Île de Ré

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Île de Ré
L'île de Ré, vue depuis le nord-ouest
L'île de Ré, vue depuis le nord-ouest
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Archipel charentais
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 46° 12′ 05″ N 1° 26′ 02″ O / 46.2013, -1.43378 ()46° 12′ 05″ N 1° 26′ 02″ O / 46.2013, -1.43378 ()  
Superficie 85,32 km2
Point culminant Peu des Aumonts (20 m)
Géologie Île continentale
Administration
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement La Rochelle
Démographie
Population 17 640 hab. (2006)
Densité 206,75 hab./km2
Plus grande ville Sainte-Marie-de-Ré
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+1

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Île de Ré
Île de Ré
Îles de France
Saint-Martin-de-Ré, chef-lieu de canton.

L’île de Ré (en poitevin Ile de Rét) est une île française située dans l'océan Atlantique, au large des côtes aunisiennes et vendéennes. Faisant partie de l'archipel charentais, elle est la quatrième plus grande île de France métropolitaine, derrière la Corse, l'île d'Oléron et Belle-Île. Autrefois partie intégrante de la province d'Aunis, elle est désormais rattachée au département de la Charente-Maritime et à la région Poitou-Charentes, et est divisée en deux cantons.

La capitale historique de l'île est Saint-Martin-de-Ré, qui forme avec la commune voisine de La Flotte un pôle urbain de 5531 habitants (en 2008) mais la commune la plus peuplée est désormais Sainte-Marie-de-Ré (3112 habitants).

L'île de Ré est séparée du continent par le pertuis Breton au nord, et des îles d'Aix et d'Oléron par le pertuis d'Antioche au sud. Depuis le 19 mai 1988, elle est reliée au continent par le pont de l'île de Ré. Très touristique, l'île est surnommée « Ré la blanche » en raison de la teinte caractéristique de ses maisons traditionnelles.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de l'ile de Ré.

L’île de Ré est située sur la façade ouest de la France, au milieu du littoral atlantique, au large des côtes de la Charente-Maritime et au sud de la Vendée, face au port de La Pallice, non loin de La Rochelle, à près de deux kilomètres du continent.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

L’île de Ré, d'orientation générale N.O.-S.E, s'étire sur une longueur d’environ 26 km et sa largeur varie de 70 m à 5 km. Elle présente un développement total de côtes de presque 100 km, dont la moitié sont constituées de plages, surtout la côte sud-ouest.

Sa superficie est d’environ 85 km2, ce qui en fait la quatrième île de la France métropolitaine, loin derrière la Corse (8 680 km2), et proche de l'île d'Oléron (174 km2) et de Belle-Ile (85,63 km2). L’Île possède un isthme : Le Martray. Son relief est plat dans l'ensemble. Le point culminant de l'île se trouve au Peu-des-Aumonts[1], lieu-dit de la commune du Bois-Plage-en-Ré, et atteint 20 mètres d'altitude.

À son extrémité orientale, sur la commune de Rivedoux-Plage, à la pointe de Sablanceaux, l’île est reliée au continent à La Repentie/La Pallice par le Pont de l'île de Ré, long de trois kilomètres et inauguré le 19 mai 1988. La forme en cloche du pont dans sa partie centrale a été imposée par la Marine nationale – soit 30 m au-dessus de la mer – permettant ainsi le passage des navires de guerre. Le virage que prend le pont sur presque toute sa longueur permet de contourner une fosse particulièrement profonde présente sur le trajet axial La Pallice – Sablanceaux, selon l'ancien député de l'île, Alain de Lacoste-Lareymondie[2].

Les côtes de l’île de Ré[modifier | modifier le code]

Ars-en-Ré, chef-lieu de canton.
Loix. Fort du Grouin (1742).
La Flotte. Le port.

La côte nord, d’est en ouest[modifier | modifier le code]

À marée basse, on découvre de nombreux parcs à huîtres. Le Fier d’Ars est une baie de 800 hectares située au nord-ouest de l’Île.

Article détaillé : Fier d'Ars.

La côte sud, d’est en ouest[modifier | modifier le code]

La côte sud se renforce d’une digue après La Couarde, jusqu’à Saint-Clément-des-Baleines, sauf aux endroits où de grandes dunes protègent les terres (pointe de Grignon, la Combe à l’Eau), les tempêtes d’ouest risquant d’envahir les terres et de couper l’île en deux (Le Martray).

À marée basse on peut voir les vestiges d’écluses à poissons dont certaines ont été restaurées à Sainte-Marie-de-Ré.

Environnement maritime[modifier | modifier le code]

Au nord, dans le pertuis Breton

À l'est à La Rochelle

Au sud-est et sud dans le pertuis d'Antioche

À l'ouest

Communes[modifier | modifier le code]

L’Île de Ré est formée de dix communes, réparties sur deux cantons :

Le canton d'Ars-en-Ré, situé au Nord-Ouest de l'île, comprend cinq communes qui, par ordre alphabétique, sont les suivantes :

Le canton de Saint-Martin-de-Ré, qui occupe la partie Sud-Est de l'île, comprend également cinq communes :

La commune la plus peuplée est Sainte-Marie-de-Ré (3 082 hab.)[3] ; elle forme avec la commune voisine de La Flotte une agglomération urbaine rassemblant 5 511 habitants[4], ce qui en fait le principal foyer de peuplement urbain de l'île.

La commune la moins peuplée est Loix (715 hab.).

