Ōjōyōshū

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Le Ōjōyōshū (往生要集?, Les fondamentaux de la renaissance dans la Terre Pure) est un texte bouddhiste médiéval important, écrit en 985 par le moine bouddhiste japonais Genshin. Composé de trois volumes et rédigé en prose kanbun, le texte expose la pensée bouddhiste de la Terre Pure. Il met l'accent sur les méthodes permettant d'atteindre la renaissance dans la Terre pure du bouddha Amida et ce en reprenant des éléments de textes bouddhiques antérieurs tels que le Sūtra des contemplations de Vie-Infinie. Genshin met en valeur les pratiques de méditation visuelles là où les sectes postérieures de la Terre Pure préfèrent les actes verbaux tels que le nembutsu. Le texte est aussi bien connu pour sa descriptions choquantes des royaumes de l'enfer Naraka et des souffrances qu'il faut endurer en compensation des actes dommageables commis dans cette vie. Son influence se retrouve dans les peintures bouddhistes japonaises et, plus tard, dans les textes. Shinran, le fondateur du bouddhisme Jōdo Shinshū a écrit un important commentaire sur le Ōjōyōshū intitulé, « Notes sur les fondamentaux de la renaissance » tandis que Hōnen n'a découvert les enseignements de la Terre Pure qu'après avoir étudié les écrits de Genshin.

En 986, une copie est envoyée en Chine où les moines sont suffisamment impressionnés pour appeler Genshin « le petit Shakyamuni »[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]