(216) Cléopâtre

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(216) Cléopâtre
(216) Kleopatra

Description de l'image  216 Kleopatra 3D.gif.
Caractéristiques orbitales
Époque 30 janvier 2005 (JJ 2453400,5)
Demi-grand axe (a) 417,796×106 km
(2,793 ua)
Aphélie (Q) 523,049×106 km
(3,496 ua)
Périhélie (q) 312,544×106 km
(2,089 ua)
Excentricité (e) 0,252
Période de révolution (Prév) 1 704,704 j
(4,67 a)
Vitesse orbitale moyenne 17,82 km/s
Inclinaison (i) 13,136°
Nœud ascendant (Ω) 215,672°
Argument du périhélie (ω) 179,099°
Anomalie moyenne (M0) 55,259°
Catégorie ceinture d'astéroïdes
Caractéristiques physiques
Dimensions 217 × 94 × 81 km
Masse (m) ? kg
Masse volumique (ρ) ? kg/m3
Gravité équatoriale à la surface (g) ? m/s2
Vitesse de libération ? km/s
Période de rotation (Prot) ? j
(5,385 h)
Classification spectrale M
Magnitude absolue (M) 7,3
Albédo (A) 0,116
Température (T) ~166 K
Découverte
Découvreur Johann Palisa
Date 10 avril 1880
Nommé d'après Cléopâtre VII (reine d'Égypte)
Désignation A905 OA, A910 RA

(216) Cléopâtre (désignation internationale (216) Kleopatra) est un astéroïde de la ceinture principale qui a été découvert par Johann Palisa le 10 avril 1880.

Sa forme bilobée a été découverte par l'optique adaptative du télescope de 3,6 mètres de l'ESO à l'Observatoire de La Silla. Une observation radar par le radiotélescope d'Arecibo a permis d'en révéler la morphologie inhabituelle rappelant celle d'un os[1]. L'explication la plus vraisemblable est que Cléopâtre est un système binaire de contact : deux astéroïdes de tailles similaires orbitant ensemble ont fini par entrer en contact et se sont soudés au lieu de se désagréger.
De nouvelles observations à très hautes résolution[2], réalisées en septembre 2008 avec le télescope de 10-m de l'observatoire Keck, ont révélé l'existence de deux petits satellites en orbite autour de Cléopâtre. Le suivi de leur mouvement a permis de « peser » l'astéroïde grâce à la 3e loi de Kepler : la masse ainsi mesurée, rapportée au volume de l'objet, donne une masse volumique de 3,6 grammes par centimètre cube pour Cléopâtre dont les analyses spectroscopiques le classent parmi les astéroïdes de classe M, c'est-à-dire à composition métallique (densité du grain comprise entre 5 et 7 g/cm3). L'intérieur de Cléopâtre serait donc constitué de vide pour près de 40 % de son volume.

Satellites[modifier | modifier le code]

Cléopâtre et ses deux lunes.

Deux satellites sont connus, ils ont été découverts par Franck Marchis, Pascal Descamps, Jerome Berthier et Joshua P. Emery en 2008 :

  • Alexhélios[3],[4], officiellement (216) Cléopâtre I Alexhélios, désignation provisoire S/2008 (216) 1, a un diamètre de 5 km et orbite à un demi-grand axe de 775 km[5].
  • Cléoséléné (ou Cléosélène[3],[4]), officiellement (216) Cléopâtre II Cléoséléné, désignation provisoire S/2008 (216) 2, a un diamètre de 3 km et orbite à un demi-grand axe de 380 km[5].

Ils ont été nommés en 2011[6] d'après les noms des deux enfants de Cléopâtre : Alexandre Hélios et Cléopâtre Séléné II.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]