Île Macquarie

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Île Macquarie
Macquarie Island (en)
Carte géologique de l'île Macquarie.
Carte géologique de l'île Macquarie.
Géographie
Pays Drapeau de l'Australie Australie
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 54° 37′ 00″ S 158° 51′ 00″ E / -54.6167, 158.8554° 37′ 00″ S 158° 51′ 00″ E / -54.6167, 158.85  
Superficie 128 km2
Administration
État Tasmanie
Démographie
Population 30 hab.
Densité 0,23 hab./km2
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+10

Géolocalisation sur la carte : océan Austral

(Voir situation sur carte : océan Austral)
Île Macquarie
Île Macquarie

Géolocalisation sur la carte : océan Indien

(Voir situation sur carte : océan Indien)
Île Macquarie
Île Macquarie
Îles d'Australie

L’île Macquarie se situe au sud-ouest de l'océan Pacifique, environ à mi-chemin entre la Nouvelle-Zélande et l'Antarctique. Île australienne, elle est administrativement rattachée à la Tasmanie depuis 1890 et est devenue réserve d’État en 1978. Elle dépend depuis 1973 du Conseil de la vallée Huon.

Elle a été découverte par le Britannique australien Frederick Hasselborough en 1810 alors qu'il cherchait des territoires de chasse au phoque. Il nomma du nom du gouverneur de Nouvelle-Galles du Sud, le colonel Lachlan Macquarie.

Elle figure depuis 1997 sur la liste du patrimoine mondial.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de l'île Macquarie

L'île est découverte fortuitement le 11 juillet 1810 par l'Australien Frederick Hasselborough qui cherche alors de nouvelles terres pour la chasse aux phoques. Il proclame la souveraineté britannique sur l'île et l'annexe en tant que colonie de la Nouvelle-Galles du Sud. L'île tire son nom du gouverneur de la Nouvelle-Galles-du-Sud de l'époque, le colonel Lachlan Macquarie. Hasselborough ayant affirmé avoir découvert des vestiges d'une culture ancienne sur l'île, on a longtemps pensé que des peuples Polynésiens s'étaient rendus sur l'île avant sa découverte par les Européens.

Fabian Gottlieb von Bellingshausen qui explore la région pour le compte d'Alexandre Ier de Russie fournit la première carte de l'île. Bellingshausen y débarque le 28 novembre 1820 et établit sa position géographique. Entre 1810 et 1919, les manchots et les phoques de l'île sont chassés presque jusqu'à leur extinction. L'idée d'établir un établissement pénitentiaire sur l'île est rejetée du fait de la dureté des conditions de vie sur l'île et de la dangerosité de la navigation sur les eaux environnantes[1].

En 1890, la Nouvelle-Galles-du-Sud cède l'île à la Tasmanie qui la confie à Joseph Hatch[2]. Ce dernier utilise l'île entre 1902 et 1920 pour y exploiter les manchots.

Entre 1911 et 1914, l'île devient une base pour l'exploration de l'Antarctique par l'Australie dirigée par Sir Douglas Mawson. George Ainsworth dirige une station météorologique sur l'île entre 1911 et 1913, suivi par Harold Power entre 1913 et 1914 et Arthur Tulloch entre 1914 et sa fermeture en 1915. En 1933, les autorités font de l'île un sanctuaire pour la vie sauvage basé sur le Tasmanian Animals and Birds Protection Act de 1928. En 1972, elle est érigée en réserve d'État[1].

Le Département australien de l'Antarctique (AAD) maintient une base permanente sur l'île depuis 1948. Il y a entre 20 et 40 personnes tout au long de l'année. Les résidents de la base sont les seuls habitants de l'île.

Géographie[modifier | modifier le code]

L’île, avec une longueur approximative de 34 kilomètres et une largeur régulière de 5 km en moyenne occupe une surface de 128 km². À proximité se trouvent deux îlets, le Judge and Clerk Islets d'une surface de 0,2 km² à 14 km au nord et le Bishop and Clerk Islets d'une surface de 0,6 km² à 34 km au sud. Ces îles forment le point le plus méridional de l'Australie.

Au XIXe siècle, on supposait l'existence d'une île plus au sud de Macquarie, l’île Emerald.

L'ensemble est la partie émergée d'une chaîne et faille sous-marine à laquelle elle a donné son nom, la faille Macquarie, sur un axe sud-nord depuis la Nouvelle-Zélande.