De petits hameaux anciens, formant actuellement des villages, sont devenus des chefs-lieux de commune (Le Bois et Saint-Clément) ; tandis que d’autres hameaux, restés géographiquement isolés, sont rattachés administrativement à des communes, comme Le Martray à la commune d'Ars-en-Ré, ou La Noue et Les Grenettes à la commune de Sainte-Marie-de-Ré.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Charente-Maritime.
L’Île de Ré jouit d'un climat clément. Mimosas en février.
Une venelle et ses roses trémières.

L’Île de Ré profite d’un climat assez doux grâce à sa situation géographique et au courant marin chaud du Gulf Stream. L’île est très ensoleillée, avec 2 300 heures par an, elle se place après le Sud-est de la France et la Corse. Par contre, les pluies sont plutôt fréquentes en hiver et en automne. Ces caractéristiques sont dues au fait que le relief est quasiment inexistant. En été, la chaleur est atténuée par la proximité de la mer. En hiver, la température est assez douce et les chutes de neige peu fréquentes.

Cependant, il y eut quelques importants faits météorologiques qui ont jalonné l’histoire de Ré. En 1606, l’île est prise par un hiver terrible, des chroniqueurs parlent du « passage de Loix et le fier d’Ars étaient tellement gelés que l’on passe librement sur la glace »[5]. Des évènements similaires arrivent en 1890 et en 1891.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

C'est au nord de l'île qu'on trouve la Réserve naturelle nationale de Lilleau des Niges. Des dizaines de milliers d’oiseaux migrateurs y transitent chaque année (bernaches et canards en hiver, gorgebleues et sternes pierregarins au printemps) mais aussi tadornes, aigrettes…

Hérons et aigrettes garzette dans les marais de Loix

À quelques kilomètres de là, les forêts domaniales de Trousse-Chemise, du Lizay, de la Combe-à-L'eau et du Bois Henri IV bordées de plages bordées de dunes révèlent une flore typique des milieux dunaires (linaires, œillets des plages). Les pins maritimes et les chênes verts y abritent, en sous-bois, des plantes caractéristiques des maquis et des garrigues du Midi méditerranéen.

Situé un peu à l'écart dans l’île, à La Couarde, Loix et Ars-en-Ré, les marais salants rétais cachent aussi une flore spécifique des marais : salicorne, statice ou lavande de mer, moutarde noire (Brassica nigra).

En 1994, a été publié un inventaire complet des plantes vasculaires présentes dans l'île de Ré (voir bibliographie). En effet, l'île de Ré héberge quelques plantes rares dont le fameux Ciste hirsute (Cistus hirsutus = C. psilosepalus) dans le bois de Trousse Chemise.

Séismes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Séismes sur l'île de Ré.

L’île a connu des séismes au cours de son histoire, et des légendes attribuent la création de l’île à de terribles tremblements de terre (voir plus bas à Légendes).

Bois de Trousse-Chemise, Les Portes-en-Ré: Recul du cordon dunaire entrainant la mise à nu des racines d'un pin après de grandes marées.

Menaces climatiques et naturelles[modifier | modifier le code]

Du fait de sa faible altitude, l'Île de Ré est située en première ligne face à l'élévation du niveau des mers consécutive au changement climatique global. Une élévation du niveau des mers de 110 à 770 mm[6], consécutive à la fonte des glaces ne peut faire redouter la disparition de l'île de Ré à la fin du XXIe siècle. Le soulèvement régional étant, en 2010, supérieur à l'élévation du niveau de la mer de 2,7 mm/an (mesure du marégraphe de La Pallice)[7], ce risque semble exclu.

Des signes de recul des côtes sont visibles en plusieurs endroits de la périphérie de l'île :

  • érosion des petites falaises littorales de la côte nord (plusieurs mètres par an au bois de Trousse-Chemise)[8] ;
  • réduction de la largeur des plages de la côte sud et attaque du cordon dunaire lors des grandes marées[8].

Le fier d'Ars est une anse de plus de 800 hectares. À sa sortie, trône le banc de sable du Bûcheron. Agissant tel un bouchon, il a provoqué l'envasement de la baie. Pour les navigateurs, c'est une plaie : le banc se déplace sans cesse au gré des fortes marées. Et les courants y sont puissants et traîtres.

Démographie[modifier | modifier le code]

La présence humaine sur l’île remonterait à quelques milliers d’années, comme en atteste un silex de l'époque protohistorique. Mais elle reste longtemps à l'écart de tout peuplement, même à l'époque gallo-romaine, où l'île de Ré, qui est alors un archipel composé de petites îles, est peu colonisée.

Au début du Moyen Âge, Ré demeure très peu habitée, mais la mise en valeur de ses terres et surtout l'exploitation des marais salants au cours de l'époque médiévale génèrent un peuplement de l’île qui s'effectue progressivement. Au milieu du Moyen Âge, des villages sont créés un peu partout, autour de leurs églises paroissiales, et toute une vie rurale est déjà bien organisée. L'île de Ré compte alors probablement entre 8 000 et 10 000 habitants.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, alors en plein "âge d'or", l'île de Ré compte près de 17 000 habitants, un peu moins qu’actuellement.

Le pic est atteint en 1831 avec 17 976 habitants. Ce chiffre baisse régulièrement de la seconde moitié du XIXe siècle (dès le Second Empire) jusqu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Depuis 1946, la population de l'île de Ré n'a cessé de croître, s'accélérant nettement après la construction du pont en 1988.

Les habitants de l’île de Ré seront 23 500 en 2020 selon des estimations[réf. nécessaire].

