Île du Cap-Breton

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Île du Cap-Breton
Cape Breton Island (en)
Carte de l'île du Cap-Breton et de ses environs.
Carte de l'île du Cap-Breton et de ses environs.
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Archipel Aucun
Localisation Océan Atlantique et golfe du Saint-Laurent
Coordonnées 46° 10′ 00″ N 60° 45′ 00″ O / 46.166667, -60.7546° 10′ 00″ N 60° 45′ 00″ O / 46.166667, -60.75  
Superficie 10 311 km2
Point culminant Colline White (532 m)
Géologie Île continentale
Administration
Province Nouvelle-Écosse
Démographie
Population 135 974 hab. (2011)
Densité 13,19 hab./km2
Plus grande ville Sydney
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC-4

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Île du Cap-Breton
Île du Cap-Breton
Îles du Canada
La côte de l'île en été

L’île du Cap-Breton, (en anglais Cape Breton Island, en gaélique écossais Ceap Breatainn ou Eilean Cheap Bhreatainn, en micmac Onamag), anciennement appelée Île Royale, est une grande île de l’océan Atlantique sur la côte de l’Amérique du Nord. Elle fait partie de la province canadienne de la Nouvelle-Écosse. L’île est à l’est-nord-est de la partie continentale de la province, dont elle est séparée par le détroit de Canso. La municipalité régionale du Cap-Breton s'y trouve à l'est.

L’île est célèbre pour :

Géographie[modifier | modifier le code]

L'île du Cap-Breton a une superficie de 6 352 km2. Elle est composée surtout de côtes rocheuses, de pâturages dans des vallées aux pentes douces, de roches apparentes, de montagnes, de forêts et de plateaux. Géologiquement, des preuves montrent que le Cap-Breton faisait partie de l’Écosse lorsque la plaque nord-américaine se sépara de celle de l’Europe il y a cent millions d’années.

La principale étendue d’eau salée est le lac Bras d'Or. Ceux d’eaux douces sont : le lac Ainslie, la rivière Margaree et la rivière Mira. Les navires peuvent naviguer par le détroit de Canso et atteindre le lac du Bras d’or par le grand Bras d’or, le petit Bras d’or ou le canal de Saint-Pierre. La rivière Mira est aussi navigable sur plus de vingt kilomètres. Il y a de puissants courants autour de l’île.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Les paléoaméricains exploitent une carrière à Ingonish entre le VIIIe et le VIIe millénaire av. J.-C.[2]. Ils chassaient les grands mammifères. Le territoire a été occupé entre il y a 9 000 à 2 500 ans par les paléoeskimos (en) qui chassaient et pêchaient sur les rives de l'île du Cap-Breton. Ils ont cependant laissé peu de vestige suite à l'élévation du niveau de la mer. Les Micmacs sont arrivés sur l'île vers le Ve siècle av. J.-C. où il chassaient et se regroupaient[3].

Il existe plusieurs théories, souvent plus des légendes, sur la présence ancienne de plusieurs peuples européens, africains ou même asiatiques en Nouvelle-Écosse. Un récit de Sextius Sullus rapporté par Plutarque en 75 av. J.-C. rapporte que des pèlerins partent à tous les trente ans de l'Angleterre vers le refuge de Cronos, le père de Zeus, qui pourrait être à l'île du Cap-Breton ou à l'île d'Anticosti. Ce récit a été recueilli à Carthage, et on sait que les Carthaginois se sont rendus jusqu'à la mer des Sargasses. En fait, l'archéologue Thomas Lee annonce en 1975 la découvertes de pierres avec des inscriptions phéniciennes près de la rivière Saint-François. Des recherches subséquentes ont toutefois prouvées que ces marques sont d'origine géologique[4].

