Ķegums

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Ķegums
Blason de Ķegums
Héraldique
Centrale hydroélectrique de  Ķegums.
Centrale hydroélectrique de Ķegums.
Administration
Pays Drapeau de la Lettonie Lettonie
Région Vidzeme
Novads Ķegums
Maire Roberts Ozols
Code postal LV-5020[1]
Démographie
Population 2 546 hab.
Densité 371 hab./km2
Géographie
Coordonnées 56° 44′ 00″ N 24° 42′ 00″ E / 56.733333, 24.7 ()56° 44′ 00″ Nord 24° 42′ 00″ Est / 56.733333, 24.7 ()  
Altitude 46 m
Superficie 686,5 ha = 6,865 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lettonie

Voir sur la carte Lettonie administrative
City locator 14.svg
Ķegums
Liens
Site web [2]

Ķegums (prononciation, allemand : Keggum) est une ville et une municipalité (letton : novads) de la région de Vidzeme, en Lettonie.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, Ķegums a 2 546 habitants. La population augmente beaucoup, à partir de 1990, à cause de la suburbanisation par Riga. Entre 1991 et 2001, sur les cinq villes de Lettonie dont la population a augmenté, Ķegums arrive au second rang, après Ikšķile, pour le taux de croissance. Cette croissance est due à des arrivants de la capitale de la Lettonie, Riga, qui cherchent, à Ķegums, un environnement plus agréable et des logements moins chers[3].

Évolution démographique
2004 2007 2010 2011 2012
2 474 2 477 2 487[4],[5] 2 494[6] 2 546

Composition ethnique[modifier | modifier le code]

La ville compte 80 % de Lettons et 20 % de Russes[7].

Géographie[modifier | modifier le code]

Ķegums occupe une superficie de 6,865 km2, dont 2,56 km2 pour les plans d'eau (37,3 %). Le village a environ 3 km de long et 2,5 km de large. Il est situé, dans le centre de la Lettonie, sur la rive droite de la rivière Dvina occidentale (Daugava), entre les villes de Lielvarde6 km) et Ogre12 km), à 46 km en amont (sud-est) de la capitale Riga.

Le village est fait partie des fuseaux horaires Heure d'Europe de l'Est (UTC+02:00) et Heure d'été d'Europe de l'Est (UTC+03:00), à l'heure d'été.

Flore[modifier | modifier le code]

Ķegums est entouré de forêts de feuillus, dans lesquelles on trouve des baies et des champignons. Parmi les espèces que l'on peut rencontrer, on peut noter Betula pendula[8].

Administration[modifier | modifier le code]

L'indicatif téléphonique de Ķegums est le (+371) 650. Le code ATVK est le 0741009[9].

Politique[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal comporte huit membres. Le maire, Roberts Ozols, est assisté de trois maires-adjoints : Raivis Ūzuls, Pāvels Kotāns et Edgars Kozlovs[10]. Le village possède un conseil des jeunes, destiné aux citoyens âgés de 13 à 25 ans[2].

Municipalité de Ķegums[modifier | modifier le code]

En 2002, la ville de Ķegums est fusionné avec deux autres communes (letton : pagasts), Birzgale et Rembate[11], pour créer la municipalité (letton : novads) de Ķegums. La commune de Tomes, sur la rive gauche de la Daugava, est ajouté en 2009. En 2010, la municipalité compte 6 306 habitants et occupe une superficie de 101 km2.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des agriculteurs lettons de Ķegums travaillent dans le domaine Vulfenshilda de Martha Skavronskaia (devenue, par la suite, l'impératrice Catherine Ire). Le site de Ķegums porte, avant l'indépendance de la Lettonie, en 1918, le nom allemand de Keggum. Les rapides et courants dangereux de la Daugava sont cités dans l'épopée Lāčplēsis, d'Andrejs Pumpurs. La rivière est utilisée, depuis très longtemps, par les commerçants russes pour se rendre à Riga. Selon la légende, les bateliers russes alertaient de l'approche des rapides en criant « Tyagom, tyagom ! », ce qui aurait donné naissance au nom du lieu (la prononciation du « Ķ » letton est intermédiaire entre celles du « Кь » et du « Ть » russes)[12].