Parmi les statistiques intéressantes, il est à noter que 20 % des Rétais ont moins de 25 ans.

La densité de population est de 207 habitants/km² en 20062, et l’accroissement de la population a été important entre 1990 et 1999 (+ 18 %).

Hors-saison, l’île est peuplée d’environ 18 000 habitants, ce chiffre est multiplié par dix en pleine saison estivale.

Depuis la fermeture de la maternité de Saint-Martin-de-Ré, dans les années 1970, à de rares exceptions il n'y a plus de naissances rétaises, les futures mamans sont dirigées vers les maternités rochelaises.

Évolution démographique
1698 1774 1821 1851 1876 1901 1946 1968 1982
14 500 16 735 16 728 17 658 15 609 14 232 7 908 9 967 11 360
1999 2006 2007 - - - - - -
16 499 17 640 17 824 - - - - - -
(Source : Insee)


Gentilé[modifier | modifier le code]

Rivedoux-Plage. Le port et le pont en arrière-plan.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Un géographe, appelé l’anonyme de Ravenne, est le premier à mentionner l’île de Ré sous une forme latinisée Ratis au VIIe siècle dans sa cosmographie. On trouve aussi la forme Radis (sans date)[9].

Faisant partie du domaine de la tribu gauloise des Lémovices, ceux-ci la désigneront plus tard sous le nom latin de Arica Insula[réf. nécessaire] dans leurs « itinéraires maritimes », mais la signification de ce nom demeure inconnue.

On trouve bien en gaulois ratis (lire rătis avec un a bref) « fougère », cité par Marcellus de Bordeaux dans De medicamentis Liber : « Herbae pteridis, id est filiculae, quae ratis gallice dicitur.. »[10], qu'on retrouve également dans les autres langues celtiques : breton radenn (*rati-nā), vieil irlandais raith « fougère ».

J.M. Cassagne et M. Korsak considèrent que Ré signifie « l'île aux fougères »[11].

Cependant, Xavier Delamarre[12] qui identifie bien ce mot dans Rezé (*Ratiate > Ratiaton IIe siècle), Razac-sur-l'Isle (*Ratiacum > Razacum XIIIe siècle, avec suffixe -acum), etc. ne mentionne pas Ré. Par contre, il cite un homographe rate / ratis (lire rāte / rātis, avec a long), bien représenté dans la toponymie, et qui signifie « muraille, rempart », d'où « fort » (cf. vieil irlandais ráith « levée de terre, fort ») et qui constitue peut-être le type primitif de Ré, de *rati-, d'où le latin Radis[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Charente-Maritime.

Antiquité[modifier | modifier le code]

D'aucuns pensent qu'à l’origine, Ré formait un archipel composé d'au moins trois îles, deux petites :

  • une au nord, l’Isle de Loix constitué par le village de Loix,
  • une à l’ouest, l’Isle d'Ars formée par les villages d’Ars, Saint-Clément-des-Baleines et Les Portes,
  • la plus grande et la plus proche du continent, l’Isle de Ré regroupant les communes actuelles de Rivedoux-Plage, Sainte-Marie-de-Ré, La Flotte, Saint-Martin-de-Ré, Le Bois-Plage et La Couarde-sur-Mer.

Cet archipel faisait alors partie du domaine de la tribu gauloise des Lémovices, par lesquels la plus grande île, l’Isle de Ré, prit plus tard le nom latin de Arica Insula. Ce nom s'imposa par la suite à l'ensemble de l'archipel rétais.

Mais certains historiens, à la suite du docteur Kemmerer, supposent que l'île de Ré était rattachée au continent à l'époque antique. En effet, alors qu'un certain nombre de vestiges de l'occupation romaine ont pu être retrouvés, ainsi que quelques fragments épars d'origine celte, aucun document de l'époque romaine ne mentionne son insularité. Ptolémée, géographe égyptien, parle d'un promontoire, et non d'une île, à cet endroit. La séparation du continent serait alors due à un violent tremblement de terre qui aurait secoué la région à une époque tardive de l'Antiquité gallo-romaine (voir plus bas à Légendes).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Abbaye des châteliers.

Une cosmographie grecque du VIIe siècle nomme l'île sous le nom de Ratis, elle est nommée par la suite Insula Réa, Île de Rhé.

En 848, l’île est pillée par le chef viking Hasting[14].

Au XIIe siècle, l'abbaye cistercienne Notre-Dame-de-Ré est fondée sous l'égide des Mauléon, seigneurs de La Flotte. Elle dominera bientôt la majeure partie de l'île, malgré de nombreux pillages. Lors du conflit anglo-français de 1242, Henri III d'Angleterre attire les Rétais dans son camp en leur promettant le statut de commune jurée. Il y construit une forteresse, puis rend l’île à Louis IX de France par le traité d’avril 1243[15]. Au XVe siècle apparaissent les premières vignes.

En 1397, Pierre II d'Amboise, 31e vicomte de Thouars devint seigneur de l'île de Ré, et le 21 juillet 1404, il promet de tenir ladite Ysle de Ré a foy et hommage du Roy Charles VI a cause du chastel de la rochelle. Lui, et son successeur, Louis d'Amboise défendirent les habitants de l'île de Ré contre les invasions anglaises pendant la guerre de 100 ans.

Le 3 juin 1472, par ses lettres patentes, Louis XI confirme les privilèges de la ville, à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère[16]. En août 1479, cela est de nouveau confirmé[17].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En février 1625, le protestant Soubise s’empare de l’île. Quelques mois plus tard, le duc de Guise organise un débarquement afin de reprendre l’île, appuyé par les flottes hollandaise et anglaise[18]. Le fort de La Prée est construit en 1625 à La Flotte.

