Îles Caïmans

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Îles Caïmans
Cayman Islands (en)
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Image illustrative de l'article Îles Caïmans
Administration
Statut politique Territoire d'outre-mer du Royaume-Uni
Capitale George Town
(19° 20′ N 81° 24′ O / 19.33, -81.4 ())
Gouvernement
- Chef d'État
 - Gouverneur
 - Chef du gouvernement

Élisabeth II
Helen Kilpatrick
Alden Mac Laughlin[1]
Démographie
Population 44 270 hab. (2005)
Densité 170 hab./km2
Langue(s) Anglais
PIB (2004)
 · PIB/hab.
1,391 milliard de $
32 300 $
Géographie
Coordonnées 19° 30′ 00″ N 80° 30′ 00″ O / 19.5, -80.5 ()19° 30′ 00″ Nord 80° 30′ 00″ Ouest / 19.5, -80.5 ()  
Superficie 260 km2
Divers
Monnaie Dollar des Îles Caïmans[2] (KYD)
Fuseau horaire UTC -5
Domaine internet .ky
Indicatif téléphonique 1-345

Les îles Caïmans[3] ou îles Caïman ou îles Caïmanes (Cayman Islands en anglais) sont un territoire d'outre-mer du Royaume-Uni dans les Caraïbes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte des Îles Caïmans

Les îles Caïmans sont situées à l'ouest de la mer des Caraïbes. Elles comportent trois îles : Grand Cayman, Little Cayman et Cayman Brac, dont les superficies respectives sont de 197 km2, 26 km2 et 36 km2. La capitale administrative, George Town est située sur la côte ouest de Grand Cayman.

Plage des Sept mille, Grand Cayman

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des îles Caïmans.
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Musée national, George Town

Les îles sont atteintes pour la première fois par Christophe Colomb le 10 mai 1503 au cours de son quatrième et dernier voyage vers le Nouveau Monde. Le premier visiteur britannique attesté est Francis Drake, qui y débarque en 1586 et leur donne leur nom actuel. Les îles, ainsi que la Jamaïque voisine, sont cédées à l'Angleterre en 1670 par le traité de Madrid. Les îles restent très peu habitées jusqu'au XVIIe siècle. Alors qu'il n'existe aucune preuve archéologique d'une présence indigène sur place, les îles ont servi de refuge à des gens d'horizons différents tels des pirates, des réfugiés fuyant l'Inquisition espagnole, des marins perdus en mer et des déserteurs de l'armée d'Oliver Cromwell[4]. Le premier habitant permanent à être reconnu est Isaac Bodden. Il est né sur l'île de Grand Cayman aux alentours de 1661. Il était le petit-fils du premier colon qui s'appelait Bodden et qui avait sans doute appartenu à l'armée d'Oliver Cromwell lors de la prise de la Jamaïque en 1655.

L'Angleterre prend officiellement le contrôle de l'archipel, en même temps que celui de la Jamaïque, à l'issue du traité de Madrid en 1670. Après plusieurs essais infructueux d'y établir une colonie, la première population anglophone installée de manière permanente réussit dans les années 1730. Avec l'implantation se fait ressentir le besoin d'esclaves. Beaucoup d'entre eux sont amenés d'Afrique : aujourd'hui une majorité des Caïmanais sont de descendance africaine et anglaise. Le premier recensement, datant de 1802, indiquait sur l'île Grand Caïman une population de 933 dont 545 esclaves. L'esclavage est aboli dans l'archipel en 1834. Au moment de l'abolition, il y avait 950 esclaves qui appartenaient à 116 familles. Les îles sont administrées comme une partie de la Jamaïque jusqu'en 1962, date à laquelle elles deviennent une colonie de la Couronne séparée, tandis que la Jamaïque devient un Royaume du Commonwealth. Historiquement, les îles Caïmans ont été un paradis fiscal. Le 8 février 1794, les Caïmanais portent secours aux équipages de dix navires de commerce parmi lesquels se trouvait le HMS Convert. Les navires avaient heurté le récif et s'échouent alors que la mer était agitée. La légende veut que le roi George III, en leur promettant de ne jamais créer d'impôts, récompense les habitants de l'archipel pour leur générosité, du fait qu'un des navires transportait son propre fils, le prince Guillaume, futur Guillaume IV.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique aux îles Caïmans.

