Île Gorgona

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Île Gorgona
Carte de l'île Gorgona.
Carte de l'île Gorgona.
Géographie
Pays Drapeau de la Colombie Colombie
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 2° 58′ 03″ N 78° 10′ 49″ O / 2.9675, -78.180278 ()2° 58′ 03″ N 78° 10′ 49″ O / 2.9675, -78.180278 ()  
Superficie 26 km2
Administration
Département Cauca
Municipalité Guapi
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations

Géolocalisation sur la carte : Cauca (relief)

(Voir situation sur carte : Cauca (relief))
Île Gorgona
Île Gorgona

Géolocalisation sur la carte : Colombie (relief)

(Voir situation sur carte : Colombie (relief))
Île Gorgona
Île Gorgona
Île de Colombie
Parc national naturel de l'Île Gorgona
Catégorie UICN II (parc national)
Pays Drapeau de la Colombie Colombie
Superficie 616,88 km2
Création 1984
Administration Unidad Administrativa Especial del Sistema de Parques Nacionales Naturales

L'île Gorgona (Espagnol : Isla Gorgona) est une île volcanique inhabitée de Colombie. Elle constitue le parc national naturel de l'île Gorgona.

Elle est à 35 kilomètres de la municipalité de Guapi dont elle fait partie administrativement.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Premiers contacts humains[modifier | modifier le code]

L'île fut habitée par une culture précolombienne vers les années 1300 avant J.C. Grâce aux vestiges archéologiques, on sait qu'ils étaient des navigateurs expérimentés, spécialisés dans la pêche. Dans une époque antérieure à celle de la conquête espagnole, les aborigènes Sindagua, sous le règne du cacique Yundigua, peuplèrent l'île. Cette tribu provenait des territoires des actuels départements de Nariño et Cauca.

En 1527, trois ans après la découverte de Almagro, l'explorateur Pizarro arrive sur l'île fuyant les indigènes qui habitaient la Rada de Tumaco. Il passe à Gorgona 7 mois, pendant lesquels une grande partie de ses hommes disparaissent des suites de morsures de serpents. C'est pourquoi il baptise l'île Gorgona.

Depuis Pizarro jusqu'à l'époque de l'indépendance latino-américaine, l'île sert de station de ravitaillement pour les navires qui vont du Panama au Pérou et inversement. Dans les années 1820, Simon Bolivar donne l'île à Federico D'Croz, un sergent-major de la Légion Britannique, pour le remercier de son travail pendant la guerre d'indépendance. Après la guerre civile, ou "Guerre des Mille Jours" (1899-1902) Fidel D'Croz, l'arrière petit fils de Federico D'Croz, vendit un partie de l'île à l'homme d'affaires Ramón Payán. D'Croz et Payán divisent l'île; D'Croz prit la partie nord de l'île, et Payán prit la partie sud où il créa une exploitation agricole. La famille D'Croz, et la famille Payán y habitent jusqu'en 1958, quand le président de la Colombie, Alberto Lleras Camargo, 1958-1962, confisqua l'île pour construire une prison. La maison qui Ramón Payán construisit fut utilisée pour héberger la direction de la prison. La prison fut fermée en 1984 par le président Belisario Betancur, 1982-1986.

Pénitencier de Gorgona[modifier | modifier le code]

Pendant 25 ans, les seuls qui pouvaient profiter du spectacle des baleines bossues étaient les prisonniers du pénitencier de Gorgona et leurs gardiens, qui entre 1959 et 1982 hébergea des réclusionnaires de toutes les parties du pays. Aujourd'hui, les visiteurs ne peuvent pas seulement profiter en toute liberté du chant des baleines bossues mais peuvent aussi parcourir les vestiges de ce qui fut la prison la plus sûre du pays, ayant comme garde la mer et comme sentinelle la forêt, il était difficile de s'en échapper.

Dans l'ancienne prison de Gorgona, appelée aussi l'Alcatraz colombienne, étaient les prisonniers les plus dangereux de Colombie. Généralement condamnés pour homicide ou viols. Quand un prisonnier entrait en prison, il perdait son identité personnelle et en échange, on lui assignait un numéro pour être identifié en prison. Pendant leur séjour, les prisonniers étaient constamment abusés par les Autorités et par les prisonniers eux-mêmes. En plus de cela, ils devaient vivre tous les jours avec des couleuvres venimeuses et des maladies tropicales qui le plus souvent ôtaient la vie de nombre de bagnards.

Le pénitencier fut construit sur les modèles des camps nazis. Les prisonniers dormaient sur des lits de planche sans le droit à des matelas ni à des oreillers. Les toilettes étaient un simple trou dans le sol. Les cellules de châtiments étaient des pièces allant de 80/80 cm à 3/3m. C'était le symbole de la démotivation totale, c'est-à-dire que si les prisonniers ne mouraient pas assassinés ou de maladie, ils mouraient de solitude ou de peine morale.


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