En 1627, durant le siège que firent subir Louis XIII et Richelieu aux huguenots rochelais, 5000 soldats et 100 cavaliers Anglais, menés par le duc de Buckingham, envahissent l'île et assiègent Saint Martin pendant cinq mois (de juillet à novembre). Toiras, gouverneur de l'île, réussit à tenir jusqu‘à l’arrivée d’un corps spécial de 3000 hommes formé par Richelieu qui débarque par surprise sur l’île. Le siège est levé, les Anglais laissent mille morts sur le terrain et s’échappent grâce à leur flotte. Le 18 septembre 1628, Buckingham se présente à nouveau devant Saint-Martin, mais il est mitraillé et canonné et ne tente pas le débarquement[19]

En 1661 Philippe Mancini Duc de Nevers fut Gouverneur de l’île.

En 1681, Vauban revisite les défenses des trois redoutes de l'île, Les Portes-en-Ré, Le Martray (Ars-en-Ré) et Rivedoux-Plage, puis il commence à fortifier Saint Martin en commençant par reconstruire la citadelle qui avait été rasée en même temps que les fortifications de La Rochelle, à la suite du siège de 1573[20].

Les 15 et 16 juillet 1696, la flotte anglaise bombarde Saint-Martin-de-Ré.

Le 23 août 1743, Madame de Tencin reçoit la baronnie de Saint-Martin de l'Isle de Ré des dépouilles de Charles-Joseph de La Fresnay. En 1745, elle délègue ses fiefs de la Grenetière à Penaud des Marais pour 500 livres de rente annuelle.

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XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Avant la mise en service des bacs, l'île de Ré était desservie depuis La Rochelle par des petits navires transbordeurs, comme ici à Saint-Martin-de-Ré.

Le Phare des Baleines, construit en 1853 et haut de 57 mètres, (à côté de la Tour des baleines d'époque Vauban, 1682), demeure un des monuments notables de l'île, situé à son extrémité ouest, sur la commune de Saint-Clément-des-Baleines. En 1873, la citadelle de Saint-Martin-de-Ré sert d'étape (Bagne de l'île de Ré) pour les condamnés au bagne, notamment vers la Nouvelle-Calédonie puis vers la Guyane de 1897 à 1938. L'île est reliée au continent par un pont construit en 1988 ; jusqu'à cette date, la liaison se faisait par bac.

Sauvetage d'une goélette par un navire de l'État, en 1869

« Île de Ré, le 29 novembre 1869. À Monsieur Henri Rieunier, Officier de la Légion d'honneur, Commandant le vapeur de l'État l'Argus, à la Rochelle. Monsieur le Commandant, Je considère comme mon premier devoir de vous adresser l'expression de ma vive reconnaissance pour les services empressés, persistants & généreux que vous m'avez rendu en retirant mon navire du péril imminent où il se trouvait sur les rochers de Chauveau pour le conduire dans le port de Saint-Martin de Ré. Votre conduite est bien celle d'un noble cœur, elle est au-dessus de tout éloges & je n'en perdrai jamais le Souvenir. Je suis avec respect Monsieur le Commandant, votre humble & dévoué serviteur. Le Capitaine de la goélette Marie de Marseille. Signé : Capitaine Orsini. Monsieur le Commandant, Nous sommes heureux de nous joindre au Capitaine Orsini pour vous offrir nos remerciements de la gracieuseté avec laquelle vous avez accueilli les demandes que vous nous avons faites à l'égard du Sinistre de la Marie, c'est bien grâce à votre concours que ce navire est sauvé & nous nous ferons un devoir de donner à ce fait obligeant et généreux toute la publicité qu'il mérite. Veuillez agréer, Monsieur le Commandant l'assurance de nos sentiments respectueux. »

— Les cosignataires du Capitaine Orsini : Marc Brin fils et F. Gaufens

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L'île de Ré durant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Casemates sur la plage de la Conche des Baleines au nord de l'île.

À la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, l'île est défendue par diverses batteries d'artillerie chargées d'empêcher toute attaque allemande sur les ports de La Rochelle et de La Pallice: une batterie de 4 pièces de 138/81 SF et 4 pièces de 240/03 obsolètes et qui seront vite retirées; deux batteries de deux pièces de 95G Lahitolle aux Baleines et à Sainte-Marie; deux pièces de 105 EhV (SF) à Saint-Martin et deux pièces de 75G/97 à Sablanceaux (Rivedoux-Plage). La batterie de La Couarde est commandée par l'enseigne de vaisseau de 1re classe Lagoubie. En fait, seules les batteries de La Couarde, des Baleines et Sablanceaux sont opérationnelles et à effectif complet. En mai une partie des troupes est prélevée et envoyée sur le front, mais le 30 mai la batterie de La Couarde est réarmée à effectif plein, cependant que l'officier des équipages de 1re classe Primel remplace l'enseigne Lagoubie. On trouve aussi sur l'île, commandée par le lieutenant Guthux, une compagnie du IVe bataillon du 181e régiment de réserve, chargée de garder les « indésirables » internés à Saint-Martin.