Colonisation européenne[modifier | modifier le code]

Jean Cabot visite vraisemblablement les environs en 1497[5]. Les Portugais s'installent à Ingonish (Niganiche) pour la pêche en 1500[6]; les Micmacs collaborent vraisemblablement pour la chasse à la baleine[2]. Les Français s'établissent dans la région vers 1600. Ces derniers établissent une colonie de pêcheurs à Niganiche en 1729, qui devient dix ans plus tard le second village le plus populeux de l'île après la forteresse de Louisbourg[6]. Niganiche est cependant incendiée en 1745 par les Anglais lors de la première prise de Louisbourg[6].

C'est en ce lieu (Cap aux Bretons) au nord-est du territoire Mi'kmaq, dit « péninsule acadienne » que se rendit, en 1564, Pierre Moreault, Maître d'un navire de 50 tonneaux nommé Le Jehan, pour faire le commerce des fourrures[7].

La déportation des Acadiens débute en 1755 et certains rescapés se réfugient à Chéticamp, où ils vendent leur production agricole aux marchands jersiais[6]. Des immigrants français grossissent la population de Chéticamp durant la Révolution française[6]. Durant les années 1800, des Écossais et des Irlandais s'établissent dans les hautes terres; ils déménagent une vingtaine d'années plus tard à Pleasant Bay et dans la vallée de la Grande Anse, où ils pratiquent la pêche et l'agriculture[6]. Quelques autres immigrants, notamment des Loyalistes, s'établissent le long de littoral à Aspy Bay et se joignent ensuite aux Écossais à Big Intervale[6]. Ingonish est habité de façon permanente à partir de la même époque, par des Anglais, des Irlandais et des Néerlandais[6]. Des pêcheurs anglais de Terre-Neuve s'établissent à Neil's Harbour durant les années 1860[6]. Une mine d'or est ouverte en 1911 dans la vallée de la rivière Clyburn et exploitée durant quelques années[8].

Les Néo-Écossais du continent et ceux de l’île ont le sentiment d’être différents. D’ailleurs, c’était des colonies séparées entre 1713 à 1763 et de 1784 à 1820.

Culture[modifier | modifier le code]

Les quatre cultures principales sont micmaque, acadienne, écossaise et anglaise, chacune avec sa langue. La langue anglaise est dominante, mais le gaélique et le français sont largement utilisés.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie était basée sur la pêche et l'exploitation du charbon jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle.

Transport[modifier | modifier le code]

Un accès routier a été aménagé depuis 1955 mais il restreint l’accès des bateaux. Le petit port de North Sydney fournit un service de ferry/traversier à travers le détroit de Cabot du golfe du St-Laurent vers Terre-Neuve.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "House of Commons of Canada, Journals No. 211, 37th Parliament, 1st Session, No. 211 transcript". Hansard of the Government of Canada, June 21, 2002, pg.1620 / cumulative pg.13006, time mark: 1205. Retrieved: April 29, 2009.
  2. a et b Biagi 1999, p. 45-46
  3. (en) Bras d'Or Lake Biosphere Reserve Association, Nomination Submission from Canada for the Bras d’Or Lake Biosphere Reserve,‎ 2010, 321 p. (lire en ligne), p. 70–72
  4. Marcel Moussette et Gregory A. Waselkov, Archéologie de l'Amérique coloniale française, Montréal, Lévesque Éditeur,‎ 2014, 458 p. (ISBN 978-2-924186-38-1), p. 19-26
  5. Biagi 1999, p. 40-41
  6. a, b, c, d, e, f, g, h et i Parcs Canada 2010, p. 9–10
  7. Voir ASSM, 281-881: 01-03-1564NS.
  8. Biagi 1999, p. 48

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Susan Biagi (photogr. Keith Vaughan), Touring the Cabot Trail, Halifax, Formac Publishing Company,‎ 1999, 72 p. (ISBN 0-88780-476-4)
  • Parcs Canada, Parc national du Canada des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, Plan directeur, Ingonish Beach,‎ 2010, 64 p. (ISBN 978-1-100-924472, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]