Œuvres de miséricorde

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Les Œuvres de miséricorde, qui sont définies dans l'Évangile selon Matthieu (XXV 25 et 34-36), sont les actions que chaque chrétien doit accomplir pour se montrer charitable et racheter ses fautes.

Elles donnent l'étendue et la nature des missions sociales du clergé catholique et de ses ordres religieux.

Pierre Montallier : Les Œuvres de miséricorde, 1680 env.
Frans II Francken: Les sept œuvres de miséricorde, 1605

Les sept œuvres majeures[modifier | modifier le code]

Ces sept œuvres de miséricorde, énumérées par saint Matthieu[1], sont d'ordre corporel: « Nourrir l'affamé, abreuver l'assoiffé, accueillir l'étranger, vêtir les malheureux, soigner les malades, et visiter les prisonniers »; «ensevelir les morts » a été ajouté par l'Église vers le XIIIe siècle.

Des ordres religieux se sont dévoués à l'accomplissement de chacune de ces œuvres. Ainsi, les Trinitaires, qui visitaient les prisonniers, ont entrepris une œuvre de rachat et de délivrance des captifs.

Œuvres spirituelles[modifier | modifier le code]

Il s'y ajoute sept œuvres spirituelles : « je conseille celui qui est perdu, je reprends et j'enseigne à l'ignorant, je console le malheureux, je pardonne le pécheur, je supporte et je prie pour les humbles.»

Controverse sur le caractère rédempteur des oeuvres de miséricorde[modifier | modifier le code]

Dans la théologie catholique, les œuvres de miséricorde sont de nature à réparer les fautes que l'on a commise, y compris si on ne les réalise pas soi-même mais par le moyen d'une institution charitable. Certains protestants, en particulier Luther, on critiqué cette possibilité de racheter ses fautes et de gagner son salut, notamment par des aumônes; en effet, ils considèrent que le nombre et l'identité des élus sont déterminés depuis toujours, et qu'aucune œuvre ne saurait donner le salut à ceux auxquels il n'est pas destiné[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « " Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi. Les justes lui répondront: Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu? Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi? Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites." »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ralf van Bühren: Die Werke der Barmherzigkeit in der Kunst des 12.–18. Jahrhunderts. Zum Wandel eines Bildmotivs vor dem Hintergrund neuzeitlicher Rhetorikrezeption (Studien zur Kunstgeschichte, vol. 115), Hildesheim / Zürich / New York: Verlag Georg Olms 1998. ISBN 3-487-10319-2

Voir aussi[modifier | modifier le code]