Alors que les troupes allemandes occupent La Rochelle à partir du 23 juin 1940, les premiers soldats allemands ne débarqueront que le 29 juin sur l'île de Ré. Début juillet le bataillon III/134 (3e bataillon du 134 régiment) de la 44e division d'infanterie va s'installer une salle d'opérations à Saint-Martin-de-Ré. Dès 1940, le secteur de Sablanceaux va porter les stigmates des combats avec l'épave du paquebot Champlain, de la Compagnie Générale Transatlantique, échoué dans la passe après avoir sauté sur une mine magnétique le 17 juin, le cargo grec Adamantios, échoué sur la plage après un bombardement le 20 juin à 16 h 20 et le paquebot Foucault, incendié lors d'un bombardement le 19 juin dans le port de La Pallice et remorqué jusqu'à la plage par les Allemands le 28 septembre.

L’Organisation Todt construit près des plages de nombreux blockhaus (dont quelques-uns ont été convertis en maisons d'habitation) et remet en fonction le Petit train de l'île de Ré. Comprise dans la « Poche de La Rochelle », l'île n'est libérée qu'après l'armistice du 8 mai 1945.

Par ailleurs, le tournage de certaines scènes du film Le jour le plus long sur la plage sud de Rivedoux-Plage et la Conche des Baleines aux Portes eut lieu en 1961.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de l'Île de Ré se blasonnent ainsi :

Parti, au premier de gueules à trois fleurs de lys d'or, au deuxième d'argent à la bande du premier accompagnée de deux aigles éployées du même

La devise, en latin, accompagnant ce blason est : « Et tanti servasse fuit », c'est-à-dire « Et tanti (pretii) conservasse (eam) fuit », soit « Pour la conserver, il fallut payer un tel prix »[21] .

Art et culture[modifier | modifier le code]

L'âne en culotte pour le bonheur des enfants dans le parc de la Barbette à Saint-Martin-de-Ré.

La culture rétaise est riche et caractéristique. L'âne en culotte est un des symboles de l'île de Ré. Cette tenue était utilisée pour qu'il ne soit pas piqué par les moustiques dans les marais.

D'un point de vue linguistique, le patois vendéen domine traditionnellement sur l'île, sauf à Sainte-Marie où était utilisé le patois aunisien.[réf. nécessaire]

Légendes[modifier | modifier le code]

Les légendes sont omniprésentes dans le folklore rétais. Une légende raconte que la création[22] de l'île de Ré proviendrait de terribles séismes ayant englouti une cité romaine nommée "Antioche" (Voir l'origine du nom "Pertuis d'Antioche"), et que les seules survivantes de ces évènements seraient Ré et Oléron. Les rétais disent que les ruines de la cité mythique seraient visibles uniquement par beau temps. Ce n'est qu'une légende, mais, en 1809, un bateau s'est échoué sur la pointe de Chanchardon, et le capitaine du navire voit « les dallages de la banche calcaire qui lui paraissent être les restes d'une construction romaine[5] ». De plus, le géographe Élisée Reclus situe, dans sa fameuse Géographie universelle, la ville d'Antioche à hauteur de Chanchardon. Mais, selon le dicton rétais, Quand Antioche réapparaîtra, Ré disparaîtra

Une autre légende, qui ne concorde pas beaucoup avec la première, nous informe que des navigateurs de l'époque de l'Égypte antique, envoyés par Ramsès II, auraient voulu faire le tour du Monde et se seraient échoués au Martray (près de l'actuelle ville d'Ars) et y auraient construit une petite pyramide.

Petit train[modifier | modifier le code]

Le train en gare de Sablanceaux.

À la fin du XIXe siècle la France et l'Europe se modernisèrent et beaucoup de trains apparurent. Celui de l'île fut imaginé à partir de 1877 pour transporter des marchandises et la production de vin ; la ligne fut ensuite ouverte aux voyageurs, et a été inaugurée officiellement en 1898. Il reliait toutes les communes, mais ne passait pas forcément au centre des villages, la gare de Loix se trouvait au lieu-dit « Le Feneau » à 4 km du village. Surnommé le «tortillard», tracté par des locomotives Corpet-Louvet sur voie métrique, il était lent, toujours en retard, grinçait et déraillait parfois.

Il était à l'époque très populaire et demeurait un des symboles de l'île. Mais en 1934 des taxis et des autobus arrivèrent sur Ré et l’année suivante le petit train fit ses adieux aux rétais. Pendant la Seconde Guerre mondiale l'armée d'occupation, l’organisation Todt le fit revivre. Après la guerre, la pénurie de carburant aidant, il survécut puis fut transformé en autorail mais son existence fut éphémère et le réseau ferré démonté. Une grande partie les pistes cyclables actuelles emprunte le tracé des voies.

Quelques vestiges existent encore : la gare d’Ars, sur le port, ou celle des Portes et son hangar à locomotives, quelques traces également sur le port de Saint-Martin et par-ci par-là dans la campagne des rails transformés en piquet de clôture.

Patrimoine et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges de l'ancienne église fortifiée de Saint-Martin.

L'Île de Ré possède de nombreux monuments historiques notables. Le plus touristique, le phare des Baleines, a été construit en 1853, à la pointe ouest de l'île. Sa hauteur est de 57 m, et sa portée de 39 km. Un phare plus ancien, moins haut, situé à côté du grand phare, a été édifié à l'époque de Vauban (1682). L'île possède d'autres monuments de Vauban, à Saint-Martin-de-Ré, inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO, l'enceinte et ses deux portes, sa citadelle, construites pour se protéger des Anglais, l'hôpital, de nombreux corps de garde, une poudrière ; à La Flotte un fort, appelé Fort de La Prée, (modifié par Vauban) datant de 1625, et deux redoutes à Rivedoux-Plage et au Martray à Ars-en-Ré.

