commerce caravanier des Nabatéens en Jordanie. Apparition d’un royaume[4].

Europe[modifier | modifier le code]

Milon de Crotone, sculpture de Pierre Puget (Paris, Musée du Louvre).
  • Vers 560-558 av. J.-C. : Mégare colonise Héraclée du Pont et plusieurs villes du Propontide.
  • 556 av. J.-C. :
    • À Athènes, Pisistrate est rappelé d'exil par Mégaclès, chef du parti oligarchique.
    • Chilon devient éphore de Sparte. Il est l’un des sept sages de la Grèce. Il fait confier aux éphores le droit de déposer les rois. Le régime politique spartiate est oligarchique si l’on considère l’ensemble de la population mais peut sembler démocratique si l’on s’arrête aux Homoioi (citoyens spartiates). Deux Rois sont choisis dans deux familles distinctes, les Agiades et les Eurypontides. Ils ont un pouvoir essentiellement militaire et religieux. La gérousie est une assemblée aristocratique constituée de 28 vieillards de plus de 60 ans, nommés à vie par acclamations. Ils exercent des pouvoirs judiciaires et ont un droit de veto sur les décisions de l’assemblée. Les éphores, au nombre de cinq, représentent le peuple. Ils forment un véritable gouvernement qui exerce un pouvoir judiciaire et exécutif. L’assemblée, qui vote les décisions, semble avoir un pouvoir limité.
  • 554 av. J.-C. :
    • Phalaris, le tyran d'Agrigente célèbre pour sa cruauté (tradition contestée), est renversé par une coalition oligarchique.
    • Retour des chefs du parti aristocratique à Athènes.
  • Vers 553 av. J.-C. : La cité de Camarina est vaincue et détruite par Syracuse.
  • 552 av. J.-C. :


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Jolly, Histoire du continent africain : de la préhistoire à 1600, vol. 1, Éditions L'Harmattan,‎ 1996 (ISBN 978-2-7384-4688-6, présentation en ligne)
  2. a, b, c, d, e, f et g Georges Roux, La Mésopotamie, Seuil,‎ 1995 (ISBN 9782020086325, présentation en ligne)
  3. Jerry R. Rogers, Glenn Owen Brown, Jürgen Garbrecht, Water Resources and Environmental History : June 23-July 1, 2004, Salt Lake City, Utah, ASCE Publications,‎ 2004 (ISBN 9780784407387, présentation en ligne)
  4. a et b Yves Denis Papin, Chronologie de l'histoire ancienne, Éditions Jean-paul Gisserot,‎ 1998 (ISBN 9782877473460, présentation en ligne)
  5. Jean Mazel, Avec les Phéniciens : à la poursuite du soleil sur les routes de l'or et de l'étain, Robert Laffont,‎ 1968 (présentation en ligne)