Świętopełk II de Poméranie

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Świętopełk II de Poméranie
Sceau de Świętopełk II, duc de Poméranie
Sceau de Świętopełk II, duc de Poméranie
Titre
Duc de Poméranie-Gdańsk
1216 – 1266
Prédécesseur Création
Successeur Warcisław II de Gdańsk
Duc de Poméranie-Świecie
1229 – 1255/1266
Prédécesseur Warcisław Ier de Świecie
Successeur Mestwin II de Poméranie
Duc princeps de Poméranie orientale
1260 – 1266
Prédécesseur Mestwin Ier de Poméranie
Successeur Mestwin II de Poméranie
Biographie
Dynastie Samboride (en)
Date de naissance entre 1190 et 1200
Date de décès 11 janvier 1266
Père Mestwin Ier de Poméranie
Mère Euphrosyne, fille d'Odon de Poznań
Enfant(s) Voir section

Świętopełk II de Poméranie (en polonais Świętopełk II Wielki), Zwantepolc de Danceke[1], est né entre 1190 et 1200, et décédé le 11 janvier 1266 . Il est le fils de Mestwin Ier et il est duc de la Poméranie orientale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Świętopełk II de Poméranie. Fragment d'un tableau du cloître d'Oliwa
Statue dans un parc d'Oliwa

En 1216 (ou 1217), Lech le Blanc confie la Poméranie orientale à Swietopelk II qui lui rend un hommage de vassalité, tout en ayant pour objectif de se libérer de la suzeraineté polonaise.

Świętopełk se trouve un allié en la personne de Ladislas Odonic écarté du pouvoir en Grande-Pologne par Ladislas III aux Jambes Grêles. Swietopelk II lui promet le trône de Cracovie et la Silésie s’il l’aide à éliminer Lech le Blanc et Henri Ier le Barbu. Le 23 novembre 1227, à l’occasion d’une assemblée des ducs Piasts à Gąsawa, Lech le Blanc est asassiné dans un guet-apens monté par Swietopelk et Ladislas Odonic. Henri Ier le Barbu est gravement blessé.

Vers 1238, Świętopełk s’empare du duché de Sławno qu’il annexe à la Poméranie de Gdańsk. Il s’allie aux Prussiens contre les Chevaliers Teutoniques. En 1242 débute une longue guerre (qui s’achèvera en 1253) contre une coalition formée par les Chevaliers teutoniques, les ducs de Cujavie-Mazovie et les ducs de Grande-Pologne. Sambor et Racibor rejoignent le camp des ennemis de Świętopełk.

La guerre s’interrompt brièvement en 1243 lorsque Świętopełk est contraint d’accepter un armistice après avoir perdu Wyszogród, Sartowice et Nakło. Mais les hostilités reprennent très rapidement à la suite de la défaite des Teutoniques face aux Prussiens le 17 juin 1243. Le 28 août 1243, à Inowrocław, les Teutoniques, Casimir Ier de Cujavie, Sambor et Racibor concluent une nouvelle alliance pour lutter contre Świętopełk. En quittant Inowrocław pour rejoindre son duché de Białogarda, Racibor est capturé par Świętopełk et doit lui abandonner ses terres.

Le 24 octobre 1248, un nouvel armistice est conclu. Les belligérants en appellent à l’arbitrage de Jacques de Liège, le légat du pape. Mais l’année suivante, la guerre reprend. En 1253, un accord de paix est signé à la suite de la médiation du légat du pape.

Vers 1258, Świętopełk repousse une tentative d'invasion de son duché par Warcisław III et Boleslas le Pieux.

Sous le règne de Świętopełk, Gdańsk et le commerce maritime se développent.

Unions et descendance[modifier | modifier le code]

Statue de Świętopełk II le Grand, rue Szeroka à Gdańsk

En 1217/1218, Świętopełk épouse Euphrosyne, fille d'Odon de Poznań, duc de Grande-Pologne. Ils eurent au moins 6 enfants:

  • Mestwin II, duc à Świecie et plus tard à Gdańsk
  • Warcisław II, duc à Gdańsk
  • Euphémie, épouse de Jaromar II, prince de Rügen
  • Zwinisława, épouse de Dobiesław, fils de Sad, seigneur de Tega et Otorów près de Wyszogród
  • Jean
  • Une fille, épouse du comte de Kevenberg

Avant 1252, Świętopełk épouse en seconde noce Ermengarde de Mecklenburg

Références[modifier | modifier le code]

Chevalière de Świętopełk II

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Marian Gumowski : Handbuch der polnischen Siegelkunde, 1966 [1]
  • John Brown Mason, The Danzig Dilemma ; a Study in Peacemaking by Compromise, 1946 [2]
  • Theodor Hirsch, Max Töppen, Ernst Gottfried Wilhelm Strehlke : Scriptores rerum Prussicarum : Die Geschichtsquellen der preussischen Vorzeit, [3] [4]
  • Marian Gumowski : Handbuch der polnischen Siegelkunde, 1966 [5]