À Saint-Martin, l'hôtel de Clerjotte, actuel musée Ernest Cognacq, construit au XVe siècle, demeure l'un des plus remarquables monuments d'architecture civile de l'île. La ville qui se compose de nombreuses belles et vieilles maisons dont certaines sont déjà présentes sur le plan-relief cher à Louis XIV.

Parmi les monuments religieux, nous pouvons citer l'église Saint-Étienne d'Ars-en-Ré, avec une tour qui jadis servait d'amer pour les pêcheurs, datant du XVe siècle. Le portail, quant à lui, est antérieur au reste. Nous pouvons aussi citer l'église Saint-Martin de Saint-Martin-de-Ré, de style gothique. Elle fut ravagée pendant les guerres de Religion puis partiellement reconstruite plus tard. L'église de Sainte-Marie a conservé sa haute tour du XVe siècle. Enfin, près de La Flotte se dressent les majestueuses ruines de l'abbaye Notre-Dame-de-Ré, dite des châteliers, édifiée au XIIe siècle (ordre cistercien). Les autres églises et chapelles de Ré sont pour la plupart construites dans un style typiquement rétais. Il faut noter le beau portail de l'église de la Flotte.

Les rues, venelles fleuries et maisons, charmantes et pittoresques, contribuent au visage traditionnel de l'île de Ré.

Le musée de la Maison du Platin, à La Flotte, dévoile les pages du patrimoine rétais à travers ses expositions (maquettes de bateaux, reconstitutions, costumes).

Depuis le 26 juillet 2012, l'île de Ré est labellisée Pays d'art et d'histoire[réf. nécessaire].

Administration[modifier | modifier le code]

L’île de Ré est rattachée géographiquement, historiquement et administrativement au département de la Charente-Maritime, lequel appartient à la région Poitou-Charentes.

Elle est divisée en deux cantons appartenant à l’arrondissement de La Rochelle : le canton d'Ars-en-Ré et le canton de Saint-Martin-de-Ré.

Parmi les dix communes de l’île, Saint-Martin-de-Ré occupe une position un peu particulière, héritée de sa riche histoire. Bien qu'elle ne soit pas la commune la plus peuplée, elle a pu longtemps préserver son rôle de centre administratif principal de l'île, abritant le siège de la Communauté de communes de l'île de Ré et celui du Pays de l'Île de Ré.

Éducation[modifier | modifier le code]

Toutes les communes gèrent leur école municipale primaire (maternelle et élémentaire), tandis que La Flotte abrite une école privée, maternelle et élémentaire, l'école Sainte Catherine.

Saint-Martin-de-Ré possède l'unique collège de l'île, le collège Les Salières, héritage de sa riche histoire et de sa vocation particulière dans l'île.

À la rentrée scolaire 2008, 1 745 élèves fréquentent ces différents établissements, dont 1 160 écoliers et 585 collégiens; mais face à la baisse des effectifs scolaires, des fermetures de trois classes ont dû être envisagées.

La poursuite des études se passe sur le continent, habituellement dans les différents lycées de La Rochelle, voire à l'Université de La Rochelle et dans les écoles supérieures de la ville (Sup de Co, EIGSI…).

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Charente-Maritime.
Les marais salants et le sel (l'or blanc), une des ressources principales de l'île avec la vigne pendant de nombreuses années.

Les ressources économiques de l'île sont essentiellement touristiques, maritimes (ostréiculture et plaisance) et agricoles (vignes, cultures maraîchères).

Coquillages et poissons frais sont encore vendus par quelques pêcheurs sur les quais de Saint-Martin-de-Ré ou Rivedoux-Plage, la majorité des bateaux de pêche étant maintenant amarrés dans le bassin en eau profonde du port de pêche de Chef de Baie/La Pallice, résolvant ainsi le problème des marées.

L’ostréiculture est développée principalement sur la côte nord où sont installés les ports de l'île (Rivedoux-Plage, La Flotte-en-Ré, Saint-Martin-de-Ré, Loix) mais aussi sur la côte sud d'Ars-en-Ré. En 2007, dans le pertuis Breton, l’ostréiculture rétaise s’oriente vers une nouvelle méthode de culture, celle en filière en eau profonde.

Dans la partie ouest de l'île, entre Loix, Ars, Saint-Clément-des-Baleines et Les Portes-en-Ré, on découvre 1500 hectares de marais et marais salants, terres d'accueil de milliers d'oiseaux migrateurs et terres de culture pour les sauniers qui récoltent le sel sur 350 hectares de saliculture.

À l'intérieur de l'île, on cultive des produits maraîchers (pommes de terre, asperges) et la vigne sur 650 ha (vin de pays charentais, pineau et cognac). Les marchés, quotidiens l'été dans chaque village, ont un grand choix et permettent un contact direct avec les producteurs. C'est une destination touristique, avec un bon ensoleillement et un vent rafraîchissant sur de grandes plages de sable (50 km de plage sur l'île), ce qui est accueillant pour les familles avec des enfants pendant la période la plus chaude de l'année.

Depuis le 1er janvier 2012 le péage a été supprimé et remplacé pour les non-insulaires ou non-[23]propriétaires d'une résidence sur l'île (tarif particulier) par une écotaxe (de 8 € à 40 € hors saison et de 16 € à 40 € en saison)[24]. Elle ne sert plus à rembourser les frais de construction, mais à soutenir le programme CAP RE[25] (Contribution à la protection de l’île de Ré). Cette écotaxe sera pour moitié répartie entre les dix communes de l'île, dans le but de préservation des espaces naturels, l'autre partie revenant au conseil général pour l'entretien de l'ouvrage et le développement des transports en commun sur l'île.

