Années 1370 av. J.-C.

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Événements[modifier | modifier le code]

Destruction de Cnossos.
  • Vers 1380-1336 av. J.-C.[1] : Règne de Suppiluliuma Ier, roi des Hittites[2].
  • 1379-1362 av. J.-C.[1] : Règne d'Akhénaton.
    • Aménophis IV, fils d’Aménophis III et de Tiy, monte sur le trône vers l’âge de 15 ans. Il règne 19 ans. En l’an 4 de son règne, il prend le nom d’Akhénaton (le serviteur du disque solaire). Pharaon mystique et autocrate, il abolit le culte d’Amon auquel il substitue celui d’Aton (le disque solaire). Il abandonne Thèbes pour fonder une nouvelle capitale, Akhetaton (« l’Horizon d’Aton », Tell el-Amarna), construite en cinq ans à 320 km au nord de Thèbes.
    • Meryrê, grand prêtre d’Aton et intendant ; Amose, puis Nakht, vizirs ; Any, scribe royal et intendant ; May, intendant et chef de tous les travaux.
  • 1375-1347 av. J.-C.[1] : Règne de Burnaburiash II, roi kassite de Babylone[2].
  • Vers 1375 : Des dieux aryens sont vénérés au Mitanni[3].
  • Vers 1375-1370 av. J.-C. (ou vers 1200) : Destruction du palais de Cnossos, en Crète[4] (tremblement de terre, raid des Lukka ou victoire des Grecs continentaux). La civilisation crétoise s’effondre et la Crète fait partie du monde mycénien. Fin des productions de l’art palatial en Crète (armes, vase de pierre, cachets, ivoires). La religion minoenne subsiste (figurines de « déesses aux bras levés »), mais les noms de divinités livrés par les textes (Dionysos, notre dame du Labyrinthe) témoignent d’un syncrétisme complexe créto-mycénien. Les importations grecques et chypriotes se développent en Égypte pendant la période Armana (vers 1375-1350) puis elles déclinent. La Crète continue sa progression économique et démographique après la chute de Cnossos.
  • 1372 : Date présumée du début du règne d'Akhénaton selon l'égyptologue Donald B. Redford.


Religion[modifier | modifier le code]

  • Le culte d’Aton inaugure le monothéisme intolérant. Il affirme la bonté providentielle du soleil source de la vie. Tout élément de la création est bon par essence, et les dysfonctionnements et le mal, dont rendait compte la conception traditionnelle du combat cosmique, ne sont plus pris en compte. En tant qu’Aton, le dieu se révèle dans sa totalité, sans que subsiste un aspect caché (Amon, le caché, était la partie cachée d’Amon-Rê). Sa volonté n’est révélée qu’au roi son fils, interprète du dieu, dont le pouvoir ne saurait être contesté. La « réforme » religieuse (abandon du passé, destruction des noms et des images d’Amon et d’autres dieux), aboutissement d’un mouvement plus ancien, semble n’avoir eu que peu d’impact en dehors du milieu royal et de la cour. Elle s’accompagne d’une révolution esthétique qui engendre un art plus réaliste et une littérature mystique. La reine Néfertiti participe à cette révolution et restera fidèle au culte d’Aton après la mort de son époux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Selon la chronologie moyenne qui place le règne d'Hammurabi entre 1792 et 1750
  2. a et b Georges Roux, La Mésopotamie, Seuil,‎ 1995 (ISBN 9782020086325, résumé)
  3. Alain Daniélou, Histoire de l'Inde, Fayard,‎ 1983 (ISBN 9782213639536, résumé)
  4. Alexandre Tourraix, Le mirage grec : l'Orient du mythe et de l'épopée, Presses Univ. Franche-Comté,‎ 2000 (ISBN 9782913322837, résumé)