Ōoku

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35° 41′ 18″ N 139° 45′ 16″ E / 35.68832, 139.75438

Le terme Ōoku (大奥?) désigne généralement la partie du château d'Edo où résidaient les femmes de l'entourage du shōgun régnant du Japon; par extension, le terme s'applique parfois à l'endroit où résidaient les femmes de l'entourage d'un puissant daimyo[1].

Ōoku par Hashimoto chikanobu

Description[modifier | modifier le code]

On y trouvait la mère du shōgun, sa femme et ses concubines. L'ōoku, dont on disait qu'il avait compté jusqu'à plusieurs milliers de femmes, était, bien autant que n'importe quelle autre partie du château d'Edo, un point focal des intrigues politiques du gouvernement Tokugawa.

Aucun homme adulte n'était admis à l'étage du ōoku hors de la présence du shōgun. Le corridor par lequel arrivait celui-ci était appelé le Osuzu Rōka (御鈴廊下?)[2]. Ce corridor était la seule voie d'accès reliant l'ōoku au reste du château d'Edo[3].

Une dame possédant le rang d'Otoshiyori (御年寄?) ou jōrō Otoshiyori (上臈御年寄?) tient les rênes du pouvoir dans le ōoku et son influence est équivalente à celle du rōjū au château d'Edo.

Le ōoku fut construit à l'intérieur du château d'Edo en 1607 par Tokugawa Hidetada qui édicta une loi spéciale pour que l'ōoku soit complétement séparé du monde extérieur. En conséquence, les femmes nobles vivant dans le ōoku ne pouvaient pas quitter le château sans autorisation. Ce système a perduré pendant près de 200 ans.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le domaine de Satsuma employait ce terme
  2. Nom venant de la sonnerie des cloches du temple, avant que le shōgun ne traverse le corridor
  3. Plus tard, un autre corridor fut construit comme voie de secours en cas de sinistres, tels qu'un incendie ou un tremblement de terre

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]