La région est soumise à des tremblements de terre puissants. Ainsi le 23 décembre 2004, un tremblement de terre de magnitude 8,1 sur l'échelle de Richter (un des plus puissants jamais enregistrés) frappa l'île mais sans dégât majeur. Le 12 avril 2008, un tremblement de terre de 7,1 de magnitude se produisit sur la faille, non loin de l'île Macquarie[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Station scientifique sur l'île de Macquarie.

Ile Macquarie a un climat de type DM (subpolaire océanique (ou océanique froid)) avec comme record de chaleur 14,3 °C le 18/3/2001 et comme record de froid -9,4 °C le 3/7/2003. La température moyenne annuelle est de 4,9 °C.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,7 5,8 5 4 2,8 1,8 2 1,7 2 2,3 3,1 4,6 3,4
Température moyenne (°C) 7,1 7,2 6,5 5,5 4,4 3,4 3,5 3,4 3,7 4 4,8 6,1 4,9
Température maximale moyenne (°C) 8,6 8,6 8 6,9 6 5 4,9 5 5,4 5,8 6,4 7,7 6,5
Record de froid (°C) 0,9 0,7 −2 −3 −6,3 −6,7 −9,4 −8,8 −7 −5 −3,7 −1 −9,4
Record de chaleur (°C) 12,9 14 14,3 14 10,2 10,8 11 10 10,5 9 12,4 13,6 14,3
Précipitations (mm) 82,2 86 96 92,8 97,2 83,6 79 87,6 68,3 88,8 72,4 73,6 1 007,7
Source : Le climat à Ile Macquarie (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1954)[1]


La faune terrestre[modifier | modifier le code]

Les espèces invasives[modifier | modifier le code]

  • 1870 : des lapins et chats introduits sur l'île par les marins depuis le XIXe siècle sont devenus envahissants et causent de grands dommages à la flore et faune locales, entraînant disparition d’espèces, une modification du paysage et un accroissement de l’érosion (suite à la disparition de la végétation qui protégeait les sols du vent et des pluies).
  • 1970 : programme d’éradication des lapins à l’aide du virus de la myxomatose.
  • 1980-2000 : les chats, qui étaient prédateurs des jeunes lapins, se rabattent alors sur d'autres proies ; les oiseaux marins. Un nouveau programme d’éradication est mis en place cette fois pour réguler la population féline.
  • années 2000 : profitant de la disparition des chats, la population des lapins ayant survécu à la myxomatose explose à nouveau, menaçant la végétation de l’île. Réduite, grâce à la myxomatose à environ 10 000 dans les années 1980, leur population est revenue à 100 000 depuis 2007[4].

Le rat est aussi invasif. Le gouvernement fédéral australien et le gouvernement de Tasmanie ont lancé, comme pour d'autres îles du Pacifique, un plan d'éradication qui a déjà coûté plus de 24 millions de dollars australiens[5].

Des scientifiques critiquent aujourd'hui le plan d'éradication des chats harets qui a été conduit afin de préserver les oiseaux marins, car il a finalement favorisé l'explosion de la population de lapins qui ravagent la végétation, elle-même indispensable à la survie des oiseaux. Les dégâts environnementaux sont estimés à 24 millions de dollars australiens[6]. Un programme « Aliens in Antarctica » encadre de nouveaux travaux[7].

La faune marine[modifier | modifier le code]

Les oiseaux marins[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Oiseaux de l'Île Macquarie.

La faune aviaire est constituée de 55 espèces d'oiseaux marins et 80 espèces d'oiseaux terrestres dont une bonne part est endémique et en danger (30 espèces sont inscrites sur la liste rouge de l'UICN). La majorité des espèces nicheuses sont des manchots, des pétrels et des albatros. Cependant, la liste des oiseaux de l'île comprend également des accidentels, y compris des passereaux, en provenance de Nouvelle-Zélande et d'Australie.

Les insectes[modifier | modifier le code]

Les insectes, presque tous endémiques, ont souvent perdu leurs ailes, du fait des fortes conditions de vent.


Galerie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Macquarie Island: A Brief History », Australian Antarctic Division (consulté le 16 juin 2012)
  2. « Australian Antarctic Territory » (consulté le 09 mai 2012)
  3. « Magnitude 7.1 - MACQUARIE ISLAND REGION », USGS (consulté le 16 juin 2012)
  4. (en) Fears for sub-antarctic island plagued by rabbits par la Australian Broadcasting Commission
  5. Andrew Darby, Up against rats, rabbits and costs, The Sydney Morning Herald
  6. Australie rabbit infestation
  7. Programme "Aliens en antarctique" (en)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]