Promenade à vélo le long des marais.

Les quelque deux cent mille résidents à cette période sont répartis dans les nombreux campings, hôtels, locations saisonnières, chambres d'hôtes et résidences secondaires. Pour des raisons de préservation de l'environnement et d'écologie, le camping sauvage ou sur parcelle privée est interdit. Les camping-cars doivent passer la nuit sur des espaces réservés où dans les campings.

Le Bois-Plage-en-Ré. Moulin de Bellerre.

La circulation automobile, d'avril à fin septembre, est dense, principalement le week-end aux périodes d'arrivée et de départ. L'utilisation de la bicyclette y est fortement privilégiée : 100 kilomètres de pistes cyclables sillonnent l'île entre pinèdes, vignes, marais salants ou réserves naturelles (de nouvelles pistes sont en réalisation, pour le printemps 2008, pour plus de sécurité). La vie maritime sur l'île était avant peu développée (hormis les exportations de sel et de vins) et l'île se séparait nettement en deux parties : l'ouest, plus pauvre, voué aux marais salants exploités par des sauniers qui n'étaient presque jamais propriétaires, et l'est, plus riche et voué à la vigne. De nombreux moulins à vent, dont plusieurs tours sont encore visibles, et trois ou quatre moulins à marée, dont un à Loix et un autre à Rivedoux-Plage, traitaient les céréales importées du continent.

À la suite de la réforme de la carte pénitentiaire, la prison de Saint-Martin-de-Ré devait être fermée[26]. La fermeture de cet établissement et le départ des 250 familles des salariés aurait représenté un impact économique conséquent sur la vie des communes de l'île[27]. En protestation, les agents pénitentiaires de Saint-Martin qui voulaient rester au pays bloquèrent le pont de l'île de Ré, en février 2011, soutenus par quatre maires[28]. Lors d'une visite, en mai 2011, à Fontenet en Charente-Maritime, le ministre Michel Mercier annonça, concernant les prisons, qu'« un certain nombre dont la fermeture était prévue ne fermeront pas. C'est le cas notamment de St-Martin-de-Ré, ... ». Il justifia ainsi ce choix : « Il y avait un fort attachement non seulement des élus et des personnels que je suis allé voir et parce que les détenus ont exprimé le choix de rester dans ces prisons qui ne sont pas complètement modernes mais qui ont une taille humaine qui est intéressante pour la reconstruction des individus. Comme les travaux à faire n'étaient pas très important, j'ai pris la décision de ne pas fermer ces établissements compte tenu du besoin de place qui est le nôtre. » [29].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Ventée et exposée à la houle atlantique, l’île propose de nombreux endroits pour la pratique du surf et de la planche à voile, notamment le spot des Grenettes. L'île de Ré a vu, des années 1990 à aujourd'hui, vieillir sa population de touriste. Le tourisme est désormais plus attractif pour les personnes de 40 à 80 ans que pour les plus jeunes, qui trouvent de moins en moins d'infrastructure et d'activités adaptées et attrayantes. En effet sur l'ile on ne trouve que 3 discothèques, 2 skate park et que quelques bars à ambiance pour la plupart situés au centre de l'île.

Les professionnels du tourisme ont bien compris la tendance et y trouvent leur compte car la population plus âgée et familiale consomme plus que les plus jeunes. Ainsi on voit une recrudescence de camping passer sous l'appellation "hôtel de plein air" et s'équiper de mobil-home et autres infrastructure préfabriquées. De même les hôtels sont plus nombreux et montent en étoiles. Néanmoins la communauté communes de l'île a organisé la création du SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale) et dans le cadre de ce projet a décidé en créant le SDT(schéma de développement touristique)en 2011 de mettre un frein au développement des infrastructures touristiques en interdisant, à compte du 1er janvier 2012, la construction et l'agrandissement de toute infrastructure d’hébergement touristique (Hôtels, Campings…). Avant cette date limite, deux projets ont tout de même réussi à monter et obtenir des permis de construire. Ce seront les deux derniers hôtels jamais construits sur l'île de Ré jusqu'à nouvel ordre. Après cela seul le rachat et la vente d'une infrastructure touristique sera possible.[réf. nécessaire] Les touristes voient donc pour la dernière année de nouveaux lieux pour les accueillir. Et on constate que la tendance vers une montée des gammes se confirme, avec une clientèle, elle aussi, haut de gamme.

Prix du terrain[modifier | modifier le code]

La Couarde-sur-Mer. Le kiosque et l'église.

Aujourd'hui, très touristique, l'île de Ré est devenue un lieu de villégiature, de nombreuses communes possèdent plus de résidents secondaires que de résidents permanents. Le mètre carré de terrain s'y négocie (été 2005) à environ 1 000 €, cette hausse des prix a fait inscrire à l'impôt sur la fortune des personnes qui avaient hérité d'une maison avec un morceau de terrain. Les impôts qui en résultent à chaque succession obligent les héritiers à vendre et on assiste à un renouvellement de la population où les autochtones sont de moins en moins nombreux. Cette situation contraste avec la période d'entre les deux guerres, où la population qui cherchait à quitter l'île voulait vendre des maisons qui n'intéressaient personne.

Sports[modifier | modifier le code]

Surf au spot des Grenettes.