En 1936, lors de la création de la centrale hydroélectrique, les premières maisons sont construites, pour les ouvriers du chantier. L'implantation fait partie du village de Rembates. Le lieu-dit Rautenfeld est englouti sous les eaux du barrage, ainsi que les rapides de la Dvina occidentale. Les travaux de construction sont achevés, en 1940, par l'entreprise suédoise Svenska Entreprenad AB. En octobre 1944, lors de la retraite de la Wehrmacht allemande, les soldats de l'armée d'occupation font sauter le mur de retenue, mais il est reconstruit et agrandi en 1947, sous la direction de P. Krasovski. Le lac de retenue occupe 13 km2 et touche plus de 400 exploitations agricoles, dont cinquante sont totalement englouties. Le gouvernement letton indemnise les propriétaires des terrains et des bâtiments, car la Lettonie a un grand besoin d'énergie. Ķegums est, alors, la plus importante des 63 centrales lettones.

Ķegums devient indépendant de Rembates en 1949 et est transformé en bourg ouvrier. Il fait partie du district d'Ogre. En 1960, le village de Tomes est retiré du district de Baldones et rattaché à Ķegums. 1978 voit l'électrification de la ligne de chemin de fer.

Ķegums obtient le statut de ville en 1991.

Transports[modifier | modifier le code]

Ķegums possède une gare ferroviaire, sur la ligne ferroviaire Moscou-Riga, passant par Daugavpils. L'aéroport le plus proche est celui de Riga, à 49,4 km[13].

Routes[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par l'autoroute A6 (E22)[14] Riga - Moscou et la route régionale P8, qui le relie à Sigulda. Sur la rive gauche de la Daugava passe la route régionale P85 (Jaunjelgava - Ķekava).

Entgre Ogre et Nicgale, l'autoroute A6, qui est le principal axe de transport de marchandises entre la Biélorussie et la Lettonie, est à une seule voie par sens. En 2008, 13 538 véhicules, dont 17 % de poids lourds, ont emprunté, chaque jour, le tronçon Ogre - Ķegums. 11 734 véhicules, dont 19 % de poids lourds, ont emprunté le tronçon Ķegums - Lielvārde[15].

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de Ķegums est basée sur l'agriculture. À l'époque soviétique, un élevage industriel de volailles est installé[16].

La ville est le site de la centrale hydroélectrique de Ķegums, d'une puissance de 264,1 MW, qui en fait la troisième plus puissante centrale de Lettonie. Le premier projet de construction remonte à 1914, dans l'Empire russe. La centrale est construite entre 1936 et 1940. La première tranche entre en service en 1939, la seconde en mai 1940. Une nouvelle tranche est ajoutée entre 1976 et 1979. La centrale appartient à la compagnie d'État Latvenergo[17].

La centrale comporte trois générateurs d'une puissance de 64 MW chacun, produisant du courant électrique sous une tension de 13,8 kV. Le système d'excitation des générateurs est du type soviétique АРВ-СДП1[18].

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Fondé en 1995, le musée de la centrale hydraulique de Ķegums (letton : Ķegumi Vízerőmű Múzeum) présente des expositions sur l'énergie et la gestion de l'eau. Le bâtiment de la centrale peut également être visité.

Religion[modifier | modifier le code]

Les cultes pratiqués à Ķegums sont ceux des églises luthérienne, catholique et orthodoxe.

Logement[modifier | modifier le code]

À partir de 1990, de nombreux appartements et maisons sont construits, pour faire face à l'afflux des résidents venant de Riga.

Equipement[modifier | modifier le code]

Ķegums possède un bureau de poste.

