İnebolu

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İnebolu
Image illustrative de l'article İnebolu
Administration
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Région Région de la mer Noire
Province Kastamonu
District İnebolu
Maire
Mandat
İdris Güleç
2004
Préfet Mustafa Kara
2003
Indicatif téléphonique international +(90)
Plaque minéralogique 37
Démographie
Population 26 848 hab.
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 58′ 00″ N 33° 46′ 00″ E / 41.966667, 33.766667 ()41° 58′ 00″ Nord 33° 46′ 00″ Est / 41.966667, 33.766667 ()  
Altitude 120 m
Superficie 30 200 ha = 302,00 km2
Localisation
Districts de la province de Kastamonu
Districts de la province de Kastamonu

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İnebolu

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İnebolu
Liens
Site de la province http://www.kastamonu.gov.tr
Sources
« Index Mundi/Turquie »

İnebolu est une ville et un district de Turquie situés dans l'ancienne Castamonie (Kastamonu en turc, Paphlagonie dans l'Antiquité).

Géographie[modifier | modifier le code]

Inebolu est un port sur la mer Noire, la ville s'étirant en longueur sur six kilomètres entre celle-ci, au nord, et l'extrémité occidentale de la Chaîne pontique, très boisée, au sud. La ville même abrite 10 000 habitants (le double l'été, et 27 000 dans le district d'Inebolu entier) et vit du tourisme, de la pêche et de l'industrie du bois. Administrativement elle est l'un des 20 districts de la province de Kastamonu. Le climat est méditerranéen l'été, mais continental l'hiver, avec des chutes de neige fréquentes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle s'appelait Abonuteh dans l'Antiquité, et fut la patrie de Skander d'Abonuteh, connu en Europe comme Alexandre d'Abonuteichos, un prophète néopythagoricien qui fonda le culte du « Nouvel Esculape », le serpent à tête semi-humaine Glycon, qui devait répondre aux attentes de ses contemporains, car il se propagea jusqu'à Rome, dans tout l'espace danubien et la Syrie. Ce culte se caractérisait par le secret, l'initiation, le silence pendant les rituels, des fêtes à mystères et la résurrection symbolique d'un prophète. Selon Lucien, chrétiens et épicuriens ne pouvaient pas être initiés (Alexandre, 38 : « à la porte les chrétiens, à la porte les épicuriens »). Lucien déclare avoir rencontré personnellement Skander et le dépeignait comme un charlatan, certainement intelligent mais sans scrupules, qui tirait profit de la mode des oracles, florissante au IIe siècle. Quoi qu'il en soit, Skander d'Abonuteh entretenait à Rome de bonnes relations qui le conduisirent pendant le règne d'Antonin le Pieux à faire rebaptiser Abonuteh en Ionopolis (Inebolu). C'est pourquoi, sous les règnes d'Antonin le Pieux, de Caracalla et de Maximin le Thrace, on frappa à Rome des monnaies dont le motif était le serpent Glycon rendant des oracles. Le culte survécut jusqu'au milieu du IIIe siècle, puis disparut avec la christianisation de l'Empire, mais la superstition que rencontrer un serpent est, selon la position de celui-ci, un « signe », perdure jusqu'à nos jours.

Au XIIIe siècle, Inebolu devînt l'apanage de l'émirat de Gazi Çelebi, avant d'intégrer au siècle suivant l'Empire ottoman. Pendant la période ottomane, l'administration française y avait installé un bureau de poste (avec l'orthographe « Ineboli »).