Île du Lys

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Île du Lys
Image satellite des îles Glorieuses avec l'île du Lys à droite.
Image satellite des îles Glorieuses avec l'île du Lys à droite.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Îles Glorieuses
Localisation Canal du Mozambique (océan Indien)
Coordonnées 11° 31′ 03″ S 47° 22′ 33″ E / -11.517453, 47.37587911° 31′ 03″ S 47° 22′ 33″ E / -11.517453, 47.375879  
Géologie Atoll
Administration
Collectivité d'outre-mer Terres australes et antarctiques françaises
District Îles Éparses
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations

Géolocalisation sur la carte : Madagascar

(Voir situation sur carte : Madagascar)
Île du Lys
Île du Lys

Géolocalisation sur la carte : océan Indien

(Voir situation sur carte : océan Indien)
Île du Lys
Île du Lys
Îles de France

L'île du Lys, également appelée île Petite Glorieuse, est une petite île inhabitée de la France appartenant à l'archipel des îles Glorieuses et située dans l'océan Indien, au nord-ouest de Madagascar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

L'île du Lys est une petite île africaine située entre le Mozambique à l'ouest, les Seychelles au nord, Madagascar au sud-est et l'archipel des Comores au sud-ouest, baignée par le canal du Mozambique. L'île est située dans le nord-est de l'archipel des îles Glorieuses composé d'une autre île plus grande, l'île Grande Glorieuse, et de quelques rochers plus ou moins reliés entre eux à marée basse par un banc de sable[1].

De forme triangulaire avec 600 mètres de diamètre[1], l'île est intégralement entourée d'une barrière de corail délimitant un lagon faisant le tour de l'île en englobant également l'île Grande Glorieuse.

Soumise à un climat tropical et placée sur la trajectoire des cyclones voire sur le lieu de formation de ces tempêtes tropicales[2], l'île est couverte d'une végétation peu dense[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'île inhabitée a peut-être été découverte dès le VIIe siècle par des navigateurs malgaches ou arabes. Le Réunionnais Hippolyte Caltaux résidant aux Seychelles et commerçant avec Madagascar sera le premier Européen à découvrir l'île du Lys ainsi que l'île Grande Glorieuse en 1878[3]. Demandant une concession au ministère français des Colonies, ce dernier lui accorde le droit de les occuper « à ses risques et périls ». Les nommant « îles Glorieuses » en l'honneur de la révolution de 1830[3], il l'exploite malgré la pression de la marine britannique qui la convoite jusqu'à ce que la France ne se décide à reconnaître sa souveraineté sur l'île. Cette prise de possession est le fait du capitaine de vaisseau Richard, commandant du navire Primauguet, le 23 août 1892[3],[4]. Rattachée administrativement à Mayotte trois ans plus tard, elle l'est à Madagascar à partir de 1912[3].

Hippolyte Caltaux va alors pouvoir exploiter pleinement les deux îles Glorieuses[3]. En 1921, le commandant Lebegue qui visite l'archipel rapporte que « sur l'île du Lys, on trouve un dépôt de charbon, un tas de guano, et un troupeau de chèvres de 200 têtes environ[3]. » L'exploitation de l'île du Lys sera abandonnée en même temps que celle de l'île Grande Glorieuse, en 1958 avec la fin de la concession[1]. Intégrée dans une réserve naturelle en 1975[3], l'île du Lys est interdite aux touristes[2].

Initialement rattachée administrativement à Madagascar, l'île du Lys, tout comme les autres îles Éparses, est rattachée au ministère de l'Outre-mer et administrée par le préfet de la Réunion lorsque Madagascar obtient son indépendance en 1960[2],[3]. Cette administration sera confiée le 3 janvier 2005 à l'administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises en vue du rattachement des îles Éparses à ce territoire le 21 février 2007[2]. L'île du Lys n'est organisée ni en région, ni en département, ni en commune, ni même en collectivité territoriale tout comme le reste des Terres australes et antarctiques françaises[2].

La France exerce des droits souverains sur les espaces maritimes adjacent à l'île, afin d'assurer la protection d'une biodiversité riche, des biens culturels et naturels ainsi que des ressources économiques dont elle a la responsabilité[5] .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (fr) « Site officiel des Terres australes et antarctiques françaises - Les Glorieuses » (consulté le 20 février 2008)
  2. a, b, c, d et e (fr) « Site officiel des Terres australes et antarctiques françaises - Introduction aux îles Éparses » (consulté le 20 février 2008)
  3. a, b, c, d, e, f, g et h Programme ETIC - Université de La Réunion, Mission Auracéa 2003 Les îles Glorieuses,‎ 2003, 12 p. (présentation en ligne)
  4. « CIA The World Factbook - Glorioso Islands » (consulté le 21 février 2008)
  5. Cols bleus, le magazine de la Marine Nationale N°3023 du 23 novembre 2013 pages 4 et 5

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]