Île du Lys
| Île du Lys | |||
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Image satellite des îles Glorieuses avec l'île du Lys à droite. |
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| Géographie | |||
| Pays | |||
| Archipel | Îles Glorieuses | ||
| Localisation | Canal du Mozambique (océan Indien) | ||
| Coordonnées | |||
| Géologie | Atoll | ||
| Administration | |||
| Collectivité d'outre-mer | Terres australes et antarctiques françaises | ||
| District | Îles Éparses | ||
| Démographie | |||
| Population | Aucun habitant | ||
| Autres informations | |||
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Géolocalisation sur la carte : Océan Indien |
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| Îles de France | |||
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L'île du Lys, également appelée île Petite Glorieuse, est une petite île inhabitée de la France appartenant à l'archipel des îles Glorieuses et située dans l'océan Indien, au nord-ouest de Madagascar[1].
Sommaire |
[modifier] Géographie
L'île du Lys est une petite île africaine située entre le Mozambique à l'ouest, les Seychelles au nord, Madagascar au sud-est et l'archipel des Comores au sud-ouest, baignée par le canal du Mozambique. L'île est située dans le nord-est de l'archipel des îles Glorieuses composé d'une autre île plus grande, l'île Grande Glorieuse, et de quelques rochers plus ou moins reliés entre eux à marée basse par un banc de sable[1].
De forme triangulaire avec 600 mètres de diamètre[1], l'île est intégralement entourée d'une barrière de corail délimitant un lagon faisant le tour de l'île en englobant également l'île Grande Glorieuse.
Soumise à un climat tropical et placée sur la trajectoire des cyclones voire sur le lieu de formation de ces tempêtes tropicales[2], l'île est couverte d'une végétation peu dense[1].
[modifier] Histoire
L'île inhabitée a peut-être été découverte dès le VIIe siècle par des navigateurs malgaches ou arabes. Le Réunionnais Hippolyte Caltaux résidant aux Seychelles et commerçant avec Madagascar sera le premier Européen à découvrir l'île du Lys ainsi que l'île Grande Glorieuse en 1878[3]. Demandant une concession au ministère français des Colonies, ce dernier lui accorde le droit de les occuper « à ses risques et périls ». Les nommant « îles Glorieuses » en l'honneur de la révolution de 1830[3], il l'exploite malgré la pression de la marine britannique qui la convoite jusqu'à ce que la France ne se décide à reconnaître sa souveraineté sur l'île. Cette prise de possession est le fait du capitaine de vaisseau Richard, commandant du navire Primauguet, le 23 août 1892[3],[4]. Rattachée administrativement à Mayotte trois ans plus tard, elle l'est à Madagascar à partir de 1912[3].
Hippolyte Caltaux va alors pouvoir exploiter pleinement les deux îles Glorieuses[3]. En 1921, le commandant Lebegue qui visite l'archipel rapporte que « sur l'île du Lys, on trouve un dépôt de charbon, un tas de guano, et un troupeau de chèvres de 200 têtes environ. »[3] L'exploitation de l'île du Lys sera abandonnée en même temps que celle de l'île Grande Glorieuse, en 1958 avec la fin de la concession[1]. Intégrée dans une réserve naturelle en 1975[3], l'île du Lys est interdite aux touristes[2].
Initialement rattachée administrativement à la Madagascar, l'île du Lys, tout comme les autres îles Éparses, est rattachée au ministère de l'Outre-mer et administrée par le préfet de la Réunion lorsque Madagascar obtient son indépendance en 1960[2],[3]. Cette administration sera confiée le 3 janvier 2005 à l'administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises en vue du rattachement des îles Éparses à ce territoire le 21 février 2007[2]. L'île du Lys n'est organisée ni en région, ni en département, ni en commune, ni même en collectivité territoriale tout comme le reste des Terres australes et antarctiques françaises[2].
[modifier] Annexes
[modifier] Articles connexes
[modifier] Références
- (fr) Site officiel des Terres australes et antarctiques françaises - Les Glorieuses. Consulté le 20 février 2008
- (fr) Site officiel des Terres australes et antarctiques françaises - Introduction aux îles Éparses. Consulté le 20 février 2008
- Programme ETIC - Université de La Réunion, Mission Auracéa 2003 Les îles Glorieuses, 2003, 12 p. [présentation en ligne]
- CIA The World Factbook - Glorioso Islands. Consulté le 21 février 2008