Œdipe (Voltaire)
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| Oedipe super livre | |
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2ème édition, 1719
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| Auteur | François Marie Arouet dit Voltaire |
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| Genre | Tragédie |
| Pays d'origine | |
| Lieu de parution | Paris |
| Éditeur | P. Ribou, P. Huet, J. Mazuel et Ant. Urb. Coustelier |
| Date de parution | 1719 |
| Nombre de pages | 4 ff. non chiff. et 131 pp. |
| Date de la 1re représentation | 18 novembre 1718 |
Œdipe est la première pièce de théâtre de Voltaire.
La pièce est écrite en alexandrin et fut représentée pour la première fois le 18 novembre 1718 à la Comédie-Française, sans grande portée puisqu'elle se contente de reprendre le mythe d'Œdipe, sans y ajouter de véritables nouveautés, et qui tente de retrouver la simplicité grecque. Elle porte principalement sur l'amour de Philoctète pour Jocaste. Toutefois chez Voltaire le sujet prend un tour nouveau car Œdipe ne se sent pas coupable et accuse au contraire la barbarie des dieux[1].
Œdipe est le premier écrit où Arouet prend le nom de Voltaire. Il corrigea cette tragédie lors de son embastillement en 1717, elle parut lors de son premier exil à Châtenay-Malabry et fut accueillie avec une extrême faveur. Elle marque le commencement du succès de l'auteur dans la carrière théâtrale. Le public perçut la tragédie comme une allégorie de la cour du Régent et des crimes que la rumeur imputait à Philippe d'Orléans (1674-1723). Celui-ci félicita Arouet de sa réussite, assistant à la première en compagnie de sa fille aînée, Marie Louise Élisabeth d'Orléans, duchesse de Berry. Jeune veuve à la réputation de Messaline et que la rumeur publique accusait de rapports incestueux avec son père, cette princesse vint cinq fois de suite à la représentation, "comme pour braver l'opinion publique"[2]. Pointant du doigt "la Berry - Jocaste" dont la robe à panier cachait mal sa taille rebondie par une grossesse avancée, des libellistes annonçaient au public la naissance imminente d'un nouvel Étéocle[3]. Attisant l'intérêt des spectateurs friands de scandales, la présence de la "féconde Berry" à la première contribua au triomphe de l'œuvre.
La pièce eut, dans sa nouveauté, 45 représentations. Quinault-Dufresne jouait Œdipe, et Mlle Desmares, Jocaste. Elle fut reprise le 7 mai 1723, avec Mlle Le Couvreur et Quinault-Dufresne et restera au répertoire de la Comédie-Française jusqu'en 1852.
[modifier] Notes et références
- René Pomeau et Jean Ehrard, Littérature française: De Fénelon à Voltaire, Atthaud 1989, p. 162
- Capefigue (Jean Baptiste Honoré Raymond, M.) Philippe d'Orléans, régent de France, 1715-1723, Bruxelles, 1841, p.199.
- Philippe Erlanger, Le Régent, 1985, p.241. Le 2 avril 1719, au terme de couches très laborieuses, Mme de Berry est délivrée d'une fille morte-née. Mal rétablie de cet accouchement périlleux, la scandaleuse duchesse décède le 21 juillet 1719. L'autopsie la révèle à nouveau enceinte.
[modifier] Lien externe
- Toutes les représentations sur le site CÉSAR