Les îles font partie de la Couronne britannique, et la reine du Royaume-Uni Elizabeth II en est nominalement chef de l'État. Elle est représentée par un gouverneur, actuellement Duncan Taylor.

Le Parlement est composé d'une unique chambre (parlement unicaméral) ; l'Assemblée législative comporte quinze sièges pourvus au suffrage universel, plus trois sièges dont les titulaires sont nommés par le gouvernement. La durée du mandat des parlementaires est de quatre ans.

Les îles Caïmans comprennent six circonscriptions électorales :

  • West Bay qui élit quatre députés,
  • George Town qui élit quatre députés,
  • Bodden Town qui élit trois députés,
  • Cayman Brac and Little Cayman qui élit deux députés (un pour l'île de Petit Caïman et un pour l'île de Caïman Brac) et
  • North Side et East End qui élisent chacune un député.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie des îles Caïmans.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

De nombreux économistes considèrent les îles Caïmans comme un paradis fiscal. À ce titre, de nombreuses sociétés offshore y sont implantées en tant que sociétés-écran, et beaucoup de banques y sont présentes[5].

Il n’existe pas d’impôt sur les sociétés aux îles Caïmans, mais seulement des droits sur les biens importés à différents taux, un droit de timbre sur les transferts immobiliers au taux normal de 7,5 % et un droit de timbre de 1 % frappant les transactions d’actifs mobiliers. Toutefois, en sont normalement exonérées les émissions de sûretés et de titres de mutuelle. N’ayant pas d’impôt sur les sociétés mais seulement des taxes diverses, les îles Caïmans n’ont signé aucun traité tendant à éviter la double imposition. Les Îles ont signé un accord d’échange d’information en matière fiscale avec les États-Unis en novembre 2002[réf. nécessaire].

Les îles Caïmans ont été classées comme pavillon de complaisance par l'International Transport Workers' Federation[6].

William McKeeva Bush entame des discussions avec l'OCDE pour que les îles Caïmans sortent de la liste grise des paradis fiscaux de l'OCDE en signant des accords d'échange de renseignements fiscaux avec plusieurs pays. Il déclare que « si les pays signataires nous demandent une information dans le cadre d'une enquête pour fraude ou évasion, nous la donnerons, sans faire de distinctions entre un délit pénal ou civil[7].» Depuis début 2009, les îles Caïmans ont signé de tels accords avec 9 pays dont les pays scandinaves, l'Irlande et les Pays-Bas[8]. Des projets et des négociations avec d'autres pays sont en cours.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie des Îles Caïmans.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture des Îles Caïmans.

Codes[modifier | modifier le code]

Les îles Caïmans ont pour codes :

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Îles Caïmans.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nommée le 29 mai 2013: Rulers.org
  2. À parité avec le dollar américain.
  3. (fr) Commission nationale de toponymie, conseil national de l'information géographique, Pays indépendants et capitales du monde : Entités géopolitiques dépendantes au 01.06.2006,‎ 24 avril 2006, 10 p. (lire en ligne), p. 4
  4. Robert Bauman, The Complete Guide to Offshore Residency (2007, ISBN 0-9789210-9-7)
  5. Banking list: Cayman Islands, Bank for International Settlements (BIS).
  6. http://www.itfglobal.org/flags-convenience/flags-convenien-183.cfm Site web de l'ITF
  7. « Les fraudeurs fiscaux ne sont plus à l'abri aux îles Caïmans », Le Figaro, 17 juin 2009.
  8. Accords d’échange de renseignements fiscaux (TIEAS), OCDE.