Santé[modifier | modifier le code]

Ķegums est équipé d'une clinique, une pharmacie, une clinique vétérinaire et un centre de soins de jour.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ķegums possède une école commerciale et un jardin d'enfants.

Culture[modifier | modifier le code]

On trouve une bibliothèque et un centre culturel à Ķegums. Un mensuel, Ķeguma Novada Ziņas, est publié depuis mai 1992[19]. Birzgele accueille un festival de chant choral[20].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Ķegums possède un motel et un camping[13].

Faune[modifier | modifier le code]

Parmi les espèces observées à Ķegums, on note les acariens Pergamasus lapponicus (Trägardh, 1910), Lasioseius furcisetus (Athias-Henriot, 1959), Leioseius bicolor (Berlese, 1918), Proctolaelaps pygmaeus (Müller, 1860), Insectolaelaps quadrisetus (Berlese, 1920), Hypoaspis lubricoides (Karg, 1971), Zercon zelawaiensis (Sellnick, 1944) et Ameroseius longitrichus (Hirschmann, 1963)[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1].
  2. a et b Jaunumi | Ķeguma novads.
  3. [2].
  4. Au 1er juillet.
  5. [3].
  6. « Population lettone par municipalité (Latvijas iedzivotaju skaits pašvaldibas) », République Lettone,‎ 1er juillet 2011 (consulté le 10 janvier 2011).
  7. [4].
  8. a et b (en) Ineta Salmane, « Mesostigmata Mite (Acari, Parasitiformes) Fauna of Wood-Related Microhabitats in Latvia », Latvijas entomologs, vol. 44,‎ 2007, p. 69-86 (lire en ligne).
  9. [5].
  10. Jaunumi | Ķeguma novads.
  11. Jaunumi | Ķeguma novads.
  12. [6].
  13. a et b Booking.com: Hôtels à Ķegums, Lettonie. Réservez votre hôtel !.
  14. Ķegums Lettonie.
  15. (en) Irina, Yatskiv et Mihail Savrasov, « Development of Riga-Minsk transport corridor simulation model », Transport and Telecommunication, vol. 11, no 1,‎ 2010, p. 38-47 (lire en ligne).
  16. Grande Encyclopédie soviétique.
  17. [7].
  18. THE INFLUENCE OF EXCITATION SYSTEMS PARAMETERS TO THE POWER SYSTEM STABILITY.
  19. Jaunumi | Ķeguma novads.
  20. Jaunumi | Ķeguma novads.

Références[modifier | modifier le code]

  • (pl) Haag et Kępy, Słowniku geograficznym Królestwa Polskiego i innych krajów słowiańskich, t. III,‎ 1882 (lire en ligne), « Keggum ».
  • (ru) Renāte J. Škute, Зоопланктон реки Даугавы (кроме низовий) и его роль в продуктивности и санитарнобиоло-гической оценке реки, Tartu, Tartu University,‎ 1971, 233 p..
  • (lv) Gunārs Upītis, « Ķeguma HES ūdens pārgāznes aizvaru manevrēšanas procesu analīze », Scientific Proceedings of Riga Technical University, 6e série, vol. 29 « Quality and Relyability »,‎ 2008, p. 104-109 (résumé, lire en ligne).
  • (en) V. Chuvychin, R. Petrichenko et N. Gurov, 2011 10th International Conference on Environment and Electrical Engineering (EEEIC) (ISBN 978-1-4244-8779-0, DOI 10.1109/EEEIC.2011.5874601, présentation en ligne), « Optimization of excitation system parameters for Kegums hydro power plant of Latvia », p. 1-4.
  • (en) Rasma Deksne, Artūrs Škute et Arnita Meinerte, « Seasonal changes in zooplankton community of the Daugava river », Acta Biol. Universit. Daugavpil., vol. 11, no 1,‎ 2011, p. 61-75 (ISSN 1407-8953, lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]