Šibenik

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Šibenik
Blason de Šibenik
Héraldique
Vue de Šibenik
Vue de Šibenik
Administration
Pays Drapeau de la Croatie Croatie
Comitat Šibenik-Knin
Maire Nada Klarić[1] HDZ
Code postal 22000
Indicatif téléphonique international +(385)
Indicatif téléphonique local (0) 22
Démographie
Population 34 302 hab. (2011[2])
Population municipalité 46 332 hab. (2011[3])
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 02″ N 15° 53′ 44″ E / 43.733894, 15.895543° 44′ 02″ Nord 15° 53′ 44″ Est / 43.733894, 15.8955  
Altitude 0 m
Localisation

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Šibenik
Liens
Site web http://www.sibenik.hr

Šibenik (en italien Sebenico) est une ville et une municipalité de Croatie située en Dalmatie. Elle est le chef-lieu du Comitat de Šibenik-Knin. Au recensement de 2011, la municipalité comptait 46 332 habitants, dont 94,02 % de Croates et la ville seule comptait 34 302 habitants[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un des monuments principaux de cette ville est la Cathédrale Saint-Jacques de Šibenik. Ville fondée au Xe siècle au bord d’une baie profonde à l’embouchure de la rivière Krka, elle fut sur une courte période la capitale du Royaume croate. Le centre historique de la vieille ville est surplombé par la forteresse Saint-Michel.

La cathédrale St Jacques a été construite entre 1431 et 1535 par des artisans italiens (Francesco di Giacomo, Niccolò di Giovanni Fiorentino) et dalmates (témoignant des échanges considérables qui se sont déroulés entre l'Italie du Nord, la Dalmatie et la Toscane du XVe au XVIe siècle dans les domaine des arts), elle porte aussi une frise ornée de soixante et onze portraits sculptés de femmes, d'hommes et d'enfants, illustrent également la fusion réussie de l'art gothique et de la Renaissance.

Œuvre de l'architecte croate Juraj Dalmatinac (v. 1420-1473), inscrite en 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, la cathédrale Saint-Jacques de Šibenik fut en son temps le seul bâtiment d'Europe dont la voûte en pierre fut construite sans mortier ni charpente en bois. Novateur, Dalmatinac imagine une nouvelle méthode d'assemblage, sans joint, à l'aide de dalles de pierre taillées sur mesure et insérées dans des arcs doubleaux grâce à des languettes et des rainures. À sa mort, Nikola Firentinac, fidèle à son projet, termine la partie supérieure. Fait remarquable, la cathédrale Saint-Jacques compte aussi parmi les tout premiers édifices de la première Renaissance bâtis hors d'Italie.

Giorgio Schiavone, un peintre croate qui vécut en Italie, s'y installa à partir de 1463, tout en se rendant de temps en temps à Padoue[5]. Il est mort le 6 décembre 1504. On peut voir une de ses œuvres, une Vierge à l'Enfant dans le monastère Saint-Laurent[6].

Les Turcs la convoitèrent longtemps avant que les Autrichiens ne l'occupent. Puis les Français l'occupèrent pendant une huitaine d'années à la suite du traité de Presbourg. Les Austro-Hongrois qui ont succédé aux troupes de Napoléon Ier gardèrent le pouvoir jusqu'en 1918, année à la fin de laquelle la ville est tombée sous domination italienne et enfin en 1921, Šibenik fut rattachée au royaume des Serbes-Croates et Slovènes.

Toutefois, la guerre de 1939-1945 devait ramener l'occupant italien qui fut alors durement confronté à la résistance que l'on connait.

Localités[modifier | modifier le code]

La municipalité de Šibenik compte 32 localités :

Personnalités nées à Šibenik[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (hr) Gouvernement de Croatie, « Adresse et contact de la ville », sur vlada.hr (consulté le 17 octobre 2008)
  2. Recensement 2011 sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques, "Population in major settlements"
  3. Recensement 2011 sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques, "Population in major towns and municipalities"
  4. Recensement 2011 sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques, "Census of Population, Households and Dwellings 2011"
  5. Site de la National Gallery
  6. Valérie Bougault, « Actualités Meaux-Écouen », Connaissance des Arts, no 615,‎ avril 2004, p.26


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]