De nombreux sports sont pratiqués sur l'île, avec une prédominance des sports nautiques comme la voile mais aussi :

  • Surf, windsurf, kitesurf; la condition géographique de l'île assure vent et vagues toute l'année.
  • La voile, se pratique dans les Écoles Françaises de Voile ou les yacht-clubs de La Flotte, Ars ou Saint-Martin-de-Ré, qui organisent de nombreuses régates, Certaines bases nautiques sont très actives comme à La Flotte, Rivedoux-Plage, La Couarde, Ars où Les Portes.
  • Tous les villages possèdent des courts de tennis municipaux ou dans les campings.
  • Le rugby se pratique au Sporting Club rétais, le handball au Ré Handball Club (le plus gros club de l'île en nombre de licenciés); le football se dispute sur les communes de La Couarde, Saint-Martin-de-Ré, Sainte Marie de Ré et La Flotte. Saint Clément œuvre à un bon niveau en basket-ball.
  • Les arts martiaux ne sont pas en reste avec six clubs de Viet Vo Dao, du judo et du karaté; La Flotte s'est doté d'un dojo en 2008.

Mais aussi : plongée sous-marine, pétanque, gymnastique, danse, tennis de table, équitation, volley-ball, golf, roller, ultimate, cricket… La piscine Aquaré a ouvert ses portes en juillet 2009 à Saint-Martin-de-Ré.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse

Radio

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voici une liste non exhaustive de personnalités en rapport avec l'île, d'hier ou d'aujourd'hui.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Philippsburg (Allemagne)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Géoportail, carte IGN, 01°21'53"O, 46°10'35"N. Le mot peu, qui correspond au français puy, est issu comme lui du latin podium et signifie « la hauteur ».
  2. Préface du Secret du Phare des Baleines
  3. Population municipale recensement de 2007 ; la population totale [qui est la somme de la population municipale et des doubles comptes] est de 3 167 habitants - source : INSEE 2007
  4. recensement de 2007 selon les chiffres de la population municipale
  5. a et b Hervé Roques, Dictionnaire de l'île de Ré, Éditions Sud-Ouest
  6. Élévation du niveau de la mer#Groupe d.27experts intergouvernemental sur l.27.C3.A9volution du climat
  7. http://www.cdvpr.info/resources/DEFENSE++DES++C$C3$94TES.doc
  8. a et b Le Phare de Ré
  9. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 253.
  10. Xavier Delamarre, op. cit.
  11. J.M. Cassagne et M. Korsak, Origine des noms de villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, 2002, p. 16.
  12. Ibidem
  13. Xavier Delamarre, op. cit.
  14. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire »,‎ 1995, ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm, 303 p. (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 56 .
  15. Robert Ducluzeau. Alphonse de Poitiers - Frère préféré de Saint Louis. La Crèche : Geste éditions, 2006. 239 p. ISBN 2-84561-281-8, p. 55
  16. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA514 Lettres patentes de Louis XI, Saint-Jean-d'Angely, le 3 juin 1472
  17. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA496 Lettres patentes de Louis XI, Dijon, août 1479
  18. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 428-429
  19. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 430-432
  20. Les fortifications du littoral - La Charente Maritime - R Desquesne, R Faille, N Faucherre, P Prost, Éditions patrimoine et médias ISBN 2-910137-03-1
  21. Première page du Phare de Ré du 2 juillet 1949, annonçant la naissance du journal
  22. Évidemment, les spécialistes ont leur vision scientifique de la création de Ré.
  23. « Changement de capitale », sur My Home In Ile de ré,‎ 10 janvier 2014 (consulté le 15 août 2014)
  24. Le pont de l'Ile de Ré : péage, tarifs et abonnements
  25. CAP RE
  26. La fermeture de la maison centrale se précise sur le Phare de Ré
  27. Les enjeux de la fermeture de la maison centrale de Saint Martin de Ré
  28. Ile de Ré : ils votent pour Dompierre et bloquent le pont sur Sud Ouest le 27 février 2011
  29. Modernisation des prisons sur L'hebdo de Charente-Maritime le 6 mai 2011

Tour de l'île en images[modifier | modifier le code]

Les images présentées sont classées en parcourant l'île de Ré d'est en ouest.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources anciennes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Théodore Eugène Kemmerer, Histoire de l'île de Ré, La Rochelle : G. Mareschal, 1868.
  • Baptiste Bernard, Monographie de La Flotte, 1914.
  • Marcel Delafosse, Petite histoire de l'île de Ré, La Rochelle : Quartier latin, 1965. Éd. 1977, 1991.
  • Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Charente-Maritime, cantons Île de Ré, Paris : Imprimerie nationale, 1979.
  • Monique Jambut, L'Isle du Roy, t. 1 l'Île de Ré sous Louis XIII, t. 2 l'Île de Ré sous Louis XIV : les fortifications de Vauban, Châteauroux : M. Jambut, 1984.
  • Jean-Pierre Rault, Le petit train de l'île de Ré, Montreuil-Bellay : Éditions C.M.D, 1995.
  • Hervé Roques, Dictionnaire de l'île de Ré, Bordeaux : Éditions Sud-Ouest, 2004.
  • L'Île de Ré à travers les siècles. Guide au pays rétais, Le Bois-Plage : Éditions l'encre et la pierre, 2004.
  • Jean-Marie Renouard, Baigneurs et bagnards. Tourismes et prisons dans l'île de Ré, Paris : L'Harmattan 2007.
  • André Terrisse, Inventaire des plantes vasculaires présentes dans l'île de Ré, Bulletin de la Société botanique du Centre-Ouest, Saint-Sulpice de Royan : Société botanique du Centre-Ouest, 1994 [1]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]